5 Octobre 2018
, Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar
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#Livres et poésies
La presse, les médias, les politiques vous en parlent…
Il a été un compagnon de chansons de notre vie et nous l’avons aimé avec son humour et son sourire.
Je lui rendrai hommage sur ce blog en vous faisant découvrir notre poète et chanteur : Charles Aznavour vu par lui-même, à travers des extraits choisis de son livre :
« Le temps des avants », imprimé en 2003, (Édition Flammarion).
je ne saurai que trop, vous inviter à le lire.
J’ai eu plaisir à le ressortir du rayonnage de ma bibliothèque, ainsi que son livre de chansons et de musiques. Certaines chansons furent composées par d’autres auteurs, mais il en composa la musique : L’amour c’est comme un jour (texte d’Y Stéphane), la Mama (texte de Robert Gall), Camarade, For me formidable, les Comédiens et la Bohème (textes de Jacques Plante,) Que c’est triste Venise (texte Françoise Dorin)
Sa jeunesse:
« Pour ce qui est de mes débuts difficiles, j’ai été grandement servi, et pour ce qui est de m’être battu, je ne dois rien à personne. Des coups de poing en tout genre, il me reste encore quelques bleus à l’âme et au menton…
J’ai voulu chanter. On m’a dit qu’il valait mieux m’abstenir, que je n’avais aucune chance dans cette voie-ci avec cette voix-là… J’ai voulu écrire et composer des chansons : on a tout fait pour me décourager.
Pourchassés, malgré le passeport Georgien de mon père, mes parents réussirent à embarquer à Istanbul sur un bateau italien. Ils débarquèrent à Salonique où ma sœur vint au monde. On lui donna pour remercier l’Italie, le nom de Aïda, le nom d’un opéra italien…
Arrivés à Paris, la famille voulait partir aux USA, mais...la vie en décida autrement.
Nous nous installâmes dans une pièce de 20 m ²au deuxième étage d’un meublé au 36 rue Monsieur le Prince… une pièce sombre avec un coin toilette composé d’’une espèce de commode bancale sur laquelle, il y avait une cuvette et un broc ; à côté, une sorte d’alcove où se trouvait le lit de mes parents avec un rideau qu’ils tiraient à l’heure du coucher, comme au théâtre. Tu parles d’une intimité.
Mon arrière grand-mère dormait sur un divan défoncé, ma sœur, et moi tête bêche dans un petit lit en fer...la chambre était agrémentée –quel agrément- d’un poêle Godin qui faisait office de chauffage et de cuisinière.
On prenait l’eau sur le palier et les WC se trouvaient à l’étage au dessus…
(je vous passe le détail du travail des parents mais ils ouvrirent un restaurant Caucase, là où se trouve aujourd’hui le théâtre de la Huchette))
Sa vie défile dans le livre au fil des souvenirs, des rencontres, des artistes E Piaf, C Trenet.
Sa sœurette :
Aïda et moi sommes nés à seize mois d’écart, nous avons été élevés pour ainsi dire comme des jumeaux, partageant les mêmes jeux, aimant les mêmes choses….
En 1957 Aïda lui présente Georges Garvarentz, compositeur qui deviendra son époux …
Lorsqu’après avoir terminé un texte, je ne trouvais pas la musique appropriée, je la donnais à Georges. Il a composé pour moi de véritables petits bijoux tels que : Paris au mois d’août, Non je n’ai rien oublié, Et pourtant, Les plaisirs démodés, Ave Maria et tant d’autres.
(On peut ajouter : Retiens la nuit pour Johny, La plus belle pour aller danser pour Sylvie Vartan, Hier encore, Une vie d'amour pour Mireille Mathieu)
La vie :
Ne m’aurait-on pas volé vingt ans, sans que je m’en aperçoive ? Je n’ai pas vu ce temps passer,*(voir additif) j’ai l’impression d’avoir vingt ou trente ans de moins, lorsque je suis en scène.
Aîe, aïe, aïe, mes doigts qui commencent à ressembler à des ceps de vigne me rappellent à l’ordre…
La vie, c’est la vie et la mort en fait partie, faut faire avec ! … mais ma mort ne m’effraie plus. Elle est devenue quelque chose de naturel, dont je parle et plaisante fréquemment ; car, quand je jette un regard par-dessus mon épaule, évaluant le chemin parcouru, mesurant la chance que j’ai eue malgré tout dans la vie, je me dis que les miracles, ça existe et la mort, je finis par la noyer dans un sourire.
La mort:
Entre quatorze et quinze ans, l’idée seule de devoir affronter la mort un jour ou l’autre me faisait dresser les cheveux sur la tête….
...Puis vient l’âge où, lorsque l’automne arrive, on se surprend à poser un regard attendri sur les feuilles des arbres qui virent du vert au jaune en passant par le pourpre, avant de tomber et d’être balayées par le vent.
C’est l’âge où l’on commence à compter les quelques années qu’il peut nous rester à vivre. L’idée de la mort devient alors la compagne de nos jours, ou plutôt de nos nuits….
… je ne souhaite pas mourir en scène …je préfère m’éteindre si Dieu l’exige, chez moi …entouré de mes enfants, de leurs enfants.
Je ne tiens pas à être le plus célèbre du cimetière de Montfort-l’Amaury, où j’ai acquis un charmant caveau pour douze personnes. En se serrant on pourrait même y tenir à quatorze.
Non, j’ai déjà composé mon épitaphe : « Ci-gît, l’homme le plus vieux du cimetière ». Et quand je dis vieux, c’est vieux, vraiment vieux, avec des rides, des cheveux argentés, le visage décharné, mais l’esprit clair, l’humour alerte et des ongles pour m’accrocher le plus longtemps à cette putain de vie, qui jusqu’à preuve du contraire, est encore ce que je connais de mieux.
Additif :
Chanson : je n'ai pas vu le temps passer
Plus je m'enfonce dans ma vie Plus je ne peux que constater Qu'au vent léger de mes folies Je n'ai pas vu le temps passer
Entre les draps de la jeunesse Quand je dormais à poings fermés
A l'horloge de mes faiblesses Je n'ai pas vu le temps passer
Je n’ai pas vu le temps courir Je n’ai pas entendu sonner Les heures de mon devenir Quand je fonçais tête baissée Vers ce qu'était un avenir Et qui est déjà du passé
Aux mille questions que se pose Mon esprit souvent perturbé Seule une réponse s'impose
Je n'ai pas vu le temps passer
A faire le tour de moi-même Dans un rayon très limité Dans le miroir de mes « je t'aime » Je n’ai pas vu le temps passer
Et d'ouverture en ouverture Au tempo des amours pressées J'ai dû sauter quelques mesures Je n'ai pas vu le temps passer
Quand je rêvais les yeux ouverts En pensant que j'avais le temps
Je n'ai pas entrepris le tiers Des choses dont je parlais tant Et j'ai vu s'installer l'hiver Dans la folie de mes vingt ans
Et puis soudain la cinquantaine Le demi-siècle consommé À la table de mes fredaines Au moment où les jeux sont faits Que tous mes atouts sont jetés Je ne peux dire qu'à regret
Enfin, nous poursuivons dans le quartier de la Hanse.
Suivons le canal Spiegelerei
N’oublions pas que la Hanse était le regroupement des principales villes marchandes de la mer Baltique et de la mer du Nord, qui permettait de contrôler le commerce d’une corporation, comme les drapiers, ici à Bruges.
Nous pouvons ainsi nous reposer sur la Place Jan Van Eyck, riches en monuments : face au canal où les navires de commerce étaient amarrés avant de décharger leurs biens au 15e siècle,
la statue du Peintre primitif Van Eyck.
Derrière se dresse une jolie tourelle accolée à la Loge des Bourgeois. (Elle abrite les archives de l’état à présent) construite à la fin du XIVe siècle, elle servait de lieu de réunion :
Les grands bourgeois y rencontraient les marchands, afin de négocier leurs affaires.
Sur cette place, une grande bâtisse blanche : Le Tonlieu, où on payait les droits de douane.au moyen-âge.
Il date de 1477, à sa droite, la maison étroite était le siège des dockers
Détail du Tonlieu avec les armes des Seigneurs du Luxembourg, membres de l'ordre de la Toison d'Or
Sur le côté de la loge des bourgeois, la statuette de l'ours fait référence à l'ours qui aurait été le premier habitant de la ville, selon la légende!
En effet, lorsque Louis Bras de fer,comte de Flandre se rendit dans la région en 862, c'est un ours qu'il vit en premier
Dans le même quartier la loge des génois abrite le musée de la frite (1399). Sur la droite : la loge des florentins.
Nous parlerons une autre fois de la frite belge et des chocolats…
Voici bien des détails à découvrir ou redécouvrir à Bruges et pour ceux qui ne peuvent se déplacer, un bon moyen de la connaître!
Les moulins à vent ont disparu au 19e siècle. Tourisme oblige...On les a remplacés. Seul le moulin st Jean ci-dessous à droite est d'origine.
Les 2 côtés de la porte Sainte Croix
Autre curiosité que nous n’avons pas visitée : l’Eglise de Jérusalem, achetée par de riches marchands, l’un d’eux revenu de Terre Sainte au 15e siècle décide de la faire ressembler à l’église du St Sépulcre de Jérusalem.
La tour octogonale est surmontée d’un globe terrestre et de la croix de Malte.
A deux pas de là, l’église Sainte Anne, consacrée en 1621.
Ne vous fiez pas aux apparences car si son extérieur est assez quelconque, son intérieur est un bijou.
Rien que pour l'Art, découvrons la...
De style baroque, sa décoration surprend : ses panneaux travaillés en chêne, le marbre noir et blanc au sol et un autel monumental.
Superbes bancs de communion sculptés.
Les confessionnaux sont sculptés et la chaire mérite votre attention.
Au-dessus de la porte, un tableau peint dans l’esprit du baroque italien.(1685) représente le jugement dernier. Les justes s’élèvent vers le Christ tandis que les damnés sont écrasés par des monstres.
Curiosité : Les fonds Baptismaux, avec le socle en marbre, ont la forme d’un calice avec un couvercle de cuivre.
Sainte Anne, statue ornée (ph 19) est représentée avec sa fille Marie et l’enfant Jésus. Vénérée en tant que grand- Mère protectrice de la vie. Patronne des couturières, dentellières, marins, pêcheurs.
Elle fut implorée aussi contre le pouvoir maléfique des sorcières qui nuisent à la vie !
Sur le tableau derrière l’autel le tableau représente Sainte Anne instruisant sa fille.
Nous reprenons la promenade le long des canaux... Tout est calme et paisible !
Le Théâtre et sa sculpture de Papageno dans l'opéra : la flûte enchantée de Mozart
Mur d'enceinte du beffroi Ambiance du soir
Choco Story ou le musée du chocolat et le musée de la frite.
Nous en reparlerons une autre fois.
Passons la place du marché et dirigeons-nous vers la Cathédrale Saint-Sauveur : encore une église de toute beauté, de grande hauteur, élancée et de style gothique.
Dans cette cathédrale, datant de 1430, on prendra le temps d'admirer :
Le chœur
les stalles ou miséricordes chargées de sculptures, de fleurs saints ou vie quotidienne,
la chasse néogothique du bienheureux Charles le Bon, comte de Flandre .
un retable de la passion avec 5 épisodes de la passion du Christ,
la chaire de vérité de style Louis XVI, avec ses 4 médaillons de marbre,
Les vitraux :
l’orgue au-dessus du Jubé
et la représentation de Dieu le Père.
D'autres détails ...
Juste derrière St Sauveur la place Simon Stevin.
La statue de bronze a été érigée en 1846. Elle représente Simon Stevin, ingénieur et mathématicien (qui a inventé le système décimal au 16ème siècle). Elle montre l’ingénieur avec 2 de ses inventions* et un compas.
( *son traité sur les plans inclinés et son paradoxe hydrostatique.)
Revenons à l’hôpital St Jean. Cette bâtisse remonte au 12 e siècle, il avait la double fonction de soins et et d'accueil pour les voyageurs. Du Pont Sainte Marie admirons l'aile latérale de l'Hôpital.
Bien sûr, à Bruges, la balade sur les canaux s'impose!.
A bord d'une embarcation sur le Djiver, vous aurez plaisir à découvrir la ville d'une manière fort sympathique.
Comme à Prague, un Pont est dédié à St Jean Népomucène, patron des bateliers, des ponts...
Celui-ci est mort noyé dans la dans la Moldau par le roi Wenceslas IV pour n’avoir pas voulu divulguer le secret de la confession de la reine.
Vous longez l’hôpital st Jean et de nombreux quartiers, près du Beguinage et de Minnewater où les cygnes sont Rois, jusqu’ à la place Van Eyck…
Dans le quartier du Béguinage, s’étend une grande place de pelouse et d’arbres, une église et les " Maisons-Dieu".
En 1225, et jusqu’au 19e siècle, des femmes presque religieuses y vivaient : les "béguines" . Elles ne prononçaient pas leurs vœux perpétuels et elles travaillaient pour gagner leur vie : elles filaient la laine ou travaillaient pour les drapiers. Elles ont été relevées aujourd’hui par des bénédictines.
Le long de la place les petites maisons blanches ou « Maisons-Dieu » étaient destinées au moyen-âge aux pauvres et personnes âgées. Certaines avaient une chapelle, intérieure ou extérieure.
Au fond l'église Sainte Elisabeth
L’Eglise Ste Elisabeth révèle quelques petites merveilles.
De style baroque, à l'intérieur, elle se fait discrète à l'extérieur, des stalles en chêne sont installées dans le chœur,
et deux anges sculptés clôture le chœur.
La chaire est aussi magnifique , sur la tribune : 4 figures,: St jean Baptiste, le Seigneur, la Vierge Marie et St Jean.
Une jolie statue dorée de la Vierge : Notre-Dame de Spermalie (1240). (vierge à l'enfant la plus ancienne de Bruges .)
Mon coup de cœur va à une statuette de la Sainte Vierge placée dans le tronc d'un saule : "Notre Dame de la bonne volonté ou "du bon saule". sa vénération remonte à 1637.
Regardez la miniature à gauche.
En sortant par la porte de 1776 où est exposée une statue de Ste Elisabeth, reine de Hongrie,
les couples devront faire un vœu sur le pont à 3 arches, comme le veut la coutume, afin de connaître l’amour éternel.....
Là commence le Parc de Minnewater ou lac d’amour… encore une légende …
La légende raconte comment une belle jeune fille nommée Minna se cacha dans les bois pour échapper à un mariage forcé. Son amour : Morin était parti faire la guerre.
Hélas lorsqu'il rentra sa belle épuisée mourut dans ses bras.
Morin dévia un ruisseau en fabriquant une digue. Il déposa Minna dans le creux du terrain, puis détruisit la digue. L'eau remplit toute la surface et devint un lac!
31 Août 2018
, Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar
Non loin de cette place du Marché "Marktplatz" se révèle une autre place historique : la Burgplatz.
C'est ici que prit naissance la ville de Bruges
l‘impressionnante basilique saint Sang
L’Hôtel de ville avec sa belle façade du 14 e ornée de personnages de l’histoire des Flandres ou de représentations bibliques
L’ancien greffe où domine le roi Salomon, diffère des autres bâtisses avec sa façade Renaissance
Sur la gauche le Palais de Justice et enfin :
La prévôté date du 17e de l’autre côté de la place.
Promenons-nous et admirons cette autre tour imposante de 115 m de haut !
C’est le clocher de l’église Notre-Dame. Gothique du 13e siècle avec une déco très baroque.
On ne peut pas s’approcher du chœur :
Au fond à droite de l’autel : la Vierge à l’enfant de Michel-Ange.
Les deux tombeaux de Charles le Téméraire et de sa fille y sont exposés. Mais d’autres statues sont superbes.
Face à l’Eglise vous entrez dans l’ancien hôpital st Jean, qui en plus de sa fonction soins, servait de refuge ou de relais pour accueillir les voyageurs.
Ville résidentielle des Ducs de Bourgogne au 15 e siècle. Le port de Bruges fut une des principales plaques tournantes de l’Europe avec un commerce intense dont la Tissanderie.
Le blason de Bruges : 1 Lion et un Ours brun.
C’est un dépaysement total qui vous attend en arrivant à Bruges, le fait de son architecture et ses maisons avec toits à redents vous transportent à une autre époque.
Hélas pour Bruges, l’ensablement des canaux entre Bruges et la mer entraînèrent son déclin et l’activité commerciale se tourna vers Anvers.
Sur le plan artistique, il est à noter que les primitifs de l’école flamande s’y installèrent.
Mais aujourd’hui, c’est une ville étonnante où 3 à 4 millions de touristes passent chaque année. Ballade sur les canaux, petit tour sur la place Markt, son beffroi, ses monuments, ses chocolateries.
Mais Bruges, c’est plus que cela ! Si vous ne connaissez pas vous allez la découvrir dans cet article et si vous avez eu la chance d’y aller, je suis sûre que vous découvrirez ici d’autres raisons d’y retourner…
A Bruges, toutes les rues mènent au Forum : la place du Marché ou Markplatz.
Impossible de la manquer : vous levez les yeux vers le ciel et son beffroi de 83 m de haut se distingue.
La partie basse du beffroi date du 13e siècle, la partie moyenne du 14e et enfin la partie supérieure octogonale qui renferme le carillon aux 47 cloches de bronze date du 15e siècle. Il parait que le beffroi penche vers la gauche !
C'est le symbole des pouvoirs et de l'autonomie de la ville.L'horloge indiquait les heures de travail et de repos des artisans et commerçants.
Détails beffroi et la Halle
Lorsque vous êtes face au beffroi, vous découvrez sur votre gauche : Le palais du gouvernement provincial au centre,
à sa gauche l’Historium
et à sa droite, l’ancienne poste et le musée de la Bière.
Au centre de la place : une statue avec deux héros flamands qui luttèrent contre la France au début du 14 e siècle.
A l’arrière faisant face au beffroi de belles anciennes maisons, aux restaurants et terrasses pour le plaisir des touristes.
A droite, de belles maisons aussi et l’une retient notre attention, c’est la maison de Craenenbourg.
C’est à cet endroit que l’empereur Maximilien d’Autriche en 1487 marié à Marie de Bourgogne. Fut retenu prisonniers et dut regarder la décapitation de ses conseillers sur la place. Leur vêtement portait un cygne sur la poitrine. C’est ainsi que l’empereur décida de punir les Brugeois en s’occupant éternellement des cygnes de Bruges ; curieuse expiation de leurs péchés !
Juste à côté : la maison Bouchoute au toit plat est décorée d’une imposante rose des vents.
Une boule de cuivre plaquée or (le gnomon) est placé orne le toit : son ombre se reflétant au sol permettait de savoir qu’il était midi.
Nous sommes dans un quartier de commerces dont la fameuse bière!
Voici une sortie géniale à réaliser durant vos congés ou votre temps libre pour les retraités.
Martine visitera avec vous et commentera l'histoire de Monsieur Viguier qui fut PDG du BHV. Rejoignez là, prévenez par mail ou téléphone. URGENT
La ville la plus proche du château est Levroux, soit à 20 km de Chateauroux, 55 de Vierzon, 94 de Châtellerault, environ 100 de Tours ou d'Orléans et 140 km de Limoges pour nos amis du crû !
Je vous laisse découvrir le mot de Martine...
Souvenirs, souvenirs
Le Cercle amical du Berry, les Berrichons de Paris, organise une sortie estivale le lundi 27 août en Indre.
Le thème choisi est la visite de la charmante cité de Levroux, connue depuis des temps immémoriaux pour ses restes archéologiques, gallo-romains, médiévaux et actuellement pour son travail du cuir pour de grands enseignes du luxe français.
Après cette promenade découverte, un déjeuner à la P’tite auberge de Bouges-le-Château sera le bienvenu, puis l’après-midi est consacré au château de Bouges qui a appartenu pendant 50 ans à Henri Viguier de 1917 à 1967, ancien PDG du BHV, date à laquelle il a transmis son domaine à l’Etat en 1968.
Etant administrateur de cette sympathique association, le CAB, je me suis proposée pour faire une courte causerie sur le BHV et ses dirigeants afin de situer, dans le temps, l’ancien propriétaire de Bouges.
« Chers amis du rezo-bazar, souvenez-vous ! »
En 1856, Xavier Ruel, (1822-1900) originaire d’Annonay, créait une formule nouvelle de commerce avec ses camelots, ses bas prix. Le Bazar Napoléon serait né, selon une légende : on rapporte que Xavier Ruel aurait arrêté, rue de Rivoli, les chevaux emballés du landau de l’impératrice Eugénie, celle-ci, en remerciement, le gratifia largement, ce qui lui permit son installation définitive rue de Rivoli devenu plus tard le Bazar de l’Hôtel de Ville. L’entreprise se révéla fructueuse et on dénombrait déjà en 1900, 800 vendeurs.
Sans héritier mâle, sa fortune passa à ses filles :
- Françoise qui épousa Georges Viguier, mère d’Henri Viguier ( 1877-1967), le propriétaire de Bouges, mais aussi d’un appartement parisien, avenue Foch, de biens à Houlgate et à Grasse, sans oublier, naturellement, la direction du Bazar de l’Hôtel de Ville qui lui revenait de droit. Il menait grand train de vie avec son épouse, Marie-Claire, Renée Normant, issue d’une riche famille de drapiers de Romorantin qui fabriquaient le drap bleu des uniformes français.
Cette dernière, une élégante femme du monde, et son époux remeublèrent et redécorèrent avec beaucoup de goût entièrement Bouges. C’est donc l’objet de notre visite. Elle sera complétée par la promenade dans le jardin à la française, le tout au milieu d’un parc de 80 hectares. Henri Viguier, passionné d’équitation y installa des écuries, une sellerie et des communs. Il était membre de la Société de courses de Châteauroux, sa casaque était bleue et jonquille. Il était réputé pour ses équipages ainsi que pour les grandes chasses qu’il donnait. Dès 1919, il était maire de Bouges et pour de nombreuses années. En 1944, il refusa aux Allemands la réquisition de son château, aidé par l’architecte Michel Ranjard.
Pauline, la deuxième fille de Xavier Ruel, connut une existence mouvementée. Mariée en seconde noces à un artiste peintre Alfred Becker. Elle donna naissance à deux filles. Yvonne née en 1885 et Marguerite dite May, née en 1890 qui épousèrent les deux frères Lillaz, à l’origine d’une triste et sordide histoire pour dessaisir leur belle-mère de son immense fortune.
A la mort d’Henri Viguier, Georges Henri Lillaz, fils de May et d’Henri Lillaz, devenait le nouveau Président du BHV. Très actif et très humain, on lui doit la création de SOS Amitiés, d’être un précieux donateur pour Emmaüs après sa rencontre en 1954 avec l’Abbé Pierre, ainsi que pour le bateau du Père Jaouen destiné à la réinsertion de jeunes en difficultés et pour bien d’autres actions notoires. Les événements de 1968 le traumatisèrent. Il décida alors de vendre ses actions, soit 38 % du capital du BHV, aux Nouvelles Galeries. La SA du BHV avait été créée en 1930 puis en 1960, avait été introduite en bourse. Il décida alors de quitter définitivement la France, la Suisse fut sa nouvelle patrie.
Sa succession revint alors à la branche Viguier, Hélène Viguier ayant épousé l’avocat, Georges Boulot. Leur fils, Gérard Boulot (1912-2006) fut successivement PDG du BHV de 1969 à 1972, puis PDG des Nouvelles Galeries de 1972 à 1977 et de retour au BHV de 1977 à 1983. Il fut à l’origine de l’expansion du BHV et de la création de ses nombreux magasins.
Le fils de son frère René, Jean-Pierre Boulot (1933-2017) fut le dernier représentant de cette brillante dynastie. A son tour, il céda ses titres au Groupe des Galeries Lafayette, mettant fin en 2005, à 150 ans d’une belle aventure commerciale.
Tous renseignements sur les activités du CAB (conférences, visites, expositions…)
A voir sur notre site : www.cercleamicalduberry.com
21 Juillet 2018
, Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar
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#Art & Culture
Voici un nouveau programme riche et varié pour les semaines à venir. Je vous laisse découvrir, et surtout, n'hésitez pas à suivre ces expositions guidées par un conférencier très précis : Didier Bouchard.
Conférences Didier Bouchard
Conférencier national, diplômé de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne
15h : Maisons et ateliers d’artistes des grandes heures de Montparnasse, et visite intérieure de l’académie de la Grande-Chaumière (1904 : la plus ancienne académie d’art privée de paris).
Le 1er atelier de Camille Claudel, où elle rencontra Rodin, et l’hôtel particulier de William Bouguereau, l’atelier de Fernand léger, la dernière adresse de Modigliani (où avait vécu Gauguin)
11€+ entrée. Rdv. devant le RER Port-Royal
Lundi 6 août
15h une visite par an : les salons de l’hôtel de Ganay (intérieurs).
Un palais de la belle époque près des Champs-Elysées, et son quartier. (Les hôtels de Caraman et de Wagram).
Rdv. angle av. George v et rue de la Trémoïlle.
Carte d’identité.11€. Inscription au 06 43 63 35 73
Jeudi 30 aout
15h salon impérial, chapelle et jardin de la fondation Eugène-Napoléon, ou « le collier d’Eugénie ». Et cour de l’industrie restaurée.
Architecture d’Hittorff (1856), mobilier, portraits de Napoléon III et Eugénie, fresque de Barrias, histoire de la « maison du collier ».
Rdv. 254 rue du faubourg-Saint-Antoine
. 11€+entrée. Carte d’identité
Vendredi 31 août
15h : salons et jardins des hôtels de Varangéville et Amelot, escalier d’honneur de l’hôtel de Tavannes, promenade vers l’atelier de Gustave doré. (Une visite par an) trois hôtels particuliers du faubourg saint-Germain (avec visite intérieure et celle de leurs 2 jardins, évocation de JM. Charcot qui y vécut, et y reçut S. Freud.
Rdv. 217 boul. Saint-germain. 11€. Carte d’identité inscription au 01 43 07 09 69
Samedi 1er septembre
15h le village des Batignolles, et la cité des fleurs, sur les traces des peintres impressionnistes et des écrivains: (Mallarmé, Zola, Manet, Sisley, Bazille).
Rdv. métro rome.11€.
Vendredi 7 septembre
15h hôtels particuliers, ateliers d’artistes et maisons closes du quartier de l’Europe, sur les traces de Manet, Caillebotte, et Zola.
Rdv. métro europe.11€
Samedi 8 septembre
15h les salons de l’hôtel de Lauzun : visite intérieure de la plus belle demeure du 17ème siècle parisien (1660).plafonds peints, lambris doré. Histoire de l’hôtel : Lauzun et la grande mademoiselle, Baudelaire et le club des haschischins. Rdv. 17 quai d’anjou.11€+entrée.15 pers. Inscription. Au 01 43 07 09 69
Dimanche 9 septembre
15h atelier d’artistes et villas art-déco du quartier Montsouris : sur les traces de Foujita, braque, Soutine, Henry Miller. Architectures d’Auguste Perret et le Corbusier.
Rdv. RER cité-universitaire. 11€
Lundi 10 septembre
15h le site richelieu de la Bibliothèque Nationale : restaurations et nouveaux aménagements, aperçus des salles de lecture (salle Labrouste, manuscrits), petit musée des arts du spectacle. Rdv. 58 rue de richelieu. 11€+ entrée
Avant-programme : automne et hiver 2018 (inscription ouverte)
Vendredi 28 septembre : excursion
14h : Port-Royal des Champs et le désert de Retz. Le musée des granges de Port-Royal dans la maison 17ème des petites écoles (tableaux de p. De Champaigne, manuscrits de blaise pascal), ferme et maison des solitaires, paysage intact de la vallée de Chevreuse. Histoire du jansénisme.
A Chambourcy, l’extraordinaire désert de Retz spécialement ouvert :
La colonne détruite,
La tente tartare, la pyramide etc.
17€+entrée.
Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.
Quelques places en autocar au départ de paris : se renseigner
Jeudi 25 Octobre
14h30 salon impérial, chapelle et jardin de la fondation Eugène-Napoléon, ou « le collier d’Eugénie ». Et cour de l’industrie restaurée
Architecture d’Hittorff (1856), mobilier, portraits de napoléon iii et Eugénie, fresque de Barrias, histoire de la « maison du collier »
Rdv. 254 rue du faubourg-Saint-Antoine. 11€+entrée. Carte d’identité
Jeudi 8 novembre
14h excursion à l’abbaye de Maubuisson et à Pontoise : se renseigner au 01 43 07 09 69
Mardi 13 novembre
14h30 une visite par an : les salons de l’arsenal, hôtel du grand-maître de l’artillerie. (Décors intérieurs 17ème et 18ème : plafonds peints de l’appartement la Meilleraye, boiseries rocaille du salon de musique. Rdv. métro Sully-Morland, côté rue de Sully.
15 pers. (15€ entrée comprise). Sur inscription confirmée par l’envoi du règlement.
Jeudi 15 novembre
14h30 exposition Picasso bleu et rose, au musée d’Orsay.
Le génie du Picasso « classique », antérieur au cubisme…
Quelques places sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée
(Unique visite) rdv. Entrée des groupes, côté rue de Lille.
Vendredi 16 novembre (autre date : les 11-01 et 1er-02-2019 à 15h)
15h45 exposition « collections privées » au musée Marmottan (tableaux de Monet, Degas, caillebotte, Renoir, matisse, Derain, Vlaminick…) quelques places sur inscriptions au 01 43 07 09 69
Confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée.
Rdv. 2 rue louis Boilly.
Mardi 11 décembre
16h15 exposition Caravage et les siens au musée jacquemart-André
(Unique visite) quelques places sur inscription. Au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.
Rdv. 158 boul. Haussmann. 11€ +entrée
Jeudi 13 décembre
14h30 l’hôtel Eva Perón et ses étranges décors intérieurs.
Quelques places sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée
Mercredi 16 janvier 2019 (autre date le 9-01 à 16h)
15h15 exposition Alphonse Mucha, le génie tchèque de l’art nouveau, au musée du Luxembourg. Quelques places sur inscription. Au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée.
20 Juillet 2018
, Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar
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#Membres info
Chers collègues,
C’est avec tristesse que je viens vous annoncer le décès de notre collègue : Alain Teychenné
Alain est décédé le 18 juillet à 23H00 des suites de sa longue maladie. Il sera inhumé à l'ancien cimetière de Brunoy, mercredi 25 juillet à 14H00.(horaire modifié le 22 07 2018)
Alain avait travaillé dans le secteur Bricolage, à Créteil et à Rivoli. Nous avions plaisir à discuter avec lui.
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Dernièrement, nous avons appris en retard, le décès d’Alain Le François que vous avez bien connu à BHV service n°1.
Alain partageait son temps de retraite en région parisienne et en Corse.
Hélas sa maladie a eu raison de lui.
Il aurait été inhumé le 25 mai 2018.
Nous aurons une pensée pour nos deux collègues et leurs familles.