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Le blog du Réseau Bazar BHV
Articles récents

Rencontres des membres sur Paris

11 Septembre 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Rencontres

Bonjour

La rencontre du réseau prévue sur Paris, le 13 octobre est reportée au :

Lundi 17 Novembre 2014.

Elle s’adresse aux actifs et retraités, de toute la France, membres du réseau.

Un mail personnel vous sera envoyé avec les précisions.

D’ores et déjà nous confirmons que ce sera une soirée Choucroute,

Chez : Jenny :

39 Bd du temple.75003 Paris.

Place de la république.

Merci de nous réserver votre soirée.

Nous n’avons pas encore décidé d’une proposition pour l’après-midi, vous en serez informés prochainement.

A bientôt.

CD

 

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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 12/22 par JP Franssens.

11 Septembre 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 12/22 par JP Franssens.

 Des aides en faveur des familles nombreuses.

« La Samaritaine s'illustra en la matière par une politique d'aides financières ordinaire sous forme d'allocations familiales et une autre extraordinaire qui s'illustra par une alliance  avec l'institut qui devait patronner (et continue à le faire de nos jours...texte rédigé en 2011) la future fondation Cognacq-Jay. »

Les allocations étaient accordées à des couples dont l'un des membres travaillait à la Samaritaine. La fondation paye jusqu'à l'âge de15 ans. Primes de naissance pour le 1er ; 900 francs-2ème 1200 francs, 3ème, 1500 francs, 4ème 1800 francs et au delà 500 francs par enfant.

Création par Cognacq-Jay de 90 donations annuelles de 25000 francs qui devront échoir à des familles pauvres ou de faibles ressources, et composée d'au moins 9 enfants, vivants et du même lit,

Suite à une démarche effectuée par Ernest Cognacq-Jay et sa femme, ces dotations se trouvent sous la responsabilité de l'Académie française. Le dossier candidature exigeait , une bonne éducation, une bonne morale, La dotation est élargie aussi aux jeunes ménages de moins de 35 ans, comptant 5 enfants légitimes, du même lit et vivants, Le père et la mère de nationalité française, de bonne réputation et de bonne santé. Ces dotations sont considérées pour la métropole, la corse et l'Algérie.

Le Louvre dans les années 20 et jusqu'en 1935, verse une allocation aux familles avec 3 enfants : naissance 1er, 320Frs, 800frs le 2ème et 1600 frs le 3ème. A partir de 1935, le 4ème 2400 francs et 960 frs pour toute naissance au-delà. Nous n'avons pas de précisions sur la durée.

Le Printemps paye, mais, avec toujours la condition de 1 an d'ancienneté et un revenu de mois de 5000 francs. Une prime de 100 frs au 1er enfant, 100 frs ajoutés au 2ème et plus 100frs au 3ème et ainsi de suite, Délai non connu !

Le Bon Marché à partir de 1926, verse 30 frs par enfant et aucune autre information connue,

Et notre Bazar,  lui ne verse pas d'allocations familiales sur le long terme et la prime est de 1000 frs pour toute naissance.

Les pouponnières, les aides aux femmes en couches, les aides aux familles nombreuses voilà qui correspond à un volontariat  politique pour rendre à la France sa force et sa puissance.

Le développement du sport a fait partie de cet objectif et il a été relaté sur :

-BHV d'Hier- de mai et juin 2013

L'IMS a été présenté ainsi que  son activité inter-magasin et nous ne reviendrons pas dessus.

 

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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 11/22 par JP Franssens.

3 Septembre 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 11/22 par JP Franssens.

La natalité d'après-guerre :                                                                

Par patriotisme et sens de responsabilités envers leur pays, les Grands Magasins vont relayer les idées natalistes de l'époque. Si les femmes devaient devenir mère sans pour autant renoncer à leur carrière, il devenait nécessaire de les aider.

De ce fait :

Samaritaine

Samaritaine

Les pouponnières des Grands Magasins.                      

 

 
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 11/22 par JP Franssens.

La Samaritaine ouvre sa pouponnière au 7ème étage. 30 lits pour les bébés de moins de 15 mois, des employées bien entendu.

Celles-ci ont droit à 3 poses de 30 minutes pour allaitement. Il y avait terrasse et prise d'air, voir soleil pour ce faire. Cinq infirmières étaient sur place.

Une autre pouponnière était ouverte à Rueil-Malmaison  avec un accueil de 60 bébés jusqu'à 3 ans, par période de 6 mois et après examens médicaux

( 90 francs par mois en 1933).

Il y eut une extension jusqu'à l'âge de cinq ans.

 

Louvre la salle de bain de la pouponnière

Louvre la salle de bain de la pouponnière

Louvre La salle de bain de la pouponnière

Louvre La salle de bain de la pouponnière

Le Louvre, propose 30 lits de 0 à 15 mois. Assistance d'un médecin, d'une nurse et 4 infirmières. Même procédé pour l'allaitement,  Sinon : biberons avec des femmes de service et berceuses.

Louvre la Salle de jeux

Louvre la Salle de jeux

GL arrivée des mamans à la pouponnière

GL arrivée des mamans à la pouponnière

Les Galeries Lafayette :

 50 lits luxueux sous les toits.

Accueil de 0 à 15 mois de 8h30 à 9 h, bain, change de linge et les mères pour monter pour l'allaitement pouvaient fièrement emprunter les ascenseurs.

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 11/22 par JP Franssens.
GL : Le parc

GL : Le parc

La Loi Roussel  décret du 2 mai 1897- Loi de 10 articles pour les crèches.

Des mesures pour les femmes en couches et encouragement à l'allaitement.

Le but visait à définir le cadre de la Crèche : de garder et de soigner les enfants en bas âge pendant les heures de travail de leur mère.

Hygiène : interdit d'ouvrir une crèche avant que le préfet n'ait donné l'autorisation

Les règles essentielles sont encore d’actualité :

Les dortoirs et les salles où se tiennent les enfants présentent au moins une superficie de trois mètres et un cube d'air de neuf mètres par enfant, bien éclairées et aérées. Mobilier facile à laver et à désinfecter.

Chaque enfant a son berceau ou son lit, son peigne, sa brosse, sa tétine s'il est allaité au biberon ; tous les objets dont il se sert (mouchoirs, serviettes…sont numérotés, et ne servent qu'à lui.

 Dans chaque crèche un médecin a la direction du service hygiénique et médical.

 Si un enfant reste huit jours sans venir à la crèche, il n'y est réadmis que muni d'un nouveau certificat médical.  Aucun enfant n'est admis s'il n’est pas à jour de ses vaccinations.....

Pour les autres magasins, pas de pouponnières.

 

En 1920, au Bon Marché« Mères, jeunes femmes, ayez des enfants....La France vous le demande et la nature vous impose ce délicieux devoir. Nourrissez- les vous-mêmes, afin qu'il soit plus complètement à vous et que plus tard ils puissent dire, « Ma mère, je lui dois tout !».

Prime de repos, 4 semaines  et 200 francs de prime d'allaitement qui était versée durant 10 mois.

 

Au Louvre : prime de deux mois de salaire et repos 6 semaines. Par contre, rien pour l'allaitement.

 

Au Printemps, si 1 an d'ancienneté et si les émoluments sont inférieurs à 5000 francs,  200 francs de prime et repos 1 mois avant et 1 mois après.

Hygiène : interdit d'ouvrir une crèche avant que le préfet n'ait donné l'autorisation

Les règles essentielles sont encore d’actualité :

Les dortoirs et les salles où se tiennent les enfants présentent au moins une superficie de trois mètres et un cube d'air de neuf mètres par enfant, bien éclairées et aérées. Mobilier facile à laver et à désinfecter.

Chaque enfant a son berceau ou son lit, son peigne, sa brosse, sa tétine s'il est allaité au biberon ; tous les objets dont il se sert (mouchoirs, serviettes…sont numérotés, et ne servent qu'à lui.

 Dans chaque crèche un médecin a la direction du service hygiénique et médical.

 Si un enfant reste huit jours sans venir à la crèche, il n'y est réadmis que muni d'un nouveau certificat médical.

 Aucun enfant n'est admis s'il n’est pas à jour de ses vaccinations.

Pour les autres magasins, pas de pouponnières.

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 11/22 par JP Franssens.

A la Samaritaine, on accouche à la maternité Cognacq-Jay rue Eugène Millon, 95 lits réservés aux employées Samaritaine plus extension à la banque, commerces alimentations et nouveautés.

Deux semaines autorisées après fourniture du loyer, salaire, livret de famille et mari et femme.

Chambre individuelle 290 francs et visites directes famille autorisées, pas de « cousins ».

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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 10/22 par JP Franssens.

26 Août 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Retrouvons cette formidable histoire des grands magasins que nous conte JP Franssens.

Ceux, qui en congés ou déplacement n'auraient pas tout lu, peuvent reprendre les articles précédents sur le blog. N'hésitez pas à laisser un commentaire en cas de souci, ou pour apprécier ces articles.

CD

Nous allons voir maintenant que certains grands magasins, suivant leurs moyens financiers et leurs ressources sont venus en aide à l'enfant et se sont impliqués au niveau des naissances et de la petite enfance.

Mais, comme pour le développement des Magasins au cours des 50  dernières années du XIXème siècle, il me faut vous présenter le contexte.

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 10/22 par JP Franssens.

Jean-Damien Leveau nous écrit :

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 10/22 par JP Franssens.

« Du point de vue des pertes en hommes par fait de guerre, la France comptabilisa plus d'un million deux cent mille morts. Ces pertes directes allaient de plus être renforcées par des pertes indirectes enregistrées au niveau des naissances.

 Durant 4 années, les hommes aptes à se battre avaient été au front et n'avaient pas été en mesure d'accomplir ce que certains se plaisent à nommer  : " Le devoir conjugal ". Il allait ainsi être constaté un très lourd déficit des naissances dans  les immédiates années d'après-guerre : plus d'un million quatre cent mille.

Les Grands Magasins traversèrent des moments très difficiles mais participèrent à leur manière à l'effort de guerre. »

Baisse des chiffres d'affaires, des hommes employés, envoyés au front et pourtant, ils aidèrent par des mises à disposition de locaux en infirmerie, création d'ambulances....

Des années fastes vont suivre, insouciance et  prospérité tout au moins jusqu'en 1936.

 
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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 9/22 par JP Franssens.

20 Août 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Le Louvre possédait deux sanatoriums, l'un à Bligny où étaient accueillis des hommes tuberculeux de plus de 16 ans et ce grâce à un don en argent d'une femme d'administrateur, madame Boursin,

L'autre sanatorium est à Tournan et il jouxte l'hôpital Pereire. Pendant un peu plus de 20 ans  ces deux sanatoriums vont coûter plus d'un millions de francs à la direction, (Je ne possède pas le rapport de cette somme en francs, mais dans les années 20/30 cela semble énorme).

Le Bon Marché ne possédait pas de sanatorium, mais deux maisons de retraite. Une à Bellême (ville d'origine de Aristide Boucicaut) et une à Fontenay aux Roses, Dans chacune des maisons 8 à 10 lits étaient réservés, Difficultés en gestion , le Bon Marché doit aider souvent et malgré cela les deux maisons ont dû louer des parties de bâtiments pour couvrir les frais et éviter la mise en faillite.        

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 9/22 par JP Franssens.

Pour la Samaritaine, « ...celle-ci ne finança pas de sanatoriums, et ceci de par le fait que la fondation Cognacq-Jay possédait des structures médicales en nombre, dont des maisons médicalisées de repos et de remise en forme suite à des opérations. Les employés des magasins avaient droit, il faut le rappeler, en priorité, aux structures de la Fondation.

A Rueil-Malmaison se trouve à la fois une maison  de retraite pour les employés Samaritaine et une maison de convalescence pour des personnes qui venaient de se faire opérer.

Cette maison a été fondée en 1900 par Ernest et Louise Cognacq-Jay,

Elle élargissait un peu le champ, mais n'acceptait que des postulants (anciens employés du commerce de la nouveauté) qui avaient exercé leur profession à Paris où département de la Seine, 115 lits en chambres de 2 à 6 lits et en chambres particulières. Les heureux admis pouvaient être mariés ou non, mais devaient avoir eu une « vie honorable ». 1200 francs 1 lit chambre commune, 1800frs chambre particulière et 2400 francs pour un ménage.. Distraction, théâtre, billard, bibliothèque...

La maison de convalescence à côté était prévue pour une vingtaine de jeunes filles et de jeunes femmes, employées de la Samaritaine et ce pour des courts et moyens séjours, Pour une durée de 3 semaines la pension était de 8 francs par jour.                                                  

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 9/22 par JP Franssens.

En Haute Savoie à Monnetier-Mornex, ville savoyarde d'où était issue Louise Jay existait une maison de rétablissement destinée aux jeunes filles de 15 à 25 ans, anémiées ou convalescentes, employées Samaritaine, ça va de soi. 18 francs par jour dans les années 30, plus le coût des médicaments.

 

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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 8/22 par JP Franssens.

12 Août 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

BHV : En 1893, rue du cloître Notre Dame sur 800m2, sont construits des écuries et grange pour les nourritures, au rez-de chaussée, une salle des  fêtes et à l'étage un dispensaire- dont on vient de parler ci-dessus.

C'est aussi l'année où il est procédé à l'acquisition d'un maximum de boutiques sur la rue de Rivoli. Le bazar se développe.

Accords pour la Samaritaine avec l'hôpital St Joseph pour 7 lits et avec l'hôpital Bon Secours 3 lits en service chirurgie.

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 8/22 par JP Franssens.

Aux Galeries Lafayette, pas d'accords passés ni au privé, ni au public. Par contre les employés pouvaient compter sur les antennes médicales qu'il y avait en magasin. En cas de maladie grave, l'employé ne pouvait compter que sur lui-même où l'aide de ses proches.

Au Printemps, il y a une infirmerie et un médecin en service médical attaché au magasin, Ce médecin peut effectuer des consultations quotidiennes et il est aidé d'une infirmière, Il y avait à ce stade une prise en charge. Les médicaments étaient payés par les directions. Aucune précision en cas d'hospitalisation.

Aucune indication à ce stade pour les Trois Quartiers.

Années après-guerre, la Mode...Le vent...le soleil et l'eau…  les Thermes.

La Bourboule, Lamalou les Bains, Evian, Vichy....

Le Louvre et la Samaritaine, propriétaires d'établissements, envoyaient leur personnel, si besoin,

Ces deux magasins ainsi que  le Bon Marché ont fondé aussi des maisons de repos médicalisées.

 

 

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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 7/22 par JP Franssens.

6 Août 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 7/22 par JP Franssens.

Structures hospitalières et prise en charge médicale du personnel.

Accords avec l'hôpital Boucicaut pour le Bon Marché et l'hôpital Saint Joseph pour la Samaritaine en passant par la possibilité de pouvoir se remettre d'opérations ou de maladies graves, en sanatoriums ou maisons de repos. Le Louvre n'a pas d'accords avec un hôpital mais, il a la possibilité du suivi en sanatorium ou maisons de repos. 

Le Louvre et le Bazar effectuent aussi la prise en charge des enfants d'employés en maisons médicalisées ou colonies de vacances,

Revenons sur l'hôpital Boucicaut qui a été fondé grâce au testament de Marguerite Boucicaut qui, à défaut de successeur- son mari et son fils, décédés avant elle, lègue sur un testament dit « mystique » daté de 1886 (Marguerite est décédée en 1879) sa fortune à l'Assistance Publique avec conditions, Construction d'un hôpital, rive gauche, non loin du Bon Marché.   

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 7/22 par JP Franssens.

De plus, réserves sont faites, sous l'autorité du conseil d'administration du magasin, de tenir à disposition permanente 6 chambres et 6 lits, pour le personnel du BM.

Le Président Félix Faure inaugurera  l'hôpital le 1er décembre 1897, Il était bien entendu, le seul grand magasin de Paris à pouvoir fonder par ses propres ressources un hôpital.

 

Pavillon des tuberculeux et salle d'opérationsPavillon des tuberculeux et salle d'opérations

Pavillon des tuberculeux et salle d'opérations

« Au BHV, toute personne qui avait besoin de soins hospitaliers  se rendait à la clinique de l'espérance en banlieue parisienne, Au sein de cette clinique, les employés souffrants du Bazar pouvaient recevoir des soins qui étaient pris en charge par l'Assistance Publique, En cet établissement était présent aux côtés des malades, un médecin du magasin, Les familles pouvaient aller voir leurs proches qui étaient hospitalisés... 

Le BHV, disposait aussi d'un dispensaire, qui prenait à sa charge  une partie des frais médicaux, chirurgicaux et pharmaceutiques, Le passage au dispensaire était obligatoire pour pouvoir ensuite bénéficier des soins au sein de la clinique de l'espérance.  

         

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 7/22 par JP Franssens.
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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 6/22 par JP Franssens.

30 Juillet 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Un personnel choyé et qui devait se loger.

Le champion de l'aide au logement fut La Samaritaine :

Cinquante chambres pour les jeunes à Argenteuil.

Immeubles avenue d'Italie par la fondation Cognacq-Jay

-Accueil de 300 familles pauvres en 1931 et

2 immeubles rue Notre Dame des Champs à loyers modérés.

Et pour les familles nombreuses un îlot d'immeubles à bon marché-construits de 1910 à 1931.

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 6/22 par JP Franssens.

Les Grands magasins du Louvre logeaient les jeunes employés sans famille.

Les jeunes filles dans un hôtel particulier quai des Grands Augustins et pour les garçons, un bâtiment avenue Rapp.

Aux trois Quartiers, jusqu'en 1931, le personnel va loger  à l'entresol, aux cinquième et sixièmes étages du bâtiment de la  rue Duphot .

Après les travaux de 1931, plus de logements assurés.                          

 

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 6/22 par JP Franssens.

Se nourrir, se loger et être aidé financièrement.

 

Les détails des aides sont ardus à relater dans leur intégralité, donc je me contenterais de les évoquer.

Depuis 1914, le personnel de la Samaritaine possédait en actions la moitié du capital de la société mise en commandite par actions. Elles sont nominatives et non cessibles. Ouverture de comptes de dépôt à maximum 30 000 frs, rémunérés à 6% par an.

Au Bon Marché : Ouverture d'une caisse de prévoyance en 1876, par Aristide Boucicaut...volonté de créer la sécurité d'un petit capital pour sa vieillesse où son décès.

En parallèle existence d'une caisse de retraite pour le personnel créée en 1886 lors du passage du BM en Société Civile. Il fallait 20 années de service et quarante ans d'âge pour toucher.

Dernière création, la fondation Fillot, aides aux orphelins des employés et des veuves du  magasin.

Le Louvre n'est pas en reste : Multiples fondations créées par des anciens cadres du magasin ou par leurs épouses. Création et versements de rentes  au profit d'anciennes vendeuses ou d'employés contraints de quitter la société par fatigue ou âge.

Au Printemps, une caisse de retraite de secours et de prévoyance : Droit aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes de plus de 46 ans qui ne disposaient pas de hauts revenus. Existence aussi d'une caisse de secours et de maladie pour les cas les plus urgents  et qui permettait d'assurer une indemnité de la moitié du revenu de la bénéficiaire.

Nous terminons avec les Galeries Lafayette qui va créer en 1909 une caisse de prévoyance, Tout adhérent devait verser 5% de sa paye  et ces sommes étaient rémunérées à 5% l'an ce qui permettait de confectionner une épargne.

Nous manquons d'éléments sur le BHV

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 6/22 par JP Franssens.Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 6/22 par JP Franssens.
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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 5/22 par JP Franssens.

23 Juillet 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Un personnel choyé et qui devait se nourrir.   

Le Bon marché

Le Bon marché

Je ne possède aucun renseignement sur la restauration du personnel au BHV. Voyons toutefois rapidement nos principaux concurrents,

A  la Samaritaine on prenait ses repas sur 3 services au 6ème étage du magasin. 9000 couverts étaient ainsi servis.                                        

 

Bon Marché Salle à manger

Bon Marché Salle à manger

Au Bon Marché,  c'était au 3ème étage avec :

- Une salle pour les hommes,

- Une salle pour les femmes,

- Une salle  pour les « chefs » et

- Une salle pour la Direction.

En 1920, 7000 couverts étaient distribués en 3 services. Bonne et copieuse nourriture car « un bon estomac, fait un bon caractère ! ».

On mange aussi fin XIXème, début XXème aux Grands Magasins du Louvre, à l'annexe, rue Marengo; puis après 1924 à la rue des enfants: 45 minutes pour manger, deux services au moins et trois salles pour hommes et une salle pour femmes.

Les Galeries Lafayette, proposaient des salles au 62 rue de Provence, sur 6 étages. Les frais de cantine faisaient partie  du salaire. Chaque salle était coupée en deux par un vitrage. Côté hommes, côté femmes et aucun contact entre les deux (tout au moins lors du repas!). Au service, 20 cuisiniers et 4 bouchers.

Peu d'éléments pour les Trois Quartiers. Le personnel mangeait au sous-sol de la rue Duphot jusqu'en 1931, puis les salles sont transférées au Magasin principal.

Aucuns renseignements pour le Printemps, et le BHV. (Si vous possédez quelques éléments concernant la mise en place des cantines BHV, rue du plâtre, rue Ste Croix de la Bretonnerie où ailleurs, ils seraient les bienvenus...Merci.)

 

 

Salle à manger Hommes

Salle à manger Hommes

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Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.

15 Juillet 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

Les Grands Magasins sont indépendants et concurrents. 

Le seul inter-magasin de nouveautés est l' I.M.S un Inter magasin pour le Sport, à la date de 1894.

Nota : L'IMS a été relaté dans mes exposés de mai-juin 2013-BHV d'Hier-pages 2 et 3.                                                            

"....L’I.M.S était un groupement des sociétés sportives des grands magasins de nouveautés de Paris.  Sa fondation remonte à l’année 1894. Sa direction était assurée par un président qui était secondé par trois vice-présidents, un trésorier, un archiviste et des censeurs. Les différents sports étaient représentés par des présidents de commissions.

En juillet 1933, suite au décès d’un Monsieur dénommé Fras qui était président IMS et aussi dirigeant de l’Union Sportive du Louvre (magasin) et d’un vice –président, les statuts de l’organisation furent modifiés. Quatre vice-présidents au lieu de trois. L’un chargé du cyclisme, le second de l’Athlétisme, du cross et du tir, le troisième de l’escrime et du tennis et le quatrième du football et de la natation.

Le financement : Celui ci était assuré par le versement des cotisations de la part des grands magasins de nouveautés."....

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.

Cette même année est inauguré un vélodrome Municipal à Vincennes qui sera utilisé pour les premiers tournois olympiques durant l'exposition de 1900.

Eurent lieu des « concours internationaux d'exercices physiques et de sports » qui après débats devinrent « Jeux de la 2ème olympiade de l'ère moderne » (après les 1ers jeux symboliques d'Athènes en 1896).

C'est  un nommé Pierre de Fredy, baron de Coubertin qui a prôné le sport scolaire en 1887, puis qui a créé le « Comité international Olympique » en juin 1894  Il en est le Président en 1896 jusqu'en 1925.

 

Portraits de Grands Magasins parisiens

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.
Inauguration du Bon Marché

Inauguration du Bon Marché

Une volonté affichée de lutter pour le bien-être.

 « Extraits du Mémoire de Maîtrise présenté par Jean-Damien Leveau-Sorbonne, session juin 2001 »

« A Paris il fut établi le principe d 'Assistance Publique dès l'année 1849. Au Moniteur Universel du vendredi 12 janvier 1849, en première page, on pouvait lire dans l'article premier du décret-loi de l'Assistance Publique que

 -L'administration générale de l'Assistance Publique à Paris                     

comprend les services des secours à domicile et le service des hôpitaux et hospices civils.

 

Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 4/22 par JP Franssens.

Cette Administration est placée sous l'autorité du Préfet de la Seine et du Ministre de l'Intérieur ; elle est confiée à un directeur responsable, sous la surveillance d'un conseil.....

Les employés de certains Grands Magasins pouvaient, à Paris, bénéficier des services des divers hôpitaux de Paris, Pour les autres, cela dépendait des politiques médicales et sanitaires mises en place par les diverses directions... »

Il nous faut déjà noter (soulignés) les restrictions. « à Paris ...et certains... » .

Que se passait-il en banlieues et provinces ?  D'autant que nous avons vu précédemment que Paris Intra-muros était déjà devenu un semblant de métropole inaccessible aux plus démunis.

Allons-nous donc rentrer dans un domaine de salariés de grands magasins relativement protégés ?

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