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Le blog du Réseau Bazar BHV
Articles récents

La petite histoire du BHV 3/12

10 Avril 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Le fondateur du BHV Xavier Ruel se fixe à Paris.

Je rapproche cet article car, le dernier était un peu court et je vous ai laissés sur votre faim!...

Nous sommes en 1852 : Lors d’un achat à bon prix de bonneterie  dans la région parisienne, Xavier Ruel  décide de se fixer à Paris.

Il entrepose sa marchandise dans un hangar près de Paris.

Prudent par nature, il ne se lance pas dans la location d’une boutique, mais recrute de pauvres hères comme camelots. La vingtaine de camelots se voit confiée quelques articles à vendre et ceux-ci revenaient chercher de la marchandise dès que cette dernière était vendue.

C’est là que, tel que nous en connaissons l’histoire, un des vingt courtiers faisait quatre fois plus d’affaires que les autres.

Xavier Ruel le suit et découvre qu’il est installé sur le trottoir de la rue de Rivoli, face à la place de l’Hôtel de ville. Le camelot n’étant pas un as de la vente, seul l’emplacement pouvait être la clé de la réussite.

 

L'ancien Hotel de ville et pas de grands immeubles à l'emplacement du futur BHV

L'ancien Hotel de ville et pas de grands immeubles à l'emplacement du futur BHV

Après réflexion, Xavier Ruel alla voir le propriétaire d’une maison en construction au coin de la rue des deux portes (Temple) et de la rue de la Tixanderie (Rivoli). C’est ainsi qu’il obtint l’autorisation d’installer un déballage dans une baraque.

Il loue ensuite en 1855 une partie de cet emplacement à la quinzaine. Il y ajoute de la bimbeloterie  et place son épouse à la tête de la boutique afin de préparer un nouveau développement avec la quincaillerie.

Le petit bazar est alors très prospère et Xavier Ruel loue progressivement d’autres boutiques attenantes.

Xavier Ruel et son épouse habitent alors au : 12 rue du Bourg Tibourg. (Ceux qui ont bien connu ce quartier ont certainement déjeuner un midi au "Coude fou" à cette adresse.

Où l'on peut voir la rue de la tixeranderie ou Tisseranderie future rue de Rivoli

Où l'on peut voir la rue de la tixeranderie ou Tisseranderie future rue de Rivoli

En 1854 naquit Pauline. (Nous détaillerons plus loin, sa vie qui fait  un peu penser à l’affaire « Bettancourt » d’aujourd’hui.)

En 1855 nait leur autre  fille Louise qui décédera à l’âge de 22ans.

C’est là que nous retrouvons la petite histoire où les chevaux de l’impératrice Eugénie s’emballent, rue de Rivoli et pour la bonne fortune du fondateur, celui-ci se jette à leur tête et les maîtrise.

La récompense pour cet acte de bravoure lui permet d’agrandir son magasin qui devint : Le Bazar Napoléon.

Les chevaux emballés (Tableau de René Maxime Choquet)

Les chevaux emballés (Tableau de René Maxime Choquet)

La vie lui sourit, il continue à  agrandir son magasin et à innover.

Il invente la présentation sur mannequin féminin ! Il crée des comptoirs à prix uniques : 0,05 ou 0, 10 ou 0, 50.

De 1865 au 31 décembre 1868, on trouve trace d’une association avec son frère Victor-Etienne, pour la vente en gros de jouets, des articles de Paris.

 

A suivre.....

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La petite histoire du BHV 2/12

8 Avril 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Les débuts de Xavier Ruel

Le 25 janvier 1849 il épouse Marie Madeleine Pontcerry (née le 7 septembre 1825) et s’installe comme quincailler au 5 rue du Bœuf, dans le vieux Lyon.

Le couple Ruel : Xavier et Marie-Madeleine

Le couple Ruel : Xavier et Marie-Madeleine

Acte de Mariage

Acte de Mariage

Il naitra 4 enfants de cette union :

Françoise en 1849,  (le 7 décembre) qui épousera Georges Viguier.

Jacques René en 1850 décédé en bas âge.

Pauline en 1854 dont nous tracerons l’histoire de sa vie.

Louise-Marie en 1855 décédée en 1877 à 22 ans.

En 1852  Xavier Ruel  a revendu son fonds de commerce. Il a alors 30 ans et Marie Madeleine : 28 ans.

L'Hôtel de ville 1860 (Musée Carnavalet)

L'Hôtel de ville 1860 (Musée Carnavalet)

N’oublions pas que de 1852 à 1870 nous assistons à un nouvel urbanisme commercial et de nouvelles méthodes de vente pendant que Paris connait un vaste chantier pendant près de 20 ans sous le Second Empire. Le préfet et Baron Haussmann avec Napoléon III ont transformé ce quartier médiéval du centre de Paris en grand axe dans la Capitale.

Tous les abords de l’Hôtel de ville sont nettoyés des constructions anciennes et la surface de la place est multipliée par quatre. Paris connait une période d’urbanisation sans précédent, tout à l’égout, adduction d’eau, réglementation de l’affichage et développement de grandes artères et suppressions de petites impasses.

 

Rue de Rivoli 1871,

Rue de Rivoli 1871,

C’est l’époque ou non loin de là, Baltard aménage les Halles, la rue des Halles rejoint la rue de Rivoli et le Chatelet. Tout ce quartier est transformé du faubourg Saint Antoine jusqu’à la Concorde

 

Politique sociale d’alors :

Dès 1841, le travail est interdit aux enfants de moins de huit ans.(Loi du 22 mars 1841) mais il fallut plus de vingt cinq ans pour en voir son application réelle.

L'dée de cette législation nous est venue d'Angleterre où les conditions de travail des enfants étaient très rudes.

L’enfant de  8 à 12 ans ne doit pas dépasser 8 h par jour pour et ne doit pas travailler la nuit. Le jeune de 12 à 16 ans pourra travailler jusqu’à 12 h par jour.

Je me souviens du poème de Victor Hugo! "Mélancholia" dont vous trouverez un extrait ci-dessous

En 1850, une journée de 13h est courte, la moyenne se situe à 14/15h par jour.

A suivre.....

 

Melancholia

(extrait)

... Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Poésie

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Découvertes avec Didier Bouchard

7 Avril 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end

Une petite coupure dans l’histoire du BHV….

C’est le printemps, les beaux jours vous donnent envie de découvrir Paris. Alors retrouvons notre guide : Didier Bouchard pour des sorties à Paris et en Ile de France.

Parisiens ou Provinciaux de passage à Paris regardez bien ce programme

 

Conférences Didier Bouchard

 Conférencier national, diplômé

 de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne

Ancien élève de l’école du Louvre

Boite 17 bât. D, 8, rue cannebière

 75012 paris. Tel: 01.43.07.09.69.

Jeudi 10 avril

14h15 (rendez-vous. A 14h) : l’appartement de Georges Clemenceau : mobilier, objets d’art : dans l’intimité du « tigre ».

Rendez-vous. 8, rue Franklin. 11€+entrée.

Sur inscription au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement

 

Lundi 14 avril

15h : l’abbaye de Port-Royal, foyer du Jansénisme. (visite intérieure des bâtiments 17e : salle Capitulaire, chœur des moniales, escalier du miracle et cloitre).

Rendez-vous. 123 boul. De Port-Royal. 11€+entrée.

Sur inscription : au 0143070969

 

Mardi 15 avril

15h parties fermées au public de la Sorbonne. Grand amphithéâtre, salons du rectorat, chapelle 17e (tombeau de richelieu ; et cour-jardin de 2 collèges méconnus).

Rendez-vous. 46 rue Saint-Jacques.11€+entrée.

 Inscription : au 0143070969

Découvertes avec Didier Bouchard

Jeudi 17 avril

15h : la plaine Monceau inconnue : 3 intérieurs : Lasalle Cortot, d’auguste Perret (1928), l’hôtel Rozard (1878), l’église suédoise (1911), et au fil des rues, les ateliers de Sarah Bernhardt et d’Edouard Manet, et la fabrique de la statue de la liberté.

 Rendez-vous. : Angle de la rue : Cardinet et boul. Malesherbes, cote lycée Carnot. (Par métro Malesherbes) 11€

Sur inscription au 0143070969

 

Mardi 22 avril

13h50  les salons de l’hôtel de ville (grand décor 19e : Puvis de Chavannes, Dalou, Bonnat, histoire de la municipalité depuis Etienne marcel.)

Rendez-vous. Devant l’entrée du  5, rue Lobau a 13h45 (30pers.) Carte d’identité.

Inscription au 0143070969  (11 €+entrée)

 

Lundi 28 avril

14h20  parties fermées au public du donjon de Vincennes : étages 3, 4 et 5 et terrasse. (+ Les 2 étages royaux et la sainte chapelle)

Rendez-vous. Devant l’accueil Charles V.  (Par le métro château de Vincennes) 11€+entrée 9€50.

16 pers. Maximum sur inscription au 0143070969, Confirmée par l’envoi du règlement.

Découvertes avec Didier Bouchard

Vendredi 2 mai

10h45 : (Rendez-vous à 10h30)

 Exposition « Watteau, Fragonard, et les fêtes galantes » au musée jacquemart-André.

Rendez-vous. 158 boul. Haussmann. 11€+entrée 20 pers. Sur inscription au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement. 

Découvertes avec Didier Bouchard

15h : Une adresse de Talleyrand, l’hôtel de Galliffet (1785), ancien ministère des affaires étrangères. Décor intérieur, visite des salons et du jardin, évocation de Bonaparte et de Mme de Staël.

Rendez-vous. 73 rue de grenelle. 11€. Carte d’identité.

 

Jeudi 8 mai

15h Ménilmontant méconnu : la maison des Saint-simoniens, le pavillon Carre de Beaudouin (1771, une villa palladienne en plein paris),  et quelques villas et hameaux bucoliques et fleuris.

Rendez-vous. Angle des rues des Pyrénées et de Ménilmontant. 11€ Sur inscription : au 0143070969

Découvertes avec Didier Bouchard

Vendredi 9 mai

15h exposition « les impressionnistes en privé » au musée Marmottan (100 tableaux impressionnistes de collections particulieres : Renoir, Sisley, Monet, Manet etc.)

Rendez-vous : 2, rue Louis Boilly. 11€+entrée. Nombre limite.

Sur inscription au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement.

Découvertes avec Didier Bouchard

Mardi 20 mai

15h exposition « le trésor de Saint-Janvier » (de la cathédrale de Naples), au musée Maillol. Bustes d’argent colossaux réalisés par les plus grands sculpteurs baroques de Naples, reliquaire gothique, joyaux offerts au saint par les souverains et les grands.

Rendez-vous. 61 rue de grenelle.

Quelques places sur inscription au 0143070969, confirmées par l’envoi du règlement. 11€+entrée.

 

Mardi 27 mai

15h exposition « Van Gogh, Artaud : le suicidé de la société» au musée d’Orsay.

Rendez-vous. A 14h45 devant l’entrée des groupes du musée. 11€+entrée et écouteurs.

20 pers. Sur inscription au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement. Unique visite

Découvertes avec Didier Bouchard

Jeudi 12 juin

14h30 château et jardins de Champs sur Marne. (Rouvert depuis un an après 10 ans de travaux). Salon des singes de Christophe Huet, important mobilier 18e, jardins a la française, évocation de Mme de pompadour.

Rendez-vous : A l’entrée. 15€+entrée.

Quelques places sur inscription : au 0143070969

Accès : RER gare de Noisiel, puis bus 220, arrêt mairie de champs.

 

Jeudi 19 juin

14h30 exposition « Peupler les cieux » au Louvre.

Plafonds peints 17e des palais et hôtels parisiens. (+ peintures des salles du Louvre provenant de l’hôtel Lambert et du palais du Luxembourg)

Rendez-vous. Sous la pyramide, devant l’entrée de l’accueil des groupes.

6 places, unique visite. 15€ + entrée (carte des amis du Louvre recommandée)

Sur inscription  avant le 10-06, au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Lundi 23 juin

15h villas et ateliers d’artistes du quartier Vaugirard : de la villa Santos-Dumont à la ruche (ext.) Et au square Vergennes.

Rendez-vous. Angle des rues des Morillons et Santos-Dumont. 11€

Inscription : 0143070969

 

Jeudi 26 juin

15h exposition « les Impressionnistes en prive » au musée Marmottan (100 tableaux impressionnistes de collections particulieres : Renoir, Sisley, Monet, Manet etc.) 

Rendez-vous. 2 rue louis Boilly. 11€+entrée. Nombre limite.

Sur inscription au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Samedi 28 juin

15h le village des Batignolles, sur les traces de Mallarmé, Manet, Zola, Bazille, et la cite des fleurs.

Rendez-vous. Sortie du métro Rome. 11€.

 Inscription : 0143070969

 

Samedi 5 juillet

14h30 la basilique de Saint-Denis, chef-d’œuvre gothique, et les tombeaux des rois de France. 

Rendez-vous. Façade de la basilique. 11€ +entrée.

Inscription : au 0143070969

 

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La petite histoire du BHV 1/12

2 Avril 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous reprenons cette année ce sujet d’une manière : plus détaillée et plus familiale que la dernière version traitée.

 

La famille du fondateur du BHV : Xavier Ruel

L'hôtel de ville et le futur emplacement du BHV en 1800

L'hôtel de ville et le futur emplacement du BHV en 1800

On retrouve en 1768, Pierre Ruel, maître cordonnier comme ses ancêtres. Il épouse Jeanne Janetou la fille du Boulanger. Ils auront de nombreux enfants, drapier, commis en papèterie et Pierre Etienne Tanneur.

Pierre Ruel fait faillite en 1808  et meurt en 1819.

Sa femme reste veuve avec 7  enfants. Son mari lui a légué une boutique « Petit bazar » dans le quartier historique d’Annonay près du Pont Valgelas.

A cette époque Annonay est une ville de tanneurs : Dans un bulletin d’Annonay  nous lisons : Aujourd’hui, les tanneurs y ont une place à leur nom.

Annonay a voulu saluer ses anciens en baptisant une nouvelle du nom des ouvriers qui ont travaillé le cuir dans la Cance pendant des siècles.  « A travers eux, c'est l'Histoire d'Annonay et de son industrie que l'on met en avant. Tous ces hommes, toutes ces femmes qui ont donné tant de leur énergie et de leur vie pour façonner le cuir, dans des conditions difficiles mais toujours avec le goût du travail bien fait. Le goût de travailler et embellir ces peaux qui arrivaient des alentours », rappelle Olivier Dussopt. 

Annonay en Ardèche aujourd'hui

Annonay en Ardèche aujourd'hui

Pierre-Etienne, fils de Pierre et Jeanne, tanneur se marie en 1806 avec Marie Madeleine Filhol. De cette union naîtront 6 enfants dont XAVIER RUEL (Le fondateur du BHV), le cadet en 1822.

Orphelin de père très jeune, il est placé comme apprenti chez un tisserand  pour gagner son pain et connaît la rude vie des enfants qui travaillent en fabriques au XIXème siècle.

Plus tard, il montrera les traces sur ses doigts des coups qu’il recevait lorsqu’épuisé après 10h de travail, on le tapait pour le sortir de sa somnolence.

En 1827, à 11 ans, courageux, il décide de se débrouiller seul et quitte l’atelier, il multiplie les emplois en exécutant des besognes difficiles, mais il est libre. 

Course Grand Camp (Archives bibliothèque Lyon)

Course Grand Camp (Archives bibliothèque Lyon)

En 1838, on le retrouve sur Lyon  et c’est en 1840, alors qu’il a tout juste 18 ans, qu’un évènement très singulier se produisit.

Nous sommes sur un champ de courses à Lyon, la quatrième et dernière course de la journée reste à disputer. Comme d’habitude, les propriétaires font leurs dernières recommandations  aux jockeys.

Un des propriétaires est très contrarié, son  jockey est absent, il s’énerve d’autant plus que son cheval est en grande forme. Aucun jockey pour le remplacer ! 

Soudain, un jeune homme mêlé au personnel des écuries se présente et dit avec aplomb : « Si vous voulez M’sieur, j’puis remplacer vot’ jockey. Les chevaux, ça m’connait, et j’gagnerai ben tout comme un autre ! »

C’est ainsi qu’on pesa le jeune homme qui en raison de sa maigreur et son jeune âge fut un cavalier parfait. Incroyable ! Il arrive premier au poteau, au milieu des acclamations de la foule. 

Courses de chevaux : Tableau Degas

Courses de chevaux : Tableau Degas

Xavier Ruel ne poursuivit pas sa vie dans le sport, mais bien gratifié, il acheta une balle et des petits objets de nécessité courante : couteaux, peignes, porte-monnaie, aiguilles qui se vendaient bien dans les petits villages où les boutiques de luxe en bimbeloterie, n’existaient pas.

 

Mercier au Xixéme siècle

Mercier au Xixéme siècle

Les affaires prospérant, il décida d’y ajouter de la bonneterie. Le stock à transporter, nécessita l’achat d’une voiture, ce qu’il fit avec ses économies et c’est ainsi qu’il devint marchand ambulant sur les marchés.

Quelques années plus tard, il travaille au 52 de la rue Mercière à Lyon  où Françoise Perraud, veuve Poncery, tient la boutique, sa  fille de 24 ans est  brodeuse dans le quartier, spécialisée dans la broderie en chasubles et ornements sacerdotaux.

 

 

A suivre!.....

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Du commerce au Grands Magasins. 4/4

24 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

1894 : Alphonse Kahn et Théophile Bader créent les Galeries Lafayette.

Comme les autres créateurs, on part d’une échoppe, on s’agrandit, puis on fait beau, et grand, avec des verrières, des coupoles. On crée de véritables palais aux mille et un rayon d' articles de bazar, nouveauté et parfois d’alimentation.

Le grand Boum des galeries Lafayette fut en 1925, le développement des vitrines, les articles mis en valeur, sous la marquise, les bords sont soulignés de parement granit. Les soubassements et les tours des vitrines sont ainsi faits de labrador bleu royal nacré avec des incrustations or et rouge. On est passé au décor qui perdure encore.

Du commerce au Grands Magasins. 4/4
Du commerce au Grands Magasins. 4/4
Du commerce au Grands Magasins. 4/4

 

1827 : Ouverture des « Trois Quartiers ». qui deviendra 60 ans plus tard un Grand-magasin.

Un précurseur oublié ? Non ... pas tout à fait Grand magasin avant 1897.

Charles-Armand Gallois et Marguerite Augustine Gignoux vont bientôt se marier lorsqu’ils assistent à une Comédie : Les trois quartiers.

Le nom du magasin vient donc d’une pièce de théâtre  qui connut un grand succès en 1827.

La pièce  a pour sujet 3 jeunes filles à marier, qui ont fréquenté le même pensionnat, issues de 3 quartiers différents de Paris illustrant le commerce, la finance et la noblesse. Si l’histoire nous explique qu’on ne se marie pas avec n’importe qui, la description du commerce très actif de cette époque est une véritable illustration.

Acte 1 scène 2 : « autrefois les commerçants avaient tout au plus deux ou trois commis, aujourd’hui quinze, dix-huit, vingt commis : j’en ai vint deux et toujours occupés »

Acte 3 scène 1 (aux achats, on appréciera le langage !) : « j’ai eu trente solliciteurs, vingt marchands à la suite… »

Le couple se marie le 18 août 1827. Le magasin encore petit verra son agrandissement entre 1840 et 1844.  D’autres extensions s’n suivirent jusqu’en 1855. C’est cette année-là que le magasin offre en plus de ses collections de tissus, soieries, cachemires, dentelles et vêtements de luxe : féminin et masculin, un rayon spécifique de trousseaux et de layette.

Nous voici dans un magasin d’habillement et de tissus qui multipliera ses rayons par la suite. Mais ici, nous sommes près de la Madeleine et les familles bourgeoises ont plaisir à fréquenter ce magasin très chic.

Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899
Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899
Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899

Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899

En 1841 : Une idée du couple Gallois-Gignoux ! Au 10, place de la Madeleine.

Ils créent un magasin spécial Deuil : « A Sainte Madeleine » Très apprécié, ce magasin conseille et traite le « Noir » : la mode pour porter le deuil.

Après le décès du couple,  le magasin est tenu par la famille Pottier.

1897,  Les trois quartiers sont un « Grand-Magasin »

En décembre 1899, nous observons dans le catalogue que le magasin vend en plus de tous les produits de lingerie et vêtements : des articles pour la maison : literie, tapis meubles, et articles de table : vaisselle. Il possède aussi de la parfumerie, gants, petite maroquinerie, montres etc..

Pendant la guerre 1914-18 on y vend des articles pour militaires et infirmières.

1923 : Le magasin s’agrandit et développent encore de nouveaux rayons : mode enfant et sport.

En 1934 vous pouvez y acheter des appareils de musique et des disques… « Les trois quartiers », superbe grand magasin de Luxe disparaîtra en 1989.

1923 & 1939
1923 & 1939

1923 & 1939

Vers 1910, on estime que plus de 16000 employés travaillent dans les 6 grands magasins Parisiens.

Les salaires sont élevés, composés d’un fixe et d’une guelte motivante (environ 3%).

Nous reparlerons prochainement du développement du côté social des grands magasins avec notre collègue Jean-Pierre Franssens.

 

Si vous voulez en savoir lus sur la pièce de théâtre : les trois quartiers

https://archive.org/details/lestroisquartier27pica

 

Prochainement : la petite histoire détaillée du BHV

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Du commerce au Grands Magasins. 3/4

18 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Les grands Magasins sont créés dans une période faste, comme nous l’avons vu précédemment : le progrès technique, les charpentes métalliques, les caisses enregistreuses, le développement des moyens de transport et l’accroissement de la population contribuent à l’expansion des Grands Magasins.

Le Bon marché

Le Bon marché

1845 : Aristide Boucicaut, fils de chapelier, simple vendeur, qui a  gravi les échelons au « Petit Saint Thomas », crée à côté  de celle-ci, sa première boutique qui deviendra le Bon Marché.

Le Bazar Napoléon

Le Bazar Napoléon

1852 : Xavier Ruel dont nous avons déjà parlé crée  un petit Bazar qui deviendra : « Le Grand Bazar », puis le Bazar Napoléon, et enfin le BHV.

C’est le précurseur du prix unique.

Nous reviendrons prochainement sur cet homme pionnier du commerce et philanthrope. Nous n’oublierons pas son action humanitaire durant la période de la Commune de Paris, il fait distribuer aux pauvres de son quartier du pain, puis fonde une pension alimentaire au 18 verrerie.

Il deviendra conseiller municipal et cet homme généreux deviendra très populaire.

Après sa mort le magasin se transforme et le 6 octobre 1912, après 21 mois de travaux la grande verrière et la rotonde ouvre sur un magasin modernisé.

Le Louvre

Le Louvre

1855 : La société : Faré, Chauchard et Hériot crée le Louvre bien connu pour ses uniformes, hélas, il fermera en 1974.

Le BHV reprendra une partie du personnel et des cadres.

1865 : Le Printemps est créé par Jules Jaluzot, qui aura été formé au Bon Marché.

1867 : Création de : « A la Belle Jardinière », là où nous l’avons connue face à la Samaritaine (créé en 1824 par Pierre Parissot près du quai aux fleurs il avait dû déménager sa boutique)

Construction de la SamaritaineConstruction de la Samaritaine

Construction de la Samaritaine

1870 : C’est Ernest Cognacq, orphelin très jeune, qui vend aussi au parapluie qui loue entre la rue du Pont Neuf et la petite rue de la Monnaie, une échoppe qu’il nommera : La Samaritaine. (L’histoire raconte que c’est en souvenir d’une ancienne pompe à eau installée du temps d’Henry IV dans ce quartier pour alimenter le Louvre en eau). Cet homme fut très réputé pour son côté social.

 Le développement de la Samaritaine passera par Velizy, Cergy, Rosny et la Défense.

Cette enseigne fermera ses portes en 2005 et on attend toujours son devenir.

 

En 1882 Emile Zola pour écrire son livre le Bonheur des Dames avait pris le temps d’observer et d’enquêter au Bon Marché et au Louvre : 

"....On avait vitré les cours, transformées en halls; et des escaliers de fer s'élevaient du rez de chaussée, des ponts de fer étaient jetés d'un bout à l'autre, aux deux étages....

Partout , on avait gagné de l'espace, l'air et la lumière entraient librement...

C'était la cathédrale du commerce moderne, solide et légère, faite pour les clients..."

A suivre GL et Trois Quartiers….

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Antoine Lindet expose...

16 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture

Antoine Lindet, artiste-peintre du réseau, vient animer la Sarthe ou quelques-uns d’entre-vous habitent.

Il a le plaisir de vous inviter au vernissage de son exposition

Le dimanche 23 mars de 14 à 18 heures

C’est le jour des élections, donc promenade agréable pour les résidents du département, après avoir voté !

Antoine Lindet expose...

 Lieu : La Galerie d'art des Forges

 24, rue principale 

 72350 Viré en Champagne

(Grande ville la plus proche :

Le Mans, ou la plus petite ville de Sablé sur Sarthe)

Si au hasard des chemins,  vous passez par-là, ou si vous programmez  de découvrir une partie du Pays de Loire:

L’exposition continuera  :

Du 23 mars au 26 juin 2014

Du jeudi au dimanche de 14 à 18 heures. 

 

a.lindet.72@wanadoo.fr

http://www.antoine-lindet.odexpo.com

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Du commerce aux Grands Magasins.2/4

10 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Une mise à jour de ce blog, sur Overblog, crée quelques perturbations.

Aussi, les pages ne sont plus classées pour le moment . 

Merci de votre indulgence

 

Le baron Hausmann

Le baron Hausmann

Un homme ingénieux : le Baron Haussmann développe les grands axes de la Capitale, d’une manière rectiligne.

De l’Est à l’Ouest : De la Bastille à la Concorde pour la rue de Rivoli qui favorisera la création des futurs grands magasins : Bazar Napoléon (futur BHV), la Samaritaine, le Louvre.

Il en est de même avec les modifications apportées au quartier de l’Opéra et de Saint Lazare qui verront apparaître les magasins du Printemps et des Galeries Lafayette. 

 Du commerce aux Grands Magasins.2/4
 Du commerce aux Grands Magasins.2/4

Paris s’embellit, Paris prospère.

D’1 million d’habitants à Paris en 1850, elle passera à 2 millions 25ans plus tard pour atteindre 5 millions d’âmes avec la proche banlieue en 1920.

Nous saluerons au passage, le préfet Rambuteau qui développera l’éclairage public au gaz, permettant aux citadins de sortir plus tard dans la Capitale.

Rambuteau estime que les rues étroites et sales au centre de Paris sont à l’origine d’une épidémie de choléra à Paris. Cet homme préfet en 1932 et hygiéniste  travaille à l’élargissement des rues et fait moderniser le réseau des égouts. On lui doit de nombreuses fontaines (St Sulpice…). Les arbres sont plantés, des jardins sont installés. Paris est aéré et éclairé. Des  vespasiennes sont installées sur les trottoirs, aujourd’hui remplacées par les Sanisettes Decaux.

 Du commerce aux Grands Magasins.2/4 Du commerce aux Grands Magasins.2/4

Pendant ce temps-là, le commerce se développe, les grands magasins s’activent, partant d’une simple échoppe, ils s’agrandissent progressivement. Ces créateurs des grands magasins sont souvent d’origine modeste, ils ne peuvent avancer qu’avec la bonne marche des résultats de leur boutique.

 Ils sont presque tous autodidactes et volontaires.

Les débuts de la samaritaine...Quelques échoppes!

Les débuts de la samaritaine...Quelques échoppes!

Un nouveau commerce apparaît :

Les prix sont affichés.

Le choix s’étend, des comptoirs sont créés dans des rayons.

L’acceptation du « Rendu », le client peut se tromper, on reprend la marchandise.

C’est la création du libre-service, on peut rentrer, regarder et ne pas se sentir obligé d’acheter.

On découvre les « Réclames », qui deviendront Promotion des ventes ou PLV (Publicité sur le lieu de vente).

Lancement des catalogues.

Lancement des premières publicités : « Encarts » dans la presse, affiches.

Catalogue BHV à prix ronds.

Catalogue BHV à prix ronds.

A suivre...

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Du commerce aux Grands Magasins.1/4

3 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 Le commerce existe depuis les premiers échanges « troc » ou avec la création de la monnaie chez les romains,  qui ont permis les échanges internationaux, il faudra attendre bien longtemps avant de découvrir le commerce « Moderne » : la Boutique, le magasin puis le Grand magasin, les magasins populaires, les supermarchés et les hypermarchés, le discount et  à présent le commerce sur la Toile avec Internet.

 Que de révolutions dans la distribution!

Au moyen-âge existaient  les corporations, on pourrait dire : aussi des communautés de métiers.

Brodeur Coutelier

Vitraux dans l'Hôtel de Ville :

Les brodeurs, Les couteliers ou Merciers, graveurs.....

mercier

On retrouve une organisation professionnelle, dans le clergé, puis chez les artisans et les commerçants.

On retrouvera ainsi :

la BONNETERIE avec l’habillement,

la DRAPERIE  avec les tissus et le textile en général,

l’EPICERIE et les métiers de l’alimentation,

les ORFEVRES  (joaillerie, travaille des métaux précieux et faïence et enfin

la PELLETERIE avec les métiers du cuir : fabrication et commercialisation.

N’oublions pas que jusqu’au 13éme siècle, chaque métier ne pouvait vendre que les produits qu’il avait créé.

Après la révolution Française de1789 va naître une nouvelle corporation : « Les Merciers » (du latin Merx : Marchandise). Ces merciers avaient le droit de vendre, toutes sortes d’articles. On peut alors, les appeler : les commerçants ou les Marchands,

Il faudra attendre le 18éme siècle pour voir apparaître une autre sorte de commerce : les boutiques de frivolités dans les villes et les forains qui parcourent les routes de France.

z-Frivolites.jpg

(source affiche non datée BNP Gallica)

En 1791 le décret d’Allarde  supprime les corporations, ce qui va  modifier à la fois le modèle économique et l’organisation du travail.

 La loi Le chapelier (1791) permet d’exercer en toute liberté le commerce de son choix. Elle débouchera sur la création des premières ligues de défense du travail qui prendront le nom de syndicats.

C’est ainsi que les merciers, les plus dynamiques commencent à diversifier leur offre et vous voici transporter aux magasins de nouveautés.

Tel que vous l’avez lu dans le bonheur des dames d’E Zola ; les tissus, soieries, toilettes féminines, les chapeaux, les articles de luxe vont ravir ces dames.

Affiche-Zola-1.jpg


  A suivre....

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Le quartier du Marais & BHV, évolution 6/6

25 Février 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Maintenant que nous avons situé le marais, revenons aux rues qui entourent  le BHV.

C’est sur la place de Grève en 1357  qu’une maison dite « aux piliers » devient le premier siège de la Municipalité. En 1802 la place de grève devient place de l’hôtel de ville.

1792-HdV-Berthault_-.jpg

Comme vous le savez, les Communards incendient l’hôtel de ville en 1871.

2-1871-Hotel-de-ville-incendie-.jpg

Les élus parisiens souhaitaient une reconstruction de la façade  à l’identique. Un concours eut lieu en 1873 et la reconstruction dura huit ans.

2-1880-HdV-reconstruction-.jpg

 Cet édifice est un véritable musée : la décoration intérieure méritera un autre reportage détaillé.

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Nous revoilà en  1850 : Xavier Ruel va bientôt faire la connaissance du quartier.

La Rue de Rivoli n’existe pas sous ce nom.   Nous la retrouvons sous le nom de la rue de « Tixeranderie » depuis le moyen-âge à traduire par « Tisseranderie » : la rue des Tisserands. 


La rue du Temple n’existe pas non plus :

Rue du Temple N°2 Rue du Temple N°1

En partant de l’hôtel de Ville ce premier morceau qui coupe la rue de la verrerie, s’appelle la rue des coquilles, pour se poursuivre par la rue de Barre du Bec, puis la rue Sainte Avoye.  Nos recherches nous font découvrir que cette rue s’est appelé précédemment : Ruelle Gentien (référant à une famille).

La maison qui faisait l’angle avec la rue de la Tixéranderie  avant d’être démolie étaient ornées de coquilles, d’où le nom de rue des coquilles.

1-H-des-Coquilles.jpg

La rue du temple  fait référence aux Templiers  qui  au milieu du XIIème siècle avaient bâti un grand manoir.

La rue de la Verrerie tient son nom d’un rassemblement de verriers dès le moyen-âge et a toujours conservé son nom.

Plaque de la rue de la Verrerie Rue de la Verrerie n°1

Rue des ArchivesLa rue des Archives nommée ainsi  depuis 1874 car elle longeait les Archives Nationales après une réunion à l’hôtel de Soubise, s’appelait autrefois  la rue des Deux portes dans la partie qui longe le BHV pour s’appeler ensuite la rue des Jardins jusqu’à la fin du XIIIème siècle puis successivement,  rue des  Billettes, rue de l’homme armé et  rue du Chaume.


1Cloitre Billettes 1898(Gallica) Cette rue des Billettes tient son nom de « Rue ou Dieu fut bouilli ». (La petite histoire raconte qu’un certain Jonathas en 1290 avait plongé une hostie consacrée dans de l’eau bouillante, l’homme fut brulé pour ce sacrilège. Un bourgeois, s’installa sur ce lieu et  y fit construire une chapelle expiatoire puis  au XVIIème siècle fut ajouté un cloitre et une église.

Fontaine du Chaume 2

L'aviez-vous remarquée ? La fontaine de la rue du Chaume,à l'angle de la rue des archives et des Francs bourgeois, elle cachait une petite porte qui donnait sur l'hôtel de Soubise.

 

et en bas à gauche fixée sue la pierre  : la plaque ornée d'une nef représentant la ville de Paris.(Repère créé à la demande du Baron Haussmann pour pouvoir visualiser le niveau de la mer!)

1 Rue Coq St jean 1897Enfin, je vais vous parler d’une rue disparue. La rue du Coq saint Jean. Imaginez une rue qui traverse le BHV à droite de l’escalator central en biais pour rejoindre la rue de la Verrerie.

Connue sous le nom de rue André Malet au XIIIème siècle (un des propriétaires), puis sous le nom de Lambert Râle au XVème siècle. On note qu’en 1416 une maison porte l’enseigne d’un coq. Cette rue fut fermée sur la rue de la Tixéranderie en 1864, mais elle demeurera  encore en impasse du Coq  côté rue de la Verrerie.

Vous avez travaillé dans ce quartier et vous n'avez pas toujours pris le temps, refaîtes le parcours autour du BHV marais.

Découvrez aussi la maison du 38 au 42 rue des archives : La maison Jacques Coeur.

Sa façade est superbe .

Maison-de-Jacques-Coeur.JPG

 Ces 6 articles nous ont montré l'évolution du quartier Marais-Hôtel de ville au cours de l'Histoire de Paris. C'est là qu'interviendra, le fondateur du BHV :Xavier Ruel....

Avant de reprendre l'histoire du BHV, nous reprendrons le thème  "Du Commerce aux Grands-Magasins".

A bientôt. CD


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