bhv d'hier
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 15/22 par JP Franssens.
Les Bonnes œuvres des Grands Magasins
Nous sommes dans les années 29/35 et le Bazar de l'Hôtel de Ville soutient financièrement de nombreuses œuvres de Bienfaisance, avec la particularité de mener une politique caritative auprès de municipalités. Des communes comme Verberie, St Vast et Meulan en bénéficièrent. C'est d'ailleurs Meulan qui fut choisie pour accueillir les fêtes champêtres organisées par le magasin.
Par ailleurs, les nécessiteux de ces villes ont été aidés, Un courrier du Maire de Meulan, remerciant le BHV, en atteste. Remerciements pour la générosité apportée aux œuvres de bienfaisance et pour les dons de jouets pour les enfants de Meulan. L'on pouvait se rendre aux fêtes de Meulan par le train et dans le wagon spécial qui était au couleur du magasin.
L'US BHV était très engagé lors de ces fêtes qui eurent lieu dans les années 1920-22. Cette année-là, en Mars l'orchestre était dirigé par Monsieur Pineau vendeur au rayon chaussures. Mademoiselle Mathieu du rayon Mode est élue Reine avec 2 demoiselles d'honneur, mademoiselle Vau de la maroquinerie et mademoiselle Bouillotte de la papeterie.
1926, 1927 et 1929.( Pour les sapins de Noël se référer aux textes 5 et 6/6 « BHV d'Hier » en Mai et Juin 2013).
Dans les années 30, des aides financières furent allouées aux enfants des Chemins de Fer français lors d'une vente de charité. Aides aussi à l'association des anciens Mutilés et anciens combattants du Louvre ou encore à l’œuvre des orphelins des forts de Halles lors de la fête annuelle de cette structure d’entraide en novembre 1937.
Le Bon Marché n'était pas en reste, 1923 : fête avec tout le personnel, en 1924, c'est l'US BM qui organise comme en 1927 et 28 dans le cadre prestigieux de l'Hôtel Lutétia.
Il y eut encore les trois années suivantes. Le Bon Marché a aidé les scouts et leur a permis de paraître et se faire connaître à travers les publicités du magasin, ce qui était rare.
Il se peut aussi que la Croix-Rouge ait connu les bontés du magasin, mais peut-être dues au fait que la Croix-Rouge était porteuse d'actions dans les années 30, Elle a même vendu ses actions des autres enseignes pour en racheter BM. Nous sortons du caritatif.
Aux Galeries Lafayette, c'est l'US GL qui, sur la même période organise des fêtes de jour et de nuit, Il y eut particulièrement un « Rallye lâcher de ballons » par 5000 enfants sur les toits de GL en 1921. Des cartes postales étaient écrites et attachées aux ballons, Elles comportaient l'adresse de l'enfant.
Le gagnant de ce rallye a gagné un jouet d'une valeur de 500 francs. Son ballon avait parcouru 1043kms jusqu'à Villafranca en Espagne.
Merci Jean-Pierre pour ce récit passionnant et le temps et l'énergie passés pour nous le partager sur ce blog.
CD
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 14/22 par JP Franssens.
De l'éducation.
Seuls, la Samaritaine et Cognacq-Jay vont s'y intéresser :
Achat du château de Samoreau près de Fontainebleau,
-château de 1532 par François 1er, 50ha de domaine et appelé « Pressoirs du Roy »,- Ce domaine ouvre une école d'horticulture pour les jeunes hommes. Entretien et culture, les jardins apportent la nourriture et la viande fournie par l'élevage des porcs et chevaux : En effet chaque élève disposait de son propre jardin et était envoyé à la treille du Roy, sous surveillance, au sein du Domaine du Château de Fontainebleau.
55 lits étaient ouverts en internat et priorité aux enfants des employés Samaritaine.
Avec les mêmes conditions et contrôles qu'à Monnetier-Mornex, les jeunes gens rentraient pour 3 ans en internat à l'âge de 13 à 15 ans. Les frais 2400 frs l'an. Discipline hyper stricte et uniforme obligé. Ils sortaient à 18 ans formés au monde du travail rural en l’occurrence.
Les jeunes filles ne sont pas oubliées. La fondation acquiert un collège à Argenteuil, centre d'apprentissage Jeanne d'Arc au 20 rue de la Liberté en place depuis 1916 : Formation pratique à la profession de lingère, brodeuse, ouvrières en confection...
Aussi des cours de coupes, de dessin, enseignement ménager, leçons de français, anglais et arithmétique. L'établissement est ouvert aux orphelines ou délaissées. Entrées à l'âge de 13 ans et jusqu'à 18 ans. Il faut travailler pour couvrir les frais de 80frs jour. Si la prestation dépasse les frais, il est ouvert un livret postal disponible à 18 ans. En sortant, retour en famille ou vendeuse Samaritaine ou en atelier de Haute culture Samar de luxe.
L'établissement visite et contrôle régulièrement leurs ex-élèves.
De plus, la fondation ouvre 50 demi-bourses au sein d'une école privée, l'école Saint Nicolas.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 13/22 par JP Franssens.
Retrouvons Jean-Pierre dans cette fabuleuse histoire des grands magasins.
Il nous reste au niveau des œuvres sociales de ces années d'après-guerre jusqu'en 1936, à découvrir les actions des Grands Magasins, au niveau de l'enfance
Les Maisons pour l'Enfance
Le BHV n'a pas de maison et seuls, le Bon Marché et la Samaritaine en possèdent,
Le Bazar effectue une prise en charge de l'enfant uniquement en cas de problème graves ou de maladies graves ou d'un enfant délaissé par sa famille.
En ce cas l'enfant était aidé par la fondation Chardon-Lagache, située au :1 rue Chardon-Lagache Paris 16ème et existant depuis 1865.
L'établissement est tenu dans les années 1920 à 1930 par les filles de la Charité de St Vincent de Paul. L'accueil comprenait 161 lits et 23 chambres d’époux.
Dans les années 30, le prix annuel en dortoir était de 2000frs et en chambre individuelle 4000frs. Par contre, il fallait être plus que prévoyant !! car entre l'inscription et une attribution de place, le délai était entre 3 et 7 ans !
Le Bon Marché, toujours selon la volonté de Marguerite Boucicaut a ouvert plusieurs maisons mais destinées à des filles-mères. Mont St Aignant dans l'Orne, Châlons sur Saône en Bourgogne, Roubaix dans le Nord et Bellême-Orne. Roubaix est repris par l'Assistance Publique en 1925 et est devenu « Maternité Boucicaut et œuvre des mères abandonnées ».
La Samaritaine, elle, donne priorité aux orphelins…mais. Uniquement, ceux de Savoie et Haute-Savoie et de sexe féminin. Accueil et aide à Monnetier-Mornex, le fief Cognacq-Jay.
L'enfant peut être intégré à l'âge de 3 ans et jusqu'à 18 ans, avec extrait de naissance, baptême, certificat médical-pas de germe de maladie héréditaire ou contagieuse, Renvoi en cas de maladie grave. Renoncement de tout droit pour la famille éventuelle qui, si existante doit payer d'avance 75 frs par mois.
A 14 ans les jeunes filles étaient éduquées et employées en ménage, tenue de maison, travaux d'aiguilles etc... ce qui, si pas de famille leur permettait de payer leurs frais, et dépenses d'entretien.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 12/22 par JP Franssens.
Des aides en faveur des familles nombreuses.
« La Samaritaine s'illustra en la matière par une politique d'aides financières ordinaire sous forme d'allocations familiales et une autre extraordinaire qui s'illustra par une alliance avec l'institut qui devait patronner (et continue à le faire de nos jours...texte rédigé en 2011) la future fondation Cognacq-Jay. »
Les allocations étaient accordées à des couples dont l'un des membres travaillait à la Samaritaine. La fondation paye jusqu'à l'âge de15 ans. Primes de naissance pour le 1er ; 900 francs-2ème 1200 francs, 3ème, 1500 francs, 4ème 1800 francs et au delà 500 francs par enfant.
Création par Cognacq-Jay de 90 donations annuelles de 25000 francs qui devront échoir à des familles pauvres ou de faibles ressources, et composée d'au moins 9 enfants, vivants et du même lit,
Suite à une démarche effectuée par Ernest Cognacq-Jay et sa femme, ces dotations se trouvent sous la responsabilité de l'Académie française. Le dossier candidature exigeait , une bonne éducation, une bonne morale, La dotation est élargie aussi aux jeunes ménages de moins de 35 ans, comptant 5 enfants légitimes, du même lit et vivants, Le père et la mère de nationalité française, de bonne réputation et de bonne santé. Ces dotations sont considérées pour la métropole, la corse et l'Algérie.
Le Louvre dans les années 20 et jusqu'en 1935, verse une allocation aux familles avec 3 enfants : naissance 1er, 320Frs, 800frs le 2ème et 1600 frs le 3ème. A partir de 1935, le 4ème 2400 francs et 960 frs pour toute naissance au-delà. Nous n'avons pas de précisions sur la durée.
Le Printemps paye, mais, avec toujours la condition de 1 an d'ancienneté et un revenu de mois de 5000 francs. Une prime de 100 frs au 1er enfant, 100 frs ajoutés au 2ème et plus 100frs au 3ème et ainsi de suite, Délai non connu !
Le Bon Marché à partir de 1926, verse 30 frs par enfant et aucune autre information connue,
Et notre Bazar, lui ne verse pas d'allocations familiales sur le long terme et la prime est de 1000 frs pour toute naissance.
Les pouponnières, les aides aux femmes en couches, les aides aux familles nombreuses voilà qui correspond à un volontariat politique pour rendre à la France sa force et sa puissance.
Le développement du sport a fait partie de cet objectif et il a été relaté sur :
-BHV d'Hier- de mai et juin 2013
L'IMS a été présenté ainsi que son activité inter-magasin et nous ne reviendrons pas dessus.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 10/22 par JP Franssens.
Retrouvons cette formidable histoire des grands magasins que nous conte JP Franssens.
Ceux, qui en congés ou déplacement n'auraient pas tout lu, peuvent reprendre les articles précédents sur le blog. N'hésitez pas à laisser un commentaire en cas de souci, ou pour apprécier ces articles.
CD
Nous allons voir maintenant que certains grands magasins, suivant leurs moyens financiers et leurs ressources sont venus en aide à l'enfant et se sont impliqués au niveau des naissances et de la petite enfance.
Mais, comme pour le développement des Magasins au cours des 50 dernières années du XIXème siècle, il me faut vous présenter le contexte.
Jean-Damien Leveau nous écrit :
« Du point de vue des pertes en hommes par fait de guerre, la France comptabilisa plus d'un million deux cent mille morts. Ces pertes directes allaient de plus être renforcées par des pertes indirectes enregistrées au niveau des naissances.
Durant 4 années, les hommes aptes à se battre avaient été au front et n'avaient pas été en mesure d'accomplir ce que certains se plaisent à nommer : " Le devoir conjugal ". Il allait ainsi être constaté un très lourd déficit des naissances dans les immédiates années d'après-guerre : plus d'un million quatre cent mille.
Les Grands Magasins traversèrent des moments très difficiles mais participèrent à leur manière à l'effort de guerre. »
Baisse des chiffres d'affaires, des hommes employés, envoyés au front et pourtant, ils aidèrent par des mises à disposition de locaux en infirmerie, création d'ambulances....
Des années fastes vont suivre, insouciance et prospérité tout au moins jusqu'en 1936.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 9/22 par JP Franssens.
Le Louvre possédait deux sanatoriums, l'un à Bligny où étaient accueillis des hommes tuberculeux de plus de 16 ans et ce grâce à un don en argent d'une femme d'administrateur, madame Boursin,
L'autre sanatorium est à Tournan et il jouxte l'hôpital Pereire. Pendant un peu plus de 20 ans ces deux sanatoriums vont coûter plus d'un millions de francs à la direction, (Je ne possède pas le rapport de cette somme en francs, mais dans les années 20/30 cela semble énorme).
Le Bon Marché ne possédait pas de sanatorium, mais deux maisons de retraite. Une à Bellême (ville d'origine de Aristide Boucicaut) et une à Fontenay aux Roses, Dans chacune des maisons 8 à 10 lits étaient réservés, Difficultés en gestion , le Bon Marché doit aider souvent et malgré cela les deux maisons ont dû louer des parties de bâtiments pour couvrir les frais et éviter la mise en faillite.
Pour la Samaritaine, « ...celle-ci ne finança pas de sanatoriums, et ceci de par le fait que la fondation Cognacq-Jay possédait des structures médicales en nombre, dont des maisons médicalisées de repos et de remise en forme suite à des opérations. Les employés des magasins avaient droit, il faut le rappeler, en priorité, aux structures de la Fondation.
A Rueil-Malmaison se trouve à la fois une maison de retraite pour les employés Samaritaine et une maison de convalescence pour des personnes qui venaient de se faire opérer.
Cette maison a été fondée en 1900 par Ernest et Louise Cognacq-Jay,
Elle élargissait un peu le champ, mais n'acceptait que des postulants (anciens employés du commerce de la nouveauté) qui avaient exercé leur profession à Paris où département de la Seine, 115 lits en chambres de 2 à 6 lits et en chambres particulières. Les heureux admis pouvaient être mariés ou non, mais devaient avoir eu une « vie honorable ». 1200 francs 1 lit chambre commune, 1800frs chambre particulière et 2400 francs pour un ménage.. Distraction, théâtre, billard, bibliothèque...
La maison de convalescence à côté était prévue pour une vingtaine de jeunes filles et de jeunes femmes, employées de la Samaritaine et ce pour des courts et moyens séjours, Pour une durée de 3 semaines la pension était de 8 francs par jour.
En Haute Savoie à Monnetier-Mornex, ville savoyarde d'où était issue Louise Jay existait une maison de rétablissement destinée aux jeunes filles de 15 à 25 ans, anémiées ou convalescentes, employées Samaritaine, ça va de soi. 18 francs par jour dans les années 30, plus le coût des médicaments.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 8/22 par JP Franssens.
BHV : En 1893, rue du cloître Notre Dame sur 800m2, sont construits des écuries et grange pour les nourritures, au rez-de chaussée, une salle des fêtes et à l'étage un dispensaire- dont on vient de parler ci-dessus.
C'est aussi l'année où il est procédé à l'acquisition d'un maximum de boutiques sur la rue de Rivoli. Le bazar se développe.
Accords pour la Samaritaine avec l'hôpital St Joseph pour 7 lits et avec l'hôpital Bon Secours 3 lits en service chirurgie.
Aux Galeries Lafayette, pas d'accords passés ni au privé, ni au public. Par contre les employés pouvaient compter sur les antennes médicales qu'il y avait en magasin. En cas de maladie grave, l'employé ne pouvait compter que sur lui-même où l'aide de ses proches.
Au Printemps, il y a une infirmerie et un médecin en service médical attaché au magasin, Ce médecin peut effectuer des consultations quotidiennes et il est aidé d'une infirmière, Il y avait à ce stade une prise en charge. Les médicaments étaient payés par les directions. Aucune précision en cas d'hospitalisation.
Aucune indication à ce stade pour les Trois Quartiers.
Années après-guerre, la Mode...Le vent...le soleil et l'eau… les Thermes.
La Bourboule, Lamalou les Bains, Evian, Vichy....
Le Louvre et la Samaritaine, propriétaires d'établissements, envoyaient leur personnel, si besoin,
Ces deux magasins ainsi que le Bon Marché ont fondé aussi des maisons de repos médicalisées.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 7/22 par JP Franssens.
Structures hospitalières et prise en charge médicale du personnel.
Accords avec l'hôpital Boucicaut pour le Bon Marché et l'hôpital Saint Joseph pour la Samaritaine en passant par la possibilité de pouvoir se remettre d'opérations ou de maladies graves, en sanatoriums ou maisons de repos. Le Louvre n'a pas d'accords avec un hôpital mais, il a la possibilité du suivi en sanatorium ou maisons de repos.
Le Louvre et le Bazar effectuent aussi la prise en charge des enfants d'employés en maisons médicalisées ou colonies de vacances,
Revenons sur l'hôpital Boucicaut qui a été fondé grâce au testament de Marguerite Boucicaut qui, à défaut de successeur- son mari et son fils, décédés avant elle, lègue sur un testament dit « mystique » daté de 1886 (Marguerite est décédée en 1879) sa fortune à l'Assistance Publique avec conditions, Construction d'un hôpital, rive gauche, non loin du Bon Marché.
De plus, réserves sont faites, sous l'autorité du conseil d'administration du magasin, de tenir à disposition permanente 6 chambres et 6 lits, pour le personnel du BM.
Le Président Félix Faure inaugurera l'hôpital le 1er décembre 1897, Il était bien entendu, le seul grand magasin de Paris à pouvoir fonder par ses propres ressources un hôpital.
« Au BHV, toute personne qui avait besoin de soins hospitaliers se rendait à la clinique de l'espérance en banlieue parisienne, Au sein de cette clinique, les employés souffrants du Bazar pouvaient recevoir des soins qui étaient pris en charge par l'Assistance Publique, En cet établissement était présent aux côtés des malades, un médecin du magasin, Les familles pouvaient aller voir leurs proches qui étaient hospitalisés...
Le BHV, disposait aussi d'un dispensaire, qui prenait à sa charge une partie des frais médicaux, chirurgicaux et pharmaceutiques, Le passage au dispensaire était obligatoire pour pouvoir ensuite bénéficier des soins au sein de la clinique de l'espérance.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 6/22 par JP Franssens.
Un personnel choyé et qui devait se loger.
Le champion de l'aide au logement fut La Samaritaine :
Cinquante chambres pour les jeunes à Argenteuil.
Immeubles avenue d'Italie par la fondation Cognacq-Jay
-Accueil de 300 familles pauvres en 1931 et
2 immeubles rue Notre Dame des Champs à loyers modérés.
Et pour les familles nombreuses un îlot d'immeubles à bon marché-construits de 1910 à 1931.
Les Grands magasins du Louvre logeaient les jeunes employés sans famille.
Les jeunes filles dans un hôtel particulier quai des Grands Augustins et pour les garçons, un bâtiment avenue Rapp.
Aux trois Quartiers, jusqu'en 1931, le personnel va loger à l'entresol, aux cinquième et sixièmes étages du bâtiment de la rue Duphot .
Après les travaux de 1931, plus de logements assurés.
Se nourrir, se loger et être aidé financièrement.
Les détails des aides sont ardus à relater dans leur intégralité, donc je me contenterais de les évoquer.
Depuis 1914, le personnel de la Samaritaine possédait en actions la moitié du capital de la société mise en commandite par actions. Elles sont nominatives et non cessibles. Ouverture de comptes de dépôt à maximum 30 000 frs, rémunérés à 6% par an.
Au Bon Marché : Ouverture d'une caisse de prévoyance en 1876, par Aristide Boucicaut...volonté de créer la sécurité d'un petit capital pour sa vieillesse où son décès.
En parallèle existence d'une caisse de retraite pour le personnel créée en 1886 lors du passage du BM en Société Civile. Il fallait 20 années de service et quarante ans d'âge pour toucher.
Dernière création, la fondation Fillot, aides aux orphelins des employés et des veuves du magasin.
Le Louvre n'est pas en reste : Multiples fondations créées par des anciens cadres du magasin ou par leurs épouses. Création et versements de rentes au profit d'anciennes vendeuses ou d'employés contraints de quitter la société par fatigue ou âge.
Au Printemps, une caisse de retraite de secours et de prévoyance : Droit aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes de plus de 46 ans qui ne disposaient pas de hauts revenus. Existence aussi d'une caisse de secours et de maladie pour les cas les plus urgents et qui permettait d'assurer une indemnité de la moitié du revenu de la bénéficiaire.
Nous terminons avec les Galeries Lafayette qui va créer en 1909 une caisse de prévoyance, Tout adhérent devait verser 5% de sa paye et ces sommes étaient rémunérées à 5% l'an ce qui permettait de confectionner une épargne.
Nous manquons d'éléments sur le BHV
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 5/22 par JP Franssens.
Un personnel choyé et qui devait se nourrir.
Je ne possède aucun renseignement sur la restauration du personnel au BHV. Voyons toutefois rapidement nos principaux concurrents,
A la Samaritaine on prenait ses repas sur 3 services au 6ème étage du magasin. 9000 couverts étaient ainsi servis.
Au Bon Marché, c'était au 3ème étage avec :
- Une salle pour les hommes,
- Une salle pour les femmes,
- Une salle pour les « chefs » et
- Une salle pour la Direction.
En 1920, 7000 couverts étaient distribués en 3 services. Bonne et copieuse nourriture car « un bon estomac, fait un bon caractère ! ».
On mange aussi fin XIXème, début XXème aux Grands Magasins du Louvre, à l'annexe, rue Marengo; puis après 1924 à la rue des enfants: 45 minutes pour manger, deux services au moins et trois salles pour hommes et une salle pour femmes.
Les Galeries Lafayette, proposaient des salles au 62 rue de Provence, sur 6 étages. Les frais de cantine faisaient partie du salaire. Chaque salle était coupée en deux par un vitrage. Côté hommes, côté femmes et aucun contact entre les deux (tout au moins lors du repas!). Au service, 20 cuisiniers et 4 bouchers.
Peu d'éléments pour les Trois Quartiers. Le personnel mangeait au sous-sol de la rue Duphot jusqu'en 1931, puis les salles sont transférées au Magasin principal.
Aucuns renseignements pour le Printemps, et le BHV. (Si vous possédez quelques éléments concernant la mise en place des cantines BHV, rue du plâtre, rue Ste Croix de la Bretonnerie où ailleurs, ils seraient les bienvenus...Merci.)





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