bhv d'hier
Anecdote au BHV par Michel Bindault
Voici bien longtemps que nous n'avons pas raconté une ancienne anecdote du BHV Dans cette période difficile, un peu d'humour nous fera du bien!
Michel Bindault nous conte cette petite anecdote des années 1970, bien sympathique et innocente,qui l'a bien fait rire, en connaissant la personnalité de la démonstratrice dont nous taisons le nom.
Samedi, veille de la fête des Mères, intense activité au rayon ménage où j'étais acheteur.
Le stand Mélitta réputé pour son café, ses cafetières et sa démonstratrice Melle M... était à la limite de la rupture en fin d'après-midi.
Melle M... régnait, dans une enceinte fermée appelée " bergerie ", sur plusieurs " extras " débordées par la clientèle du moment.
Une cliente achète à Melle M... une cafetière et lui demande un bel emballage cadeau " c'est pour ma Mère ".
Pendant que la cliente munie de son ticket se dirige vers la caisse pour régler son achat Melle M... missionne une extra pour confectionner le paquet cadeau.
Celle-ci apporte grand soin à son travail qu'elle agrémente d'un admirable bolduc aux multiples volutes !
Son paiement effectué, la cliente revient au stand. La démonstratrice lui remet son achat avec force remerciements.
A la fermeture du magasin un cri fort et angoissé émane du stand Mélitta : " où sont mes chaussures " ?
Je reconnais sans peine la voix de Melle M... et je savais que pour travailler confortablement, elle avait l’habitude d'échanger dans la journée ses chaussures contre de douillettes charentaises, la bergerie fermée cachant cela.
Eh bien dans sa précipitation et l'exaltation de l'activité Fête des Mères, l'extra avait emballé par erreur
les chaussures de sa collègue au lieu de la cafetière !
Il faut dire que Melle M... était bien imprudente de ranger dans la journée ses chaussures dans un carton de cafetière !
Imaginez la surprise de la Maman lors du déballage du cadeau " Fête des Mères " !
Je ne me souviens plus de la suite mais je suppose que le lundi suivant on a dû procéder à l’échange insolite d'une paire de chaussures contre une cafetière !
Vous avez, enfoui, au fond de votre mémoire d'autres petites histoires... à partager, j'en suis sûre. Racontez-les nous.
Il est évident que l'on ne peut imaginer le BHV Marais d'aujourd'hui avec de telles péripéties, pourtant, combien de cuisinières ont été livrés avec des blouses ou des chaussures!...dans leur tiroir!... Mais ça, c'était hier!
Actualité et histoire de l’union sportive du BHV, par Jean-Pierre Franssens.
Il est toujours intéressant de connaître ou de se souvenir que le BHV avec son côté humaniste, savait se mettre au service de ceux qui souffrent. L’abbé Pierre en fut un exemple, mais l’article raconté par Jean-Pierre en est un autre exemple, tout aussi beau !
Dans le cadre d'un retour sur les diverses sections sportives de l'USBHV et dans le but de mettre en avant le travail de bénévoles appelés « responsable de section », j'ai préparé un sujet sur le Tennis de Table, que vous pourrez découvrir prochainement. Il sera suivi de la discipline animée par Nicole Kerzerho, la « Randonnée ».
Mais l'actualité m'a apporté une priorité, que je vous livre un peu tardivement.
Pourquoi ?
L'US BHV a eu une section « Athlétisme et marches sportives » animée par Philippe Gaulier. Cette section, en plus des « semi-marathons », « marathons » et autres courses, participait à des actions humanitaires nationales.
Des « virades de l'espoir », des raids 1700, 2000kms pour récolter des dons pour les sinistrés de l'Aude-96-. Je reviendrais sur ces événements dans quelques temps, mais aujourd'hui, je vais me fixer sur ce raid de 2002, contre la Mucoviscidose.
Pour récolter des dons et sensibiliser les populations, à travers la Normandie et la Bretagne. La parole est à Philippe, dans la presse.
Dans le cadre des virades de l'espoir, pour AFLM (association de patients, de parents et de médecins), du 9 au 22 juin 2002, de la forêt de Paimpont en Bretagne, jusqu’à Condé sur Sarthe.
A l'origine de ce projet, Philippe, un « Normand de cœur » attaché à sa région.
« Nous allons nous battre pour les enfants malades. Nous allons donner notre souffle pour eux. On court par plaisir et pour soutenir la recherche. Notre combat c'est la maladie. Il faut faire connaître la mucoviscidose et toutes les autres maladies génétiques.»
Rien ne nous arrêtera :
« Pour réunir des fonds, un T-shirt sera créé avec plusieurs symboles : l'ASL Condé et l'US BHV, le drapeau normand et l'église de Condé sur Sarthe. Nous sommes des amoureux de la course à pied, des sportifs de tous les jours. L’important c'est l'endurance, non la performance. Le but est de réussir chaque étape sans la montre à la main : on va courir quel que soit le temps, rien ne nous arrêtera... »
Solidarité :
« Il était 8 heures du matin, les habitants du village (qui en comptait 70) nous attendaient sur le bord de la route autour d'une table avec des croissants. Ils nous ont remis 1500 francs de dons (230 euros). Des gens parfois nous accompagnent à vélos ou rollers ou à pied...c'est extraordinaire.
Sur ce raid, nous serons une vingtaine au départ, y compris les accompagnateurs, famille et amis. Ils nous suivrons en camping- car jusqu'au bout et ferons la fête avec nous à Condé.
Philippe dans son éditorial du livret « le Sport » édition 2001 a écrit :
« Aujourd'hui, cette maladie est en voie de guérison. »
« La recherche contre la mucoviscidose est proche d'aboutir. »
(Désolé pour la qualité des photos. Je n'ai que celles du livret « le sport » scannées et déjà de mauvaise qualité. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux,,,)
Merci Jean-Pierre de nous évoquer cette période du BHV, nous ne t'en voulons pas, sois en sûr, pour la qualité des photos. Encore Bravo pour ta participation.
En 2015 eurent lieu des virades dans certaines communes où habitent des membres du réseau comme Erqui, Dieulefit, Marseille, Montargis ou la Loire....
Rappel : *La mucoviscidose est une maladie génétique et héréditaire qui touche les cellules qui tapissent différents organes tels que les voies respiratoires, le tube digestif, les glandes sudorales en altérant leurs sécrétions .La mucoviscidose touche en France près de 200 naissances chaque année. Présente partout dans le monde mais elle est plus fréquente dans certaines régions : l’ouest de la France est plus touché que le reste du territoire. Elle se déclare à des âges variables : à la naissance, pendant l’enfance, ou bien à l’âge adulte dans les cas les moins sévères. Les deux sexes sont également atteints. l
En savoir plus sur l'origine avec l'US BHV : voir le lien ci-dessous
/http%3A%2F%2Fwww.souffles-espoir.org%2Fmedias%2Fimages%2Fhisto_10.jpg)
les souffles de l'espoir courir contre la mucoviscidose
Comme tous les marcheurs présents a cette époque, nous faisions partie de la section "marche sportive" de l'US BHV conduite par Hervé Vimont. En septembre 1992, Dominique Hartmann, un ami d'Herv...
Mémoire du BHV : exercices Incendie par Alain Dégranges
Alain Dégranges a eu l’occasion de nous raconter quelques anecdotes du BHV. Voici à nouveau une page « Mémoire » : L’exercice Incendie. (dans les années 1970)
Comme dans toutes les grandes entreprises et les grandes surfaces, nous avions régulièrement des exercices d’incendie qui se déroulaient le plus souvent avant l’ouverture du magasin. Nous arrivions un peu plus tôt. Chaque membre du personnel avait un chemin d’évacuation à connaître ou un rôle à jouer pour diriger la clientèle, vers les sorties disponibles. Ces jours là, l’un des accès au magasin était supposé en feu et devait être proscrit.
Au cours de ces exercices, mais dans la journée, nous montions sur le toit par petit groupe, par sous rayon ou par service, pour apprendre à maitriser les flammes à l’aide d’extincteurs, à éteindre par étouffement une bassine d’huile en feu ou, comment éteindre de l’essence ou d’autres produits inflammables. Ce qu’il faut faire ou ne pas faire…
J’ai souvenir d’avoir participé à l’un de ces exercices où l’on devait évacuer depuis le toit du magasin, côté Verrerie en fixant sur un cadre métallique, solidaire du toit, un long tuyau de tissus qui descendait jusque sur le trottoir.
On y entrait par un Sas en toile également et l’on devait s’asseoir au bord du tube de tissus en y introduisant les jambes ; après quoi, il suffisait de faire le geste de se lever pour glisser dans le tube en position verticale.
Auparavant chacun des volontaires avaient été briefé et nous avions appris que pour freiner notre descente, il fallait simplement écarter les genoux et les coudes. Je me suis donc à mon tour assis au bord du toit dans le Sas et suis descendu en contrôlant ma chute jusque devant la porte par laquelle j’entrais tous les matins. Ce fut une expérience intéressante que je n’ai jamais eu l’occasion de renouveler.
Merci à Alain Dégranges et à Jean-Baptiste G, pour ses photos et son commentaire ci-dessous qui permettent le souvenir aux anciens et la découverte d'une époque ....pour les personnes arrivées après cette période.
"Ici se trouvait autre fois les anneaux pour installer la chaussette d'évacuation.
Cette chaussette servait à évacuer les personnes des étages. Ces personnes arrivaient au dessus de la marquise.
Comme les normes ont changé, ce type d'évacuation est interdite de nos jours. C'est pourquoi après avoir effectué un ravalement de la façade les anneaux ont été retirés. Un ancien pompier toujours de service m'a raconté, il se souvient très bien de cela, car il participait à cette exercice en ce temps là. Malheureusement, il n'existe plus de photo de cette période." JBG
Les Grands Magasins et « Arts Décoratifs » 22/22 par JP Franssens
Merci Jean-Pierre, pour ces séries d'articles bien rédigées qui s'achèvent.
Merci à Jean-Damien Leveau qui t'a autorisé à publier ses recherches.
Un siècle s'est écoulé..... que de changements intéressants!...
Nous te retrouverons pour d'autres articles plus touristiques!
En conclusion, ce qui m'a marqué tout au long de cette rédaction, c'est que les Grands Magasins, tout au moins ceux que nous relatons, sont franco-français.
Tous les ateliers ouverts sont axés sur un développement artisanal français, l'industrialisation française au sein de l'Art décoratif.
En un mot, fabriquons français, développons le beau, industrialisons-le, ramenons le luxe à tous les niveaux de bourses afin de contrer les propositions extérieures.
Faisons du beau, du luxe à des prix tous publics et jouons la création et la nouveauté pour faire plaisir aux nantis et,... et tout cela dans la qualité et la fabrication française à 100%. .
Et dans cette période d'après-guerre, en attendant la suivante, ça marche. L'art Déco est créé, reconnu et il dépasse les frontières.
Tout ce sujet, j'ai l'impression de l'entendre aujourd'hui, bien sûr dans un contexte totalement différent : Ne serait-ce que « fabrication française » .
Elle est déjà depuis longtemps devenu « Made in France ». On est tout de même un peu moins chauvin et franchouillard. Peut-être par nécessité...Le temps passe et change.
Mais souhaitons que ça marche aussi bien plus de 100 ans après Primavera en 1913, le premier atelier.
Les Grands Magasins et « Arts Décoratifs » 21/22 par JP Franssens.
1925-L'Exposition des Arts Décoratifs de Paris.
« Lorsque s'ouvrit l'Exposition, les Grands Magasins pouvaient être fiers d'eux. Ils présentèrent leurs réalisations au sein de leurs propres pavillons.
Construction de quatre superbes pavillons, Primavera, Pomone, Studium et Maîtrise sur l'esplanade des Invalides. En ce qui concerne les Magasins Réunis, son petit pavillon se trouvait dans la partie « Village français » et il était appelé « Bazar ».
Dans tous les pavillons furent réalisés des aménagements luxueux dans lesquels fut présentée une partie des réalisations des Ateliers d'Art.
L'Exposition a été inaugurée le 28 avril 1925 par le Président de la République, Gaston Doumergue.
L'Exposition avait pou but de présenter les plus belles créations de l'Art Décoratif. Montrer peu d'objets, n'en montrer que de beaux et les montrer bien ! Ne pas viser la quantité, mais la qualité et la mise en valeur ... »
Rappelez vous Paul Follot ; il a aménagé le pavillon des Galeries Lafayette et il est le créateur de l'alignement des boutiques de luxe sur le pont Alexandre III- Alignement qui comprenait notamment la boutique du créateur René Herbst, la boutique Pleyel, la boutique Lalique puis celle de la couturière Sonia Delaunay et du décorateur Francis Jourdain- boutiques qui représentaient « l'Art de la rue ».
De par leur participation à l'exposition des Arts Décoratifs de Paris, les Grands Magasins eurent l'occasion unique de se faire connaître d'une vaste partie de la population française, mais aussi étrangère. Comme annoncé au début de cet article, La Belle Jardinière, les Trois Quartiers, la Samaritaine, le BHV et d'autres magasins se voulant chics, n'apparaissent pas à l'expo. Ce qui ne les empêche pas de faire de la publicité. Affiches BHV 1925 ;
Ce qui ne voulait pas dire qu'ils étaient hors coup où hors mode. C'était peut-être tout simplement un choix.
Les Grands Magasins et « Arts Décoratifs » 20/22 par JP Franssens
La « Maîtrise » des Galeries Lafayette s'est mis à faire des produits accessibles à tous, mais pour se distinguer, Maurice Dufrêne rechercha une patine particulière.
Les artistes des Ateliers, incarnaient « les vivantes vertus de la race » (française) et ces vertus pour les dirigeants étaient « l'audace raisonnée, le goût approprié, le bon sens et l'ordre ».
Le souci majeur était de séduire une clientèle populaire tout en conservant sa clientèle huppée. Mais aux Galeries il fallait conserver une dimension de luxe.
La « Maîtrise » va créer « Rusticana » une ligne de produit avec publicité à l'appui une attaque sur la diffusion du Bon Marché.
Au « Studium » du Louvre, pas d'embrouilles, c'était un atelier d'Art de luxe qui visait « les femmes si possible riches et dépensières ». On parlait en 1926, « d'impérieux besoin de confort », d'une « intimité chez soi » et il était dit « nous possédons en France une élite de créateurs, élites d'artisans...à l'esprit toujours en mouvement et à l'affût des réalisations complètes et définitives »
Les Magasins réunis, faisaient savoir à leurs clients qu'il fallait « allier au bon goût la modicité des prix, vu le coût de la matière première, les études que nécessitent les techniques actuelles et le raffinement des esprits à contenter » et pour assurer à leurs clients un libre-accès à l'art ils n'ont pas hésité à rogner sur leurs marges.
Les Grands Magasins et « Arts Décoratifs » 19/22 par JP Franssens.
La Guerre est terminée et les ateliers refont surface.
Ce sont les Galeries Lafayette qui ouvrent en 1921 « La Maîtrise » avec un Maître du bon goût français, Maurice Dufrêne de la Société des Artistes décorateurs et de l'école des Arts-Déco,
Au sein de cette Société des Décorateurs va émerger un homme, Paul Follot qui entre autre, a travaillé pour le Palais de l’Élysée et pour le Mobilier National.
Il fut aussi professeur à l'école Boulle et à l'école des Arts Appliqués. Il a mis au point le décor du paquebot « Paris » et en 1935, fut amené à décorer le paquebot « Normandie ».
Paul Follot est à l'ouverture de l'Atelier du Bon Marché « Pomone »et est en charge de sa direction.
Et c'est en 1925 que les Grands Magasins du Louvre ouvrent l'atelier « Studium » dont l'un des créateurs Djo Bourgeois, né à Bezons et Sociétaire des Artistes français.
Les Ateliers d'Art des Magasins Réunis ont probablement été ouverts avant la guerre et c'est tout ce que nous pouvons vous en dire.
" Une fois créés, les Ateliers d'Art prirent des directions différentes mais tous avec un seul but ; rendre accessible à toutes les couches de la population française, les objets d'Art."
Au Bon Marché, on était fier de communiquer aux clients que le magasin ne faisait appel qu'à des artistes français qui ne créaient qu'en France.
« Le Bon Marché fait appel, pour la fabrication, aux meilleurs artisans, uniquement français ».
Au Printemps, le chauvinisme existait aussi avec une politique de production « Primavera », qui ne faisait travailler que des Ateliers situés en France.
Il avait son propre site de fabrication des meubles à Montreuil sous-bois.
« Primavera », c'était le retour à la tradition et il voulait réagir contre l'Art Décoratif allemand qui tentait de s'implanter en France.
Il a contribué ainsi à relever bien des ateliers d'art et les industries artistiques de nos vieilles provinces. « Primavera » a pris sa place dans l'Histoire de notre Art décoratif national.
Galeries Art Déco
Il fallait mettre à la portée du plus grand nombre, des objets, des étoffes, des meubles, des bibelots qui ne pouvaient jusque-là être acquis que par des gens aisés.
La diversité permettait de séduire aussi ces gens aisés par un aspect de nouveautés.
Le Bon Marché, « Pomone » : l'Art devait être répandu à profusion.
Il fallait industrialiser la beauté et la mettre à la portée de tous.
Pour satisfaire la clientèle aisée « Pomone » faisait illusion en notifiant « Chaque modèle est répété dans les conditions les plus avantageuses ».
Le terme équivalent pouvant être « copié »!
Les Grands Magasins et « Arts Décoratifs » 18/22 par JP Franssens.
Notre dernier article "Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 17/22 par JP Franssens ", remonte au 15 octobre 2014 et nous avions souhaité faire une petite pause.
Nous achèverons cette série, par un côté méconnu :
Les Grands Magasins et les ateliers des « Arts Décoratifs »
Les années 1920-1930 sont considérées par beaucoup comme l'âge d'or des Grands Magasins.
Ce fut une période féconde d'un point de vue artistique et ils n'ont pas raté la marche!
Ils représentaient la Mode et l'Art de vivre à la française.
Ce fut la période de mise en place d'ateliers : Bon Marché, Galeries Lafayette, Louvre, Printemps et à une moindre échelle, Magasins Réunis de Nancy.
Comme vous pouvez le constater, on ne trouve ni la Samaritaine, ni le BHV, Pourquoi ?
Eh bien, je n'ai pas de réponse...alors si l'un de vous chers lecteurs, amis, collègues, avez des éléments à ce niveau ayez la gentillesse de nous renseigner afin de compléter le sujet. Merci. Personnellement, il me plairait bien que le BHV ait pu contribuer à « l'Art Déco » ou alors, était-t-il déjà axé vers le bricolage, la maison et le confort ménager, plus proche du magasin des Trois Quartiers, qui lui avait pris cet axe.
Mais revenons à nos ateliers.
Le 1er fut créé en 1913 par le Printemps. « L'Art du Printemps ; Primavera, rayon d'Art ». C'est René Guilleré, critique d'Art et président de la Société des Artistes Décorateurs, créée en 1901, qui publia un rapport en 1911, sur la nécessité de la Renaissance des industries d'Art françaises. Il était assisté par René Buthaud, peintre, créateur de cartons pour vitraux, décorateur, sculpteur, céramiste, un artiste centenaire né à Saintes en 1886 et qui débuta à Bordeaux avant les Beaux-Arts de Paris. (Je n'allais tout de même pas rater celui-là !...)
L'idée d'une exposition sur ce thème a d'ailleurs été lancée dans ces années-là avec un projet pour 1915. Avant de poursuivre, nous connaissons déjà l'impossibilité de 1915 et donc le pourquoi du report à la date de 1925.
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 17/22 par JP Franssens.
Pour mémoire : 1936, année de crise, de nombreuses inondations dans toute la France et Paris n'est pas épargné. Mais place à Jean-Pierre....
Je terminerais cette présentation sociale, par les extraits de textes écrits par Jean-Damien dans son exposé de 2011. Ses conclusions me semblent correctes et elles comportent une certaine logique.
1936, année fatale, année de bouleversements. Le climat social devient tendu. Le patronat, la gestion paternaliste des entreprises étaient menacés par une volonté manifeste de changement qui vint du bas de l'échelle, des employés et ouvriers. C'est la crise...Les principales causes du déclenchement de la grève de juin 36 sont liés à des revendications salariales et syndicales. La demande est ; hausses de salaires, élaboration de contrats collectifs, liberté syndicale et absence de sanctions pour faits de grèves...
« En juin 36, les directeurs de magasins virent, sidérés, leur monde s'effondrer. Depuis des dizaines et des dizaines d'années, rien n'avait changé dans leur monde. Le modèle patronal de leurs pères et grands-pères était le leur, ce qui leur semblait fort naturel et dans l'ordre des choses. Ils aimaient leur personnel, leurs employés, ils avaient pour eux une certaine affection....et jusque- là, les problèmes s'étaient réglés en interne...une grève...pas vu depuis 1869.
Tout cela leur semblait appartenir au passé, mais le régime politique du front populaire et l'arrivée au pouvoir de Léon Blum allaient changer l'ordre des choses ».
Il ne faut pas ignorer que les patrons des Grands Magasins n'aimaient pas beaucoup les syndicats et des sanctions directes ou indirectes étaient prises à l'encontre du personnel qui s'engageait dans cette voie.
L'après-grève va apporter la victoire syndicaliste alors....Conséquence indirecte, l'abandon par les directions de leur politique paternaliste envers leurs employés. Un désengagement par rapport à la vie sociale.
En 1928, la Loi Loucheur (Habitation Low Cost… pardon à Bas-Coût), en 1930 les parlementaires mettent en place les Assurances Sociales et un Ministère de Santé Publique est mis en place (déjà en 1920 existait un ministère de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance).
En 1932, le patronat doit verser 4% des salaires à une caisse d’Allocations familiales. Octobre 1935, par décret-Loi, l’État s'engagea à garantir une assistance hospitalière communale. Ce qui pouvait dès lors dégager les magasins de cette assistance).
1939, les Assurances Sociales devraient être généralisées et une prime de salaire unique devait être créée.
L'état était donc amené par diverses mesures à remplacer les initiatives privées.
L'ère du paternalisme est révolue. La politique a fait brutalement irruption au sein des magasins et désormais, ce sont les syndicats qui vont plus ou moins orienter les mesures sociales prises par les diverses directions.
Vous ne trouverez ici aucun commentaire personnel...je laisse chacun réagir selon sa sensibilité. Il y aurait bien sûr matière à un passionnant débat.
Additif : La France s'interroge sur l'avenir de sa jeunesse.
La session de médecine de 1936, présidée par Georges Duhamel, homme de lettres eet médecin, s'interroge sur un très gros problème : l'enfant à l'âge scolaire et la double orientation qu'il peut subir entre onze et treize ans au moment où on l'aiguillera soit vers une profession intellectuelle , soit vers un métier dont il commencera l'apprentissage.
Un arrêté de septembre 1933 complété en février 34 prescrit un exament en fin de septième : CM2: l'élève qui n'a pas la moyenne ne passe pas dans le secondaire.
Cet examen divise l'opinion médicale car trois causes peuvent influencer les résultats de l'enfance : la croissance, le surmenage les maladies (endocriniens, cardiaques insuffisances alimentaires, les pulmonaires, les sourds et les insuffisants visuels) ....
On créera les ateliers- école où des enfants de 12 à 16 ans pourront découvrir différents métiers de la vie courante :vendeurs, tailleurs, ajusteurs, carrossiers, cuisiniers...En cinq ans 15 000 enfants de région Parisienne sont passés par ces ateliers,beaucoup ont postulés à un emploi.
Voici un sujet de presque 80 ans....
Du Grand-Magasin Parisien à leurs œuvres sociales 16/22 par JP Franssens.
Tout d'abord, un grand merci à tous ceux qui ont répondu positivement ou négativement, pour le rendez-vous du 17 novembre, merci aussi à ceux qui ajoutent des petits mots d'encouragement pour ce réseau.
Il nous manque encore des réponses.....
Merci aussi, à Jean-Pierre pour ce sujet si bien traité qui nous rappelle les débuts de la politique familiale en France au moment où nos politiciens remettent en cause leurs fondements.
Suite des bonnes œuvres des Grands Magasins :
Les Grands Magasins du Louvre vont apporter un soutien financier à une fondation nommée « Léopold Bellan».
En priorité à l'Hôpital du même nom dans le 14ème, mais pour y apporter l'accueil, en ce que l'on appelle « lits perpétuels », de patients qui n'avaient pas les moyens de payer leur hospitalisation.
Dons de 2500frs en 1936.
Il serait bien long de citer tous les établissements dans tous les domaines médicaux, sociaux, éducatifs, ouverts en Seine, Seine et Oise, Seine et Marne et une dans les Vosges, par la fondation Bellan. Ils sont au nombre de 21.
Une autre fondation « L’œuvre de Villepinte » est financée par le Louvre avec un lien pour la Samaritaine. Cette association était destinée a fournir des lits pour leurs employés au sanatorium de Champrosey. Il ne s'agissait donc pas d'une pure politique d'aide à une fondation caritative.
Le Printemps a eu une très nette politique d'aide et en particulier à la Croix-Rouge Française.
Le « gros coup » a été en 1924 avec la mise à disposition des locaux du magasin à la Croix-Rouge pour organiser une vente de charité- au profit de la section de la jeunesse et du foyer des infirmières- suivie d'une Kermesse avec tombola.
Chaque étage était porteur d'un thème: les provinces française, au 2ème les colonies...orchestres divers, visiteurs célèbres.
La tombola tirée, le gros lot, une Citroen de 6cv fut gagnée par une ambulancière de la Croix-Rouge..pas mal !
Trois jours de fête extraordinaire que nul ne revit dans un Grand Magasin.
Il y a eu d'une manière certaine une politique d'aide envers des associations du type Croix-Rouge, au niveau des Trois Quartiers et peut-être par le biais de l'Union Sportive.
Mais lors du rachat du magasin les archives ont presque toutes été détruites.
/image%2F0961441%2F20151201%2Fob_e1ca0d_melitta-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20151201%2Fob_de40b2_melitta-filtre-60-70.jpg)
/image%2F0961441%2F20151201%2Fob_63c3f4_melitta3.jpg)
/image%2F0961441%2F20151201%2Fob_3f4a86_melitta-filtre-2-4.jpg)











/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_7475e4_photo-58-vue-sur-invalides.jpg)
/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_e5df79_photo-59-les-invalides.jpg)
/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_4efe1f_photo-60-primavera.jpg)
/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_b0d3a7_photo-61-pomone.jpg)
/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_5e4ca6_photo-62-studium.jpg)
/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_50e370_photo-63-maitrise.jpg)






/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_6d1d18_photo-54-art-deco-bm.jpg)
/image%2F0961441%2F20150204%2Fob_fb0292_photo-55-art-dec-bm.jpg)






