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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°94 -1969 Les Halles de Paris, année de son déménagement 2/4
Les Halles de Paris
Zone de chalandise très importante pour le BHV et la Samaritaine. Nous ne pouvions pas passer sous silence ce grand événement.
C’est en 1969, que les Halles de Paris déménagèrent sur Rungis. Les pavillons étaient voués à la démolition. C’est tout une zone attractive qui disparait jusqu’au remplacement par le Forum des Halles.
Remémorons « le Ventre de Paris » comme écrivait E Zola :
Entre 1852 et 1870, 10 des 12 pavillons imaginés par Napoléon III, dont l’architecte Baltard fut le concepteur, furent construits. Les deux derniers en 1935-1936.
On découvrait ainsi les pavillons de la Boucherie, de la Charcuterie-Triperie, celui du Gibier-Volailles, 3 autres étaient destinés aux légumes, fruits, fleurs, puis celui de la Marée.
Les deux plus récents étaient BOF : Beurre-Œufs-Fromages. Leur architecture était de piliers en fonte et de couverture en verre
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Un des 12 pavillons fut sauvé, démonté et reconstruit à Nogent sur Marne. Les anciens cadres se souviendront d'une réunion avec JL Servent.
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Une certaine nostalgie s’empare de moi. J’y ai vécu des moments extraordinaires lorsque petites, ma sœur et moi, rendions visites à nos grands–parents.
Nous étions au 2 rue St Honoré, les fenêtres de chambres donnaient sur la rue des Halles. Autant vous dire que nos nuits se transformaient en spectacle grandiose; nous nous levions vers 2 h du matin, pour regarder l’agitation de la rue, camions, diables, ces hommes très forts qui criaient, mais on ne comprenait rien, marchands de lapins, de légumes...
Les cagettes de fruits d’Omer Décugis qui étaient situés au rez-de chaussée montaient presque sous nos fenêtres du 1 er étage. A l’occasion, le patron nous donnait une orange lorsqu’il nous voyait : « Tiens : c’est bon pour les petites !.. ».
Sur les trottoirs les cageots déchargés s’étendaient du mur de l’immeuble à la chaussée.
Vers 5h du matin, tous les fruits colorés, vendus repartaient et les piles baissaient, au milieu des clameurs des Halles.
Nous repartions nous coucher !
Le jour, nous allions parfois faire des courses aux Pavillons Baltard, près de l’église Saint Eustache. Fruits, poissons : des soles excellentes, et mêmes des fleurs.
Quelques fois nous rejoignions un membre de la famille qui tenait une boutique de location de diables : « Le diable jaune », il existait aussi « le diable bleu ».
Ces boutiques se trouvaient de l’autre côté du Bd Sébastopol : rue de la Reynie, près de la rue des Lombards, à côté du magasin de Peintures Thomlac.
Un homme sandwich avec sa publicité Thomlac sur le dos, déambulait jusque devant le BHV. Il saluait le marchand de Lavande avec son âne devant la porte principale de la Rotonde et repartait.
La location de diable était pratiquée avant tout pour transporter les fruits et légumes des grossistes à leurs véhicules. Dans un deuxième temps, ils servaient à livrer les cours des Halles et épiciers.
Enfin, beaucoup de locataires s'en servaient comme étal pour vendre sur les marchés. Je me souviens de celui du marché d’Aligre qui était typique, où les diables étaient loués à l’année.
Cette vie des Halles était extraordinaire, il régnait une atmosphère très particulière. Nous nous arrêtions à la Boucherie Branly à l’angle de la rue Nicolas Flamel et Lombards.
L'ambiance aller bon train dans les cafés...
Et bien sûr, si nous apercevions sur le chemin « ces dames de petite vertue » devant les Hôtels du quartier. Nous baissions la tête et poursuivions pour faire un tour au BHV, acheter quelques articles de bricolage.
Au retour, en passant rue des Halles, j’étais impressionnée par la boutique qui vendait des raticides, pièges etc, cette boutique existe encore et je la revois identique à mes jeunes années.
En face, à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue des Halles, devant la terrasse d’un café : un marchand de marrons à l’ancienne, qui n’hésitait pas à faire déborder le cornet en papier journal, lorsque c’était pour un enfant.
Plus loin sur le même trottoir, le magasin de lunettes Lissac et encore plus loin à l’angle de la rue de la Bourdonnais, un grand magasin de vêtements : Esders remplacé par C&A, de nos jours.
Continuons jusqu’à la rue du Pont-neuf, vers la Seine nous trouvions la Belle Jardinière et sur la rue de Rivoli : les impressionnants magasins de la Samaritaine.
Question Hygiène, il fut bien que les Halles déménagent, les rats se multipliaient dans ce secteur.
Mais quand-même, ce quartier qui allait en triangle du BHV à la Samaritaine et de la rue de Rivoli aux Halles et l’église St Eustache, avait je ne sais quoi, de magique, les couleurs des fruits et légumes, leur fragrance de fruits frais, leur senteur sucrée de fruits trop murs, l’ambiance peut-être... Puis il y avait le grand nettoyage du matin, qui durait quelques heures !...
Emile Zola nous l’a décrit, à lire ou à relire : le ventre de Paris.
Voici un extrait décrivant la halle aux poissons : « Ce tohu-bohu de paniers, de sacs de cuir, de corbeilles, toutes ces jupes filant dans le ruissellement des allées, l'occupaient (…), heureux de l'eau qui coulait, de la fraîcheur qui soufflait, passant de l'âpreté marine des coquillages au fumet amer de la saline. (…) les caisses de harengs saurs, les sardines de Nantes sur des lits de feuilles, la morue roulée, s'étalant devant de grosses marchandes fades (...) ».
On se retrouve pour Parly, la semaine prochaine.CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°94 -1969 L’Histoire, le BHV Rivoli et Installations Service. 1/4
1969 fut une année importante et nous avons beaucoup de choses à vous raconter...
Nous la diviserons donc en 4 parties.
1) L’Histoire, le BHV Rivoli et Installations Service.
2) Les Halles de Paris, année de son déménagement
3) L’ouverture du BHV Parly 2 et agrandissement Montlhéry.
4) L’ouverture du BHV Garges lès Gonesse.
Dans le monde :
Le 21 juillet Neil Armstrong a marché sur la lune. Les Français comme le monde entier ont les yeux fixés sur leur téléviseur. On réalise que l’homme peut maitriser la nature !
En France :
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Le 27 avril les Français sont appelés aux urnes par référendum sur une réforme visant la régionalisation.
Le projet est rejeté à 52,4% des suffrages exprimés.
Le lendemain le Général De Gaulle décide de démissionner. Momentanément le Président du Sénat Alain Poher exerce l’intérim.
Le 16 juin, Georges Pompidou est élu 19e président de la République.
Social :
1969 Les français bénéficient de la 4e semaine de congés payés. C'est une grande nouvelle qui réjouit les Français.
Ecole : Il est décidé que les enfants n’iront plus à l’école le samedi après-midi.
Les enfants suivent la classe 27 h par semaine pour 24 h depuis 2008. !
On notera au passage que c’est à partir des années 69/70 que l’on supprime les punitions, le piquet, les coups de règle sur les doigts , bonnets d’âne !...
BHV
Exposition :
C’est la 4e exposition Chine au BHV sur 1600 m². (CA 2 000 000 NF)
Ce type de manifestation attire beaucoup de monde au BHV.
Le Logo du BHV est encore une fois modifié. Le petit toit sur la maison voit le jour, dès l'ouverture du BHV Garges.
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1969 : le magasin est climatisé, des détecteurs de fumée « sprinkler » : tête d’extinction automatique d’incendie, sont posés pour la sécurité du magasin.
Passage à 4 semaines de congés Payés.
Le BHV qui ouvrait 5 jours par semaine décide d’ouvrir le lundi.
Une salle de repos est mise à disposition du personnel.
Un restaurant d’entreprise en Libre-Service est créé pour le personnel .
De Technica à Installations Service BHV
En 1929 une société filiale fut créée : TECHNICA composée de plusieurs ateliers. Elle comprenait : menuiserie, serrurerie, maçonnerie, plomberie pour l’équipement et l’entretien du magasin….ateliers de fabrication : literie, tapisserie, horlogerie, encadrement et enfin un atelier « décoration-installations ».
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Au lendemain de la guerre, la partie décoration fut abandonnée et l’installation s’orienta vers la plomberie et le chauffage central. Comme vous l’aviez vu dans les articles précédents, nombreux logements ne possédaient pas de salle de bain et tous les parisiens rêvaient de se doucher !
L’activité de Technica, petite filiale BHV, dégageait une trésorerie importante. On y comptait 20 ouvriers de chantiers et 6 administratifs. (Il était installé rue des Archives avec un somptueux magasin d’exposition et un accès « magasinage » côté square Ste Croix de la Bretonnerie .
A cette époque la commercialisation du matériel de chauffage central par les deux seuls fabricants : Idéal Standard et Chappée se faisait exclusivement par le biais des entreprises du bâtiment et Technica en était une !
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Par un ou deux tours de passe- passe, chaudières et radiateurs se retrouvaient au rayon chauffage du B.H.V.qui était alors le seul et unique revendeur sur la place de Paris !!!
Les rayons recevaient de plus en plus de demandes pour des petits travaux de branchements et de poses diverses et devant l’affluence des demandes, un essai fut alors fait avec deux artisans extérieurs pour effectuer une partie des interventions.
En 1969, « Installations Service » avec un bureau d’accueil au 3ème étage du magasin remplaça Technica afin de pouvoir gérer un pool d’artisans sélectionnés et contrôlés par nos soins.
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Au départ, il fut géré par un chef de Service : Aymé Calandri, un contremaître de chantier et une secrétaire, et pour faire face aux demandes : 5 artisans, essentiellement plombiers et électriciens.
En 1971, C’est une soixante d'artisans; plombiers, chauffagistes, serruriers, maçons, carreleurs, menuisiers poseurs, peintres, poseurs d’accessoires et de revêtements de sols, storistes, antennistes…qui travaillaient pour ce Service.
Les premiers accords avec le Nouvelles Galeries ouvriront la porte aux produits de Chauffage Nogamatic.
Nous voyons avec plaisir le rayon Chauffage, hiver 1969/ 1970.
1969 : Le BHV crée une Direction de l’informatique : Yann de Lambilly ajoutera cette fonction à celles de responsable Directeur de la Comptabilité et de FIGEST, Les ordinateurs Bull sont des machines immenses, impressionnantes au dernier étage du Bâtiment Marchand.
Nouveautés dans le commerce :
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Sortie du Robot Marie :
A la Télévision on peut voir une Campagne de publicité Gilac
Pour les petits gourmands : En confiserie : La fraise Tagada.
A suivre.
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°93 1968 3/3
1968 Novembre :
Georges Lillaz nommé PDG du BHV au décès d’Henri Viguier en 1967 le restera jusqu’à la fin novembre. Déçu par les événements de 1968, il se retire juste avant la dévaluation du Franc .
Georges Lillaz vend ses actions Aux Nouvelles Galeries. Celles-ci détiennent désormais 38 % du Capital.
il partira habiter en Suisse et optera pour la nationalité Suisse en 1986
Photos des Nouvelles Galeries, rue des archives
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Nous ne reverrons jamais Georges Lillaz. Ce sera la fin d’une époque !
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Rachat du BHV par les Nouvelles Galeries.
Les Nouvelles Galeries viennent de prendre 38% de participation dans le capital du Bazar de l'Hôtel de Ville.
Deux " grands " de la distribution s'allient ainsi.
Le chiffre d'affaires des Nouvelles Galeries (1,86 milliard de F en 1967) le place au premier rang des grands magasins français, le B.H.V. se situant à la troisième place des grands magasins parisiens (après le Printemps et les Galeries Lafayette), avec un chiffre d'affaires de 480 millions de F.
Le groupe familial devient minoritaire : les Nouvelles Galeries ont acquis les actions détenues par certains membres de la famille, et notamment celles de M Georges Lillaz, président du conseil d'administration du B.H.V
Les deux entreprises sont complémentaires et comptent garder leur propre physionomie.
Le B. H V. qui commercialise 250 000 articles différents va pouvoir profiter des services de la centrale d'achats des Nouvelles Galeries, notamment dans le domaine du gros électroménager et surtout du textile, qui ne représente actuellement que 17 % de son chiffre d'affaires.
Les Nouvelles Galeries, peuvent se diversifier en Bricolage : articles d'outillage et de jardinage, domaines où le BHV a une expérience de longue date.
Des marques communes pourront être créées. D'autres possibilités de coopération verront le jour en ce qui concerne l'informatique, qu'il s'agisse des contrôles de stock ou de la comptabilité, où les Nouvelles Galeries sont plus pointues.
La Société des Nouvelles Galeries nomme Gérard Boulot à leur tête pour présider les NG, aidé d’Alfred Lombard Directeur général.
Jean-Paul Piedelièvre devient Président du BHV. Il sera secondé par Jean-Pierre Boulot comme Directeur général et Jean-Bernard Noyère comme Directeur Administratif. Monsieur Gaudin est le directeur commercial.
André Benoit Directeur de la Chaîne, responsable de l’expansion prépare les grandes ouvertures du BHV. Michel Bigey, avec qui il avait ouvert les premiers magasins dits : A (Flandre et Parly) et B (Garges et Montlhéry) passe Directeur de la Publicité.
En conclusion sur cette année 1968 en France:
Mai 68, c’est avant tout : un grand moment de conquêtes démocratiques et sociales.
Sur le plan social, le salaire minimum, qui concernait alors 16% des travailleurs, a augmenté de 35% en un seul coup et le salaire moyen de 10%.
Les droits syndicaux ont été reconnus dans l’entreprise.
Cette période de mai 68, si difficile : plus de transports, d’essence, de courrier, de production, a été pourtant été vécue par beaucoup, comme un moment de grâce. On croyait en une société plus humaine, plus fraternelle.
La vie routinière- "métro, boulot, dodo" ne convenait plus !
Je crois que les Français ont exprimé le désir d'une autre civilisation, soucieuse de la dignité et de l'accomplissement de soi, dans leur travail et dans leur vie familiale.,
Dans les entreprises, les universités, les Magasins occupés, les Français ont vécu, une période difficile, mais extraordinaire et exaltante.
Les soixante-huitards d’hier ont gardé le souvenir de cette période.
N'hésitez pas à en parler avec eux !
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°93 1968 2/3
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Rappelons-nous :
Ce mois de mai à Paris
est inscrit pour toujours dans les mémoires et
dans l'Histoire qui situe la période d'agitation
en réalité du 14 mai au 24 juin.
Tout commence par la révolte des jeunes étudiants : Tout est parti de l'arrestation de 7 étudiants qui avaient désapprouvés la guerre du Viet-Nam devant l'American Express; 400 étudiants de Nanterre manifestent, certains groupuscules sont prêts à tout casser.
La Fac est fermée et c'est là qu'à la Sorbonne que les différents courants communistes et révolutionnaires passent à l'action. Les forces de l'ordre interviennent pour faire évacuer la Sorbonne et la révolte commença le 11 mai: insurrection et barricades.
Je ne vous en dirais pas plus, beaucoup de personnes connaissent pour l'avoir vécu ou avoir vu les reportages.
Le 20 mai La CGT appelle les entreprises à la grève
Entre le 18 et le 22 mai : un salarié sur 2 se met en grève soit 8 millions de personnes. La France va être paralysée.
La SNCF, RATP, PTT reprendront le 5 juin.
L'automobile reprendra progressivement entre le 18 et le 24 juin.
On aboutira aux accords de Grenelle, le premier ministre est Georges Pompidou.
On retiendra une revalorisation du Smig qui deviendra le SMIC.
L'ensemble des salaires sera revalorisé de 10% en 2 étapes.
Les sections syndicales sont désormais reconnues dans l'entreprise et bénéficient de locaux (15 Verrerie pour le BHV) et la moitié des jours de grève seront payés.
Grands magasins : Que s'est-il passé ?
Les grands magasins ont décrété la grève, dès le 21 mai : au Bazar de l'Hôtel de Ville, au Bon Marché, à la Samaritaine, aux Galeries Lafayette et au Printemps.
AU BHV
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Le magasin n’échappe pas aux mouvements syndicaux qui suivent et accompagnent le mouvement étudiant.
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Voici des récits qui nous font vivre cette période...
Récit de Alain D
Un matin, les portes sont fermées et des piquets de grève empêchent employés et cadres de pénétrer dans le magasin pour prendre leur travail.
Au 18 rue de la Verrerie, porte par laquelle entrent les cadres, le piquet ne fait pas le poids et la plus grande partie de l’encadrement rejoint son poste dans un magasin désert. Après une heure de flottement et de discussions, tous les cadres sont invités à se rendre à la Cafétéria au 6éme étage où Monsieur Gérard Boulot entouré de la Direction, nous explique la situation et nous demande, (alors que beaucoup proposent de bousculer les piquets de grève afin d’ouvrir le magasin) de rentrer chacun chez soi sans faire d’histoires. Gérard Boulot nous dit que nous serions payés et que nous recevrions des directives individuelles ultérieurement pour reprendre le travail.
Chacun rentre chez lui et attend, en suivant le développement des événements à la radio et à la télé.
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Récit de Jean d N quelques temps après Alain
La France est paralysée par les grèves, le magasin Rivoli est occupé par le personnel et son accès contrôlé par des piquets de grève.
Depuis quelques jours, on sentait monter une certaine tension dans le magasin.
Des cortèges de vendeurs grévistes parcouraient bruyamment les couloirs du 7ème.
Un matin, en arrivant à la porte du 15 Verrerie, porte d’entrée des services à cette époque, nous avons été accueillis par un piquet de grève.
On apprenait que le magasin était sous le contrôle du personnel et que le mieux que nous avions à faire, était de retourner chez nous et d’attendre la suite.
Ce jour-là, pour la même raison, la Direction s’était vue interdire l’accès de ses bureaux du 7ème étage. Elle s’était alors repliée dans un local situé dans un bâtiment annexe dont l’entrée donnait sur le square Sainte Croix de la Bretonnerie, là où se trouve actuellement le Département médical, car personnel gréviste campait dans le magasin.
Pour garder le contact avec ses cadres, la Direction avait organisé dans cette pièce une permanence tenue par des cadres supérieurs. Chacun pouvant venir s’informer sur l’avancement des discutions sur les revendications du personnel gréviste et aussi, pour ceux qui pouvaient se trouver en difficulté financière, toucher une avance sur salaire en espèces.
Un beau matin, les grévistes me laissèrent passer et je pus rentrer dans le magasin pour rejoindre le seul photocopieur du magasin et reproduire en plusieurs exemplaires, un document faisant le point sur l’avancement des discutions entre la Direction et les délégués du personnel afin qu’il soit distribué aux cadres à l’occasion d’une réunion d’informations prévue, à la Maison de la Chimie.
Quelle ambiance !
En pénétrant dans le magasin, j’ai la curieuse impression que le temps s’est brusquement arrêté et qu’un mauvais sort a pétrifié le magasin. Sous l’éclairage blafard des lampes de secours règne un oppressant silence.
Les comptoirs sont recouverts de leurs housses ainsi qu’il était d’usage à cette époque à la fermeture des portes, pour les mettre à l’abri de la poussière et des tentations du personnel d’entretien. C’était aussi un signal, une manière de signifier aux clients retardataires qu’il était temps de prendre le chemin de la sortie!...
Au passage, à un étage, dans une semi-obscurité, je crois apercevoir quelques lits de camp recouverts de duvets et un groupe tapant la carte sur une table empruntée comme les lits et les duvets au rayon Sport-Camping. Le magasin est bien sous contrôle !
Je mets la photocopieuse en route, je range les photocopies. L’opération est terminée, la machine est débranchée en attendant des jours meilleurs !
Même itinéraire de retour, même impression pénible d’un magasin à la dérive.
Arrivé dehors... Le bruit, les odeurs, le soleil…. la vie !
Je dépose mon carton dans le bureau du square Sainte Croix, pour la direction ! Mission accomplie !
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Cette situation va durer vingt jours pendant lesquels, il n’y aura bientôt plus de bus, plus de Métro, plus de cigarettes dans les tabacs, plus d’essence, etc…
La foire de Paris a lieu quand même et la foule désœuvrée se presse à la porte de Versailles. Enfin la vie reprend son cours et le magasin rouvre ses portes.
Photos BHV juste après la grève de 68 : réouverture.
Photo Publicité BHV 1968: La tondeuse RIVOLIA, sous la marquise.
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Le magasin comme tous les magasins parisiens a subi une grève de 3 semaines perdant ainsi un chiffre de 30 millions de Francs. Cette perte avec l’augmentation des charges aurait pu faire mal augurer les résultats du BHV. En réalité la reprise générale s’est accompagnée d’une forte demande de la clientèle.
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Pour y faire face, la Direction :
Georges Lillaz et Gérard Boulot comptaient sur la collaboration de leurs cadres et du personnel avec lesquels, ils s’efforçaient de tenir un dialogue confiant et ouvert.
En comparant le 2e semestre 1968 au 2e semestre 1967, on constate un accroissement de 19,60%. Ces résultats ont permis d’absorber les pertes de la grève et de supporter les frais généraux.
Social :
Cette période de l’après 68 permettra au personnel de bénéficier d’une salle de repos.
Le restaurant d’entreprise en libre-service remplacera la cantine semi-self.
A Rivoli :
Exposition Mexique : Du 19 octobre au 9 novembre remporte un vif succès.
Nous nous retrouverons, au prochain article en Novembre 1968 , avec la participation des Nouvelles Galeries dans le Capital du BHV.
A bientôt !
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°93 1968 1/3
Année révolutionnaire !... Mais les Petits anges de la façade veillent!
1968 Mai Révolte des jeunes étudiants, entre le 18 et le 22 mai : un salarié sur 2 se met en grève soit 8 millions de personnes., nous en parlerons l'article 94 ( 1968 2/2)
Dans le monde : en Bref ...
Le Printemps de Prague : Entre janvier et août 1968, le nouveau président Alexander Dubček tente de réformer le pays : libéralisation économique, nouvelle politique plus humaine, plus de liberté de paroles et de presse, pour les hommes.La population est libre de circuler .. Il prend ses distances avec Moscou.
Ce n'est pas du goût de Léonid Brejnev. Les armées du Pacte de Varsovie, composé de l'URSS, de la Pologne, de la Bulgarie, de la Hongrie et de la RDA, font irruption en Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août 1968. Prague est rapidement prise, signant la fin du Printemps de Prague.
USA, Assassinat du Pasteur Martin Luther King en avril.
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Le 7 novembre Nixon devient le 37e Président des USA
France : Lors des Jeux olympiques de Grenoble en février 1968, Jean-Claude Killy remporte les trois médailles d'or de la descente, du slalom géant et du slalom aux Jeux olympiques d'hiver de Grenoble .
Mexico : Les jeux olympiques d'été y sont célébrés (112 pays + de 5000 athlètes)
La France n'aura que 7 médailles d'or (athlétisme, cyclisme, équitation et escrime), 3 d'argent et 5 de Bronze
URSS,Soljenitsyne publie son livre " Le Pavillon des Cancéreux"
En Europe :
1er juillet : Ouverture du Marché Commun, les Six adoptent une politique agricole commune. Suppression des barrières douanières.
Commerce
Ouverture du 1er Darty à Bondy.
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BHV
Montlhéry se transforme : 2 photos plus récentes
André Benoit et Michel Chammah après avoir étudié un nouveau projet pour Montlhéry un nouveau projet d’agrandissement avec un maximum de rayons traditionnels.
Le magasin est fermé pendant 2 mois en janvier et février pour travaux .On supprime les anciennes chambres froides du marché et la surface de vente atteint alors 2800 m². Le 7 mars voit sa réouverture. Un nouveau virage est pris avec le Bricolage et l’électroménager.
Mars 1968
Montlhéry ouvre de nouveau en mars. Même s’il ressemblait fort à un entrepôt, ce magasin resta longtemps la poule aux œufs d’or du BHV. Une clientèle locale fidèle avant que la concurrence n’arrive : Carrefour, Castorama, Leroy Merlin, Monsieur Bricolage etc…
Pendant les grèves de mai 1968(dont nous parlerons plus loin) : Le personnel ne fait pas grève.
L’essence manque et est rationnée, André Benoit Directeur, réussit un tour de passe-passe exceptionnel : la station-service du Parking a réussie à être réapprovisionnée des entrepôts de Gennevilliers. Les 60 000 litres d’essence permettront de livrer les clients, au personnel de se déplacer et comme nous dit-il « d’aider la Mairie… en cas de besoin : Pompes Funèbres… Urgences…
Point sur le BHV Rivoli
Le magasin est climatisé, de nombreux travaux de rénovation sont entrepris dans le magasin. Sa surface au sol est de 6000m², la surface de vente passe de 25 000 à 32 000 m² et les cours intérieures ne sont pas encore fermées… La modernisation des locaux, de la sécurité (sprinkler) et de l’éclairage en font un beau magasin !
Sa surface de stockage est de 65 000 m².
Le BHV dans sa rénovation intérieure a créé un second escalator et le remplacement de trois monte-charges.
Le magasin a le meilleur rendement au m² du monde avec 16 000F au m². Ce résultat n’est pas réalisé par le meilleur bradeur aux USA.
Employés : on compte 2700 personnes dont 1400 vendeurs auquel vient s’ajouter 80 à 200 débiteurs par jours : « les extras » ( : souvent des étudiants) payés à raison d’une enveloppe à 30F par jour.
Le personnel est encore payé en espèces, les chèques sont édités à partir de 1000F.
Ivry :
Le BHV livre entre 5200 et 7500 commandes par jour à raison de 120 à 200 camions.
La gestion sur le terrain : Pas d’informatique ! Les cartons de stock : Manuels dit "cartons roses" et les Taverniers (du nom de celui qui l’a créé) appelés "Cadenciers" dans les autres entreprises, étaient tenus par des secrétaires de rayon. Tout était écrit à la main : les stocks et les cadences de vente, nos secrétaires savaient compter, sans machine à calculer !
Les bons de commandes étaient tapés dans un service au 7éme étage. Bien sûr, il ne fallait pas être trop pressé, mais une solution manuelle alternative : « la note de commande » existait pour les urgences.
Et, enfin ne vous méprenez-pas, la Gestion était rigoureuse et nos crédits étaient suivis tous les jours !
Parking : Les clients du BHV disposent alors de 3 parkings : 1 à Lobau, 1 en colimaçon au 34 Verrerie et toujours celui de Pont-marie. Les clients pouvaient venir aisément en voiture
Positionnement BHV :
Le BHV rajeuni, climatisé a pu augmenter son nombre de rayons.
Le BHV traite alors l’équipement de la maison, cuisine, sanitaire, cave, grenier, loisirs, sports et même la chasse, le plein air, jardinage, outillage et bricolage qui représentait alors 80% de son chiffre d’affaires et que 20% pour la nouveauté.
Les autres Grands magasins : Samaritaine, Bon Marché, Louvre, Printemps, Galeries Lafayette réalisaient alors 33 % de leur CA en Bazar et 67% en Textile, confection etc…
Un exemple de rayon :
Je me souviens encore du rayon Bâtiment, où je venais travailler en " Extra", avant mon entrée officielle.
On y exposait des fenêtres, des persiennes, des portes et des portails au 3éme étage du magasin!
Dans le brouhaha de la scie à découper le bois, la poussière du Carrelage : la déco-maison à la mode, aujourd’hui presque disparus
Ls stratifiés Polyrey et Formica, les panneaux de Panolac offrant un revêtement isorel décoré bois ou carrelage, les carreaux en plastique Nonyplast, les revêtements et dalles plafond en Robex…
Les éviers en grès, en inox, les siphons, les portes de placards Western ou accordéons KZ lancées par le BHV et tout cela sur un ton marketing de l’époque :
« Faîtes-le, vous-mêmes ! »
A cette époque, le BHV avait la réputation justifiée d’offrir l’assortiment le plus large et de vendre des articles insolites qu’il était difficile de se produire ailleurs.
Au BHV de 1968 nous pouvons décomposer le CA comme suit :
28% pour le jardinage, outillage, quincaillerie, chauffage.
23% pour le ménage, l’équipement cuisine et électro + l’éclairage.
22% pour l’ameublement
12% pour le jouet et le sport.
2% pour le divers
17% pour la nouveauté.
Plus de 300 000 articles différents sont offerts à notre clientèle.
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C’est ainsi qu’à l’outillage, on y trouve 230 types de marteaux,
3000 types de tringles à rideaux,
91 modèles de grillage,
140 modèles de tondeuses.
Le rayon Peinture vend 1500 tonnes de Peinture par an
Le rayon revêtement adhésif : 800 km
350 000 m² de revêtement de sol.
La quincaillerie vend 48 tonnes de visserie et clous.
Nouveautés Produits et Fournisseurs
Les Arts ménagers font toujours des heureux !
La première Moulinette electrique verticale :
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Le 37ème Salon des Arts ménagers ouvre ses portes au CNIT, à la Défense, le 5 mars 1968.
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Les clients se ruent sur les friteuses et les grills...
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Téfal est racheté par le groupe SEB.
C’est le lancement commercial des premiers lave-vaisselle au BHV avec Miele.
(Si le produit avait bénéficié d’un brevet en 1886, c’est seulement vers cette époque qu’arrivent les premiers lave-vaisselle des USA)
100 000 Lave-vaisselle vendus cette année-là !
Ariel , 1ère lessive aux enzymes.
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Sortie en 1967 la Super friteuse Seb est vendue en grand nombre au BHV
Au rayon Ménage, Développement des casseroles décorées en émail Aubecq, Léopold, Tournus, Hild ...
ainsi que des casseroles Inox.
Dans le prochain article , nous parlerons de mai 68 et du BHV pendant la grève et des autres événements de l'année.
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°92 1967
Social
La loi Neurwirth est présentée à l’assemblée nationale afin d'autoriser la contraception féminine (pilule, diaphragme, stérilet) . Mais les décrets d'application n'entreront en vigueur qu'en 1972 et il faudra attendre 1974 pour voir la pilule, rembourser par la sécurité sociale.
La scolarité passe de 14 à 15 ans à la rentrée 1967 et elle passera de 15 à 16 ans à la rentrée des classes 1968.
En juillet : Création de l'agence nationale pour l'emploi. ANPE !
Commerce et Industrie:
Une campagne de publicité intriguera toute la population ! Cette nouvelle approche publicitaire fit grand bruit.
Pendant plusieurs jours, on découvre des panneaux publicitaires en grand nombre : « Les ronds rouges arrivent »
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Cette campagne excite la curiosité des Français, jusqu’à la conférence de presse du 27 avril 1967, qui annoncera la naissance du groupe pétrolier Français : ELF.
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Développement des 3 Suisses.
Commercialisation de la friteuse SEB, sans odeur, ainsi que de la petite machine à laver Calor
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BHV Rivoli :
2 belles expositions Extrême-Orient :
Chine 3 : du 4 février au 3 mars ( CA :1 872 000, contribution 419 000 NF, la meilleure de toutes les expos).
Japon 5 : du 21 octobre au 11 novembre sur 1000 m² ( Ca 1 230 000NF)
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1967 mars:
Ouverture de Montlhéry,
Pourquoi avoir choisi ce lieu pour créer un BHV ?
Il est situé 60, route Nationale 20, au nord de la ville en direction de Paris
La région et Montlhéry ont une tradition maraîchère connue depuis le 10ème siècle. Les marchés aux fruits et légumes y sont d’une importance économique vitale. On notera la foire à la tomate de Montlhéry inaugurée en 1908 qui dura jusque dans les années 2010 ou la foire aux haricots d'Arpajon qui existe encore!
A la fin des années 1950, la ville de Montlhéry a fait construire, sur ce lieu, un bâtiment destiné à abriter un marché aux légumes locaux : le « marché gare ».
Son but : devenir le plus important marché d’Ile-de-France. Très vite, cet édifice apparaît inutile car l’état prend la décision dès 1960 de construire les nouvelles Halles de Rungis qui ouvriront en 1969.
La ville a emprunté 200 millions de francs au Crédit Agricole mais le loyer le loyer payé par la SICAD, censé rembourser les annuités de l’emprunt contracté par la ville de Montlhéry apparaît nettement insuffisant. La hausse d’impôts, a aidé dans un premier temps à rembourser les échéances bancaires. Le Conseil municipal de Montlhéry démissionne devant la colère des administrés, en signe de protestation et un nouveau maire fut élu.
C’est là que la ville proposa la location de l’entrepôt au BHV.
Ainsi, en mars 1967, le BHV de Montlhéry ouvre ses portes en remplacement et à l’emplacement du " marché-gare" dite la Halle aux Quadrants pour les ventes de fruits et légumes.
Le BHV peint les murs en blanc; On y ajoute des guirlandes et fanions pour embellir la voûte, et avec quelques gondoles, le magasin est installé sur 1200 m². Au fil des semaines le magasin ajoute des rayons dont le rayon jouet en fin d’année et les résultats sont surprenants.
Un nouveau projet est alors créé sur 2500 m² avec un maximum de rayons traditionnels.
Le directeur est M Chammah et le sous-directeur Monsieur Perbost.
En cette période, c’est le plein air et le jardinage qui prévaut.
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Le magasin s'agrandira progressivement voici une vue du ciel de 2012 année de la fermeture.
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Le 23 décembre 2011, le groupe "Galeries Lafayette ", rachète les terrains que possèdent la mairie de Montlhéry pour un coût de 3 millions d’euros. Début février 2012, le groupe Galeries Lafayette annonce la fermeture de son magasin à Montlhéry pour juillet 2012. Nous y reviendrons sur l'article 2012.
Que s'est-il passé depuis ?
4 ans après on peut voir le magasin tagué, dont le parking est parfois squatté par des centaines de caravanes : Le BHV est loin de ce qu'il était, avant la fermeture du magasin.
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On annonce dans la presse que d’ici 2019, le site de 16 000 m2, devrait avoir un tout nouveau visage.
Le projet prévoit la construction de 320 logements dont 90 sociaux, Une résidence pour personnes âgées est également annoncée. Un cabinet médical sera créé juste à côté.
Qu'en est-il aujourd’hui ?
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A Rivoli
Henri Viguier , à la tête du BHV depuis 1911 décède au mois d’août.
A son décès René et Georges Boulot vendront son Château de Bouges à l’état afin de s’acquitter des droits d’enregistrements
Ceux qui voudraient lire à nouveau, les articles sur le château écrit par Martine Mallein, trouveront le lien en fin d'article
Georges Lillaz le remplace comme PDG, Gérard et René Boulot sont alors co-directeurs, attachés à la Direction Commerciale du BHV, le Directeur Commercial étant Monsieur Clavel.
Le rayon épicerie du BHV géré par Monsieur de Villeneuve s’est arrêté, les Halles de Paris étant appelées à disparaître début 1969.
On met en marche de nouveaux escalators, jusqu'au 6e étage.
Un restaurant ouvre au 6e étage du magasin : « La Rivolière » ;
La gestion était confié à un Grand Brasseur « Le Moulin de Skansen » des Grands Boulevards (M Viallet) .
Sous forme de self, il plaisait beaucoup et accueillait près de 1800 clients par jour !
Sa vie se prolongea jusqu’en 1985, où prendra place un Flunch.
.
Sous la rue Lobau, s'ouvre un parking en accès direct avec le magasin et la ligne de métro n°1.
Loisirs
Première émission TV en couleur sur la 2e chaîne.. La demande va s’accélérer au rayon RTV.
Du 16 février au 4 novembre, l'exposition au Petit-Palais de Toutankhamon remporte un vif succès.
Lancée en 1966, après avoir concouru à la Télévision, Mireille Mathieu devient la chanteuse préférée des Français!
Cinéma :
Une année exceptionnelle avec des films cultes ... on ne peut tous les citer .
La grande Vadrouille sortie en décembre 1966
Les Grandes Vacances, Oscar, avec Louis de Funès
Les Douze Salopards,
James Bond : On ne vit que deux fois
Fantômas contre Scotland Yard, avec Jean marais et Louis de Funès
Les Risques du métier avec Jacques Brel
Les Aventuriers, avec Alain Delon et Serge Reggiani
Vivre pour vivre de Claude Lelouch avec Yves Montand et Annie Girardot,
La Religieuse de Diderot
Le Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri avec Michel Simon
Le Grand Meaulnes
Belle de jour de Luis Buñuel avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli
La Nuit des généraux avec Jean Piat et Philippe Noiret
Le Samouraï avec Alain Delon et François Perrier
Indomptable Angélique avec Michèle Mercier et Robert Hossein
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Médecine
Le Professeur Barnard en Afrique du sud réalise sa première transplantation Cardiaque.
Vaccin contre les oreillons.
Pour le plaisir, une publicité de nos cousins Galeries Lafayette!
Parler du château de Bouges n'est pas un hasard! Voici un moment que des articles sont édités sur le BHV à travers l'histoire , l'histoire du commerce et la vie des Français. Un homme s'est ...
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Visite du Château de Bouges avec Notre historienne Martine Mallein - Le blog du Réseau Bazar BHV
Chers amis, Voici une sortie géniale à réaliser durant vos congés ou votre temps libre pour les retraités. Martine visitera avec vous et commentera l'histoire de Monsieur Viguier qui fut PDG d...
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°91 quelques services1966-1967
Les articles se suivent et ne se ressemblent pas ! En voici un avec peu de photos et des souvenirs à lire !
Certains services sont décrits ici par la mémoire de ceux qui y ont travaillé. Aucune photo à l'époque !
En route pour le Bureau des Nomenclature ...
Jean de Nerville fut un des concepteurs du fichier articles. Il s’inspira donc de celui des Nouvelles Galeries. La Direction lui demanda de créer et de prendre en compte ce nouveau service.
Il nous livre ses souvenirs sur le BUREAU de NOMENCLATURES ou BDN
" Nous contrôlions l’envoi des bordereaux de saisie du fichier articles en provenance des acheteurs ( Pour les créations d'articles), et au retour, nous classions les fiches signalétiques et nous portions, celles destinées aux rayons, au service courrier. Pour ces classements, j’avais commandé et distribué une centaine de classeurs non seulement aux secrétariats de rayons de Rivoli mais aussi dans tous les bureaux d’achats des magasins.
Sur instruction de la Direction, il m’avait été demandé de mettre en place le principe du réassort automatique, principe qui consistait à rééditer automatiquement un réassort dans le cas où la quantité demandée par le rayon n’avait pas été fournie par la réserve, intégralement ou partiellement.
C’était à mon avis mettre en place une machine infernale car j’avais constaté que les magasins sans connaissance de la réalité du stock, envoyaient des réassorts à l’aveugle. S’ajoutait, qu’informés d’un arrivage en réserve, certains siphonnaient la totalité du stock au détriment du petit copain qui passait derrière."
(Est-ce possible ?🤣 et oui, à l'époque, c'était de bonne guerre!)
"Malgré mes observations, j’ai reçu l’ordre de mettre la machine infernale en marche. Ce que je fis.
Après son passage en réserve, chaque réassort saisi par l’informatique pour débiter le rayon de la quantité fournie, générait un nouveau ORO pour les lignes qui n’avaient pas été fournies intégralement par les réserves.
Chaque réassorti pouvait ainsi générer des dizaines d’autres à l’image de ce pauvre Mickey dans l’Apprenti Sorcier, la musique de Paul Ducas en moins. L’informatique s’était transformée en une grande imprimerie avec un centre de tri rapidement débordé.
L’affaire dura une quinzaine de jours jusqu’à ce que j’entraine mon supérieur hiérarchique dans les couloirs de l’informatique pour constater l’encombrement de ses couloirs de cartons prêts à la distribution et bloqués depuis 2 jours sur ma demande pour faire impression (mot pris dans tout son sens). C’est mon ami Gérard de C. qui me remplaça un peu plus tard... "
Sélection d’un reportage d’Antoine Eminian où nous revivons parfaitement le travail et l’ambiance de ce bureau.
Le " Service des Stocks " dirigé par Gérard de C….. était divisé en deux entités distinctes, le Contrôle Factures et le BDN.
Revenons un instant sur le Contrôle Factures, archétype du service administratif d’une époque totalement oubliée de nos jours et qui ne connaissait pas l’informatique.
C’est quand je me remémore d’avoir connu ces temps d’avant l’informatique – comme on dirait avant JC – que je mesure combien j’ai vieilli et comme le temps est passé à une vitesse hallucinante.
Cette entité était dirigée par Mme V qui régnait sur une population d’une trentaine de jeunes femmes, chargées de vérifier la conformité des factures reçues.
Le travail était entièrement fait à la main bien entendu, les calculs effectués avec d’antiques calculatrices mécaniques en métal vert, à manivelle !
L’implantation des bureaux me rappelait mes salles de classe encore récentes dans mon esprit, Mme V, petite femme lunettée et sévère à son bureau, face à quatre rangées de bureaux regroupés par deux et les uns derrière les autres.
Juste devant elle, ses trois adjointes, femmes de sa génération, Mme H…. agitée de tics nerveux et toujours en suées, Mme M…., chignon gris, toujours souriante et agréable et une autre dame, Mireille dont l’expression favorite et gouailleuse quand elle avait un problème ardu à résoudre, était d’avoir à « démêler des queues de singes » qui ne manquait pas de faire rire toute la salle ! Comme à l’école, Mme V devait ramener le calme par des « Mesdames ! Mesdames ! », qui en général calmait les ardeurs buissonnières
Lorsque j’ai intégré, le BDN, mot mystérieux sonnant comme KGB ou SDN, signifiant tout simplement Bureau Des Nomenclatures, car figurez-vous qu’entre-temps, un service informatique venait de voir le jour au BHV.
Si l’informatique est sensée réduire les éditions de papiers, pour être franc, tout au long de ma carrière j’ai souvent entendu ce credo mais rarement vu ses applications, et des papiers, en cette période pionnière il y en avait !
Nous ne faisions que ça, trier et distribuer des tonnes de documents édités par l’informatique. La nomenclature articles, quelle affaire !
Chaque article, codifié et complété de ses attributs, libellés et prix, était édité sur une fiche de papier regroupant six articles par page, page de format paysage 30x10cm (grosso modo) perforée.
Ces documents édités en double exemplaire nous parvenaient par le courrier interne, un exemplaire devait être distribué aux rayons, un autre restait en notre possession et nous devions le ranger dans les classeurs prévus pour. Notre service archivait donc, l’ensemble de la nomenclature, des milliers de pages qui devaient être échangées à chaque création, modification, suppression d’un article par l’Acheteur, c'est-à-dire chaque jour !
Un boulot de dingue qui dans la pratique ne servait pas à grand-chose, car si chez nous certains s’appliquaient à classer méthodiquement ces fiches, d’autres s’en moquaient totalement, auxquels s’ajoutaient les erreurs bien pardonnables, ce qui aboutissait à un archivage peu fiable auquel nous n’avions jamais recours, par ailleurs.
Autres documents, les ORO ou Ordre de Réassort Orange.
Un document édité sur du papier orange, of course, dont chaque feuille avait une souche carbonée, qui servait au magasin à formuler sa demande de marchandise auprès de l’entrepôt.
Sur les feuilles, la liste des articles du rayon, on y inscrivait la quantité demandée et les exemplaires accompagnaient la camelote en transit. Là encore, des cartons pleins de papiers, que nous distribuions aux rayons, avec notre petit chariot qu’on promenait dans les couloirs du septième étage, jusqu’aux cases du courrier situées dans les bureaux des Chefs de groupe.
Après notre passage, les cases débordaient de toute part et les secrétaires montées des rayons pour ramasser leur courrier, faisaient des tronches d’enterrement devant ces charges qu’elles devaient rapatrier dans leurs locaux.
Le bruit de notre chariot dans le couloir, doit être resté dans la mémoire des témoins de l’époque. Cette tâche de tri, pénible et sans intérêt n’était qu’une partie de mon boulot, heureusement!
Mais comment se passait l'encaissement ?
Et maintenant, Georges Ehleringer, est venu nous éclairer sur l’encaissement de l’époque :
"Dans les années 60 et ceux jusqu’en 1977...
Ce sont les vendeurs/euses qui enregistraient les ventes sur une machine enregistreuse. Chaque vendeur/euse avait sa propre machine, un ticket en deux parties était édité, ce ticket était d’une couleur spécifique à son rayon.
Le client présentait ce ticket à la caissière qui validait le paiement à l’aide d’une perforeuse « les perforeuses avaient un n° à trois chiffres spécifique pour chaque caissière».
La caissière remettait la moitié du ticket au client qui le redonnait au vendeur/euse en échange de la marchandise. L’autre moitié était conservée en caisse.
Lorsque la caissière rassemblait ses éléments de la journée dans son sac de caisse, avec les espèces, se trouvaient l’enveloppe avec les chèques et les feuillets Carte Bleue qui avait été créé par une machine surnommé « le fer à repasser »
La recette de la caissière était vérifiée en caisse centrale par le rapprochement des paiements et du montant des tickets.
La recette vendeur était calculée grâce à la relève machine et le rapprochement des tickets, c’était le contrôle des ventes qui effectuait ces taches.
Le rapprochement des recettes caisse et des recettes vendeurs était fait au service comptabilité : Le bureau du Contrôle, qui se trouvait au 14 rue du Temple, dirigeait par Monsieur Q.
Le client n’avait aucun reçu, c’était le sac BHV qui justifiait le paiement.
Il arrivait que des petits malins imitent la perforation du ticket, ils se servaient d’un ticket normalement perforé et à l’aide d’une aiguille reproduisaient la perforation. Si le vendeur n’était pas attentif « cette imitation était souvent grossière », il remettait à tort, la marchandise non acquittée.
(Il faut dire que les inspecteurs "La Spéciale" étaient leur surnom, arrêtaient souvent des clients malveillants)
Les ventes flash nécessitaient une organisation spéciale : les caisses enregistreuses ne savaient pas calculer une remise,
Le contrôle des ventes installait dans le rayon concerné des rouleaux de tickets de couleur rose, ce qui indiquait aux caissières que celui-ci bénéficiait d’une remise qu’elle calculait manuellement.
Voilà le BHV d'hier !.... Merci à tous ceux qui participent à ces souvenirs!
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°89 l'année 1965/ 2e partie
Les entrepôts de la SME à IVRY( Société de Magasinage et d’Expédition :
Le directeur est Roger Staffe et le sous directeur Georges Defer
Détruits pendant la guerre, nous en avons déjà parlé, les entrepôts ont commencé leur reconstruction depuis trois ans ; Sur un terrain de 60 000m² l’ensemble des 5 bâtiments et du bâtiment administratif représentent 30 000m² au sol et 105 000m² de plancher. (On se souviendra que la Samaritaine, nous avait fait un peu de place pour stocker, après les bombardements.)
Voici un plan de 1981.
Un tunnel souterrain et une passerelle rejoignant le Bâtiment : « Ivry 4 », seront construits au début des années 70.
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Ces entrepôts sont conçus dans un esprit de grande sécurité (Système incendie, porte coupe-feu...). Tout est pensé pour la plus grande praticité. Un ensemble de rampes permet aux chariots de monter à tous les niveaux (3 à 5) complétés de monte-charges.
La réception de marchandise est faite sur le quai de réception. Le transporteur décharge sa marchandise, on établit la fiche d’arrivage et on contrôle le nombre de colis et d’une manière aléatoire, la qualité de certains colis. Entre 40 et 55 000 fiches d’arrivage par an.
Le Magasinage
Le Magasinage ou organisation et activités des diverses réserves.
On compte 6 réserves sur site et un autre lieu réception et réserve pour le gros-ménager à Pantin. (Qui déménagera à Alfortville en 1972)
Vous souvenez-vous des réserves ;
-36P au RDC et au 1 er étage avec le rayon Bâtiment, qui était très musclé à l’époque : fenêtres, portes, portes d’entrée, escalier, ferronnerie, évier, sous-évier, carrelage, carreaux décoratif, Panolac, Formica, Polyrey revêtement plastique décoratif et plaques de plafond déco de type Robex, sans oublier, les gouttières plastique Nicoll, le bois, avec toutes ses essences. On y a connu Monsieur Renaud, puis Michel Leblanc
- 53S avec le jouet et le lourd des Bonnes Affaires, on de souvient de Madame David.
- 56S avec le bricolage, jardinage, Quincaillerie, quincaillerie d’ameublement... avec Monsieur Baguet
- 57P au 3e niveau gérée par Monsieur Journeau, avec les Bonnes affaires légères, le Ménage, la droguerie, le ménage, le Petit électroménager,
Enfin la 37X avec Monsieur Yaguez et le gros électroménager à Pantin et qui déménagera sur Alfortville en 1972. Pantin était pratique car la réserve était le long des rails SNCF et le gros Ménager arrivait d’Italie, d’Espagne et de France, en grande partie par le rail.
Au niveau des réserves :
La marchandise est contrôlée par rapport au bordereau de livraison et au bon de commande. Régulièrement, on établira des litiges : « Les non-conformes » qu’il faudra traiter selon le souhait de la cellule achat. Ce sera un retour au fournisseur, une régularisation ou autre...
La réserve déclarera les entrées sur un logiciel informatique. La marchandise sera casée, rangée dans des sous-pentes. Des employés pourront alors préparer les réassorts ou appliquer les débits pour des livraisons aux clients.
Les chefs de réserve signalaient les stocks morts, souvent oubliés aux acheteurs.
Le service des Livraisons
Le service Livraison venait chercher les produits de réassortiment à livrer, aux divers magasins BHV.
Une dizaine de tracteurs attelaient des remorques (une quarantaine) qui attendaient d’être remplies pour expédier les réassorts dans les magasins. Le tracteur arrivé, au magasin, repartait avec une remorque dit « Vide », qui comprenait les déchets pour le four et les chariots vides.
Cependant, combien de produits ont été sauvés du four !...(voir les photos déchetterie plus bas)
Ce service "Livraisons" a aussi pour mission : les livraisons à la clientèle.
je n'ai hélas que des photos des années 55-60
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Le BHV loue alors des camions avec chauffeur,(40 à 50) sans livreur à des entreprises de transport (Les livreurs étaient fournis par l’entrepôt) et aussi une dizaine de camions avec chauffeurs-livreurs d’artisans.
Le service Expédition Province se chargera d’envoyer la marchandise aux magasins et aussi d’expédier les commandes à livrer aux clients-Province.
Le four et la déchetterie
Nous reparlerons de l'évolution d'Ivry, la vente sur entrepôt...plus tardivement.
Enfin en cette année 1965, fonctionne Zébulon!
Nous avons vu en 1957 l’arrivée de Bruno Lussato, créateur de « Zébulon » ! Encore une réussite du BHV, toujours précurseur!
Un chariot de manutention électronique télé-programmé, avançant tout seul dans Ivry et capable de fonctionner sur 2 niveaux. Des ingénieurs du monde entier venaient visiter les entrepôts pour découvrir ce fabuleux tracteur capable de s’arrêter devant un obstacle.
Cet homme prodigieux : Bruno Lussato, inventa ce projet plein d’audace et fit avancer à grand pas la gestion de l’Entrepôt.
« En 1965, j’ai créé le premier Zébulon, mes robots ont connus un succès énorme : j’étais fasciné par la technologie. Si quelqu’un m’avait démontré que mon Zébulon couterait plus cher que les hommes pour conduire les tracteurs, j’en aurais été navré, profondément affecté. »
Zébulon était filoguidé c'est-à-dire qu’il était suivi et guidé par un fil noyé dans le sol. Sa programmation c'est-à-dire sa destination finale était faite à partir du tableau de bord du tracteur.
Sa vie à l’entrepôt fut relativement courte car il portait en germe dans son principe 2 handicaps majeurs : conçu au départ, pour circuler sur un seul niveau, on lui demandait de franchir des rampes à la montée et à la descente. Un convoi trop chargé stoppait le tracteur à la montée et à la descente les roulants trop lourds se mettaient en accordéon derrière lui et le faisaient dérailler.
Son autre handicap était qu’il se mettait en concurrence avec la confrérie des caristes dont il été chargé de diminuer les effectifs.
Au rez-de-chaussée de l’entrepôt, avait été aménagé un centre de contrôle qui permettait de suivre le trafic des tracteurs dans l’entrepôt sur un tableau pourvu de petites lampes vertes correspondant aux différentes sections du circuit. Elles se mettaient à clignoter dès qu’un incident se manifestait sur le circuit : déraillement sur une rampe dû à des roulants accordéonistes, arrêt devant un obstacle malencontreusement placé sur son trajet, soupentes arrachées par un chargement débordant.
Il y a des jours où ce tableau se transformait en arbre de Noël.
En fin de compte ces handicaps ont eu raison du système. Il a fallu ranger le petit train qui avait promené tant de personnes pour sa promotion.
Citation de Bruno Lussato
« Pendant ce temps là l'innovation, la vraie était en marche au BHV. On mit en place les tracteurs électroniques, télé programmés, les Zébulons, et surtout des paradigmes novateurs, comme la répartition analogique des stocks, et les graphes de cheminement à plusieurs niveaux, composés comme une partition d'orchestre et qui permettaient de contrôler les flux les plus complexes... »
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°88 l'année 1965/ 1ere partie
Dans le monde :
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La Grande-Bretagne pleure le décès de Sir Winston Churchill,.
Après une carrière remarquable, il fut 1er ministre en 1940, où il organise la résistance britannique. Il restera 1er ministre de 1951 à 1955.
France-Italie
A Chamonix : Inauguration du tunnel sous le Mont Blanc en août, après six ans de travaux (23 morts et de nombreux blessés)
Social :
En France : Révolution matrimoniale !
Le 1er juillet 1965, la loi autorise enfin aux femmes mariées de gérer leur argent sans l’accord du mari. Elles peuvent ouvrir un compte bancaire.
Elles peuvent travailler sans l’autorisation de leur mari ! (Loi du 13 juillet)
On compte 97 000 bacheliers pour 62 500 en 1960.
Dans les années 1965-70 on assiste au développement des sports d’hiver.
Commerce nouveautés
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La mode se raccourcit. Lancement de la mini-jupe ! (Créée par la styliste anglaise Mary Quant).
Lorsque le couturier Courrèges lance sa nouvelle collection avec mini jupe, c’est un franc succès ! La conséquence fut l’abandon du porte-jarretelles et le lancement des collants.
Création du Kway.
Arts ménagers :
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1965 voit le développement du gros électroménager et une forte demande chez les consommateurs, principalement le Congélateur coffre.
La marque Brandt était une marque leader.
7 000 lave-vaisselle sont vendus en France !
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Lancement des produits Primagel, Vivagel dans les épiceries.
Sortie de Cif de Lever
Essoreuse à salade Triumph de chez Fouineteau
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(La Moulinex à manivelle ne sortira qu’en 1971)
Politique
Le président Charles De Gaulle est réélu avec 55% des suffrages exprimés.
(François Mittérand : 45%)
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Sciences
Le premier satellite Français est mis en orbite et place la France : 3e puissance spatiale.
Religion :
C’est la fin du Concile œcuménique Vatican II. Désormais la messe ser dite dans la langue du pays. Le Tu sera adopté pour parler à Dieu. L’église se positionne sur la famille, le divorce, le contrôle des naissances. On voit le retour des prêtres ouvriers qui avaient été supprimés par PieXII.
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7e Art :
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On regarde Zorba le Grec avec Antony Quinn ou Un Homme et une Femme de Claude Lelouch
Chanson :
Gilbert Bécaud remporte un grand succès avec l’Orange...Tandis que l’humoriste Fernand Raynaud se donne en spectacle avec : le cantonnier heureux, c’est le plombier etc..
BHV :
Une publicité méconnue, avec les deux magasins ouverts : Rivoli et Flandre sous l'icone BHV
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Deux expositions qui seront étonnantes :
La Chine : du 9 février au 6 mars, 1000 m² (Ca : 1 470 000) excellente contribution.
Le Japon pour la 4e fois, du 23 octobre au 13 novembre sur 880 m² (Ca : 1 421 000 NF)
Le BHV innove en proposant des formules CREDIT.
Début des grands travaux à Rivoli avec le comblement de la verrière centrale.
A suivre BHV : 1965 partie 2: Les entrepôts d'Ivry
Une autre manière de voir le BHV en 1965
(Une réclamation d’un client, d'un genre un peu différent de tout ce que nous aurions pu imaginer ou recevoir jusqu'alors.) Le courrier est du 03/12/1965, l'auteur :
Pierre Bosser, Pianiste-Auteur-Compositeur, a écrit cette chanson !
Bazar de l’Hôtel de ville (Sur l’air « les gars de la marine ») pour ceux qui voudraient le chanter !
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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°87 Promotions BHV de 1964 vers 1965
"Les affaires d'or", une idée de réclames en cette période1964- 1965, où un tract de deux pages bicolores était édité, chaque semaine avec des produits à prix étonnants.
Il est amusant de découvrir certains produits ou certaines remises non arrondies de 16%, 22% ou 26%. On a appris depuis !
Nous découvrons les rappels : pour le parking (Pont-Marie), rue Geoffroy Lannier, pour la nocturne et aussi pour certains services, comme la Sécurité Sociale au 1er étage.
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Découvrons ensemble quelques secteurs.
Alors que le BHV est en plein agrandissement, sur cette période charnière 1964-1965, le ménage, l'électrodomestique (terme de l'époque) passèrent du Rez-de Chaussée au 3 e étage.
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Nos amis du Bricolage vont être contents !
Vous serez sans doute surpris... par l'eau chaude sans installation!
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Toujours au sous sol du magasin : Le chauffage, l'âtrerie et les balbutiements des barbecues.
les rayons Optique, Photos ,Disques se situaient au 2e étage.
Les plus jeunes s'étonneront des ranges-disques vinyl.
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On se doit de parler du grand développement des textiles synthétiques, sans repassage, tant en ameublement qu'en vêtements de la personne.
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L'ameublement avec une table de cuisine vendue 3e étage. Une armoire au 5 e étage et un fauteuil vendu avec la Literie au 4e étage.
Enfin des objets qui nous rappellent des rayons disparus : Pêche-Chasse, Accastillage.
Ce caban prévu pour faire du bateau; le fanal et l'ensemble cannes à pêche! Enfin...un beau fusil pour les chasseurs.
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Au 2e étage, le rayon voyage proposait : cet "attaché-case", qui eut un succès fou!
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Pour le jouet installé au 1er étage... Il y a mieux !😏
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On se retrouve bientôt pour développer 1965.
🐣🐤Bon week-end de pâques !🐰🐇
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