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Le blog du Réseau Bazar BHV

bhv d'hier

Les Mémoires de l’US BHV par Jean-Pierre Franssens 2/6

17 Mai 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Franssens JP BlogRetrouvons Jean-Pierre!

Au BHV, l’Union sportive fut créée en 1920.

Elle fut déclarée auprès du ministère de la guerre sous le numéro d’immatriculation 12.732 (et elle obtint ultérieurement, en 1954, l’agrément du gouvernement sous le numéro d’immatriculation 13.079). Le siège de l’US BHV, se situait, l’année de sa fondation, au 1 rue des Archives.

Article 1er des statuts : « Il est fondé à Paris, aux grands Magasins du Bazar de l’Hôtel de Ville, une société sportive qui prend le titre d’UNION SPORTIVE DU BAZAR DE L’HOTEL DE VILLE.  Le but de cette société est de pratiquer les exercices physiques et de préparation militaire et d’entretenir avec les employés des relations d’amitié et de bonne camaraderie.                                                                          

Les sociétaires de l’US BHV, devaient pratiquer les sports sous les couleurs de leur magasin. Il était ainsi stipulé dans l’article 21 que : « Les couleurs de la société sont vert et blanc. » 

US BHV 006

Pour le plaisir :

 *Col dur est une expression ancienne désignant un vendeur BHV.     

US BHV 008

 D’après des paroles d’Aimé Calandri   « Dans les années 1920, les coureurs du Tour possédaient 2 vitesses et pas de dérailleur. Une roue libre (1 pignon) de chaque côté de la roue arrière. Pour changer en montagne ou en plat, ils retournaient la roue. Dans les années 1930 on connaît la première génération du dérailleur 3 vitesses «  Super champion » monté sur le vélo d’Aimé (photo) qui a fait les brevets 1999 avec. Son maillot « vert et blanc » est celui des années1960.    

Merci de nous rappeler cette période où le cyclisme était un Véritable sport!

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Les Mémoires de l’US BHV par Jean-Pierre Franssens 1/6

12 Mai 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous avons la chance d'avoir Jean-Pierre Franssens dans notre réseau. Bon sportif, bon esprit, c'est avec plaisir que nous allons pouvoir suivre pendant quelques semaines l'histoire du BHV sur le plan de l'union sportive. Inédit! c'est extraordinaire!

Franssens-JP-Blog.JPGJe viens vous parler de l’US BHV en me référant aux extraits du Mémoire de Jean Damien Leveau : « L’œuvre sociale et artistique des Grands Magasins parisiens dans les années 1920-1930 » élaboré à travers les archives de l’US BHV qui, d’après notre jeune étudiant n’avait jamais été ouvertes auparavant.

us jean damienCe travail de recherches   de JD Leveau fut présenté en juin 2001 à l’Université Paris IV-Sorbonne.

US BHV 005

POURQUOI LE SPORT et L’UNION SPORTIVE :

La puissance et la forme physique ont été des notions très utilisées au cours des années vingt, mais surtout au cours des années 30 dans les pays européens….qui s’en serviront comme instrument de démonstration de force pour leurs différents régimes politiques.

En France le sport revêtait alors une dimension militaro politique.

 En 1920, on pouvait lire….dans un préambule de projet de loi sur l‘organisation et la création d’un office de l’Education Physique et des Sports : « La nécessité d’une unité de direction dans l’organisation d’un service qui est d’un intérêt vital pour l’avenir du pays et de la race a retenu l’attention du gouvernement » 

Anecdote « amusante »par Jean-Pierre Franssens :

Ce projet a été présenté au nom du Président de la République Monsieur Paul Deschanel élu le 17 janvier 1920. Or le 23 mai, au Nord-Ouest de Montargis, il tombe du train, en pyjama. Somnambulisme…. ?. La garde barrière qui l’a recueilli a dit « j’avais bien vu que c’était un Monsieur,…il avait les pieds propres ». Toujours est-il qu’il démissionne en septembre 1920 et se fait interner lui-même en maison de repos.

C’est durant son cours passage à la présidence que cet esprit Sport était lancé.

 

En 1931 un rapport remis au gouvernement donnait l’occasion de lire les propos suivants : « Messieurs, la vitalité de notre race est menacée à la fois par une crise de quantité et par une crise de qualité (….) pour sauver la race française, il est nécessaire de la défendre et de la régénérer par la culture physique. »                                                                                                                                

La pratique du sport apparaissait comme une chose déterminante, stratégique : On préparait ainsi des hommes et des jeunes gens pour un avenir que l’on savait guerrier. On fit tout pour favoriser l’apparition de ligues et d’unions sportives. A cette époque, les grands magasins avaient déjà créé des structures sportives pour leur personnel.

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Il était une fois l’US B H V …. Par Aimé Calandri

6 Mai 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous allons retrouver Aimé Calandri et Jean-Pierre Franssens pendant quelques temps qui vont nous faire revivre la grande aventure de l'US BHV.

Au jourd'hui c'est Aimé  qui nous conte .... Presqu'un siècle s'est écoulé:

Aimé CalandriLa création de l’union sportive remonte aux années Vingt….

A cette époque, les hommes oubliant les affres de la Grande Guerre ressentirent à nouveau  le besoin d’activités physiques.

 Les entreprises, et plus particulièrement les « grands magasins » organisèrent des manifestations sportives qui outre le bien être apporté à leur  personnel, renforçaient l’esprit d’équipe sur le plan professionnel.

 Au BHV différentes sections virent le jour avec l’athlétisme facile à pratiquer en tout lieu.

Conduits  par P. Cotanze nos sociétaires se distinguèrent sur les tours de pistes  ou le cross-country en réalisant de belles performances notamment dans le célèbre Cross du Figaro au Bois de Boulogne.

 Mais notre entreprise ne possédait aucune installation (infrastructure ?) contrairement au Bon Marché propriétaire d’un stade  à Wissous comprenant ; un terrain de football, une piste d’athlétisme, des courts de tennis, et un club house !

Chez nous la gymnastique se pratiquait dans les cours intérieures …

 Le football attirait un grand nombre de participants, d’autant plus que venait de se créer « l’inter magasins sports » qui organisait un championnat ….

Mais alors pas question de « taper la balle » sur le parvis de l’hôtel de ville ! Il fallait un terrain ou à défaut des pelouses et les plus proches se trouvaient au Bois de Vincennes où  il fallait délimiter l’espace de jeu et apporter les buts.

Mr Bouilly (que les anciens ont connu au jardinage) m’a raconté que les joueurs transportaient les poteaux sur leur dos  ce qui leur tenait lieu « d’échauffement » à l’aller et  de « décrassage » lors du retour

Une Epopée Héroïque vous dis-je !!!!

 L’obtention de terrains et gymnases fut toujours une préoccupation majeure pour les dirigeants de l’U.S, d’autant plus que les activités se multiplièrent rapidement.

 A l’orée des années cinquante, une mutation majeure apparu : la « pub » remplaça la  « réclame » et de nouveaux supports virent le jour…

Quelques visionnaires, dont Gérard Boulot (alors président de l’U.S) conseillé par son ami Jacques Godet (patron de tour de France) supputèrent que le sport allait devenir vecteur de la publicité.

Mais les fédérations sportives s’opposaient à ce que les maillots affichent de la Pub.

Le duo précité contourna la difficulté : le nom de l’entreprise était prohibé mais pas celui du club corporatif…

B H V  pouvait figurer bien en évidence en lettres blanches sur maillot vert !!!

Vélo Bhv 900 Calandri Un des premiers à l’arborer fut un cycliste nommé Lucien Tartrat   Il faisait vibrer les spectateurs lorsque dans un style particulier il « plongeait » du haut du virage pour « empocher la  mise » !!!!

Cet homme habitait Alfortville et travaillait à l'entrepôt d'Ivry. Nous en gardons un bon souvenir.

 

Aimé Victorieux 1954

    Aimé Vainqueur en 1954

                                                                                                        A suivre

 

 

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Mémoire du BHV, 1966 lettre conseil d'une cliente

12 Avril 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Curieuse lettre d’une cliente qui donne des conseils à un acheteur !

 Merci Jean Delefosse pour ce souvenir !

 1er juin 1966

 "Monsieur Le Directeur,

Je suis allé voir Monsieur D.. au rayon Meubles au 5éme étage. J’ai constaté qu’il perdait ses cheveux à la suite d’eczéma. Je me permets de lui donner l’adresse d’une Doctoresse soignant les maladies de la peau. Ne tardez pas.

Voici son adresse : N… Docteur Médecin, rue Galilée 8é, tel ELY 25 64. Elle est très honnête, j’ai eu un petit ennui en 1944 à la suite d’une décoloration à 30 volumes faite par le coiffeur Fernand A… 5 rue du Cirque paris 8eme à la suite d’une teinture. J’ai failli perdre la vue, en quittant F.A., après l’avoir fait constater par le directeur. Il m’a dit d’aller voir ce docteur, notre assurance vous remboursera.

J’ai eu la chance de trouver le docteur N…un samedi veille de Pentecôte. Elle m’a conseillé comme shampooing un jaune d’œuf et ensuite une crème à la lanoline. En 1944, il n’y avait pas de lanoline. Docteur N… m’a remis un échantillon de Lanoline. J’ai exécuté son ordonnance en rentrant chez moi. Toutes les douleurs sont disparues immédiatement.

J’espère que Monsieur D… me comprendra et ne jugera pas cette lettre comme une indiscrétion…..

Recevez, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.

 Mademoiselle ML P   "

Blog Lettre cliente Dupont p1 Blog Lettre cliente Dupont p2 -       

Vous imaginez ce courrier en 2013?!  

 Il est vrai que la chevelure a toujours été un sujet important, comme cette publicité de 1940 en témoigne.  Mais de mémoire, les préparations magiques n'ont pas eu d'effet sur notre collègue et acheteur.

Pub 1940   

Racontez-nous vos anecdotes, ce sera un plaisir de les partager. 

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Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....4/4

6 Avril 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 Voici le dernier épisode de notre client Monsieur Grandjean et il va nous manquer, on s'habitue!...C'est bien écrit, le style est réaliste et spontané. 

1974

Mes visites au BHV étaient maintenant bien régulières. Chaque samedi, ou peu s'en faut, direction, le Drug'B. C'était devenu ma base, ma maison. Après le repas, fouiner dans les livres, les disques, avant de rentrer. Eviter la foule de ce jour-là était facile : il suffisait de manger tôt, dès l'ouverture de la cafétéria. C'est ainsi que je trouvais mes trésors ! Dès qu'il y avait trop de monde, allez, zou !, dehors : Je n'aime pas la foule. Le rayon photo, lui aussi, me vit souvent. Il était placé juste devant les premiers téléviseurs, avant les bacs à disques… Je le dévaliserai pas mal, lors de la préparation du voyage en Islande, tant pour les pellicules que pour les films, la caméra… Le gars de la photo apprécia, lorsque je le prévins : attention à la rupture de stock, j'arrive !

 

1975

Samedi midi, seul ou avec Pierre, je faisais visite au Drug'B, cette si sympathique cafétéria de style Western du BHV. J'y avais pris la carte d'abonnement, rouge et noire. Un repas = un ticket gris, à coller. Carte pleine = repas gratuit ! J'en usais pas mal, de ces cartes, au fil des années ! Repas de bonne heure, pour éviter la foule, suivi d'un long séjour parmi les livres et les disques, avant que de rentrer, vers 13-14 heures…

Carte Fidélité 1

Carte fidélité 2

      La carte de fidélité du Drug'B en 1975

 

A Arnouville, le champ du Croult vers Bonneuil, et bien sûr, le Rond-Point du Christ. Dans mon cerveau, la statue était toujours là, sur la grande croix marron, telle que je l'avais vue jadis. A la place, une pub dissimulait l'arrière du BHV et des autres magasins du centre commercial, à savoir, dans l'ordre, le restaurant vietnamien, celui de tissu, le passage voûté, la pharmacie, le Conforama… 

L'anneau

Le même lieu en mars 1976, avec le BHV peu visible, sur la gauche, mais avec l'anneau, couvert de matériel de camping;et au fond, un concurrent, Conforama

 

La fin

… Las, la bonne époque prendra fin dans les années 85, suite aux attentats terroristes, et aux vols, de plus en plus fréquents, car le quartier se détériorait…

   Ainsi,

 - les attentats à la bombe, à Rivoli, le 26 juin 1978, puis le 12 décembre, menèrent à la fermeture de la terrasse du Drug'B, où il était si agréable de manger et prendre le café, devant le parking et, au loin, les champs et les pistes du Bourget. De plus, presque toutes les portes de verre du magasin devinrent closes, elles aussi : il fallait entrer par une seule !

 - vers 85-86, la caisse centrale, ainsi que les petites caisses par rayon, furent remplacées par une ligne de caisses, comme dans les hypermarchés. Ce qui obligeait désormais à faire la queue, et devint fort ennuyeux, moins pratique ! Exemple, pour les photos, il fallait faire trois fois la queue : une pour donner le talon et qu'on prépare le paquet, une pour payer, et une ensuite pour aller chercher lesdites photos ! Ce qui fit qu'on oublia le rayon photos !!

 - le coup de grâce fut, toujours à cause de ce que les commerciaux nomment la démarque inconnue, lorsque le rayon disque migra, vers 87, dans un simple carré, avec portillon. Du coup, moins de choix, moins de conseils. Le "BH" devenait un simple hyper… Eh oui ! Le BHV, avant de devoir fermer, perdait son âme, peu à peu…

 Je compte sur vous tous pour m'aider, en rassemblant vos souvenirs à m'écrire quelques lignes!

Merci encore Monsieur, pour votre récit.

 

 

 

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Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....3/4

2 Avril 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Retrouvons notre client pour la suite de son étonnant récit

Le Drug'B

Traversant les livres et les disques, on arrivait enfin à la troisième partie du magasin. De là, on n'avait pas accès à l'arrière. Le devant, c'était le Drug'B, et la cafétéria. Qu'on prononçait d'ailleurs cafétéria... Le Drug'B était de style Western, avec des chaises en bois sculptées, des tables de bois sombre, et des panneaux coupant la salle, en lattes semblables...

   Pour aller déjeuner, on suivait la file. Sur la gauche, le long d'un mur d'images, par des vitrines présentant des "beaux livres". On prenait les plateaux, devant, et la file tournait à droite, longeant les cuisines. Plateaux, pains, et couverts; puis, gondoles avec les entrées; la commande des plats; les desserts, les verres. L'eau et le vin étaient aussi à l'entrée, avec les boissons. La caissière était tout au bout, avec une grosse machine enregistreuse vert foncé.

   La caisse ici était tenue par une grande femme sévère, une brune à petites boucles, la quarantaine. Parmi les filles qui servaient et mettaient les produits, une toute jeune, coupée court, le visage souriant. Longeant la file, on voyait le cuistot, un petit râblé avec toque, petit nez souriant, petite voix grave, et grand sourire... Et puis un gros noir affable, qui riait tout le temps... Tous forts sympathiques, d'ailleurs. On finit vite par se connaître, et se saluer...

   Après la caisse, le long du mur de droite, on trouvait le comptoir du café, comme dans un vrai café. Mais là, que du café, du thé, et semblables ! . Devant, quelques petites tables, et aussi des chaises "trépieds", hautes... Le comptoir repartait ensuite sur la gauche, pour finir sur le mur. C'était là que se tenaient les piliers ! Entre autres, un grand Gitan moustachu... La serveuse du café était spécialisée : une petite vieille parfois grincheuse, la cinquantaine aux cheveux gris... Plus loin, on arrivait vite à la première des deux grandes portes vitrées. Juste avant, deux flippers clignotaient...

 On pouvait déjeuner dehors, quelques tables accueillaient nos plateaux. Sur le devant de la cafét', on pouvait, aux beaux jours, grignoter en regardant le parking, un peu en contre-bas, puis les champs, derrière la haie de peupliers des bords du Croult… Au fond, le terrain du Bourget, tout au loin, avec quelques gentils avions qui passaient… C'était chouette !

 

A l'étage

L'étage était différent. C'était, dans la première partie du magasin, comme une simple mezzanine. Seules les parties de droite étaient complètes. La mezzanine commençait par des petits box, partant du mur de gauche : zones clients, prêts, réclamations, etc... La partie devant les escalateurs donnait à gauche sur les papiers peints, devant puis à droite vers plomberie et peinture, non plus de loisir, mais pour la maison et le jardin.

 Tout à droite, on avait trois rangées de gondoles : une pour la voiture, une pour les gros outils, perceuses et autres, puis les scies, sur le mur... Ensuite, desservies par une allée centrale remontant vers le mur du parking, le tout sans aucune fenêtre, les outils, les clous, les vis. Tandis qu'à droite, le long du "vide" de la mezzanine, étaient disposés les meubles en kit, les portes, les étagères.

Après, c'était la passementerie, le bois, les carrelages... On arrivait au fond. Dans le coin gauche, les baguettes et les planches. Au milieu, un comptoir, et, dans un carré protégé, la machine pour la découpe du bois. Ici aussi, c'était très complet, et le personnel, aimable et compétent.

 La télé, et autres achats

Depuis quelques temps, l'image de la télé se mettait à sauter, et les coups sur le poste, ou les changements d'orientation de l'antenne intérieure n'y faisaient rien ! Souvent même, l'image se dédoublait ! M'enfin !?

Je passais au BHV, pour avoir une explication. Le vendeur du rayon TV, un grand mince, me parla d'ondes trop puissantes, de saturation... Et aussi des interférences, dues aux grues de la Tour Montparnasse, alors en construction ! Pour démonstration, il retira le câble antenne de l'une des télés du mur d'images. Elle fonctionna presque pareil, sans antenne : il tenait le câble en bout de bras, et jouait de l'orientation. Il fallait un "atténuateur". J'achetai donc ce petit appareil rouge, cylindrique et crénelé, sorte de tube caoutchouté.

 … Du coup, quelques années plus tard, je prendrai au "BH" tout mon matériel : télé, radio, aspirateur, machine à laver, et même ce joli tableau représentant une petite fille sur fond bleu avec étoiles et prairie en fleurs… Qu'est-ce que je pourrai acheter ici ! Et les livres, et les disques ! Ce que j'appréciais bien, c'était aussi l'éventail des produits : les bouquins de science, d'histoire, de philo ou de littérature, pas celle des "bons halls de gare" ! Quant aux disques, le présentoir du kiosque regorgeait de classiques : plus de la moitié de ce que j'ai vient de chez eux ! Et pas seulement les grands, les plus connus : j'y trouvais la musique médiévale, Renaissance, Baroque… Bien, bien… Idem pour la variété, pas que les grands; et la vendeuse était si compétente ! A une époque, j'y retrouvais même Joelle, une ancienne voisine ! Pour la maison, ce seront nos lits, nos fauteuils… Les valises, pas mal de produits d'entretien, l'aspirateur, le petit chauffage d'appoint, la machine à laver… Leur marque, Nogamatic… Et chaque hiver, le sapin…

Vue-Generale-Garges1.jpg

 

Le BHV Garges, en 1972 : le BHV est à gauche; au fond, un hyper, Mammouth

 

      Imaginez que d'autres clients... nous content aussi bien la mémoire du BHV!...

A suivre....

 

A suivre....

 

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Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....2/4

30 Mars 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Retrouvons notre sympathique client : Monsieur Grandjean

1972

L'aménagement du BH

 On se retrouvait avec le copain Pierre assez souvent, le samedi midi puis au début de l'après-midi, dans mon véritable fief qu'était devenu le BHV. D'abord, repas au Drug'B, puis café, au comptoir au fond de ce drugstore de style Far-West... Bien agréable, je vous dis ! Ensuite, farfouille aux rayons disques et librairie. On y restait des heures ! Pierre aimait bien visiter les autres parties du magasin, moi un peu moins. Lui appréciait tout particulièrement la partie située derrière les livres : peinture et dessin. Ce dernier endroit l'interpellait pas mal !...

 Ah, le BHV ! Mon BHV !... J'aimais bien m'y promener. Les livres, les disques et la cafétéria recevaient bien sûr, plus volontiers mes visites ! C'était un de mes points d'ancrage, à Garges... Repas, culture... Rappelons-nous. L'aménagement de 1969 durera longtemps...

 Le "BH".

Le BHV était un immeuble bas, rectangulaire, d'un étage. Peint en blanc, avec quelques parements vert clair, la couleur de l'enseigne. Il était placé le long de la route de Gonesse, du côté de l'école Jean Jaurès. Une petite rue, qui venait des bords de la rivière, un champ, tranquille, qui demeurait encore. Puis un échangeur, un vaste parking. Le "BH", comme on l'appelait, était là.

Depuis le nouveau pont, sur lequel la grande route passait, on avait un escalier de ciment, à la rambarde verte. En voiture, et à pieds aussi, les gens allaient par dessous le pont. On suivait alors au pied de cet escalier, longeant le bas du talus de la route, par la voie réservée aux fournisseurs.

En auto, on faisait tout un grand cercle, autour d'un terre-plein où étaient vendues des tentes et des caravanes... Ceux qui venait de l'autre côté, d'Arnouville, devait faire tout le tour. Ceux qui venait du Vieux-Garges, ou de la rue Carnot, l'amorçaient juste, mais tournaient vite à gauche, pour rejoindre le parking, sur le devant.

La devanture du B.H.V. justement, était en vitrage, du sol au plafond, à part quelques forts piliers de soutien. Sur celui du centre, une boîte à lettres jaune. Un large trottoir, un auvent plat, qui protégeait les abords des intempéries. Avec le temps, une voie pompiers sera créée, qui séparera par des plots allongés rouge et blanc le parking du trottoir. Il ne fallait pas se tromper. Le parking était double : un vaste, au fond, vers les rivières et la haie de peupliers, puis une montée, brève mais sèche, pour rejoindre un second, plus petit, juste devant le magasin. Les deux séparés par un petit peu d'herbe.

Rien qu'à l'œil, le magasin était accueillant !

Dans l'ordre, on y trouvait, en arrivant, d'abord une jardinerie, grillagée. Sur le devant, des brouettes, des pots, des rouleaux de fil de fer, de grillages, des échelles... A l'arrière, c'était une sorte de serre, ouverte au public, avec des plantes, des paquets, des engrais...

A l'approche de Noël, le devant était complètement noyé de sapins de toutes tailles, certains avec des racines, et de bonhommes en blouse bleue chargés de couper les liens, de préparer les arbres, qui s'affairaient dans le noir du jour tombé...

Après, c'était le magasin lui-même. De dehors, on ne voyait pas tout : vaisselles et bazar, balais, éponges, puis, très vite, aspirateurs. Ce qui était caché était derrière le grand mur blanc, au coin du bâtiment. Là, c'étaient les "gros blancs" : cuisines, machines à laver, frigos, alignés, côte à côte... Au fond, côté jardinerie, on trouvait une oisellerie, puis les rayons des jeux, des jouets, et du sport.

Au milieu du magasin, une grande caisse centrale, à côté de deux escalateurs. Montant à droite, descendant à gauche, face à une large allée. C'était ensuite, sur la droite, matérialisée par des murs vitrés, sur le devant, et par une simple ligne de raccord sur le sol, sur l'arrière, une nouvelle partie.

Devant, un grand kiosque, à deux côtés, au centre d'une pièce. Ce là, on ne voyait plus rien du dehors, les quatre murs étant occupés. L'un des côtés du kiosque avait des présentoirs de disques 33 tours. Juste avant, un passage, puis la succession : classique, variétés. Dans le renfoncement, côté parking, des vitrines avec des postes de radio, tandis qu'un mur d'images occupait tout le fond : les téléviseurs. La fille aux disques était une brunette de vingt-cinq-trente ans, calme et souriante, avec juste l'autorité qui sied, et aussi de grandes connaissances musicologiques !...

Derrière nous, donc maintenant vers le milieu du magasin, étaient les livres, en petits rayons bien rangés. Histoire au bout, poches le long des murs, best-sellers sur les gondoles centrales, le long de l'allée principale. Ici, l'allée principale avait changé de sens. Dans la première partie du magasin, elle s'enfonçait à l'intérieur. Dans celle-ci, elle était perpendiculaire, et longeait le tout "en long", traversant depuis la vaisselle et verrerie, jusqu'à cette partie-ci : livres d'un côté, audio-tv de l'autre... Le gars qui s'occupait des bouquins était un grand mince, cheveux courts châtains, plein d'allant...

Parmi les rayons le long du mur intérieur, vers les livres de poche, Gallimard et autre Folio, on avait un passage, vers le fond. C'était d'ailleurs amusant : on nommait "fond du magasin" des lieux totalement différents, selon l'endroit où on se trouvait... On avait ainsi... trois "fonds de magasin" !... Donc, disons, vers l'arrière de la seconde partie, à gauche la papeterie, la peinture à droite, ainsi que quelques tableaux. Puis, des classeurs, des gadgets, des bougies, carterie et Noëls à gauche, sacs et valises à droite, sur de grands présentoirs, jusqu'au plafond. Enfin, tout au bout, la literie, avec, au fond, les luminaires à droite, la miroiterie à gauche... Tout était vraiment bien placé, bien organisé...

A suivre....

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Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....1/4

26 Mars 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Article retrouvé : Nous sommes en 1969. Le centre commercial du Pont de Pierre à Garges lès Gonesse ouvre ses portes :

 « Une nouvelle révolution commerciale est déjà en marche, avec la naissance des supermarchés en France en 1954, puis celle des hypermarchés en 1964. La grande distribution cherche en banlieue des terrains bon marché pour créer de vastes surfaces de vente et d’immenses parkings. Croissance de l’automobile, diffusion du réfrigérateur conservant les courses de la semaine, augmentation de l’activité professionnelle des femmes, moins disponibles pour effectuer des achats quotidiens…

Garges voit ainsi s’implanter en 1969 le premier hypermarché Cora de France, ainsi qu’un hypermarché Mammouth et un grand magasin BHV, de part et d’autre de la route. Cette zone commerciale d’une quinzaine d’hectares ne manque pas de faire de l’ombre aux centres secondaires et de nuire au démarrage des centres principaux. Lors de l’inauguration, les petits commerçants ont protesté en semant des clous sur le parking, pour crever les pneus des voitures des invités… »

Enfin Monsieur Grandjean, client du BHV nous fait part de ce descriptif, de cemagasin où il aimait se rendre. Encore merci  Monsieur de votre participation spontanée. Les anciens Gargeois vont être étonnés de revivre ce texte. Quelle mémoire!

 

1968

 La construction du BHV  à Garges.

BHV Garges

 Avril ! Les travaux pour Carrefour et pour le BHV débutèrent, le long de la route d'Arnouville. Du côté de l'ancien terrain de vol à voile, à l'ouest donc, une seconde route se créait, parallèle à l'ancienne, qui allait bientôt  jusqu'à s'abaisser de dix mètres, en son milieu. Pourquoi ? Qu'était-ce donc là ? Nous l'ignorions.

Mais ce que nous savions, c'est que... s'en serait bientôt fini, le matin, de passer avec le bus entre les champs. De voir les bords du Croult, au loin, dans la vallée, noyés dans un brouillard qui semblait rouler doucement le long de la pente, en laissant émerger les silhouettes fantomatiques des cimes et des bosquets...

Fini de voir, l'été, l'astre du jour se cacher parmi les blés ou les maïs, ou plus simplement jouer avec les ondulations de terrain... Dans le vert des feuilles des betteraves, ou dans les bruns des récents labours, ne laissant de lui que des irisations dans les nuages, symphonie de jaunes, d'oranges, de pourpre et d'or, de bleus tendres, de violet, et même de verts, au-dessus des chaumes, ou des herbes rases... La ville, une fois de plus, arrivait !

Un samedi, rentrant du lycée, où nous étions en 2nde, nous empruntâmes cette nouvelle route, encore à l'état de simple sable. Ça faisait drôle. Elle descendait, on était au fond d'une sorte de trou, puis remontait, sur une pente assez raide, pour tomber juste au coin du chemin de la Justice, et des Baticoop. Quelques temps plus tard, elle fut revêtue de ballots de paille, posés sur les bords, et sur le milieu. La vieille route, la vraie, bordée de ses petits pavés et de son chemin herbeux, fut défoncée. Et un pont fut édifié. Voilà la cause de cette dénivellation ! Ce n'est qu'après que la route fut élargie, portée à quatre voies. Plus tard encore, le BHV surgit, sur la partie droite, dans le champ tombant sur la rivière... A gauche de la grande route, un autre cube surgissait, le Carrefour, qui deviendra plus tard Cora.

 

1969

Le BHV est ouvert !

 

   Avec des copains de lycée, nous allâmes plusieurs fois au B.H.V. Pas à Paris, mais à Garges, chez nous ! Quand je pense que, étant encore en CM1, en fin 1961, il était déjà question qu'un grand magasin parisien s'installât à Garges, entre le Croult et la route de Gonesse. Il avait mis le temps !... Enfin, il était là ! Il ouvrit ainsi quelques mois après Carrefour. Mais il était bien mieux servi en livres, et en disques, ce qui nous intéressait bien plus !

 

à suivre.....

 

 

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Sportif & artiste : René Cassel par Jean-Philippe Leclercq

7 Mars 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous évoquerons bientôt l'Union Sportive du BHV, grâce à Aimé Calandri, Jean-Pierre Franssens et d'autres. Aujourd'hui c'est Jean-Philippe Leclercq  qui vient nous parler d'un grand de l'US BHV : René Cassel. Vous êtes nombreux à avoir connu son épouse Monique (ex-Castet). Réné est décédé en nov 2012 dans sa 90éme année. Je vous laisse découvrir encore un homme talentueux du BHV!

 Il y aurait tant à dire sur René ! C’est à travers ses œuvres que je voudrais évoquer l’ami de plus de 30 années : sa carrière cycliste et sa passion pour le dessin et la peinture.

René Cassel

 Côté bicyclette (comme il disait) c’est le courage et la ténacité. Il faut imaginer ses débuts en Vendée dans les difficultés de l’immédiat après-guerre. Il a du flamand en lui : sa mère était belge. Il se signale en remportant quelques courses régionales prestigieuses dont le fameux « Pas Dunlop ». Ces succès le conduisent quelques temps chez les Pros : il y côtoie Bobet et Robic. Il s’affûte et s’initie au côté des plus grands. Dur apprentissage !  

 Mais sans doute comprend-il que le vélo ne lui permettra pas de nourrir une famille. Il revient vers la région parisienne et s’installe à Montigny les Cormeilles pour n’en plus bouger. Désormais ses trophées, il les trouvera dans des courses inter-corporatives sous les couleurs du Bon Marché puis du BHV. 

 Fin de la préhistoire. Début de l’ère contemporaine.

 Intéressé par ses succès en compétition, le BHV ne néglige pas pour autant sa formation de dessinateur. Il est incorporé au service « Décoration-Etalages » qu’il ne quittera que pour faire valoir ses droits à la retraite.

  Dans les années 80 un groupe se constitue autour de lui, au nord de Paris. On y trouve certains de ses voisins et amis ainsi que bon nombre des cyclos de l’US-BHV dont on dirait maintenant qu’il leur a tenu lieu de coach. Nous lui sommes redevables de 2 éditions mémorables du Paris-Roubaix Cyclo. On ne compte pas les sorties du dimanche organisées avec une rigueur et minutie confondante : on aurait pu l’appeler « René la science » car il connaissait tous les itinéraires et savait dénicher la savoureuse auberge qui décidait les plus hésitants à tenter l’aventure.

 Il animera ce groupe jusqu’à sa dislocation pour cause d’éloignement : certains - dont lui-même - décidant de rejoindre, au sud de Paris, le club des Douze de Boulogne qui relevaient le flambeau malmené des « Treize à la Douzaine ».

 René Cassel 2

 Pour illustrer cette période il n’est qu’à exhiber ce que devenait entre les mains de René une simple invitation à une sortie dans le Vexin dont il affectionnait particulièrement les « bosses ».

 René Cassel 3

 

Côté peinture il faudrait donner à voir les toiles qu’il détenait encore et gardait avec le soin qu’il mettait à tout ce qu’il faisait, dans son atelier, au fond du jardin. J’ai eu ce privilège !

René Cassel 4  

L’écoutant commenter tel paysage, la lumière du soir sur les pierres d’un village provençal, ou la majesté de quelques maisons de la côte normande, je m’interrogeais. Comment  cet homme qui avait choisi et pratiqué très jeune et à un haut niveau, un sport parmi les plus durs, avait-il su entretenir une telle sensibilité ? Qu’allait-il chercher auprès de ce village du pays des Baronnies vers lequel ils retournaient chaque année, Monique et lui ? Ce qu’il y voyait nous serait resté caché et il en faisait des tableaux. Sans doute la peinture lui permettait-elle de partager ce qui l’habitait : la générosité, la recherche de la perfection tant dans la pratique de la bicyclette que devant son chevalet ou une simple feuille de papier !

René Cassel 5

 

 J-Ph.L.

Merci Jean-Philippe pour cet hommage à René Cassel et transmettez notre bon souvenir à Monique.

 

 

 

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Mémoires du BHV: L’évolution du magasin jusqu’en 1968…par Alain Dégranges 5/5

17 Février 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Le magasin est à présent dans sa forme définitive,

Grève BHV 1968 3

Photo BHV dans les années 60

et en 1963, est ouvert le premier magasin périphérique de la rue de Flandre, auquel succèdera celui de Montlhéry construit sur un terrain repéré par Roger Salv….après plusieurs reconnaissances aériennes et pour lequel nous avons pris un bail de 100 ans. (Fermé en juillet 2012).

L’assortiment de ces magasins est réduit et Montlhéry est orienté sur le jardinage, le ménage et l’électroménager. Ce n’est que bien plus tard, après quelques agrandissements que l’on vendra du meuble et du Textile, mais certains plus qualifiés que moi, pourraient vous en parler.

Dans la foulée bien d’autres magasins s’ouvriront en périphérie parisienne et en Province.

En 1968, le magasin n’échappe pas aux mouvements syndicaux qui suivent et accompagnent le mouvement étudiant.

Photo BHV : Grève de 1968.

Grève BHv en 1968 1

Grève BHV 1968Un matin, les portes sont fermées et des piquets de grève empêchent employés et cadres de pénétrer dans le magasin pour prendre leur travail. Au 18 rue de la Verrerie, porte par laquelle entrent les cadres, le piquet ne fait pas le poids et la plus grande partie de l’encadrement rejoint son poste dans un magasin désert. Après une heure de flottement et de discussions, tous les cadres sont invités à se rendre à la Cafétéria au 6éme étage où Monsieur Gérard Boulot entouré de la Direction, nous explique la situation et nous demande, (alors que beaucoup proposent de bousculer les piquets de grève afin d’ouvrir le magasin) de rentrer chacun chez soi sans faire d’histoires. Gérard Boulot nous dit que nous serions payés et que nous recevrions des directives individuelles ultérieurement pour reprendre le travail.

Chacun rentre chez lui et attend, en suivant le développement des évènements à la radio et à la télé.

Cette situation va durer vingt jours pendant lesquels, il n’y aura bientôt plus de bus, plus de Métro, plus de cigarettes dans les tabacs, plus d’essence, etc…

La foire de Paris a lieu quand même et la foule désœuvrée se presse à la porte de Versailles. Enfin la vie reprend son cours et le magasin rouvre ses portes.

Le magasin ouvre à nouveau.

Photos BHV juste après la grève de 68 : réouverture.

Réouverture BHv en 1968 1 Réouverture BHv en 1968 2

Photo Publicité BHV 1968: La tondeuse RIVOLIA, sous la marquise.

Gréve 1968 05 Pub

Nous ne reverrons jamais Georges Lillaz qui décide de vendre ses actions. Ce sera la fin d’une époque !

BHV-LILLAZ-.jpgGeorges Lillaz était un homme d’une grande humanité, c’est lui qui a créé SOS assistance.

Connu sous le nom de SOS amitié pour les personnes en grandes difficultés. (Né de la rencontre de Georges Lillaz, et du Pasteur Jean Casalis et de son épouse à Boulogne-Billancourt en 1960.) C’est aussi lui qui prêtera les camions du BHV à l’abbé Pierre lors de la création des Compagnons d’Emmaüs (L’ancêtre du Samu Social).

Dans la période qui suivit la guerre, il permit à quelques personnes qui avaient choisi le mauvais camp de retrouver un travail après avoir régularisé leur situation et de se faire oublier. Je ne citerai aucun nom pour des raisons évidentes.

Voilà quelques années passées rapidement avec Alain Dégranges.

Merci Alain pour ce récit passionné et passionnant! Au plaisir de te lire.

 

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