bhv d'hier
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 1
Introduction :
Le but du grand magasin : Avoir toujours une longueur d’avance, concevoir une idée à faire évoluer. La réussite commerciale, dépendra de l'idée que personne n’aura jamais eue auparavant.
Ce fut le rôle des équipes d’acheteurs du BHV, qui ont cherché, imaginé des produits à faire fabriquer aux différents fournisseurs ; encore fallait-il qu’il y ait un marché à faire naître....
Lorsque nous nous retournons sur notre vie commerciale, nous restons étonnés des produits du quotidien qui y sont apparus.
Les plus jeunes ne concevraient pas une maison sans salle de bain, WC, eau courante, sans TV, lecteurs, ordinateurs et tout le confort apporté par l’électroménager, pourtant tout cela s’est développé sur un siècle.
Imaginez demain, la maison aux cloisons qui se déplacent, pour évoluer avec la famille, une lumière sans plafonnier ni lustre avec des capteurs, des vêtements réceptifs au chaud et au froid pour votre confort, une voiture à énergie propre capable de voler et bien d’autres encore. Jules Verne en son temps avait déjà prévu bien loin. Il avait déjà une vision sur des voyages loisirs et lorsque le Club méditerranée a créé son premier village avec des toiles de tente, ni M Blitz, ni M Trigano avaient pensé à une telle réussite.
On pourrait énumérer bien d’autres choses comme les « Bic », adieu encriers ! Les Post-it, sortis grâce à la ténacité de leurs inventeurs chez 3M vers 1978 ou le sport avec de bonnes chaussures développées par Nike
Article 1 :
Reprenons la vie de notre fondateur du BHV Xavier Ruel dès sa naissance.
Sacré 19éme siècle où naquit Xavier Ruel, bouleversé par un monde en pleine mutation sur les plans techniques et scientifiques. C’est aussi une France en plein mouvement politique.
Avec un Empire de 1803 à 1814, trois monarchies de 1825 à 1848, une république de 1848 à 1852, un 2e empire de 1852-1870, suivi de la république en 1870. C’est l’affaiblissement du Clergé et de la Noblesse, la classe bourgeoise va prendre les rennes de l’essor commercial et industriel. Progressivement apparaît la classe des ouvriers et employés.
A la ville comme à la campagne, la pièce de vie pour la famille était la cuisine qui se composait d’un évier de pierre, une cruche à eau car l’eau n’était pas courante et d’un minimum de vaisselle. La cheminée était le seul moyen de chauffage et de cuisson des aliments, la marmite posée sur un trépied.
Puis dans les années 20, la cuisinière à charbon ou à bois remplaça la cheminée ! Pour éclairer cette pièce à vivre : Une lampe à pétrole, la table et les chaises. Les autres pièces souvent avec de petites fenêtres servaient de chambres et débarras et n’étaient pas chauffées.


Notre fondateur naît le 13 novembre 1822 dans cette période calme du règne de Louis XVIII.
Ses grands parents : en 1768, Pierre Ruel, maître cordonnier comme ses ancêtres épouse Jeanne Janetou la fille du Boulanger. Ils auront de nombreux enfants, drapier, commis en papeterie et Pierre Etienne tanneur. Pierre Ruel fait faillite en 1808 et meurt en 1819.
Sa femme reste veuve avec 7 enfants. Son mari lui a légué une boutique « Petit bazar » dans le quartier historique d’Annonay près du Pont Valgelas.
Pierre-Etienne (tanneur), fils de Pierre et Jeanne, se marie en 1806 avec Marie Madeleine Filhol. De cette union naîtront 6 enfants dont XAVIER RUEL (Le fondateur du BHV), le cadet en 1822.
Orphelin de père très jeune, il est placé comme apprenti chez un tisserand pour gagner son pain et connaît la rude vie des enfants qui travaillent en fabriques au XIXème siècle. Plus tard, il montrera les traces sur ses doigts des coups qu’il recevait lorsque après 10 h de travail, on le tapait pour le sortir de sa somnolence.
En 1833, à 11 ans, courageux, il décide de se débrouiller seul et quitte l’atelier, il multiplie les emplois en exécutant des besognes difficiles, mais il est libre.
A suivre
Ci-dessous des petits métiers courants, en ville dans les années 1820.



Visite du Château de Bouges avec Notre historienne Martine Mallein
Chers amis,
Voici une sortie géniale à réaliser durant vos congés ou votre temps libre pour les retraités.
Martine visitera avec vous et commentera l'histoire de Monsieur Viguier qui fut PDG du BHV. Rejoignez là, prévenez par mail ou téléphone. URGENT
La ville la plus proche du château est Levroux, soit à 20 km de Chateauroux, 55 de Vierzon, 94 de Châtellerault, environ 100 de Tours ou d'Orléans et 140 km de Limoges pour nos amis du crû !
Je vous laisse découvrir le mot de Martine...
Souvenirs, souvenirs
Le Cercle amical du Berry, les Berrichons de Paris, organise une sortie estivale le lundi 27 août en Indre.
Le thème choisi est la visite de la charmante cité de Levroux, connue depuis des temps immémoriaux pour ses restes archéologiques, gallo-romains, médiévaux et actuellement pour son travail du cuir pour de grands enseignes du luxe français.
Après cette promenade découverte, un déjeuner à la P’tite auberge de Bouges-le-Château sera le bienvenu, puis l’après-midi est consacré au château de Bouges qui a appartenu pendant 50 ans à Henri Viguier de 1917 à 1967, ancien PDG du BHV, date à laquelle il a transmis son domaine à l’Etat en 1968.

Etant administrateur de cette sympathique association, le CAB, je me suis proposée pour faire une courte causerie sur le BHV et ses dirigeants afin de situer, dans le temps, l’ancien propriétaire de Bouges.
« Chers amis du rezo-bazar, souvenez-vous ! »
En 1856, Xavier Ruel, (1822-1900) originaire d’Annonay, créait une formule nouvelle de commerce avec ses camelots, ses bas prix. Le Bazar Napoléon serait né, selon une légende : on rapporte que Xavier Ruel aurait arrêté, rue de Rivoli, les chevaux emballés du landau de l’impératrice Eugénie, celle-ci, en remerciement, le gratifia largement, ce qui lui permit son installation définitive rue de Rivoli devenu plus tard le Bazar de l’Hôtel de Ville. L’entreprise se révéla fructueuse et on dénombrait déjà en 1900, 800 vendeurs.
Sans héritier mâle, sa fortune passa à ses filles :
- Françoise qui épousa Georges Viguier, mère d’Henri Viguier ( 1877-1967), le propriétaire de Bouges, mais aussi d’un appartement parisien, avenue Foch, de biens à Houlgate et à Grasse, sans oublier, naturellement, la direction du Bazar de l’Hôtel de Ville qui lui revenait de droit. Il menait grand train de vie avec son épouse, Marie-Claire, Renée Normant, issue d’une riche famille de drapiers de Romorantin qui fabriquaient le drap bleu des uniformes français.
Cette dernière, une élégante femme du monde, et son époux remeublèrent et redécorèrent avec beaucoup de goût entièrement Bouges. C’est donc l’objet de notre visite. Elle sera complétée par la promenade dans le jardin à la française, le tout au milieu d’un parc de 80 hectares. Henri Viguier, passionné d’équitation y installa des écuries, une sellerie et des communs. Il était membre de la Société de courses de Châteauroux, sa casaque était bleue et jonquille. Il était réputé pour ses équipages ainsi que pour les grandes chasses qu’il donnait. Dès 1919, il était maire de Bouges et pour de nombreuses années. En 1944, il refusa aux Allemands la réquisition de son château, aidé par l’architecte Michel Ranjard.
- Pauline, la deuxième fille de Xavier Ruel, connut une existence mouvementée. Mariée en seconde noces à un artiste peintre Alfred Becker. Elle donna naissance à deux filles. Yvonne née en 1885 et Marguerite dite May, née en 1890 qui épousèrent les deux frères Lillaz, à l’origine d’une triste et sordide histoire pour dessaisir leur belle-mère de son immense fortune.
- A la mort d’Henri Viguier, Georges Henri Lillaz, fils de May et d’Henri Lillaz, devenait le nouveau Président du BHV. Très actif et très humain, on lui doit la création de SOS Amitiés, d’être un précieux donateur pour Emmaüs après sa rencontre en 1954 avec l’Abbé Pierre, ainsi que pour le bateau du Père Jaouen destiné à la réinsertion de jeunes en difficultés et pour bien d’autres actions notoires. Les événements de 1968 le traumatisèrent. Il décida alors de vendre ses actions, soit 38 % du capital du BHV, aux Nouvelles Galeries. La SA du BHV avait été créée en 1930 puis en 1960, avait été introduite en bourse. Il décida alors de quitter définitivement la France, la Suisse fut sa nouvelle patrie.
- Sa succession revint alors à la branche Viguier, Hélène Viguier ayant épousé l’avocat, Georges Boulot. Leur fils, Gérard Boulot (1912-2006) fut successivement PDG du BHV de 1969 à 1972, puis PDG des Nouvelles Galeries de 1972 à 1977 et de retour au BHV de 1977 à 1983. Il fut à l’origine de l’expansion du BHV et de la création de ses nombreux magasins.
- Le fils de son frère René, Jean-Pierre Boulot (1933-2017) fut le dernier représentant de cette brillante dynastie. A son tour, il céda ses titres au Groupe des Galeries Lafayette, mettant fin en 2005, à 150 ans d’une belle aventure commerciale.
Tous renseignements sur les activités du CAB (conférences, visites, expositions…)
A voir sur notre site : www.cercleamicalduberry.com
martinegerard.mallein@yahoo.fr
Martine Mallein,
retraitée du BHV et membre du rezo-bazar (réseau du BHV)
SGA du Cercle Amical du Berry
14 août 2018
US BHV Cyclos, rollers et Randonneurs en 1998 ! par Jean-Pierre Franssens
Je salue encore une fois le travail de préparation de Jean-Pierre à rassembler les souvenirs et rechercher des éléments sur ces périodes lointaines de l'US BHV .
Merci de nous faire découvrir les exploits des femmes et hommes du personnel de l'entreprise, agrémenté d'un peu de tourisme.
CD
Bienvenue en Champagne. Une grande journée touristique et sportive avec l'union, devenue traditionnelle des Cyclos, rollers et randonneurs .
Ce dimanche 26 septembre 1999 : Départ et arrivée, salle omnisports à TROYES.
Objectif :
La randonnée touristique du Pays des lacs et parcours en forêt et autour du lac d'Orient, mais aussi découverte de la nature à la Maison du parc et à l'observatoire aux oiseaux.
Et maintenant, comptons ensemble..... UN......DEUX......et
Tout d'abord, saluons, en photo, le trio roller'men, en l'occurrence l'animateur de la section « US BHV ROLLERS » Didier T. et de la natation.
Le lac d'Orient est un des quatre grands lacs dits « de Seine ». Ces lacs sont conçus pour protéger Paris des inondations. L'an 1910, date de l'inondation de Paris, a donc provoqué cette création de réservoirs, appelés lacs d'Amance, du Temple et bien sûr, d'Orient au sein de cette superbe forêt du même nom, classée «parc naturel régional ».
Ces structures établies au sein des années 50/60 sont rentrées en service en 1966. L'idée générale est, lors de la montée des eaux en période hivernale, de prélever les eaux de seine à l'aide de canaux afin de contrôler au mieux les niveaux
Cette action est appelée « écrêtement des crues ». A l'inverse , en période sèche la seine réclame ses eaux et cette action est nommée « soutien d'étiage ». C'est le canal de la Morge, près de Troyes qui en a la charge.
Départ et arrivée pour tous à la salle omnisports de Troyes.
Pour nos marcheurs, huit circuits balisés sont proposés ; ils sont de 5 à 25 kms et les guides précis se trouvent dans le topoguide disponible à la maison du parc.
Pour les gros mollets sont proposés deux circuits dénommés « Le tour des lacs » de plus de 48 kms. Classée « parc naturel régional »
En ce qui concerne nos rollers « men and women » je ne possède pas d'éléments, mais mon p'tit doigt me dit que les parcours ne sont pas loin d'être identiques.
Ces dizaines de kilomètres réalisés ce matin là auront permis la découverte des richesses naturelles de ce territoire.
A la forêt du Temple, regard sur les différentes essences forestières et puis marcher le long des sentiers des salamandres, observations ornithologiques aux lacs Amance et Orient pour terminer au sein de la faune et la flore à la Chaise à l'étang de la prée au Lard.
En parlant de la prée au au Lard, l'appétit survient et comme toutes les bonnes fatigues ont une bonne faim.....pardon.....fin, voici « la Mangeoire ». Mais avant un p'tit mot sur les cyclos ?
Pour la petite histoire, la « vélovoie » des lacs permet de relier ce site au grand Troyes. Cette piste cyclable est longue de 42 kms.
Nos cyclos ont emprunté en grande partie ces aménagements et ils ont réalisé un 90 kms en traversant de sites aux noms évocateurs, tels, Rouilly saint Loup, Le Haut Chêne, Mesnil Saint-Père, route Forest du Temple, Vaudemanche, Courteranges, Saint Parres aux tertres.....
Quelques cyclos en pose ou pause, Michel avec un super couple de Montlhéry, Joël et Jeannette, que je salue, et sur le triptyque, Christian, Raymond , le jeune de l'équipe, François et votre scribe.
A TABLE …....
Jean-Pierre, Michel, Joel, Christian, Raymond, Philippe, Arlette, Jacky et tous les autres, voilà une nouvelle séquence issue du film du jour.
L'autre événement, Nicole et le « chaource »
C'est reparti vers TROYES.
Et au train ou vont les manœuvres, nous y seront bientôt...
Chantons ensemble.....
Le P'tit train s'en va dans la campagne...tch, tch....Fou, un p'tit train s'en va de bon matin TCH....TCH....FOU …...(1952)
En AUBE, en CHAMPAGNE – ARDENNES
Un dernier regard sur cette superbe ville de TROYES au riche patrimoine architectural avec ses nombreux édifices protégés. Classée Ville d'Art et d'Histoire, l'ONCE Troy, unité de mesure des métaux précieux depuis les foires de Champagne, tient son nom de la ville.
Troyes est aujourd'hui la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce avec trois centres de marques.
La cathédrale St Pierre et St Paul, dont la construction a démarré en 1208, de style Gothique, a été classée aux monuments historiques en 1862.
Elle est le siège du diocèse de Troyes.
La basilique Gothique dont la construction a débuté elle aussi au XIIIème siècle en 1262, curieusement...les travaux se sont terminés au XXème siècle en 1905.
Nous n'allons pas quitter Troyes sans évoquer son champagne et son cidre du Pays d'Othe.
Et bien entendu les célèbres andouillettes dénommées 5A...pourquoi ? 2 origines...
La plus simple, il s'agit de 5 chroniqueurs, amateurs gastronomes et l'autre plus fantaisiste, le rire sonore d'un dénommé Clos Jouve..Ah, Ah, Ah, Ah, Ah...
et Association Amicale des Amateurs d'Andouillette Authentique... Pourquoi pas ?
C'est l'heure du retour, mais nous nous retrouverons tout au long de cette année
à Cosne-Auxerre,
au Chateau de Guédelon,
au charbon à Douai,
au château de Brézé,
à Richelieu en Touraine...
et un peu de football, un peu de ….mais topons là. Quittons l'Orient.
A très bientôt. En Occident!......
Mémoires du BHV : Souvenirs du Gidep par Martine Mallein
Voici très longtemps que je détiens cet article, écrit par Martine. Après avoir attendu l'approbation de G Fontenille, je l'avais un peu oublié dans un coin de mon ordinateur.
A l'occasion des voeux, quelques amis fournisseurs ont évoqué ces belles années à forte croissance due en grande partie au Gidep, puis GD et à la motivation remarquable des démonstrateurs.
L’expansion du BHV voulue par Gérard Boulot dans les années 1970 amena les directeurs commerciaux à s’interroger sur la formule la plus adéquate à mettre en place dans les nouveaux magasins pour développer des démonstrations dans les meilleures conditions, sachant que, contrairement à Rivoli, la rentabilité d’une démonstration unique n’était pas acquise au plan de la rémunération du démonstrateur (fixe + guelte) ni du CA du fournisseur.
Dès 1972, l’étude du montage juridique le plus approprié fut confiée au Secrétariat général. Les discussions auxquelles je participais, étaient menées principalement par Messieurs. Degouy, Charrois et Pautrot, si mes souvenirs sont exacts.
C’est ainsi que la formule d’un groupement d’intérêt économique, personnalité morale dont la structure est intermédiaire entre la Société et l’Association fut choisie.
Elle permettait à ses membres, le BHV et ses fournisseurs, d’établir une coopération durable et particulièrement souple pour développer les démonstrations des nouveaux magasins en s’associant. Cette nouvelle structure avait un Président, Jacques Dumontelle. Madame Garnero (Mme Godfrin) fut chargée de monter les démonstrations négociées par les acheteurs avec leurs fournisseurs.
La formule étant couronnée de succès, le temps était venu de mettre en place une structure administrative dont M. François Martin prit la responsabilité.
Je lui ai succédé au début des années 80, le Gidep s’étant encore largement développé. La périphérie était concernée, les magasins de province ouverts par M. Caron s’y ajoutaient ainsi que certaines démonstrations comme le Ménage à Rivoli. Le chiffre record de 650 démonstrateurs était atteint. Les acheteurs étaient satisfaits de la formule.
La structure évoluait à nouveau. M. Fontenille, représentant les Commerciaux, devenait le nouveau président. J’étais nommée administrateur en charge du montage des démonstrations avec les acheteurs et en liaison avec les fournisseurs. Mme Gardinier était au recrutement, Mme Bartherote au Secrétariat, Mme Delahaye à la comptabilité, Mmes Robbe, Hodac et deux autres collaboratrices : Mercédès et Christiane. J’encadrais cette équipe particulièrement solide, consciencieuse et dévouée. La petite cellule avait ses représentants du personnel et son propre Comité d’Entreprise.
Une assemblée générale se tenait chaque année.
J’ai quitté ce poste en 1984. M. Staffe prit ma succession avec un retour de Mme Godfrin. La direction du Personnel décida d’éclater la structure antérieurement en place. L’équipe de paie réintégrait le service paie du BHV, puis le GD allait succéder au Gidep.
Au fil des ans, la formule gagnante du Gidep s’était estompée, il fut décidé d’y mettre fin, ce que je fis en 1992, 20 ans après sa création, en tant que liquidateur, en collaboration avec la Comptabilité.
Je souhaite m’excuser dès maintenant auprès de ceux que je n’ai pas mentionnés dans ces souvenirs lointains qui remontent maintenant à plus de trente ans, qui plus est, je ne suis restée que trois ans au Gidep.
Martine Mallein
Pour mémoire :
En 2003 : Pour le rayon petit electro-ménager, les BHV parisiens uniquement, représentent 10,6% du Marché Parisien, alors que la concurrence se fait rude. L'assortiment musclé et le mode de vente par les démonstrations ont permis de battre tous les records.
Cette formule fut certainement, l'une des meilleures que le BHV avait mis en place.
Pour mémoire, dans le rayon ELD, hors Rivoli
51 personnes rémunérées par les fournisseurs sur les rayons Aspi et PEM :
- - 7 démonstrateurs à Parly 2
- - 6 par Centre Commercial : Belle-Épine,Rosny,Créteil.
- - 3 à Montlhéry, 3 à Flandre, 3 à Villeneuve,3 à Caen, et 3 à Strasbourg.
- - 2 à Limonest, 2 à Gradignan, 2 Part-Dieu, 2 St Genis Laval
- - 2 à la Vente sur Entrepôt
- - 1 équivalence à Nantes
Merci Beaucoup Martine. pour cet article de Mémoires du BHV.
Vous qui lisez cet article :
Ce serait bien de m'envoyer pour un prochain article, vos souvenirs sur ce thème. ( Anciens du Gidep ou GD, Acheteurs, chefs de département, et même démonstrateurs qui liraient cet article : dans ce cas laisser moi adresse courriel en commentaire).
Christine D
Naissance des ventes flash au BHV par Alain Dégranges
Nous sommes dans les années 70, l’un d’entre vous pourra peut-être préciser la date avec plus d’exactitude. Bravo Alain pour cet article: mémoire du passé au BHV.
Toujours en quête du développement du CA, nous cherchons, sur la suggestion de l’acheteur du rayon "chemises", le moyen de se déstocker et de profiter en même temps de l’offre exceptionnelle de remise donnée par le fournisseur pour écouler les références concernées.
Après réflexion et en plein accord avec l’équipe de vente du rayon, alors situé au deuxième étage, nous décidons de proposer pendant une heure à un moment de forte fréquentation au BHV, tout un lot de chemises à un prix très attractif.
Pour ce faire, nous modifions l’implantation du rayon et demandons à Monsieur Coquelle de nous installer une bergerie au centre du rayon avec des comptoirs chêne 60X130 cm, comme bien d’autres meubles de vente du magasin.
Nous demandons au Service "Pancartage" de réaliser des grandes flèches à suspendre au plafond sur lesquelles nous écrivons, "chemises nylon du 38 au 44" et le prix proposé en très gros caractères. Ces flèches sont recouvertes de papier kraft que nous n’enlevons qu’à l’heure dite.
Deux caisses enregistreuses sont mises en place pour la circonstance afin de pratiquer l’encaissement direct.
Au jour dit et à l’heure exacte prévue, le premier message annonce en direct la vente, sur la sonorisation générale qui a recruté pour ce travail, l’une de ses speakerines. Tous les 4 à 5 minutes les messages se succèdent précisant « il ne vous reste plus que x minutes pour profiter de… » En vantant la qualité des chemises proposées et surtout le prix imbattable jusqu’à épuisement des stocks.
L’effet est immédiat et bientôt le rayon est noir de monde et le personnel prévu débordé car il faut continuer en même temps de vendre la marchandise du rayon et satisfaire les clients de la vente spéciale annoncée. Rapidement, les assistants de vente de la promotion des ventes se joignent aux cadres du rayon dans la bergerie et commencent à vendre et encaisser. Le stock file à une vitesse rapide et il faut changer les bandes de caisses. Au bout d’une heure, à la fin de la vente flash, il ne reste plus rien ou presque et c’est le lendemain que nous apprenons le CA réalisé par la vente flash et pour le rayon en totalité.
C’est un énorme succès et bientôt des demandes des acheteurs, affluent à la promotion des ventes.
Afin de simplifier la mise en place des ventes la Direction convient de réaliser ces ventes flash sur un sous rayon entier, puis sur un rayon avec un taux de remise de 20% sauf points rouges. Nos Directeurs et Administrateurs suivent de près le CA généré par ce système de vente, ainsi que leur contenu.
C’est ainsi que j’ai pendant des années établi le planning des ventes « flash » à partir des demandes des acheteurs. Je le montais aux chefs de groupe pour accord, puis à Monsieur G Boulot pour accord, dans son bureau. Il lui est arrivé de refuser quelques ventes flash, mais je n’avais aucun mal à les remplacer, s’il le fallait.
Nous en sommes arrivés à organiser deux ventes flash le matin et trois l’après-midi. Les ventes du samedi étaient les plus appréciées.
Chaque vente était commentée sur place par un animateur professionnel recruté à l’extérieur et les annonces sur la sono générale, enregistrées car ces ventes revenaient régulièrement.
Nous avons été copiés au bout de quelques temps par d’autres grands magasins qui ont apprécié ce nouveau système de vente active !
C'est avec plaisir que nous accueillerons vos souvenirs, n'hésitez pas. CD
Et si nous fêtions Noël ... en 1856....
Nous venons de fêter les 160 ans du BHV
Revenons à cette année 1856 ….
Paris compte 1 174 000 habitants.
La capitale rayonne sur l’Europe, nos troupes sont revenues victorieuses de Crimée. Dans cette période de paix, Paris est en fête.
Cette année a vu relier le Louvre aux Tuileries, restaurer la Tour st Jacques, le commencement des nouvelles constructions somptueuses sur les terrains des champs Elysées. On construit l’Eglise St Marcel, la cascade de Longchamp. Paris s’embellit.
L’impératrice inaugure la maison Eugénie-Napoléon rue du Faubourg St Antoine qui prévoit l’instruction des jeunes filles pauvres.


Les métiers de cette époque présents dans les rues de Paris, étaient bien loin de ceux d’aujourd’hui.
On a fini par oublier ces petits métiers : de porteur d’eau, blanchisseuse, laitier, vitrier, chiffonnier, pipelet (concierge), cocher ou nettoyeur de réverbères. Certains comme barbier ou apothicaire ont une vie plus longue….
Noël, il y a 160 ans pour les enfants….
Pas de jouets " Branchés"! Et les enfants s'amusaient…
Les jouets existent, mais ils sont encore rares. (Très chers !)
Nous trouvons quand même des fabricants de jouets dans le quartier de la rue du Temple.
Nous pouvons y acheter :
des moulins à hélices, des microscopes, des kaléidoscopes, des lanternes magiques, des petits soldats de plomb, des poussahs (culbutos), des gyroscopes, le bilboquet, le cerceau, la fronde (lance-pierres), le toton (toupie), le diabolo, les quilles, mais aussi des jeux de construction.
Pour les plus jeunes :
le cheval à bascule, les marionnettes, Polichinelle et bien sûr : les poupées de chiffon ou les poupées avec tête en porcelaine.
(Le Baigneur Petitcollin n’apparaîtra qu’en 1912)
Enfin quelques jouets musicaux comme les tambours, flûtes ou trompettes.
On découvrira les jouets de plein air comme le tricycle, la bicyclette, le bateau en bois… Comme sur ce catalogue BHV.(1906)
L’année 2016 fut marquée d’événements tragiques.
Nous avons besoin d’ouvrir notre esprit et faire preuve de discernement!
Dans cet univers fragilisé, les fêtes de Noël et du Nouvel An apportent un peu de chaleur et une véritable lumière, grâce aux rencontres familiales et amicales et au sourire des petits enfants qui les accompagnent,
Joyeux Noël à toutes et tous.
Mémoire du BHV ... Alain Dégranges nous raconte....
Retrouvons avec plaisir notre collègue Alain, pour des souvenirs bien sympathiques des années 1970-80, lorsqu'il exerçait au service Promotion des ventes.
Merci Alain.
Comme chacun le sait, le BHV a toujours pris des stagiaires-école et nous sommes parfois tombés sur des personnages hors du commun.
C’est ainsi qu’une fois, notre stagiaire qui ne manquait pas d'intérêt, nous a fait la démonstration de ses talents de caricaturiste.
A cette époque nous restions volontiers au bureau, à l'heure de table, après avoir mangé un sandwich, afin de pouvoir faire une partie de scrabble ou une partie de fléchettes. Nous avions découvert ce jeu par l’intermédiaire d’un démonstrateur du rayon peinture qui fut plusieurs fois champion de France et qui nous avait fait des démonstrations, là où il jouait plusieurs fois par semaine.
Ce jeu nous paru très intéressant, car il demandé de l’habileté et une aptitude au calcul mental qui s’ajoutaient au plaisir de se retrouver après le travail, pour boire une bière ensemble.
Au bout de quelques temps, nous faisions partie des « Darts Club » de la « Tour de Nesle » où nous allions jouer deux à trois fois par semaine. ( en savoir plus )
Un jour, cela ne nous a plus suffit et nous avons fixé un crochet au mur du bureau des assistants de vente, rue du Temple, et nous avons pris l’habitude de faire quelques parties le midi...
J’en reviens à notre stagiaire qui participait aussi à nos jeux et nous croquait en toutes occasions. C’est ainsi que je me suis fait caricaturer comme bien d’autres dont le responsable de la sono magasin qu’il avait vite analysé.
J’ai gardé ces caricatures et suis heureux de vous présenter aujourd’hui, ces quelques exemples qui ne manquent pas d’humour, surtout avec une trentaine d’années de recul.
La troisième caricature n’est pas de la même main, elle a été réalisée par un dessinateur du service Décoration-étalages pendant que nous avions une réunion dans le bureau attenant.
Pendant que certains allaient : à la danse, la Gym, le Yoga, le tennis de table… à l’heure du repas…. Il y en avait d’autres qui devenaient des supers lanceurs de fléchettes.
Randonnée US BHV en 1998 par Jean-Pierre Franssens
Découvrir une face cachée et ignorée de ces hommes et femmes qui ont participé à l'Union sportive du BHV. C'était plus qu'un sport, ils nous ont montré leurs capacités : mentale et physique, car ces journées sportives s'ajoutaient à leur travail du BHV.
Merci Jean-Pierre et Nicole de nous relater ces épisodes.
Oui, suivons Nicole et quatre fidèles de la section « Rando », en Alsace et Vosges. Attention, il ne s'agit pas là de la visite touristique et vous allez découvrir une activité sportive où il faut avoir un bon mollet, un bon équipement, une bonne organisation, savoir exploiter les opportunités et gérer les événements, climatiques et autres, qui peuvent a tous moments survenir au cours de ces marches en pleine nature.
Ils sont partis de la gare de l'Est à 7h30 un 15 juin 1998 et ce pour 12 jours-Direction Strasbourg. Et comme dit Nicole : « Tous en forme et de bonne humeur ».
1ere gîte. Rothau, en une auberge de jeunesse dans la vallée de la Brûche. Matin, 7h30, petit déjeuner, trouver un moyen de transport pour nos sacs vers le gîte du soir et enfin départ de Schirmeck a 9h pour une marche sur du pentu et de la forêt...altitude 315m vers altitude 1000m au champ du Messin. Ils sont passés près du camp du Struthof. Ils ont juste dû se protéger d'un orage et peu, malheureusement, profité du paysage. Cette étape était de 22 kilomètres.
Hohwald, le gîte du soir. Se sécher, la douche, chercher un restaurant...pas tout prêt et voilà.
Le lendemain, "petit dej." Au même restaurant, courses à faire, transfert des sacs, en Hôtel à Barr et départ pour 18 kms.
Objectif, le Mont St Odile 764m. monastère du 7ème siècle...fondé par Sainte Odile, patronne de l'Alsace et le mur païen datant probablement du 8ème siècle AVJC et à 30mn du mont. Il cerne ce mont et ferait 11 kilomètres de long avec des largeurs de plus de 1m, 50.
Arrivée de cette seconde étape en soirée à 20 heures à Barr.
Voilà le rythme de cette épreuve.
Le 3ème jour, c'est la route des vins et l'étape de 31kms ce qui sera la plus longue. Ungersberg 900m, et point de vue sur des châteaux en partie ruinés, Bernstein de la guerre de 30 ans et Ortenbourg 13ème Siècle.
Le soir a Châtenoy.
Le 4ème jour, détente et tourisme pour prendre de l'élan le 5ème jour vers le château du Haut-Koenigsbourg 733m, puis le col de Schaentzel avant le château du Haut-Ribaupierre, 650m et Saint Ulrich, le mieux conservé, nous dit Nicole.
Ils ont fait 25 kms, de Ribeauvillé au Bonhomme 690m en passant par le Plat (du jour) 1025m.
20 kms du Bonhomme à Sainte Marie aux mines après les cols de Bagenelles 903m, la Roche des fées 997m, la Tête du Violu 994m. Et Sainte Marie 772m.
22kms encore avec des cols, toujours, Chaume de Lusse, la Hingrie 737m. l'Urbeis. Pour 20kms
La 9ème journée, nous sommes à Saale et nous sommes partis vers St Dié. Nicole, raconte ; « Nous repartons par le col de Las 702m. Hermanpaire 60
La Roche d'Ormont 730m. Et par un itinéraire de crête, les roches du Sapin sec, du Hoff, des Cailloux et des Fées. Ce parcours était le plus diversifié en difficultés. Beaucoup de rochers et des vestiges de la guerre 14/18.
Nous sommes arrivés à l'hôtel de St Dié à 21 hures .
Les 2 jours suivants ont été réservés au tourisme avec une journée à Colmar et St Dié pour terminer avant le retour, la visite de la cathédrale de Strasbourg».
Cathédrale catholique romaine de Strasbourg, représentative de l'architecture gothique. 142m de haut, 2ème derrière Rouen, Celle- ci est visible de très loin dans la plaine alsacienne. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1862.
Je laisse la conclusion à Nicole : « Après avoir parcouru l'Alsace, la Bourgogne, les châteaux Cathares, la Bretagne, les Alpes dont La Clusaz, Val Cenis, 3 fois se terminait cette 9ème randonnée ou nous avions passé 13 jours de bonne entente amicale et nous nous sommes quittés avec un projet de la 10ème, probable dans les Alpes. »
Pensées vers Gisèle.
Gisèle Gente faisait partie des cette 9ème rando et nous la retrouverons encore au sein des journées amicales et sportives suivantes.
Gisèle, m'a dit Nicole, était l'équipière idéale, avec le moral, l'entrain, un état d'esprit inattaquable. Elle était aussi au sein de l'US BHV la responsable des sections suivantes :« Culture physique » pratiquée au gymnase St Merri et animée par Marion P. diplômée d'état, « Gymnastique de relaxation », pratiquée au 18 verrerie et animée par Lydie Z. et enfin, avant le « yoga relaxation » au 18 Verrerie avec Christine L., la « Gym tonic » (abdos-fessiers-stretching) pratiquée au Studio du Marais, rue du Temple et animée par Catherine B . professeur d'état.
Nous l'aimions et elle nous a quittés le 22 novembre 2015.
A suivre, maintenant, le 26 septembre 1999 aux « Lacs d'Orient » près de Troyes, les marcheurs, les rollers et les cyclos, puis les rallyes des vendanges dans la Nivernais et le Sancerrois.
Bravo aux marcheurs, bravo Nicole !
US BHV Randonnée 1993
Nous revoici avec Jean-Pierre Franssens pour cette épisode "RANDO" avec la responsable bien connue de cette section : Nicole Kerzerho. Les souvenirs sont toujours présents ... 23 ans plus tard ! Merci à nos sportifs.
1993 Nicole en touriste et puis à venir, 1998, 1999, 2000, 2001.....une affaire qui marche......très souvent avec cyclos et rollers.
Avant quelques retours sur des journées sportives US BHV avec Nicole Kerzerho, responsable de la « section randonnées » et, par habitude, je suis reparti sur les origines du terme randonnée.
J'ai repris le sens de RANDON, qui a ouvert le terme de randonnée, dans mon dictionnaire M. P Poitevin de 1860. Le mot » randon » est défini comme une ancienne source qui se fait un passage à travers un rocher ; torrent impétueux, grande pluie...morceaux de neige et grands randons de pluie...
Randonnée est définie comme le sens adopté par l'Académie française en 1694, à savoir, « terme de chasse : circuit que fait autour du même lieu une bête qui, après avoir été lancée se fait chasser dans son enceinte, avant de l'abandonner ». Et s'ajoute à cela en terme familier ; « faire une randonnée, une grande, une longue, marcher long-temps sans s'arrêter ».
Al a même période le "Littré » de 1872 précise que le verbe « randonner » veut signifier, courir rapidement et qui viendrait de « randon », vivacité, violence......ce qui rejoindrait le torrent impétueux rapporté ci-dessus.
En France le premier guide de randonnée est édité en 1837 : « Quatre promenades en forêt de Fontainebleau » et en 1842, Claude François Denecourt, trace son premier sentier en forêt de Fontainebleau. Il est dit que ces sentiers « Denecourt » existeraient toujours.
Nicole nous a promis de faire le parcours du sentier européen E4... Rêve, réalité...humour ??
Départ au Portugal « Cabo sao vincente » Arrivée « Larnaka » ile de Chypre. 10450 Kms flèchage garanti
Après cet objectif sympa, nous retrouvons, en touriste, le jour d'un cyclo organisé par Aimé, la section de Montlhéry et le comité d'entreprise, Nicole, responsable de la section dynamique de marche et de la section Marche Dynamique.
Nicole effectue cette visite touristique d'Auxerre en compagnie de mesdames Lucette Jean, Lucie Franssens, Babette V., entre autres visiteurs.
Didier T. responsable de la section Roller et qui de temps en temps faisait des sorties avec nous a raconté cette journée dans le « Dans les roues ». C'était un bon cyclo et cela lui permettait de tenir la forme et d'aborder ensuite le roller avec un bon niveau .
Le choix du lieu n'était pas un hasard, car nous avions, Lucie et moi-même toute une famille du cru, à Irancy qui s'est chargée du choix du restaurant le midi, Josette, toujours à ce jour, à Irancy, nous a accompagnés en visite de cave l'après midi et Roger, notre ami des années 60, qui a travaillé en démonstration à Montlhéry, prenait en des lieux bien connus, quelques photos des cyclistes à la peine en haut des bosses.
- Merci Roger, tu nous avais aussi emmené à Salbris et Romorantin car tu étais Solognot et avait épousé une fille d'Irancy. Tu nous a quitté l'an passé et nous t'avons accompagné au royaume des assistants cyclos. Nous te saluons affectueusement.
Pendant ce temps, en matinée les cyclos se sont élancés sur les pentes de cette superbe région.
Sur les 90 kms, Didier a retrouvé Aimé et Jean-François, Louis J et.Arlette et Claude B. , Lucienne et Jacques R., Philippe V. de la section Montlhéry et bien sur Jean-Pierre F. Le cyclo n'étant pas la priorité de mon récit, je passerais donc rapidement sur quelques actions.
Je retrouverais Didier en haut de la côte d'Irancy, classée comme étant la plus coriace, entrain de se faire photographier par Aimé et Roger.
Didier a écrit « Nous culminons a 260m......la plongée sur Chablis est grisante, descente sinueuse parmi le vignoble « du Serein » producteur d'un vin blanc -avec modération- que nous pourrons goûter à la première halte au contrôle du kilomètre 48 ».
Didier continue a décrire cette matinée... « Une courte pause pour prendre quelques photos parmi les derniers vignobles.» Une succession de grimpettes, de descentes et nous passons Chitry-où nous déjeunerons-, puis au kilomètre 81 les caves de Bailly, là ou tu rentres à vélo dans une quasi obscurité.
Mais quelle fraicheur...cet arrêt est le bienvenu et puis....les rives de l'Yonne, grand développement, Auxerre, Vaux et enfin avec un vent de face, l'arrivée où les « touristes » nous accueillent sous les applaudissements. Sympa.... à table...... »
Je ne possède aucunes photos de l'après-midi lorsque Josette, notre amie d'Irancy nous conte l'histoire de cette carrière de Bailly, ou nous sommes revenus et ou des millions de bouteilles se côtoient. Il est élaboré dans ces caves un excellent Crémant de Bourgogne.
A noter l'emploi des pierres des caves souterraines à la construction de certains monuments parisiens.
A noter de même que l'architecte G. Soufflot qui a oeuvré le Panthéon est né à Irancy.
Quelques familles de Montlhéry nous avait rejoint , des membres du Comité d''entreprise que nous avions remercié pour leurs aides financières, ainsi que Monsieur Bellec, directeur de Montlhéry, et son épouse venus nous encourager.
Remerciements aux familles amies d'Irancy et je terminerais cette journée par un mot de Jean-François, relevé par Didier : Celui-ci lui avait confié «....que toutes ces descentes furent difficiles à monter. ». Les shadocks n'auraient pas mieux fait.
Jean-Pierre entrain de peindre Irancy au fond de vallée.Guy, époux de Josette, amis qui les avaient reçu en 1993. C'est après sa disparition qu'il a fait ce tableau en hommage et l'a remis à la famille.
Pour les cyclos ; la côte était proche à 260m d'altitude.
Le travail artisanal de la vigne et des cerisiers d'Irancy était à flanc de ces coteaux.
Une superbe région que nous aimons.
Merci pour ce reportage, Auxerre est une très belle ville où vous croiserez aussi : Cadet Rousselle.... Cet huissier de justice dont les Auxerrois se moquaient gentiment et fera naître cette chanson que tout le monde connait :
"Cadet ROUSSEL a trois maisons (bis)
Qui n'ont ni poutres ni chevrons: (bis)
C'est pour loger les hirondelles;
Que direz-vous d'Cadet ROUSSEL Ah! Ah! Ah! mais vraiment,
Cadet ROUSSEL est bon enfant."
Ma carrière au BHV par Charly !
Voici un récit très sympathique et historique d’un vendeur du BHV qui a proposé de nous raconter sa carrière. Cet article est formidable, il est sincère et a le mérite de nous décrire toute une époque. Nous remercions vivement Charly d’avoir contribué et accepterons avec joie d’autres souvenirs d’employés du BHV.
Apres avoir passé 36 ans au BHV, au rayon RADIO – TELEVISION – HI-FI, j’ai conservé de très bons souvenirs de toute cette époque.
Je suis rentré le 23 octobre 1965 et j’ai quitté le BHV le 28 février 2001. J’ai fait toute ma carrière dans ce grand magasin mythique. Dès le premier jour, j’ai été très bien accueilli par Monsieur Dumontel (Chef du personnel à l’époque) et c’est sous les ordres de Monsieur Charrois, que je suis parti en retraite (2001).
J’ai pu ainsi obtenir les quatre médailles du travail (ARGENT – VERMEIL – OR et GRAND OR) 43 ans de travail ! Car j’avais commencé à travailler à 15 ans.
Je suis passé de l’électrophone TEPAZZ (en 1965), à la chaine HI-FI en 1969. J’ai aussi vu la télé, passer du Noir et Blanc à la couleur en 1967. Et bien sûr, aussi, les cassettes audio (en 1963), les Compacts disques numériques (en 1982) et aussi les magnétoscopes V.H.S en 1977.
J’ai encore quelques articles de presse, et même certains prospectus de cette époque que je vais partager avec vous.
Tout le monde me connaissait sous le prénom « CHARLY ».
Ayant en octobre 1965 quelques connaissances en électricité, mais sans aucun diplôme en poche, mis à part le certificat d’étude, j’ai postulé pour un emploi de vendeur au rayon Radio. Malheureusement, il n’y avait aucune place de disponible, et le chef du personnel de l’époque, m’a proposé une place de vendeur au sous-sol, au rayon quincaillerie. J’ai vendu des clous, des vis, des boites aux lettres (c’était presque normal, je venais des PTT).
Au bout de deux mois, mon responsable de rayon, trouvait que je n’étais absolument pas doué pour le rayon quincaillerie, et il me proposa de monter au deuxième étage, pour toute la période des jouets. (J’ai alors vendu des petits téléphones, en plastique de couleur rouge (décidément les PTT me poursuivaient) et des petits flippers électriques.
Après ces trois mois d’essai, le chef du personnel en personne est venu à mon rayon jouet pour me dire que dès la semaine suivante, une place se libérait au Rayon « RADIO ».
Me voici donc à présent au 1er étage!
A l’époque, il n’y avait pas encore de rayon Télé, ni HI-FI (Haute-Fidélité). J’ai alors vendu des électrophones « TEPPAZ » (dans les années 60…l’époque des Yéyés !)
Je m’occupais aussi des saphirs, des diamants (pour les têtes de lecture des électrophones), des piles, des cordons et bien d’autres accessoires. Peu à peu, je me suis imposé comme vendeur qualifié, au bout de quelques années, pour la télé : N&B d’abord et couleur ensuite, à partir de 1967),et bien sûr : la HI-FI et les magnétophones à bandes (UHER, PHILIPS), puis à cassettes (PHILIPS), en 1969.
Le premier auditorium du BHV a démarré en 1969, avec principalement des marques allemandes (DUAL, TELE FUNKEN, etc. je me rappelle qu’avec mes collègues, Alain et Jean-Claude, nous avions créé un diaporama sonore, pour expliquer à nos clients, ce qu’était la HAUTE-FIDELITE,
On vendait aussi des téléviseurs
La HAUTE-FIDELITE s’est vendu sur plusieurs années, avec des marques prestigieuses (MARANTZ, CABASSE, BANG et OLUFSEN, NAKAMICHI, Etc.)
Puis en 1977 est apparu le premier magnétoscope, Un VHS de marque THOMSON ou JVC,
Je suis devenu imbattable sur l’utilisation et le fonctionnement de tous ces appareils. Au cours de ma carrière, j’ai pu apprécier l’évolution des produits, et leur technologie !
J’ai donc eu la chance de voir et vendre depuis l’électrophone TEPPAZ, jusqu’aux téléviseurs à écran plat (environ 12 cm de profondeur) en passant par tous les éléments d’une chaine HI-FI, puis la vidéo, sans oublier les Compact-Disc en 1982.
Enfin voilà, j’aurais surement encore plein de chose à raconter ! C’est grâce au BHV, en 1993, que j’ai pu faire la connaissance de Mado MAURIN (la maman de Patrick DEWAERE), en 1993,
et aussi d’un célèbre Auteur, Compositeur, Interprète : Jean CONSTANTIN, qui a fait des chansons pour Yves MONTAND (Ma gigolette, Battling Joe) et surtout pour Edith PIAF (Mon manège à moi).
Je vais m’arrêter là en souhaitant plein de choses heureuses et la santé, à tous ceux qui m’ont connu ou salué en passant par le rayon. Je remercie le réseau d’avoir accepté de diffuser ce récit sur le blog.
Je vous joins le lien vers mon BLOG consacré principalement à Patrick DEWAERE
https://cajac1845.wordpress.com/
Au plaisir!
Charly
Nous te remercions Charly, nous avons adoré ton reportage et pour le plaisir nous te présentons ces 2 pages d'un catalogue Fête des Mères 1986 !.... A la pointe du progrès!
Avec ce que nous voyons aujourd'hui!.... 30 ans d'évolution!
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