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Mémoires du BHV par Antoine Eminian : le BDN
C’est avec beaucoup de plaisir que je vous diffuse ce récit détaillé, effort de mémoire extraordinaire d’Antoine, reflétant avec beaucoup d’exactitude et d’humour, nos premiers documents informatiques du BHV.
La suite plus Historique des articles BHV continuera dans quelques jours ...
Un jour le SAS fut démantelé, réorganisation de l’approvisionnement, désormais l’Acheteur s’occupait du magasin phare de Rivoli et des magasins périphériques. Ayant un profile administratif, j’atterris au Service des Stocks dirigé par Gérard de C….. Le service était divisé en deux entités distinctes, le Contrôle Factures et le BDN.
Vue du 7éme étage sur la rue Lobau
Revenons un instant sur le Contrôle Factures, archétype du service administratif d’une époque totalement oubliée de nos jours et qui ne connaissait pas l’informatique.
C’est quand je me remémore d’avoir connu ces temps d’avant l’informatique – comme on dirait avant JC – que je mesure combien j’ai vieilli et comme le temps est passé à une vitesse hallucinante.
Cette entité était dirigée par Mme Viémont qui régnait sur une population d’une trentaine de jeunes femmes, chargées de vérifier la conformité des factures reçues. Le travail était entièrement fait à la main bien entendu, les calculs effectués avec d’antiques calculatrices mécaniques en métal vert, à manivelle ! L’implantation des bureaux me rappelait mes salles de classe encore récentes dans mon esprit, Mme Viémont, petite femme lunettée et sévère à son bureau, face à quatre rangées de bureaux regroupés par deux et les uns derrière les autres. Juste devant elle, ses trois adjointes, femmes de sa génération, Mme H…. agitée de tics nerveux et toujours en suées, Mme M…., chignon gris, toujours souriante et agréable et une autre dame, Mireille dont l’expression favorite et gouailleuse quand elle avait un problème ardu à résoudre, était d’avoir à « démêler des queues de singes » qui ne manquait pas de faire rire toute la salle ! Comme à l’école, Mme Viémont devait ramener le calme par des « Mesdames ! Mesdames ! » qui en général calmait les ardeurs buissonnières des travailleuses.
Autre personnage pittoresque de cette assemblée, Marcelle, fumant comme un sapeur à l’extérieur et toussant comme une chaudière qui va lâcher, à l’intérieur. Toussant et râlant, ses deux activités principales.
Vue du 7éme étage sur la rue Lobau
Si je connais bien ce service, c’est qu’en intégrant le Service des Stocks au début, j’étais logé à un bureau indépendant du Contrôle Factures, mais placé au fond de la pièce pour des raisons de place, avec un ou deux collègues dont Mr A…., une grosse voix de baryton mais gentil comme tout qui n’avait qu’un défaut, quand il se mouchait, bruyamment et avec tant d’application pour que tout reste bien au fond de son énorme tire-jus en tissu, la pièce entière retenait son souffle pour ne pas éclater de rire, ce qui contrariait fortement, comme vous le devinez, Mme Viémont.
Puis, j’intégrais définitivement le BDN, mot mystérieux sonnant comme KGB ou SDN, signifiant tout simplement Bureau Des Nomenclatures, car figurez-vous qu’entre-temps, un service informatique venait de voir le jour au BHV. Si l’informatique est sensée réduire les éditions de papiers, pour être franc, tout au long de ma carrière j’ai souvent entendu ce credo mais rarement vu ses applications, et des papiers, en cette période pionnière il y en avait !
Nous ne faisions que ça, trier et distribuer des tonnes de documents édités par l’informatique. La nomenclature articles, quelle affaire !
Chaque article, codifié et complété de ses attributs, libellés et prix, était édité sur une fiche de papier regroupant six articles par page, page de format paysage 30x10cm (grosso modo) perforée.
Ces documents édités en double exemplaire nous parvenaient par le courrier interne, un exemplaire devait être distribué aux rayons, un autre restait en notre possession et nous devions le ranger dans les classeurs prévus pour. Notre service archivait donc, l’ensemble de la nomenclature, des milliers de pages qui devaient être échangées à chaque création, modification, suppression d’un article par l’Acheteur, c'est-à-dire chaque jour ! Un boulot de dingue qui dans la pratique ne servait pas à grand-chose, car si chez nous certains s’appliquaient à classer méthodiquement ces fiches, d’autres s’en moquaient totalement, auxquels s’ajoutaient les erreurs bien pardonnables, ce qui aboutissait à un archivage peu fiable auquel nous n’avions jamais recours, par ailleurs.
Autres documents, les ORO ou Ordre de Réassort Orange.
Un document édité sur du papier orange, of course, dont chaque feuille avait une souche carbonée, qui servait au magasin à formuler sa demande de marchandise auprès de l’entrepôt.
Sur les feuilles, la liste des articles du rayon, on y inscrivait la quantité demandée et les exemplaires accompagnaient la camelote en transit. Là encore, des cartons pleins de papiers, que nous distribuions aux rayons, avec notre petit chariot qu’on promenait dans les couloirs du septième étage, jusqu’aux cases du courrier situées dans les bureaux des Chefs de groupe.
Après notre passage, les cases débordaient de toute part et les secrétaires montées des rayons pour ramasser leur courrier, faisaient des tronches d’enterrement devant ces charges qu’elles devaient rapatrier dans leurs locaux.
Le bruit de notre chariot dans le couloir, doit être resté dans la mémoire des témoins de l’époque. Cette tâche de tri, pénible et sans intérêt n’était qu’une partie de mon boulot, heureusement!
Merci Antoine pour cet article ! On revit parfaitement l’ambiance de ce bureau. Bravo !
16: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1996, Hommage au fondateur pour les 140 ans du BHV
Merci Xavier Ruel,
Le prochain article sera riche en événements sur 1996, nous avons préféré isoler cet hommage d’André Benoit au fondateur en 1996 pour les 140 ans du BHV.
Cet article que nous diffusons partiellement résume bien l’esprit dans lequel travaillaient les collaborateurs de l’entreprise, à cette époque.

« Que de chemin parcouru depuis que Xavier Ruel a posé son parapluie de vente au déballage au coin de la rue des Archives et de la rue de Rivoli…
Que d’événements depuis le Bazar Napoléon de 1860 jusqu’à la société BHV que nous connaissons aujourd’hui, riche de ses magasins, nombreux et modernes, de ses ateliers, de ses entrepôts, des hommes et des femmes qui y travaillent.
Cent quarante années d’une histoire qui s’inscrit dans la continuité des principes posés par son formidable et inventif créateur. L’histoire de Xavier Ruel, entrepreneur, est devenue au fil des années, une histoire d’entrepreneurs -ses descendants, mais aussi leurs collaborateurs-, notre histoire, la vôtre, la mienne.

Génial inventeur du commerce moderne de son époque, précurseur des études de marchés, des magasins à prix unique, des restaurants libre-service, Xavier Ruel a défini les grands principes qui régissent encore notre activité. La non-séparation de l’achat et de la vente, car il faut bien savoir ce que veut la clientèle avant d’acheter, la responsabilité de l’écoulement des stocks sur celui qui est responsable de leur constitution, l’intéressement financier de chaque collaborateur sur les résultats de son activité ou celle de son groupe….
Dans le même temps, il a su être un entrepreneur social, sans ostentation, ni paternalisme. C’est grâce à cette continuité dans la culture d’entreprise, dans cette croyance que le progrès social doit nécessairement accompagné la réussite commerciale, dans le souci de permettre à chaque membre de l’entreprise d’exprimer à son niveau ses aptitudes et ses initiatives, que le BHV a sans doute trouvé cette formidable capacité à rebondir sur les évènements…

…C’est d’abord la maison des entrepreneurs, de tous ceux qui d’innovation commerciales en avancées technologiques ou logistiques, continuent à préparer les nouvelles aventures que les plus jeunes d’entre nous écriront…. Merci Xavier Ruel de l’avoir bâtie »
A suivre....
15: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1991-1995
Ï1991 : Fermeture du BHV de Cergy Pontoise
1991 : Les Galeries Lafayette font l’acquisition du BHV, des Nouvelles Galeries, d’Uniprix et de Cofinoga.
Avril-Mai 1991 : OPA des Galeries Lafayette sur le BHV
Jusqu’à la mi-avril, le groupe Nouvelles Galeries-BHV…qui avait réalisé un mariage de raison en son temps, s'accommodait bien de cette situation.....
Le Capital est détenu à 34% par le groupe textile Devanlay, 25,7% par le groupe Suédois Proventus et 21% par les GL, le reste par des particuliers et des banques. Une promesse avait été faîte au patron de Devanlay qu’il serait toujours majoritaire. Proventus entré au Capital en 1999 décide de revendre ses parts. Il vend donc 16,4% de ses parts aux GL et 9,3% au CCF.
Les GL détiennent alors 48% des NG. Compte tenu des droits de vote doubles, Léon Cligman patron Devanlay sait que les GL n’honoreront pas leur promesse et liquidera ses parts dans l’OPA
Le 30 avril Le conseil des Bourses et Valeurs contestent la manière dont c’est fait l’opération et oblige les GL à lancer une OPA sur 59,7% du Capital. (Evalué à1,5 milliard de F qui s’ajoute aux 800 millions de reprise des parts à Proventus.)
Une offre Publique d’Achat simplifié est déposée du 18 mai au 7 juin.
Que deviendront les nouvelles Galeries dont le Parc Immobilier est évalué à 4 milliards de F, sachant que les Galeries Lafayette ont besoin de Cash pour financer cette reprise.
Une ombre plane alors sur l’avenir du BHV détenu à 51% par les NG.
1991 Juillet : le BHV participe au Tour de France; La caravane BHV avec 8 véhicules est en 2éme position derrière Coca Cola !
1992 Une des dernieres "bonnes affaires:"

Ï1992 Fermeture du BHV de Grenoble
Ï1992 Fermeture du BHV Saint-Etienne
H1992 Ouverture du BHV Franchisé Sillingy à Annecy groupe Outirama, Directeur M Corbino.
H1992 Ouverture d’un affilié à Voiron groupe Outirama
1993 : Agrandissement du BHV Limonest 550m² supplémentaire. (Le magasin sera complètement revu, avec des gondoles plus hautes, tous les rayons seront réimplantés)
1993 : A Ivry, le Bâtiment d’Ivry 4 n’est plus utilisé. Une idée germe dans l’esprit de quelques- uns : Rentabiliser ce patrimoine immobilier. Les DOCKS sont ainsi créés : 1000 boxes de 2 à 80 m², sur 6900 m² seront loués à titre personnel ou pour gérer le stock de fournisseurs. (Certains fournisseurs livrant même le bhv !)
Ï1994 : Fermeture du BHV Saint-Etienne.
1995 : C’est l’année de la révolution de la micro-informatique pour les particuliers. On parle de 500 000 micros vendus dans l’année en France.
Le BHV se lance dans ce marché avec les autres concurrents. Les clients veulent être « branchés » ( via Modem).
A suivre....
14: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1986-1990
H1986 Ouverture du BHV Franchisé Gaillard à Annemasse groupe Outirama.Directeur C.Berteloot
H1986 Ouverture du BHV Franchisé à Thonon, groupe Outirama, Directeur H Hadamar
H1985 Ouverture du BHV Pontault-Combault : Directeur : Gérard Bellec, assisté de Patrick Antonietti et Dominique de Boisgelin
Ce nouveau BHV dispose de 6000 m² sur 1 seul niveau, spécialisé en Bricolage, décoration de la maison : cuisine, salle de bain etc.. et Jardin.
1987 : Noel : Avec Basile.... première peluche proposée au client à Noël selon un montant d'achats, le succès est extraordinaire!
1988 : Une partie de l’entrepôt du « 18 verrerie » que certains ont connu en atelier de confection des matelas ou en atelier de réparation des vélos, est vendu au couturier Azzédine Alaia
H1988 le 19 février: Ouverture de Cergy-Pontoise. Directeur : Michel Provost, sous directeur : Jean-Claude Richer.
H1988 le 20 mai : Ouverture du Franchisé BHV Vitrolles groupe Provencia : Monsieur Rossenoblet avec Serge Ricaud comme Directeur et Jean-Claude Richer comme sous Directeur (ce magasin fermera 9 mois plus tard le 15 février 1989 : faiblesse de CA, de marge et concurrence sévère)
H1989 : Ouverture de l’affilié Acajou au Lamentin à la Martinique. (Groupe de Raynal) : Directeur A Guettin. Ce magasin comprend 2500 m² sur 2 niveaux.
Au RDC : Bricolage, Jardin, et équipement de Salle de Bain.
Au 1er étage : Equipement de la maison et décoration : Luminaire, Petit Ménager, Art de la table, et Culinaire.
Ï1989 : Fermeture du BHV du Mans.
Ï1989 : Fermeture du BHV d’Angoulème.
H1989 : Ouverture du premier Music-Way qui voit le jour à Rosny en septembre.
Dédié à la musique, tous les styles sont représentés : Rapp, Jazz, Funk, Rock, musique classique, etc… et chansons sur CD.
Ï1990 : Fermeture du BHV Garges lès Gonesses. Créé en 1969 le magasin a baissé son CA, l’implantation de la concurrence proche a été trop difficile pour ce BHV.
Ï1990 : Fermeture du Magasin de Vénissieux en août 1990. Ouvert en 1975 les surfaces de Bricolage dans la zone de Chalandise ont été multipliées par 6 passant de 6 à 36000 m² en 88.
H1990 création d’Hyperburo, à Villeneuve la Garenne : une expérience dans une formule libre service discount consacré à l’équipement de bureau : 1200 m² et 6000 références .
1989 Noël avec le BHV et le phoque Olaf
Regardez bien ce catalogue! On change de style. Le logo BHV a changé de couleur.
La campagne : "comment ferait-on sans le BHV? " commence.
La nouveauté apparait dans un catalogue de Noël!
Ï1990 : Fermeture du BHV Garges lès Gonesses.
Ï1990 : Fermeture du Magasin de Vénissieux en août 1990
On range! et ......on fête Noël avec la peluche Valentin!
A suivre....
13 : Le BHV de sa naissance à nos jours : Spécial Noël
A tous, nous vous souhaitons de très bonnes fêtes.
Que la joie et la santé soient chez vous et parmi vous...
Pas de lecture .... Juste des souvenirs visuels!
Les Pin's :
quelques photos de la collection personnelle de Jean-Pierre E. que beaucoup connaissent.
et plus bas les papiers cadeaux!....

(Merci au donnateur : RB, de nous faire partager ces souvenirs!)
A suivre....
Mémoire du BHV : Un souvenir « fort de Café ! » par Christine Douchet.
Un souvenir :"fort de Café"
Nous sommes en septembre 1991, alors que Jean-Claude Lavat et moi travaillons en tandem au petit Electro-ménager, nous avons vécu un moment passionnant qui donnera une nouvelle dimension au Marché du Café en France.
Nous avions un rendez-vous avec la société Nespresso, totalement inconnue du grand public, la seule chose que nous connaissions, c’est qu’elle faisait partie du groupe Nestlé.
Nos deux interlocuteurs arrivèrent à leur rendez-vous, très ponctuellement.
L’un d’entre eux, tenait précieusement une petite valise en bois, ressemblant à un écrin pour les joyaux de la couronne ! L’intérieur était en velours rouge et au milieu se dressait un expresso. La présentation était très théâtrale.
Ce fut les premiers instants d’une découverte qui allait changer l’avenir !
Jusque-là nous connaissions les expressos classiques dont le leader incontesté était Krups et bien sûr, toutes les déclinaisons de Cafetières, électriques ou non, jusqu’à la chaussette que nous vendions au rayon ménage.
Ces Messieurs nous expliquèrent qu’il n’avait rien à nous vendre !... Jusque- là ….tout allait bien !...
Le produit Nespresso : bijou de l’écrin, nous serait vendu par Krups fournisseur référencé. C’est donc à ce moment qu’ils dévoilèrent leur stratégie :
Le groupe Nespresso assurerait par le biais d’un Club la vente du café.Leur but étant :
- de garantir un café de qualité 1er choix,
- dans des capsules hermétiques qui préserveraient tout l’arôme,
- le client passerait sa commande à un centre d’appels et serait livré sous 24 à 48 h.
- Sur le plan Marketing : Le BHV serait soutenu par des animations dans les périodes de forte activité.
Nous avons dégusté au bureau un des 6 grands crus de café en capsule et ce fut une véritable révélation !...
D’ici là à référencer le produit, il n’y avait qu’un pas ! C’était facile, il nous arrivait fréquemment de créer et de commander avant même le départ du fournisseur du bureau ! C’était notre dynamisme !
Le produit était, on ne peut plus performant . Mais toutes les questions germaient dans nos têtes.
Les clients allaient-il adhérer à la notion de Club ? Ne pas acheter son café chez son épicier ou son supermarché ? Cela n’était pas dans les habitudes des Français ! En dehors du club Audi pour les voitures rien n’existait comme référence de Club Consommateur …
Imaginons que nous soyons obligés de rembourser tous nos clients si le système de ventes cessait brutalement.
Une livraison sous 48 h ! La vente par correspondance avait déjà tellement de difficultés à l’assurer !
« Risque ou pas! Là était la question ». Nous avons appréhendé la situation et répondu : On joue la Confiance !
Nous nous sommes lancés et avons été les premiers en France, à proposer ce NESPRESSO manuel avec porte filtre : le modèle 995. En tant qu'experts, nous voulions toujours que le BHV soit leader de la nouveauté.
Nous ne connaîtrons que plus tard les modèles automatiques et les modèles à mâchoire, plus facile d’utilisation.
Nous avons réalisé des scores fabuleux avec nos démonstrateurs formés, dès le premier Noël.
Le siège Nespresso n’occupait que peu de place, à cette époque. Il se situait à Levallois, rue Edouard Vaillant ainsi que « l’atelier protégé » qui préparait les expéditions de capsules.
Georges Clooney n’était pas encore passé aux « URGENCES » et ne connaissait pas encore ce produit remarquable.
10 ans plus tard, nous vendions plus de 7000 Nespresso par an au BHV, la collection s’était élargie et une nouvelle marque Magimix était venue se joindre à la distribution (puis : Siemens et Saéco). Les formes évoluèrent d’ovoïdes, elles deviennent cubiques.

Nous sommes fin 2011, c’était il y a 20 ans. Je ne peux oublier cette merveilleuse expérience d’un lancement de produit fabuleux!
Longtemps, cette gamme Nespresso fut classée au Palmarés des ventes BHV : première en nombre et aussi en chiffre d’affaires.
Le partenariat avec les collaborateurs Nespresso fut d’une grande cordialité et d’une grande efficacité. Nous avons créé avec JP Leroux des meubles spécifiques pour les BHV qui furent demandés par tous les pays du monde. Aujourd’hui, Les équipes Nespresso ont réussi leur challenge.
En 2010 on comptait plus de 10 millions de membres et 215 boutiques. (27 milliards de capsules)
Les crus de départ ont vu leur nombre évoluer et passer de 6 à 16 !
Merveilleux souvenir ! Mais dîtes-moi… il y a vingt ans…. Avez-vous ou auriez-vous été client Nespresso ?
Si vous ne le connaissez pas !...Un conseil : Faites l’expérience !
What Else ! Quoi d’autre !
Catalogue 2004 dernière de couverture du Catalogue Cadeaux

12: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1984-1985
1984 : Au BHV la communication par catalogue se fait de plus en plus attractive.
Je vous propose de regarder quelques photos des produits de cette époque à travers un dépliant Arts ménagers et un dépliant de Nël.
Pas de télé Ultraplate! Aspirateurs résolument démodés

Cadeaux Noël... Vraiment Bazar!

Rares rayons Arts de la Table et Culinaire où les photos ne sont pas encore démodées!....

Communication bien dépassée aujourd'hui

H1985 23 avril : Ouverture du BHV Rambouillet qui sera cédé à notre affilié Outirama et deviendra Franchise BHV en 1988 .
Directeur Michel Paul,
Sous directeur commercial : Eric Ledru
H1985 2 mai: Ouverture du BHV Caen situé en Centre-ville, c’est la reprise d’un magasin Brico/Quincaillerie Legallais Bouchard. 5000 m² sur 5 niveaux. Directeur : Pascal Hurel remplacé par Serge Ricaud, Sous Directeur : Jean Claude Richer.
H1985 7 mai: Ouverture du BHV Le Mans (Ancien CMJ des Nouvelles Galeries) : 4500m² sur 1 niveau. Directeur Michel Provost, sous directeurs : Dominique de Boisgelin et Michel Barrette( sous directeurs commerciaux) et Michel Siorat (Sous directeur administratif)
H1985 14 mai: Ouverture du BHV d’Angoulème. (Ancien CMJ des Nouvelles Galeries). 4500 m² sur 1 niveau.
Directeur : directeur : Serge Ricaud, remplacé par Jean-Luc Ribeil sous directeurs : Marc Bouchacourt et Henri Chabanne.
H1985 : 14 mai, Ouverture du BHV Saint Etienne. 4000 m² sur 1 niveau.
Directeur: Patrick Richard
A gauche P Richard P Bourlon
Le magasin et le tram
A suivre....
Mémoires du BHV : mes débuts au 7éme étage par Antoine Eminian
Nous reprenons pour changer un peu : un article écrit par Antoine qui reflête bien l'ambiance qui régnait au 7 éme étage dans les années 70, Ces lignes décrivent à la perfection, le ressenti d'un jeune qui arrive au BHV . Chaque époque a ses codes et les choses ont bien évolué. Où sont passés les cravattes , chemise blanche et costume noir ou gris à rayures des dirigeants. Une note d'humour agrémente le tout! C'est extra! Merci Antoine
Mes débuts au BHV
Je vais essayer à travers quelques articles, de faire revivre mes années BHV et raviver nos souvenirs communs, chacun y retrouvera certainement un pan de son passé et peut-être pourrez-vous compléter mes souvenirs par les vôtres, soit en laissant des commentaires en bas des notes, soit mieux encore, en rédigeant un petit billet que Christine intégrera dans le blog.
Les souvenirs des uns et des autres, maillés par ce blog, sont l’étoffe de l’histoire de notre entreprise.
Un dernier mot, je cite des noms que parfois j’estropie peut-être, pardonnez-moi, et enfin, pour que mes souvenirs soient plaisants à lire, je décris ces personnes afin de les faire revivre devant vos yeux ; je l’ai fait avec tendresse et sans méchanceté aucune, tout est vrai et parfaitement honnête de ma part. Prenez-le ainsi, c’est mon seul souhait.
Mon arrivée au BHV
Je suis entré au BHV à l’automne 1971 après avoir obtenu mon BAC commercial en juin. En ce temps-là, le chômage n’existait pas ou à peine, on a du mal à y croire de nos jours.
J’ai débuté à la Centrale d’achats du SAS (Service d’Approvisionnement des Satellites) qui gérait l’approvisionnement des magasins de la chaîne périphérique. J’étais au secteur Tissus d’ameublement/Rideaux, dans un grand bureau qui abritait aussi deux autres secteurs, au septième étage du magasin. Ma première chef, Mlle T, dont sans méchanceté aucune je dirais que c’était une gentille excentrique qui portait des petites culottes en papier ! Je ne sais pas si ça va vous rassurer, mais je le sais, non de visu mais par ouïe dire, car elle s’en vantait au bureau. Il faut dire que les femmes y étaient majoritaires et quand les deux autres Acheteurs (M.Bindault et R Judeck) étaient en déplacement, j’étais le seul homme au milieu de neuf ou dix femmes. J’ai beaucoup appris au cours de ces premières années professionnelles !
Tout se traitait à la main
A cette époque, les ordinateurs n’existaient pas et je me souviens que nos bureaux étaient noyés sous des piles de papiers, catalogues fournisseurs, factures, bons de commandes etc.
L’Economat n’était pas géré au niveau de chaque service, mais tous les bureaux du septième étage étaient sous la coupe administrative de Mr Pascaut – qui ne rigolait pas beaucoup - et de sa secrétaire Ginette – qui elle, savait détendre l’ambiance.
Rappelez-vous qu’en ce temps, on était « secrétaire » et non « assistante », équipée d’une machine à écrire avec le papier carbone qui dégueulassait les doigts, le doux cliquetis de la machine et les ponctuations musicales du retour de chariot. Ah ! Quelle époque.
L’Economat, donc, quand on avait besoin d’un stylo ou autre il fallait aller le demander à Ginette, et si on désirait un crayon à papier, on devait rapporter le bout usé pour justifier sa demande.
Les couloirs du 7éme étage
- Dans le même couloir, d’un côté nos bureaux du SAS, de l’autre les bureaux des Chefs de Groupe, qui coiffaient plusieurs Acheteurs. Quand on devait leur faire passer un document à signer, on entrait dans leur bureau sur la pointe des pieds et c’est leur secrétaire qui servait d’intermédiaire car ces messieurs restaient cloîtrés dans leurs bureaux aux cloisons de verre, aquariums pour poissons rares et précieux si on considère l’attitude empreinte de solennité et de respect adoptée par chacun de ceux autorisés à pénétrer ce sanctuaire.
De cette première partie de ma carrière professionnelle, mon principal souvenir, c’est ce poids de la hiérarchie encore empesée des rites anciens.
- « Mon » couloir c’était de la gnognotte avec ces jeunes employées et secrétaires, puis le couloir du pool de dactylos qui tapaient à la machine les bons de commandes pour les fournisseurs.
- Enfin, il y avait le fameux couloir de la Direction ! Si vous n’en étiez pas, mais qu’une mission vous y avait expédié, il fallait la remplir rondement, en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas troubler le silence pesant qui y régnait. Parfois une porte s’ouvrait, un costume cravate triste comme un soir d’hiver sortait pour rentrer tout aussi rapidement que discrètement dans un bureau voisin, carnaval des masques sérieux où le rire n’avait jamais du pénétrer.
En bref :
Premiers enseignements, la distribution des rôles induit des attitudes !
Dans le service où je travaillais, les employées, toutes jeunes, étaient sympathiques et riantes, leurs chefs Acheteurs pouvaient l’être aussi quand le bureau était en mode: détente.
Plus on montait dans la hiérarchie, moins ça rigolait, et les secrétaires suivaient ces modèles, contaminées par le sérieux de leurs patrons.
Mais le pire, c’était le couloir, enclave, de la Direction. Antichambre des Pompes Funèbres, on n’y rigolait jamais, du moins pas avec le premier venu.
J’imagine néanmoins que le soir tard, cette façade laissait place au sourire entre eux.
Mais moi, petit employé tout juste arrivé et impressionné, je n’ai pas eu la possibilité de le constater.
Merci Antoine et à bientôt pour de nouveaux récits.
11: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1981-1985
1981 juillet-août : Départ de JP Piedelièvre, PDG des Nouvelles Galeries précédemment PDG du BHV.
Cet homme très sympathique s’intéressait toujours à la vie du BHV, et à ses collaborateurs. Son plaisir : découvrir les nouveaux produits du petit Electroménager.
Par le courrier ci-dessous, il annonce son départ à Yann de Lambilly. Nous apprécierons le climat qui régnait entre les membres de la Direction.
« Monsieur de Lambilly,
Vous allez apprendre par note officielle que je dois quitter les nouvelles galeries. Je tenais à vous en informer personnellement car nos sympathiques relations et notre voisinage pendant quatre ans ne m’ont laissé que d’agréables souvenirs et bien qu’aux NG, j’ai apprécié votre acharnement à défendre le BHV et sans que cela soit contradictoire : votre esprit de coopération….. »

H1981 : 24 novembre : Ouverture du BHV St Genis-Laval dans le 2éme semestre.
Directeur :Michel Capelli
3700m² de surface de vente Bricolage, Décoration, jardin et matériaux.
Les premières photos sont d'origine de la création :

Ce magasin toujours ouvert est dirigé par : Alain Lhuillier.
St Genis dans son cadre verdoyant
1982 : L’expansion des magasins est réussie et les affaires fonctionnent !
Ivry utilisent 60 à 120 camions de livraison par jour en région parisienne.
70 semi-remorques livrent les BHV parisiens des réassorts demandés.
Chaque jour c’est 200 tonnes qui sortent des entrepôts.

Le groupe BHV célèbre par ses 3 lettres, réalise un CA de 3,05 milliards de francs, juste après le magasin du Printemps. Spécialiste du Bricolage il confirme sa place de Grand Magasin de la maison et des Loisirs.
On compte 4865 employés dont 600 à temps partiel.
Rivoli commerce et service : 2465, la Chaîne (magasins banlieue et Flandre : 1360,
Les magasins spécialisés: (Grenoble, Venissieux, Limonest, Part-Dieu, St Genis Laval, St Etienne, Caen, Rambouillet, Villeneuve la Garenne, Pontault, Angouléme et le Mans comptent 580 employés. Les entrepôts d’Ivry et Alfortville dénombre : 460 personnes.
H1982 : 14 avril : Ouverture du BHV de Gradignan. Directeur : Christian Trouvay
1983 : Gérard Boulot, 71 ans, démissionne.
Jean-Pierre Boulot devient alors PDG. Claude Fersztand devient Directeur Général
1983/ 84 / 85 et plus : les grandes années de la diversification avec Jean-Noël Caron et Michel Capelli
-1983 : ouverture d’un Midica à Toulouse puis à Labége (Banlieue de Toulouse) affilié BHV. Directeur : Philippe Manière.
- 1984 : affilié : Le groupe Pictoral avec 11 magasins de 100 à 2500 m² spécialisés en bricolage.
- 1985 mars : Outirama à Thonon
- 1985 avril : Bouvet Ponsar à Besançon (Bricolage et Bati sur 4500 m²)
PUBLICITE :Catalogues BHV 1982.
Regardez le logo BHV ....Il va changer!

A suivre....
10: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1979
1979 : Année de la grande réforme de l’administration des Ventes :
Les caisses sont connectées à l’ordinateur Central.
Enfin un contrôle Caisse rapide et un contrôle du Chiffre d’affaires qui va permettre de le connaître détaillé, du jour au lendemain.
C’est aussi la création de la base SUCOCLI ; Traduire : Suivi des commandes clients.
Cette réforme a été une des plus importantes au BHV ce projet a nécessité une grande coordination avec tous les services : Contrôle des Ventes, Bureau du Contrôle, Service d’encaissement et la formation de 200 caissières et 1500 vendeurs. Nous voyons arriver l’arrivée de la Gestion Unitaire sur les gros articles : GEM : réfrigérateurs, cuisinières, machines à laver et télévisions …
H1979 : Ouverture du BHV de Strasbourg ; Directeur : Christian Trouvay. Sous-Directeur : Alain Séguret.


Le magasin est ancré au Centre Commercial de la place des Halles.

Ce magasin de 2800 m² spécialisé dans le Bricolage et la Décoration, est entouré de grandes enseignes. On y retrouve l’alimentaire avec SUMA, les Galeries Barbes pour le meuble, Pier Import, Go Sport.
Sur le plan informatique le magasin est équipé d’un système Anker Modulflex qui permet un meilleur suivi de la gestion unitaire : une machine à étiqueter est connectée à l’ordinateur et des crayons lecteurs en caisse.
L’effectif est de 60 personnes dont 40 à la vente.
Photosdes années 95 Strasbourg revu
H1979 : 18 septembre Ouverture de Villeneuve la Garenne. Directeur Jean-Claude Cordelier, sous-directeur : Gérard Bellec
6000 m² sur un seul niveau.

En plus du Bricolage et de la Décoration, le magasin étend des rayons de Meubles de cuisine, ménage, Equipement de salle de Bain, Literie, Eclairage, Cadres et dessins, autos, accessoires vélo et une jardinerie de 2000 m² on y compte plus de 500 arbres différents, 117 rosiers, 170 plantes différentes, très vite se développera une animalerie qui faisait frissonner avec ses serpents : de la couleuvre au boa, du lézard à l’Iguane. Imaginez quand il en manquait un au matin et qu’il fallait le retrouver ! L’équipe en place avaient ajouté des rongeurs : Hamsters écureuils de Corée, lapins nains, mais aussi des batraciens : crapauds, salamandres et tritons, puis des oiseaux.

H1979 13 Juin : Ouverture du BHV Limonest : Le « Parly »Lyonnais ! (Au Nord de Lyon).La clientèle choisit des produits de haut de gamme. Directeur : Jean-Michel Roy et sous-directeur Christian Hustache. Ce magasin de 3000 m² propose 25 rayons de Bricolage-Décoration et 25 000 références
Photos d'origine
Ce magasin toujours ouvert est dirigé par : Martine Riou.
(Photos plus actuelles :)

H1979 : 19 septembre : Ouverture du BHV au Centre Commercial de Lyon Part-Dieu en décembre. Directeur : Charles Bernardini, sous-directeur : Jean-Luc Lesueur.
Comme à Limonest on y découvre 25 rayons de Bricolage-Décoration et 25 000 références. C’est le premier magasin qui ouvre en gestion unitaire totale. Une batterie de 8 caisses est installée en sortie.
A suivre....