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Mémoire du BHV : Un souvenir « fort de Café ! » par Christine Douchet.
Un souvenir :"fort de Café"
Nous sommes en septembre 1991, alors que Jean-Claude Lavat et moi travaillons en tandem au petit Electro-ménager, nous avons vécu un moment passionnant qui donnera une nouvelle dimension au Marché du Café en France.
Nous avions un rendez-vous avec la société Nespresso, totalement inconnue du grand public, la seule chose que nous connaissions, c’est qu’elle faisait partie du groupe Nestlé.
Nos deux interlocuteurs arrivèrent à leur rendez-vous, très ponctuellement.
L’un d’entre eux, tenait précieusement une petite valise en bois, ressemblant à un écrin pour les joyaux de la couronne ! L’intérieur était en velours rouge et au milieu se dressait un expresso. La présentation était très théâtrale.
Ce fut les premiers instants d’une découverte qui allait changer l’avenir !
Jusque-là nous connaissions les expressos classiques dont le leader incontesté était Krups et bien sûr, toutes les déclinaisons de Cafetières, électriques ou non, jusqu’à la chaussette que nous vendions au rayon ménage.
Ces Messieurs nous expliquèrent qu’il n’avait rien à nous vendre !... Jusque- là ….tout allait bien !...
Le produit Nespresso : bijou de l’écrin, nous serait vendu par Krups fournisseur référencé. C’est donc à ce moment qu’ils dévoilèrent leur stratégie :
Le groupe Nespresso assurerait par le biais d’un Club la vente du café.Leur but étant :
- de garantir un café de qualité 1er choix,
- dans des capsules hermétiques qui préserveraient tout l’arôme,
- le client passerait sa commande à un centre d’appels et serait livré sous 24 à 48 h.
- Sur le plan Marketing : Le BHV serait soutenu par des animations dans les périodes de forte activité.
Nous avons dégusté au bureau un des 6 grands crus de café en capsule et ce fut une véritable révélation !...
D’ici là à référencer le produit, il n’y avait qu’un pas ! C’était facile, il nous arrivait fréquemment de créer et de commander avant même le départ du fournisseur du bureau ! C’était notre dynamisme !
Le produit était, on ne peut plus performant . Mais toutes les questions germaient dans nos têtes.
Les clients allaient-il adhérer à la notion de Club ? Ne pas acheter son café chez son épicier ou son supermarché ? Cela n’était pas dans les habitudes des Français ! En dehors du club Audi pour les voitures rien n’existait comme référence de Club Consommateur …
Imaginons que nous soyons obligés de rembourser tous nos clients si le système de ventes cessait brutalement.
Une livraison sous 48 h ! La vente par correspondance avait déjà tellement de difficultés à l’assurer !
« Risque ou pas! Là était la question ». Nous avons appréhendé la situation et répondu : On joue la Confiance !
Nous nous sommes lancés et avons été les premiers en France, à proposer ce NESPRESSO manuel avec porte filtre : le modèle 995. En tant qu'experts, nous voulions toujours que le BHV soit leader de la nouveauté.
Nous ne connaîtrons que plus tard les modèles automatiques et les modèles à mâchoire, plus facile d’utilisation.
Nous avons réalisé des scores fabuleux avec nos démonstrateurs formés, dès le premier Noël.
Le siège Nespresso n’occupait que peu de place, à cette époque. Il se situait à Levallois, rue Edouard Vaillant ainsi que « l’atelier protégé » qui préparait les expéditions de capsules.
Georges Clooney n’était pas encore passé aux « URGENCES » et ne connaissait pas encore ce produit remarquable.
10 ans plus tard, nous vendions plus de 7000 Nespresso par an au BHV, la collection s’était élargie et une nouvelle marque Magimix était venue se joindre à la distribution (puis : Siemens et Saéco). Les formes évoluèrent d’ovoïdes, elles deviennent cubiques.

Nous sommes fin 2011, c’était il y a 20 ans. Je ne peux oublier cette merveilleuse expérience d’un lancement de produit fabuleux!
Longtemps, cette gamme Nespresso fut classée au Palmarés des ventes BHV : première en nombre et aussi en chiffre d’affaires.
Le partenariat avec les collaborateurs Nespresso fut d’une grande cordialité et d’une grande efficacité. Nous avons créé avec JP Leroux des meubles spécifiques pour les BHV qui furent demandés par tous les pays du monde. Aujourd’hui, Les équipes Nespresso ont réussi leur challenge.
En 2010 on comptait plus de 10 millions de membres et 215 boutiques. (27 milliards de capsules)
Les crus de départ ont vu leur nombre évoluer et passer de 6 à 16 !
Merveilleux souvenir ! Mais dîtes-moi… il y a vingt ans…. Avez-vous ou auriez-vous été client Nespresso ?
Si vous ne le connaissez pas !...Un conseil : Faites l’expérience !
What Else ! Quoi d’autre !
Catalogue 2004 dernière de couverture du Catalogue Cadeaux

12: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1984-1985
1984 : Au BHV la communication par catalogue se fait de plus en plus attractive.
Je vous propose de regarder quelques photos des produits de cette époque à travers un dépliant Arts ménagers et un dépliant de Nël.
Pas de télé Ultraplate! Aspirateurs résolument démodés

Cadeaux Noël... Vraiment Bazar!

Rares rayons Arts de la Table et Culinaire où les photos ne sont pas encore démodées!....

Communication bien dépassée aujourd'hui

H1985 23 avril : Ouverture du BHV Rambouillet qui sera cédé à notre affilié Outirama et deviendra Franchise BHV en 1988 .
Directeur Michel Paul,
Sous directeur commercial : Eric Ledru
H1985 2 mai: Ouverture du BHV Caen situé en Centre-ville, c’est la reprise d’un magasin Brico/Quincaillerie Legallais Bouchard. 5000 m² sur 5 niveaux. Directeur : Pascal Hurel remplacé par Serge Ricaud, Sous Directeur : Jean Claude Richer.
H1985 7 mai: Ouverture du BHV Le Mans (Ancien CMJ des Nouvelles Galeries) : 4500m² sur 1 niveau. Directeur Michel Provost, sous directeurs : Dominique de Boisgelin et Michel Barrette( sous directeurs commerciaux) et Michel Siorat (Sous directeur administratif)
H1985 14 mai: Ouverture du BHV d’Angoulème. (Ancien CMJ des Nouvelles Galeries). 4500 m² sur 1 niveau.
Directeur : directeur : Serge Ricaud, remplacé par Jean-Luc Ribeil sous directeurs : Marc Bouchacourt et Henri Chabanne.
H1985 : 14 mai, Ouverture du BHV Saint Etienne. 4000 m² sur 1 niveau.
Directeur: Patrick Richard
A gauche P Richard P Bourlon
Le magasin et le tram
A suivre....
Mémoires du BHV : mes débuts au 7éme étage par Antoine Eminian
Nous reprenons pour changer un peu : un article écrit par Antoine qui reflête bien l'ambiance qui régnait au 7 éme étage dans les années 70, Ces lignes décrivent à la perfection, le ressenti d'un jeune qui arrive au BHV . Chaque époque a ses codes et les choses ont bien évolué. Où sont passés les cravattes , chemise blanche et costume noir ou gris à rayures des dirigeants. Une note d'humour agrémente le tout! C'est extra! Merci Antoine
Mes débuts au BHV
Je vais essayer à travers quelques articles, de faire revivre mes années BHV et raviver nos souvenirs communs, chacun y retrouvera certainement un pan de son passé et peut-être pourrez-vous compléter mes souvenirs par les vôtres, soit en laissant des commentaires en bas des notes, soit mieux encore, en rédigeant un petit billet que Christine intégrera dans le blog.
Les souvenirs des uns et des autres, maillés par ce blog, sont l’étoffe de l’histoire de notre entreprise.
Un dernier mot, je cite des noms que parfois j’estropie peut-être, pardonnez-moi, et enfin, pour que mes souvenirs soient plaisants à lire, je décris ces personnes afin de les faire revivre devant vos yeux ; je l’ai fait avec tendresse et sans méchanceté aucune, tout est vrai et parfaitement honnête de ma part. Prenez-le ainsi, c’est mon seul souhait.
Mon arrivée au BHV
Je suis entré au BHV à l’automne 1971 après avoir obtenu mon BAC commercial en juin. En ce temps-là, le chômage n’existait pas ou à peine, on a du mal à y croire de nos jours.
J’ai débuté à la Centrale d’achats du SAS (Service d’Approvisionnement des Satellites) qui gérait l’approvisionnement des magasins de la chaîne périphérique. J’étais au secteur Tissus d’ameublement/Rideaux, dans un grand bureau qui abritait aussi deux autres secteurs, au septième étage du magasin. Ma première chef, Mlle T, dont sans méchanceté aucune je dirais que c’était une gentille excentrique qui portait des petites culottes en papier ! Je ne sais pas si ça va vous rassurer, mais je le sais, non de visu mais par ouïe dire, car elle s’en vantait au bureau. Il faut dire que les femmes y étaient majoritaires et quand les deux autres Acheteurs (M.Bindault et R Judeck) étaient en déplacement, j’étais le seul homme au milieu de neuf ou dix femmes. J’ai beaucoup appris au cours de ces premières années professionnelles !
Tout se traitait à la main
A cette époque, les ordinateurs n’existaient pas et je me souviens que nos bureaux étaient noyés sous des piles de papiers, catalogues fournisseurs, factures, bons de commandes etc.
L’Economat n’était pas géré au niveau de chaque service, mais tous les bureaux du septième étage étaient sous la coupe administrative de Mr Pascaut – qui ne rigolait pas beaucoup - et de sa secrétaire Ginette – qui elle, savait détendre l’ambiance.
Rappelez-vous qu’en ce temps, on était « secrétaire » et non « assistante », équipée d’une machine à écrire avec le papier carbone qui dégueulassait les doigts, le doux cliquetis de la machine et les ponctuations musicales du retour de chariot. Ah ! Quelle époque.
L’Economat, donc, quand on avait besoin d’un stylo ou autre il fallait aller le demander à Ginette, et si on désirait un crayon à papier, on devait rapporter le bout usé pour justifier sa demande.
Les couloirs du 7éme étage
- Dans le même couloir, d’un côté nos bureaux du SAS, de l’autre les bureaux des Chefs de Groupe, qui coiffaient plusieurs Acheteurs. Quand on devait leur faire passer un document à signer, on entrait dans leur bureau sur la pointe des pieds et c’est leur secrétaire qui servait d’intermédiaire car ces messieurs restaient cloîtrés dans leurs bureaux aux cloisons de verre, aquariums pour poissons rares et précieux si on considère l’attitude empreinte de solennité et de respect adoptée par chacun de ceux autorisés à pénétrer ce sanctuaire.
De cette première partie de ma carrière professionnelle, mon principal souvenir, c’est ce poids de la hiérarchie encore empesée des rites anciens.
- « Mon » couloir c’était de la gnognotte avec ces jeunes employées et secrétaires, puis le couloir du pool de dactylos qui tapaient à la machine les bons de commandes pour les fournisseurs.
- Enfin, il y avait le fameux couloir de la Direction ! Si vous n’en étiez pas, mais qu’une mission vous y avait expédié, il fallait la remplir rondement, en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas troubler le silence pesant qui y régnait. Parfois une porte s’ouvrait, un costume cravate triste comme un soir d’hiver sortait pour rentrer tout aussi rapidement que discrètement dans un bureau voisin, carnaval des masques sérieux où le rire n’avait jamais du pénétrer.
En bref :
Premiers enseignements, la distribution des rôles induit des attitudes !
Dans le service où je travaillais, les employées, toutes jeunes, étaient sympathiques et riantes, leurs chefs Acheteurs pouvaient l’être aussi quand le bureau était en mode: détente.
Plus on montait dans la hiérarchie, moins ça rigolait, et les secrétaires suivaient ces modèles, contaminées par le sérieux de leurs patrons.
Mais le pire, c’était le couloir, enclave, de la Direction. Antichambre des Pompes Funèbres, on n’y rigolait jamais, du moins pas avec le premier venu.
J’imagine néanmoins que le soir tard, cette façade laissait place au sourire entre eux.
Mais moi, petit employé tout juste arrivé et impressionné, je n’ai pas eu la possibilité de le constater.
Merci Antoine et à bientôt pour de nouveaux récits.
11: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1981-1985
1981 juillet-août : Départ de JP Piedelièvre, PDG des Nouvelles Galeries précédemment PDG du BHV.
Cet homme très sympathique s’intéressait toujours à la vie du BHV, et à ses collaborateurs. Son plaisir : découvrir les nouveaux produits du petit Electroménager.
Par le courrier ci-dessous, il annonce son départ à Yann de Lambilly. Nous apprécierons le climat qui régnait entre les membres de la Direction.
« Monsieur de Lambilly,
Vous allez apprendre par note officielle que je dois quitter les nouvelles galeries. Je tenais à vous en informer personnellement car nos sympathiques relations et notre voisinage pendant quatre ans ne m’ont laissé que d’agréables souvenirs et bien qu’aux NG, j’ai apprécié votre acharnement à défendre le BHV et sans que cela soit contradictoire : votre esprit de coopération….. »

H1981 : 24 novembre : Ouverture du BHV St Genis-Laval dans le 2éme semestre.
Directeur :Michel Capelli
3700m² de surface de vente Bricolage, Décoration, jardin et matériaux.
Les premières photos sont d'origine de la création :

Ce magasin toujours ouvert est dirigé par : Alain Lhuillier.
St Genis dans son cadre verdoyant
1982 : L’expansion des magasins est réussie et les affaires fonctionnent !
Ivry utilisent 60 à 120 camions de livraison par jour en région parisienne.
70 semi-remorques livrent les BHV parisiens des réassorts demandés.
Chaque jour c’est 200 tonnes qui sortent des entrepôts.

Le groupe BHV célèbre par ses 3 lettres, réalise un CA de 3,05 milliards de francs, juste après le magasin du Printemps. Spécialiste du Bricolage il confirme sa place de Grand Magasin de la maison et des Loisirs.
On compte 4865 employés dont 600 à temps partiel.
Rivoli commerce et service : 2465, la Chaîne (magasins banlieue et Flandre : 1360,
Les magasins spécialisés: (Grenoble, Venissieux, Limonest, Part-Dieu, St Genis Laval, St Etienne, Caen, Rambouillet, Villeneuve la Garenne, Pontault, Angouléme et le Mans comptent 580 employés. Les entrepôts d’Ivry et Alfortville dénombre : 460 personnes.
H1982 : 14 avril : Ouverture du BHV de Gradignan. Directeur : Christian Trouvay
1983 : Gérard Boulot, 71 ans, démissionne.
Jean-Pierre Boulot devient alors PDG. Claude Fersztand devient Directeur Général
1983/ 84 / 85 et plus : les grandes années de la diversification avec Jean-Noël Caron et Michel Capelli
-1983 : ouverture d’un Midica à Toulouse puis à Labége (Banlieue de Toulouse) affilié BHV. Directeur : Philippe Manière.
- 1984 : affilié : Le groupe Pictoral avec 11 magasins de 100 à 2500 m² spécialisés en bricolage.
- 1985 mars : Outirama à Thonon
- 1985 avril : Bouvet Ponsar à Besançon (Bricolage et Bati sur 4500 m²)
PUBLICITE :Catalogues BHV 1982.
Regardez le logo BHV ....Il va changer!

A suivre....
10: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1979
1979 : Année de la grande réforme de l’administration des Ventes :
Les caisses sont connectées à l’ordinateur Central.
Enfin un contrôle Caisse rapide et un contrôle du Chiffre d’affaires qui va permettre de le connaître détaillé, du jour au lendemain.
C’est aussi la création de la base SUCOCLI ; Traduire : Suivi des commandes clients.
Cette réforme a été une des plus importantes au BHV ce projet a nécessité une grande coordination avec tous les services : Contrôle des Ventes, Bureau du Contrôle, Service d’encaissement et la formation de 200 caissières et 1500 vendeurs. Nous voyons arriver l’arrivée de la Gestion Unitaire sur les gros articles : GEM : réfrigérateurs, cuisinières, machines à laver et télévisions …
H1979 : Ouverture du BHV de Strasbourg ; Directeur : Christian Trouvay. Sous-Directeur : Alain Séguret.


Le magasin est ancré au Centre Commercial de la place des Halles.

Ce magasin de 2800 m² spécialisé dans le Bricolage et la Décoration, est entouré de grandes enseignes. On y retrouve l’alimentaire avec SUMA, les Galeries Barbes pour le meuble, Pier Import, Go Sport.
Sur le plan informatique le magasin est équipé d’un système Anker Modulflex qui permet un meilleur suivi de la gestion unitaire : une machine à étiqueter est connectée à l’ordinateur et des crayons lecteurs en caisse.
L’effectif est de 60 personnes dont 40 à la vente.
Photosdes années 95 Strasbourg revu
H1979 : 18 septembre Ouverture de Villeneuve la Garenne. Directeur Jean-Claude Cordelier, sous-directeur : Gérard Bellec
6000 m² sur un seul niveau.

En plus du Bricolage et de la Décoration, le magasin étend des rayons de Meubles de cuisine, ménage, Equipement de salle de Bain, Literie, Eclairage, Cadres et dessins, autos, accessoires vélo et une jardinerie de 2000 m² on y compte plus de 500 arbres différents, 117 rosiers, 170 plantes différentes, très vite se développera une animalerie qui faisait frissonner avec ses serpents : de la couleuvre au boa, du lézard à l’Iguane. Imaginez quand il en manquait un au matin et qu’il fallait le retrouver ! L’équipe en place avaient ajouté des rongeurs : Hamsters écureuils de Corée, lapins nains, mais aussi des batraciens : crapauds, salamandres et tritons, puis des oiseaux.

H1979 13 Juin : Ouverture du BHV Limonest : Le « Parly »Lyonnais ! (Au Nord de Lyon).La clientèle choisit des produits de haut de gamme. Directeur : Jean-Michel Roy et sous-directeur Christian Hustache. Ce magasin de 3000 m² propose 25 rayons de Bricolage-Décoration et 25 000 références
Photos d'origine
Ce magasin toujours ouvert est dirigé par : Martine Riou.
(Photos plus actuelles :)

H1979 : 19 septembre : Ouverture du BHV au Centre Commercial de Lyon Part-Dieu en décembre. Directeur : Charles Bernardini, sous-directeur : Jean-Luc Lesueur.
Comme à Limonest on y découvre 25 rayons de Bricolage-Décoration et 25 000 références. C’est le premier magasin qui ouvre en gestion unitaire totale. Une batterie de 8 caisses est installée en sortie.
A suivre....
9: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1975-1977
De 1975 à 2000 : Les folles années de Publicité avec Europe1. cette publicité vous poursuivait jusque sur votre lieu de Vacances, lorsque vous allumiez la radio !!!.
Nous attendons que d’anciens de la pub nous évoque cette période, afin d’en parler sur ce blog.
1975 : Création de BHV Service n°1

H1975 : Ouverture du BHV Lyon Vénissieux, Directeur M de Champs.
Ce magasin était propre mais n'attirait que très peu de monde.
1976 Première année des « Bonnes affaires » au BHV cette opération d’origine des nouvelles galeries a été reprise à la demande de la Direction Générale, qui était étonnée des résultats exceptionnels des nouvelles Galeries. 1 500 000F fut réalisé sur une surface de 1000 m² à Rivoli et 2 500 000 F pour la 2éme année sur une surface de 2500 m². La folie des 3 à 4 premiers jours obligeait à canaliser le flux.
On ne laissait entrer des clients qu’en fonction du nombre qui sortait.
Les Bonnes Affaires d’une durée de 8 à 10 jours remplacèrent la Foire aux Affaires traditionnelle du BHV dans les magasins périphériques et à Rivoli on continua les 2 opérations.
Cette opération BAF présentait sur un catalogue un large assortiment d’articles à prix ronds. (On a estimé à 75% du CA le CA fait par des articles de 2,50F à 50F)
Bien sûr cette opération nécessita une organisation et une logistique très musclées.
Pour 4000 m² de stockage on passa à 8000 m² de surface à Ivry en 1979, les magasins auront reçu pour cette opération de 80 à 120 remorques.
Tous sont mobilisés pour ces Bonnes Affaires tant au déchargement, l’implantation, parfois l’encaissement. Les nocturnes ne s’arrêtaient pas à 22 h dans les magasins , mais à 22 h30 le temps d’encaisser les derniers clients. (Cidessous un ancien catalogue)

H1976 : Le Midica : créé en 1946 par le PDG Roland Garrigou : Toulouse Esquirol, devient affilié.
H1977 : Ouverture du BHV de Grenoble. Directeur : M Chounet, Sous directeur : Alain Séguret

1977 Au BHV, il faudra attendre cette année là, pour voir la révolution informatique, sous l’impulsion de Pierre Pauwells et Jean-Luc Plouzeau aidés d’une équipe d’hommes et de femmes compétents : C. Dréano, J. Boissin, A.Renosi …
Gestion des commandes avec le Tavernier automatique et le Chiffre d’affaires disponible du jour au lendemain ! Aujourd’hui vu en temps réel !
Thierry Salaun quelques années plus tard (1986) poussera l’action informatique sur des études analysant les résultats de Gestion. Il deviendra directeur de l’Informatique.
H1977 : Ouverture du BHV–Midica à Montauban, directeur Christian Trouvay.

Le 21 septembre Le BHV s’est associé avec le spécialiste Toulousain Midica pour former une SARL à 50/50. Le magasin se situe au cœur de la ville intégré à un complexe commercial. La surface de vente de 1200 m² se répartit sur 2 niveaux.
Le RDC est consacré au Bricolage et le 1er étage à la Décoration. Effectif : 25 personnes.
A suivre....
8 : Le bhv de sa naissance à nos jours : Focus sur les années 60-70
Une pause photos sur les années 60 et 70… Brico, brico quand tu nous tiens !
J’en profite ici pour remercier toutes les personnes qui ont contribué à apporter des documents pour réaliser ces articles, afin de les partager à travers ce blog.
1 - Série de photos Bricolage des années 1970 sous sol de Rivoli.
2 - Série de photos Chauffage années 68/70 avec Nogamatic sous-sol de Rivoli.
Combien d’entrevous auront plaisir à voir ses photos.
La quintessence du sous sol du BHV!...
Le cœur même du magasin !
En 1972 l’INSEE nous annonce + de 17 millions de bricoleurs et pendant ce temps là le rayon bricolage du BHV justifie de ses 25 000 outils à main et électrique.
256 modèles de tournevis, 72 truelles, 500 poignées de porte.
Cédric Klapisch réalisateur de « Riens du tout » avec Fabrice Luccini, tournera quelques scènes dans ce lieu magique. Le thème du film pour ceux qui ne l’auraient pas vu : un nouveau P.D.G a pour mission de redresser le magasin : les grandes Galeries… toutes les méthodes sont permises !
Le choix ! Chaque client doit pouvoir personnaliser son intérieur. Le bricolage est un moyen d’expression pour valoriser son intérieur.
Il n’y a pas un profil bricoleur : Homme ou femme, de catégorie socioprofessionnelle ouvrier ou manager. Une chose est sûre, ce hobby souvent pratiqué le week-end libère des tensions de la semaine et évite la dépression nerveuse !....
Dans un magazine Sciences et Vie de 1972, on pouvait lire : « Sociologues, historiens des siècles à venir s’interrogeront sans doute sur nos contemporains : Ils auront du mal à comprendre pourquoi l’homme de 1972, qui confiait son destin aux ordinateurs et ses rêves aux fusées spatiale s’obstinait dans sa vie privée, à percer des petits trous dans les murs…. »
Je citerai l’Académicien Louis Armand : « Le bricolage nous oblige à nous battre avec le réel et nous enseigne ainsi une sorte de modestie, car on s’aperçoit en bricolant, qu’il est beaucoup plus difficile qu’on le croit de réaliser quelque chose avec ses mains. »
A suivre....
7: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1973-1974
H1973: Ouverture du BHV Rosny au Centre Commercial Régional de l’Est Parisien à Rosny sous Bois. 13 600 m², 300 personnes.
Directeur : Monsieur Touzé.
Image d'époque
1973 Grâce à l’informatique nouvelle, le BHV développe l’approvisionnement centralisé. Des documents de réassorts sont envoyés vers les magasins, les responsables notent leurs besoins, et Ivry envoie la marchandise sur le magasin. Nous avons là une amélioration de la connaissance des stocks. (En particulier, pour les stocks lourds création du système PPP dont Jacques Boissin était le chef de projet)
H1974 Ouverture de la Vente sur Entrepôt sur 2500 m²
1974 : Une grande étude avec le cabinet Mac Kinsey permettra d’orienter différemment la Politique Commerciale du BHV. C’est ainsi qu’on vit se dessiner une nouvelle stratégie avec la création de BHV spécialisés dans le Bricolage.
H1974 septembre : Ouverture du BHV de Créteil au Centre commercial de Créteil Soleil sur 19 000 m². En face dans la Galerie : le plus beau Printemps d’Europe ! Il ne survivra pas et sera remplacé par Carrefour.
Directeur : Alain Queroy. ( debout et JM Lepermentier, Suzanne Gayot et Rémi Lacointa)
Centre commercial Créteil Soleil
1974 : Gérard Boulot revient au BHV, il est réélu président du BHV
A ce moment là, André Benoit prend les fonctions de Secrétaire Général adjoint : Plan Budget, Contrôle, Contrôle de Gestion, Immobilier qu’il gardera jusqu’en 1982.
A suivre....
6: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1971-1972
H1971: Ouverture de Belle- Epine à Thiais. Directeur : Monsieur Lambert. Le Concurrent grand Magasin des galeries Lafayette ne résistera pas et fermera rapidement ses portes, il sera remplacé par Carrefour.
1972 : Création du Gidep, GIE qui gérera les démonstrations pour le compte des fournisseurs. La demande des directeurs de département : Messieurs Pautrot et Charrois est pressante, avec le démarrage de l’expansion des magasins.
Les fournisseurs ne pouvant pas supporter des frais de démonstration dans les magasins pouvaient ainsi, peu importe leur taille, bénéficier des avantages d’un personnel formé et qualifié représentant leur marque.
Ce système à permis d’accroître le personnel dans les BHV et clients, magasins, fournisseurs et employés en étaient satisfaits. Le système étant très bien géré.
Martine Mallein reprendra le Gidep en 1982. Le Gidep deviendra GD en 1985 et la dissolution du GIE aura lieu en 1992.
1970- 1972 Tout fonctionne correctement, le groupe Nouvelles Galeries présent partout en France à l’exception de la région Parisienne détient 57 magasins et 116 affiliés. L’intégration du BHV dans le groupe NG conduit cette dernière a utilisé les services de la Centrale pour la Nouveauté. La Centrale NG saura profiter de l’expérience du BHV dans le secteur Equipement de la Maison et Bricolage.
Au NG l’informatique fonctionne bien, on passe déjà des commandes sur bordereaux en lecture optique. Je me souviens en 1970-1971 avoir porté mes commandes au Siège des Nouvelles Galeries pour les articles Gros-Ménager de marque propre NOGAMATIC. Encore fallait-il apprendre à bien écrire ses chiffres !... (Auparavant le BHV avait utilisé aussi un nom de marque propre avec l’électroménager RIVOLIA.)
Les marques propres ! En plus de Nogamatic nous connaissions Modus pour la Maison et Donatella et Jean Dejay pour la nouveauté.
Les NG : véritable empire de la Distribution :
C’est en 1884 que le neveu du fondateur Aristide Canlorbe crée « Les grands Bazars » qui donnera naissance à la Société des Grands Bazars Réunis en 1891 ; Le siège est alors rue des grands Chantiers qui donnera son nom à la rue des Archives, Vous qui passez au 66, regardez cet immeuble!
Les Nouvelles Galeries sont un ensemble de Sociétés spécialisées avec :
COFINOGA : (Un aparté : COFINOGA veut-il dire quelque chose pour vous? :) COmpagnie FInancière des NOuvelles GAleries ! Voila un nom qui n’est pas prêt de disparaitre …du Vocabulaire BHV ou GL et qui n’a pourtant plus de signification à ce jour !
Les autres…. La SONAC(Import-export), Unicofra (Financier), Soditour pour les Voyages : 60 bureaux en France, Noghotel (Genre de DHC ou Kyrielle), DEP (pour le dépannage et le SAV) qui deviendra BHV service n°1 ou SN1, Réaltec et Crip-Crop (Restau rapide), Oui encore une fois nous étions là en France avant Mac’Do !
Enfin, le centre commercial de Cap 3000 (dont les murs furent vendus par les GL en 2010), 57 magasins et 116 affiliés. Uniprix à 75%, Magmod de Strasbourg à 23% et enfin la part BHV passe de 38 à 43%.
Séphora ! Le saviez-vous ? Les NG ouvrent à Paris une enseigne Séphora de 1000 m² de produits de Beauté et de soins, 10 autres ouvertures sont alors programmées !...
Le personnel NG: 40 000 personnes dont 20 000 dans les magasins. Il faut songer à la formation !
INSED : C’est là que naîtra dans les locaux de la Formation de la rue du Plâtre : l’Insed (Institut National Supérieur d’Enseignement de la Distribution). Alain Bourdy vous en parlerait plus savamment que moi. Tout ce que je sais, c’est que plus de 5000 stagiaires NG et BHV y étaient formés.
1972 : Le BHV ajoute un entrepôt à Alfortville ; (27 000m² de plancher en 2 étages environ). Cet entrepôt est utilisé pour le gros ménager et la Télé.
L’emplacement proposé plus tard pour préparer des collections n’a jamais eu de succès auprès des Acheteurs. Il faut dire que l’emplacement lugubre entre le Gazomètre et le cimetière aurait pu servir de décor à un thriller !
A suivre...
5: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1968-1970
Cet article a été enrichi de quelques photos sur Parly et Garges
Les entrepôts : A Ivry, je découvre « Zébulon » ! Encore une réussite du BHV, toujours précurseur! Un tracteur électronique télé programmé, avançant tout seul dans Ivry et capable de fonctionner sur 2 niveaux. Des ingénieurs du monde entier venaient visiter les entrepôts pour découvrir ce fabuleux tracteur capable de s’arrêter devant un obstacle.
D’autres que moi pourront vous parler de cet homme prodigieux : Bruno Lussato qui inventa ce projet plein d’audace et fit avancer à grand pas la gestion de l’Entrepôt. B.Lussato fut recruté dans les années 60 par Roger Staffe et Monsieur Grouillier qui dirigeaient Ivry, sur les recommandations de Georges Lillaz, PDG du BHV qui fut le Mécène de SOS amitié.
Commentaire de Jean de Nerville réintégré :
Zébulon était filoguidé c'est-à-dire qu’il était suivi et guidé par un fil noyé dans le sol. Sa programmation c'est-à-dire sa destination finale était faite à partir du tableau de bord du tracteur.
Sa vie à l’entrepôt fut relativement courte car il portait en germe dans son principe 2 handicaps majeurs : conçu au départ par les Allemands pour circuler sur un seul niveau, on lui demandait de franchir des rampes à la montée et à la descente. Un convoi trop chargé stoppait le tracteur à la montée et à la descente les roulants trop lourds se mettaient en accordéon derrière lui et le faisaient dérailler.
Son autre handicap était qu’il se mettait en concurrence avec la confrérie des caristes dont il été chargé de diminuer les effectifs.
Au rez-de-chaussée de l’entrepôt, avait été aménagé un centre de contrôle qui permettait de suivre le trafic des tracteurs dans l’entrepôt sur un tableau pourvu de petites lampes vertes correspondant aux différentes sections du circuit. Elles se mettaient à clignoter dès qu’un incident se manifestait sur le circuit : déraillement sur une rampe dû à des roulants accordéonistes, arrêt devant un obstacle malencontreusement placé sur son trajet, soupentes arrachées par un chargement débordant.
Il y a des jours où ce tableau se transformait en arbre de Noël.
En fin de compte ces handicaps ont eu raison du système. Il a fallu ranger le petit train qui avait promené tant de personnes pour sa promotion.
1968 Novembre : Georges Lillaz vend ses actions Aux Nouvelles Galeries . Celles-ci détiennent désormais 38 % du Capital.
La Société des Nouvelles Galeries nomme Gérard Boulot à leur tête pour présider les NG, aidé d’Alfred Lombard Directeur général.
Jean-Paul Piedelièvre devient Président du BHV. Il sera secondé par Jean-Pierre Boulot comme Directeur général et Jean-Bernard Noyère comme Directeur Administratif.
André Benoit Directeur de la Chaîne, responsable de l’expansion prépare les grandes ouvertures du BHV. Michel Bigey, avec qui il avait ouvert les premiers magasins dits : A (Flandre et Parly) et B (Garges et Montlhéry) passe Directeur de la Publicité.
1969 Le BHV qui ouvrait 5 jours par semaine décide d’ouvrir le lundi.
1969 : Le BHV crée une Direction de l’informatique : Yann de Lambilly ajoutera cette fonction à celles de responsable Directeur de la Comptabilité et de FIGEST, Les ordinateurs Bull sont des machines immenses, impressionnantes au dernier étage du Bâtiment Marchand.
H1969: Ouverture de Parly II , un BHV tout beau de 11 000 m² dont l’ouverture est prévue pour le printemps 1970, est avancée à novembre 1969.
Directeur: Michel Bigey
Images d'époque.
A droite la porte entrée du personnel
H1969: Ouverture de Garges lès Gonesse au Centre Commercial du Pont de Pierre (fermé), sur 5500 m² et un « garden-center » qu’on nommera « l’anneau » : On y vend des tentes de camping et autres produits de jardin. Le Bhv offre 1350 places de Parking.
Vu de l'escalator central qui montait au Bricolage et Meubles sur 1/2 étage en mézanine.
Directeur : Monsieur Touzé. Le centre fonctionnait avec Carrefour et Mammouth.
La clientèle locale n’était pas très aisée. Or, Carrefour partit
pour ouvrir à Parinor Aulnay sous Bois, Cora le remplaça ; Mammouth fut remplacé par Conforama, un inconditionnel de l’ouverture du Dimanche. Des mouvements importants eurent lieu le
dimanche pour interdire l’accès aux Clients de Confo. Le BHV périclita et finit par fermer.
Ceci-dit la transaction de fin fut bonne pour la trésorerie du BHV.
H1969 : Agrandissement du BHV Montlhéry, la surface passe de 2500 à 5300 m2.
1970 Les travaux d’un nouveau Parking : Lobau, avec accès direct au Métro débuté avec retard en février 1969 est ouvert. Encore une fois, le BHV se distingue dans son innovation !
A suivre....