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Le blog du Réseau Bazar BHV

bhv d'hier

4 : Le BHV de sa naissance à nos jours : 1968

10 Novembre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1968 : Année  révolutionnaire !...

Les Petits anges de la façade veillent!

Histoire-BHV-2 0712Le magasin est climatisé, de nombreux travaux de rénovation sont entrepris dans le magasin. Pour une surface au sol de 6000m², la surface de vente passe à 32 000 m² et les cours intérieures ne sont pas encore fermées… La modernisation des locaux, de la sécurité, de l’éclairage en font un beau magasin ! Histoire-BHV-2 0714

Le magasin comme tous les magasins parisiens a subi une grève de 3 semaines perdant ainsi un chiffre de 30 millions de Francs. Cette perte avec l’augmentation des charges aurait pu faire mal augurer les résultats du BHV. En réalité la reprise générale s’est accompagnée d’une forte demande de la clientèle.

Pour y faire face, la Direction :

1 Boulot GérardGérard Boulot (Ci-contre) et Georges Lillaz,  comptait sur la collaboration de ses cadres et du personnel avec lesquels, elle s’efforçait de tenir un dialogue confiant et ouvert.

Le rendement au m² est alors le meilleur du monde : environ 16000F de l’époque du m². (Le meilleur bradeur aux USA, n’y arrive pas !)

Personnel : 2700 personnes dont 1400 vendeurs auquel vient s’ajouter 80 à 200 débiteurs par jours : « les extras » ( : souvent des étudiants) payés à raison d’une enveloppe à 30F par jour. Le personnel est encore payé en espèces, les chèques sont édités à partir de 1000F.

Positionnement BHV :Le BHV traite alors l’équipement de la maison, cuisine, sanitaire, cave, grenier, loisirs, sports et même la chasse, le plein air, jardinage, outillage et bricolage  qui représentait alors 80% de son chiffre d’affaires et 20% pour la nouveauté.

Les autres Grands magasins : Samaritaine, Bon Marché, Louvre, Printemps, Galeries Lafayette réalisaient alors 33 % de leur CA en Bazar et 67% en Textile, confection etc…

Je me souviens encore du rayon BD où on exposait des fenêtres, des persiennes, des portes et des portails  au 3éme étage du magasin! Dans le brouhaha de la scie à découper le bois, la poussière du Carrelage, la déco-maison à la mode; aujourd’hui presque disparus : les stratifiés Polyrey et  Formica, les panneaux de Panolac offrant un revêtement isorel décoré bois ou carrelage, les carreaux en plastique Nonyplast, les revêtements et dalles plafond en Robex… Les éviers en grès, en inox, les siphons, les portes de placards Western ou accordéons KZ lancé par le BHV et tout cela sur un ton marketing de l’époque :

« Faîtes-le, vous-mêmes ! »

A cette époque, le BHV avait la réputation justifiée d’offrir l’assortiment le plus large et de vendre des articles insolites qu’il était difficile de se produire ailleurs. Plus de 300 000 articles différents étaient alors offerts à la vente.

La gestion sur le terrain : Pas d’informatique ! Les cartons de stock : Manuels dit cartons roses et les Taverniers (du nom de celui qui l’a créé) ou Cadenciers étaient tenus par des secrétaires de rayon. Tout était écrit à la main : les stocks et les cadences de vente, nos secrétaires savaient comptés, sans machine à calculer !

Les bons de commandes étaient tapés dans un service au 7éme étage. Bien sûr, il ne fallait pas être trop pressé, mais une solution manuelle alternative : «  la note de commande » existait pour les urgences.

Et, enfin ne vous méprenez-pas, la Gestion était rigoureuse et nos crédits étaient suivis  tous les jours !

Parking : Les clients du BHV disposent alors de 2 parkings : 1 en colimaçon au 34  Verrerie et un à Pont-marie.

La rénovation du magasin s’achèvera cette année là avec la création d’un second escalator et le remplacement de trois monte-charge.

Cette période  de l’après 68 permettra au personnel de bénéficier d’une salle de repos.

Le restaurant d’entreprise en libre-service remplacera la cantine semi-self.

 

A suivre... (Si l'un d'entrevous a encore un tavernier, un carton rose ou document nomenclature d'époque, merci de m'en informer. Christine D)

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3 : Le BHV de sa naissance à nos jours : 1963 à 1968

7 Novembre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1963 Le 6 mars, le BHV ouvre ses portes le mercredi jusqu’à 22 heures. Les clients  se bousculent, malgré l’action syndicaliste. Ces premières nocturnes témoignent d’un immense succès.

chouette BHV

 

 On pouvait entendre le hululement d’une chouette avec la sono du magasin à 22 h… Ce fut longtemps l’emblème du magasin et sa sérigraphie était apposée sur les vitrines opaques des 4 rues, ou sur les camions de livraison.

Vehicule BHV 5

Il faut dire que dans cette période qui va de la Libération à 1963, année d’ouverture des premiers hypermarchés, le BHV Rivoli est le Grand magasin qui a le plus progressé en CA. Il passe à la 3éme place en 1963.

1963 : Le département médical (créé en 1925) quitte le magasin pour rejoindre le 42 rue de la verrerie. La clientèle est composée des clients de médecine libérale et de particuliers.

 

H1964: Ouverture du BHV Flandre rue de Flandre à Paris. Cette rue étant appelée a devenir les Champs Elysées du Nord de Paris. (Fermé en 2008)

  flandres 1964

 Ce magasin fonctionnait très fort en nouveauté, parfumerie et articles peu encombrants achetés par le personnel des administrations locales (Caisse vieillesse....) Ces clients des bureaux étaient nombreux à fréquenter le magasin aux heures de table et ves 17 h.

Les produits ménagers et de bricolage attiraient la clientèle du quartier le matin, le soir tard et le samedi.flandres 2 1964

1965 : Début des grands travaux à Rivoli avec le comblement de la verrière centrale.

1966 : Surélévation du magasin de Rivoli libérant 5400 m² de surface de vente complémentaire

Montlhéry anc marché

H1967 mars: Ouverture de Montlhéry, l’emplacement est une Halle aux Quadrants pour les ventes de fruits et légumes, sur un terrain acheté par la commune de Montlhéry (Sorte de Ventes aux enchères). Le BHV peint les murs en blanc, récupère quelques gondoles et s’installe sur 1200 m2. Claude Bourgeac assure l’ouverture. Après avoir passé la saison jouets de fin d’année les résultats sont surprenants. André Benoit et Michel Chammah créeront un nouveau projet sur 2500 m2avec un maximum de rayons traditionnels.

 

Montlhéry 1 Mont M Chammah

1967 Henri Viguier décède au mois d’août. Georges Lillaz le remplace comme PDG, Gérard et René Boulot sont alors attachés à la Direction Commerciale du BHV

Mars 1968 Fermé pendant 2 mois pour travaux le magasin de Montlhéry ré ouvrira en mars 1968. Même s’il ressemblait fort à un entrepôt, ce magasin resta longtemps la poule aux œufs d’or du BHV. Une clientèle locale fidèle avant que la concurrence n’arrive : Carrefour, Castorama, Leroy Merlin, Monsieur Bricolage etc…

André Benoit Directeur réussit un tour de passe-passe exceptionnel : la station service du Parking a réussie a être réapprovisionnée des entrepôts de Gennevilliers.  Les 60 000 litres d’essence permettront de livrer les clients, au personnel de se déplacer et comme nous dit-il « d’aider la Mairie… en cas de besoin : Pompes Funèbres… Urgences…  Le personnel ne fait pas grève.


A suivre.....

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2 A: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1900-1929

4 Novembre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

2 : Le BHV de sa naissance à nos jours : 1900-1929

Aff 19281900 Janvier : après 47 ans d’une activité commerciale très active, Xavier Ruel meurt. On fonde alors une Société au Capital de 12 millions de F : La société Veuve Ruel et Cie, qui sera, elle-même transformée en Société anonyme en janvier 1931.

Que devient le Bazar ?

Dès 1901, l’organisation intérieure de la maison se transforme et aux rayons typiquement Bazar furent ajoutés des rayons nouveautés, ayant à leur tête pour la première fois des Chefs de Rayon.

A partir de 1901 également, le personnel est guelté et travaille tous les jours, dimanche compris de 9h à 19h30 avec un jour de congés par roulement tous les 10 jours ; à l’approche des fêtes : Pâques et Noël, notamment, l’heure de la fermeture du magasin est retardée jusqu’à 22h. Le magasin commence à vendre de la Mode

  

1904calendrier

1904 -1911 : Travaux importants.

 

Calendrier 1912

1912calendrier

1912 le 15 janvier commencent les travaux de sous sol, en avril le terrain est nu sauf, sur la rue de Rivoli où la vente continue. 13 m ont été creusé au dessous du niveau de la chaussée. Difficile de mettre hors d’eau et chacun se rappelle des inondations de 1910. Il faut drainer l’eau, la conduire dans des puisards, il faut éviter toute infiltration.

1912etrennesLe 1er décembre : le rayon jouet prend sa place au rez-de-chaussée et les premiers rayons s’installent dans les sous-sols.

1913 le 6 janvier, alors que la charpente en fer  sur et la toiture avait été conçue dans les mois précédents, on ferme une partie du magasin jusqu’au 6 octobre, les murs sont alors montés.

 

vue 2 du BHV   

 

vue 1 du BHV  vue 3 du BHV

 

Le BHV a été réaménagé, la superbe rotonde apparait !

vue 4 du BHV

Le développement du Bazar de l’Hôtel de Ville permet en 1915 de construire l’angle de la façade qui donne sur la place de l’Hôtel de Ville, puis de surélever en 1932 la partie centrale du magasin.

1920 : Création de l’Union Sportive. Elle fut déclarée au ministère de la Guerre et obtint l’agrément du gouvernement en 1954.

Dans le premier article des statuts on peut lire : « Il est fondé à paris au grand Magasin du Bazar de l’Hôtel de Ville, qui prend le titre d’Union Sportive du Bazar de l’Hôtel de Ville. Le but de cette société est de pratiquer les exercices physiques et de préparation militaire et d’entretenir entre les employés des relations d’amitié et de bonne camaraderie. ». US BHV se devait de pratiquer le sport aux couleurs du magasin. Il était ainsi précisé dans l’article 21 que : « Les couleurs de la Société sont Vert et Blanc ».

L’US BHV ne pouvait utiliser qu’une salle de musculation au 1 rue des Archives et un terrain d’athlétisme à Bourg la Reine avec une baraque comprenant : un salon de réception, un bain douche, et quelques vestiaires hommes et femmes.

US BHV s’arrangeait avec l’équipe de Football du Red Star qui lui prêtait son stade.

  A ces chevaliers de l’époque : rien d’impossible, donc on louait par ci-par là des installations sportives. Les récompenses : des médailles, des coupes ou des maillots !

   

1922 le Magasin organise une grande fête pour son personnel avec un orchestre : membres du personnel, et donne un bal.

 Le BHV par l'image.... Affiches illustrant la période :

1922 et 1924

1922meretcampagne 1924fermesetjardins

1925

1925ete 1925fermesetjardins

1925hiver 1925jouetsetrennes

 1926  et 1927

1926jouetsetrennes 1927fermesetjardins

1927

1927hiver 1927nouveautesdhiver

1928 

1928menage 1928fermesetjardins

 1929 : C’est la crise ! Dès 1930 se met en place au BHV une législation du travail et des accidents du travail.  1929hiver

 

 1930 Catalogue 1930

 

1930jouetsetrennes 

 

  A suivre...

CD

 

 

 

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2 B : Le BHV de sa naissance à nos jours : 1930-1955

4 Novembre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

  Cet article 2 modifié a été coupé en 2 parties  (ici 2éme partie).

   

 1930 Catalogue 1930

 

1930jouetsetrennes 

 

1930  ENTREPOSER: toutes les réserves qui sont disséminées un peu partout sont rassemblées à Ivry. La Société y a acheté un vaste terrain sur lequel, elle fait édifier des bâtiments conçus spécialement pour entreposer les marchandises, les livrer à Paris, en banlieue et en Province. La gestion des entrepôts est alors confiée à une société du groupe : la société de magasinage et d’expéditions.

Ces entrepôts représentaient un domaine immobilier important et une partie essentielle de l’exploitation lorsqu’ils furent détruits en août 1944 par un bombardement allemand.

Dès 1946, les entrepôts renaissent de leurs cendres, d’autres bâtiments y seront ajoutés progressivement jusqu’aux années 1960-70.

1931 : Le Bazar change de Statut et devient Société Anonyme

1932 : Le caractère social se renforce afin de pouvoir aider les employés.

 

 

livraison 1

1931- 1932

1931jouetsetrennes  1932fermesetjardins

 

En 1932 le caractère social se renforce afin de pouvoir aider les employés.

1936 : Le climat social est tendu, tous les grands magasins sont ébranlés par la crise. Comme on le sait la grève de juin est liée à des revendications syndicales et salariales. (Le magasin est occupé le 5 juin, il semble qu’un accord fut trouvé vers le 20 juin)

Dans une revue de l’époque on peut lire que l’accord  reproduit les clauses de l’accord de Matignon : contrats collectifs du travail, libre exercice du droit syndical, institution d’élections pour les délégués du Personnel.

Une page de l’histoire a été tournée, nous sommes entrés à l’ère nouvelle politique sociale et salariale.

1938 : Première fête de Noël avec un sapin de Noël, instituée par la Direction pour les 295 enfants du personnel. (Tous les jouets avaient une valeur unitaire de 30 francs), un goûter d’une valeur de 2 francs était alloué à chaque enfant. 450 personnes participèrent à cette fête.

 

 1939-1945 : Difficile de s’approvisionner. Les acheteurs parcourent les routes de France et de Navarre afin de trouver des produits à mettre à la vente. Ces produits étant payés au comptant à la livraison.

Liberation paris 1

BHV 26 août 1944

 

Liberation Paris 3

BHV 3

 

1942  Création du service médical par le Docteur Sicard.  Pendant les 37 ans qui vont suivre cette femme médecin du travail organise les dons du sang  le dépistage du cancer chez la femme et un suivi de la santé des cadres et employés.

1946 : La Sécurité Sociale est instaurée. Le comité d’entreprise est créé. Le personnel bénéficie d’avantages lors d’une naissance, de colonie de vacances (Maisse à côté de Milly la forêt)., bibliothèque, d’une salle de repos etc…

1948 : les actions du Bazar de l’Hôtel de Ville furent introduites en bourse.

Dans cette période les véhiciles de livraison évoluent....

 

Vehicule BHV 3 Vehicule BHV 4

Vehicule BHV 1950

1953 : Création du Service Clientèle.

 

bhv 

1954 : L’hiver est rude, Georges Lillaz Directeur Général, travaille aux cotés d’ Henri Viguier, PDG. Il aide et prête des camions pour livrer des dons du magasin et extérieurs, à  Henri Grouès" : « Abbé Pierre » qui deviendra le créateur du mouvement humanitaire Emmaüs. (http://www.emmaus-international.org/)

Ci-dessous Georges Lillaz

Georges Lillaz

1954 : Le BHV, toujours le premier en matière d’innovation inaugure son premier escalator.

1955 : Premier standard téléphonique à fil.


  A suivre...

CD

 

 

 

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1 : Le BHV de sa naissance à nos jours: 1850- 1900

2 Novembre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1 : Le BHV de sa naissance à  nos jours : 1850- 1900

Le grand magasin a vu le jour en France vers 1850 à Paris avec Monsieur Aristide Boucicaut, au plus grand bonheur de ces dames !...  Le Bon Marché s’apprête à fêter ses 160 ans.

Aux  USA,   il verra le jour à Philadelphie avec John Wanamaker.

Xavier Ruel vint à Paris en 1853 et un autre marchand forain M Godard créa en 1860 une petite centrale d’Achats (future Nouvelles Galeries) pour ses collègues. En bref … la vie du BHV dont je vais vous raconter l’histoire  a été une fabuleuse épopée. Son mariage de raison en 1968 avec les Nouvelles galeries créa les bases d’un partenariat aux relations cordiales.

1bhv cpa2   Histoire-BHV-2 0716

Le fondateur :

Xavier Ruel, vint à Paris en 1853. né le 13 novembre 1822, dans une famille pauvre d’Annonay, il fut très jeune colporteur sur les routes de l’Ardèche. A 14 ans il vendait des allumettes et des cartes sur les ponts de Lyon.

 

              Me-X-Ruel.jpg    XRuel-portrait.jpg

 

 

  En 1849 il épouse une jeune Brodeuse : Marie Madeleine Poncerry. Cet homme d’origine Lyonnaise débuta comme commerçant ambulant, vendant sur les marchés et dans les passages fréquentés, de la mercerie, de la bonneterie et de la bimbeloterie. Puis il achète un commerce à Lyon qu’il transformera en quincaillerie. Il a 30 ans  lorsqu’il arrive à Paris, avec son épouse et ses deux enfants. Il loge au 12 rue de la rue du Bourg Tibourg. C’est là qu’il achète un stock de bonneterie et recrute des camelots pour vendre la marchandise. Au bout de quelques mois, désirant accroître son activité, il chargea cinq à six vendeurs « au panier » ou au « parapluie » d’écouler la marchandise qu’il se procurait lui-même chez des fabricants de la région parisienne. Il fut rapidement amené à augmenter le nombre de camelots et pensa alors à s’établir d’une façon définitive. C’est alors qu’il tenta une expérience originale qui devait lui permettre de savoir où se fixer.


BHV 2

 

 

Une surprenante étude de marché :

Réunissant ses vendeurs ambulants, il leur remit à chacun une quantité semblable de marchandise, de qualité identique, puis il leur assigna un emplacement déterminé de vente dans chaque quartier de Paris.

Au bout de quelques temps, il remarqua que le vendeur placé près de l’hôtel de ville au coin de la rue des archives et de la rue de Rivoli revenait s’approvisionner beaucoup plus souvent que les autres. Voulant s’assurer que c’était la place qui était bonne et non l’habileté du vendeur qui le faisait surclasser ses concurrents, il changea ses camelots de place et les fit passer tour à tour à l’angle Rivoli-Archives. Confirmation fut faîte que l’endroit était remarquable.

BHV R Archives

rue des archives, à droite diligence Bazar : pour livraison

… du camelot… au Commerçant

Fort de la certitude acquise sur la valeur de l’emplacement, Xavier Ruel acheta en 1856 l’échoppe qui se trouvait à l’angle des deux rues et y installe son commerce. La petite boutique fut très vite trop petite et il fallut agrandir.  La légende raconte que pour la bonne fortune du fondateur, les chevaux de la voiture de l’impératrice Eugénie s’étaient emballés, rue de Rivoli et ils auraient été maitrisés par Xavier Ruel. A titre de récompense, l’impératrice lui aurait fait remettre une forte somme d’argent qui lui aurait permis de donner à son affaire un essor plus rapide. Le fait est en tout cas que le  Bazar s’appela « BAZAR NAPOLEON », ce qui semble accréditer cette légende.

En 1866, il prend le bail du 54 rue de Rivoli.

Affic Calend BHV

Le premier Restau du cœur !

XR 18 verreie Pension

1877 :

le 5 novembre. Se souvenant  des difficultés qu’il avait connues, Xavier Ruel décide d’ouvrir une pension alimentaire au 18 rue de la verrerie : « L’établissement est un vaste hangar, à couverture vitrée, aux murs ornés de cartes géographiques, et où quatre cents consommateurs peuvent prendre place ensemble…. Il n’y a pas de garçon de salle et chaque consommateur va chercher son assiette et sa consommation… ». Un repas « substantiel et  abondant » coutait 40 à 50 cts.

Les commerçants du quartier soucieux de protéger leur commerce se manifestèrent et Xavier Ruel dut fermer la pension quelques mois plus tard.

1884 : Xavier Ruel est élu conseiller municipal dans le quartier Notre-Dame.

1893, le 23 juin  Xavier Ruel demande l’autorisation de construire un bâtiment au 6 ter rue du cloître Notre-Dame, sur 800 m². Le projet prévoit : un abri pour les voitures de livraison, les écuries, la grange pour le fourrage et enfin au RDC une salle des fêtes et un dispensaire à l’étage.

XR écurie disp 1893

Dans cette même période et petit à petit, le pâté de maisons longeant la rue de Rivoli fut acheté par Xavier Ruel, mais il devint nécessaire de coordonner et d’aménager ces locaux disparates. Vers 1900, fut entreprise la transformation de la façade. Sur la rue de Rivoli, la vente continuait encore sur le trottoir à l’aide des comptoirs qui étaient rentrés chaque soir....Encore existants de nos jours !

En même temps qu’il étendait son magasin, Xavier Ruel avait lancé l’idée des comptoirs à prix fixe, où tous les articles présentés étaient vendus à 0.05F…0,10 F etc… Il avait remarqué que la clientèle faisait partie des classes laborieuses et il voulut ainsi proposer à cette clientèle des articles courants, à la portée de tous et qu’on pouvait avoir pour 1 sou, 2 sous… L’idée des comptoirs à prix fixes fut géniale et fit fortune. L’idée sera reprise bien plus tard par les Prisunic et les Monoprix.

livraison 2

1896etechapeaudepaille Affiche 1896.

 

A suivre....

CD

 

 

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L’histoire du BHV : Chronologie d’un Bazar inoubliable !

31 Octobre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 Pendant quelques semaines vont paraître sur ce blog, des articles qui seront décrits comme un résumé chronologique de l’histoire du BHV, de 1850 à nos jours.

Chacun y retrouvera : un peu de  la mémoire de cette entreprise et une période de son passage.  

Difficile à reconstituer et avant de  classer définitivement cet article dans la base de ce blog, je remercie ceux qui m’enverront des informations ou des photos, pour compléter ou corriger ce texte.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Christine Douchet

Affiche 1895

 

      Aff 1895

Ce poème illustre bien ce Grand Magasin

BHVrotonde-LG.jpg

Émile VERHAEREN(1855-1916 Recueil : Les villes tentaculaires)
Le bazar

C'est un bazar, au bout des faubourgs rouges :
Etalages toujours montants, toujours accrus,
Tumulte et cris jetés, gestes vifs et bourrus
Et lettres d'or, qui soudain bougent,
En torsades, sur la façade.

C'est un bazar, avec des murs géants
Et des balcons et des sous-sols béants
Et des tympans montés sur des corniches
Et des drapeaux et des affiches
Où deux clowns noirs plument un ange.

On y étale à certains jours,
En de vaines et frivoles boutiques,
Ce que l'humanité des temps antiques
Croyait divinement être l'amour ;
Aussi les Dieux et leur beauté
Et l'effrayant aspect de leur éternité
Et leurs yeux d'or et leurs mythes et leurs emblèmes
Et les livres qui les blasphèment.

Toutes ardeurs, tous souvenirs, toutes prières
Sont là, sur des étaux et s'empoussièrent ;
Des mots qui renfermaient l'âme du monde
Et que les prêtres seuls disaient au nom de tous
Sont charriés et ballottés, dans la faconde
Des camelots et des voyous.
L'immensité se serre en des armoires
Dérisoires et rayonne de plaies ;
Et le sens même de la gloire
Se définit par des monnaies.......
........
C'est un bazar tout en vertiges
Que bat, continûment, la foule, avec ses houles
Et ses vagues d'argent et d'or ;
C'est un bazar tout en décors,
Avec des tours, avec des rampes de lumières ;
C'est un bazar bâti si haut que, dans la nuit,
Il apparaît la bête et de flamme et de bruit
Qui monte épouvanter le silence stellaire.

  aff Bhv 2

A suivre .....

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Mémoire du BHV : Mai 68 par Jean de Nerville

2 Octobre 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

La France  paralysée par les grèves, le magasin Rivoli occupé par le personnel et son accès contrôlé par des piquets de grève.

Depuis quelques jours, on sentait monter une certaine tension dans le magasin.

Des cortèges de vendeurs grévistes parcouraient bruyamment les couloirs du 7ème étage et l’écho de leurs revendications me parvenait à travers la cloison qui séparait mon bureau du couloir.

de-Nerville.jpgUn matin, en arrivant à la porte du 15 Verrerie, porte d’entrée des services à cette époque, nous avons été accueillis par un piquet de grève.

On apprenait que le magasin était sous le contrôle du personnel et que le mieux que nous avions à faire, était de retourner chez nous et d’attendre la suite.  

 

Ce jour là, pour la même raison, la Direction s’était vue interdire l’accès de ses bureaux du 7ème étage. Elle s’était alors repliée dans un local situé dans un bâtiment annexe dont l’entrée donnait sur le square Sainte Croix de la Bretonnerie, là où se trouve actuellement le Département médical, car personnel gréviste campait dans le magasin.

 Pour garder le contact avec ses cadres, la Direction avait organisé dans cette pièce une permanence tenue par des cadres supérieurs. Chacun pouvant venir s’informer sur l’avancement des discutions sur les revendications du personnel gréviste et aussi, pour ceux qui pouvaient se trouver en difficulté financière, toucher une avance sur salaire en  espèces.

 

Un beau matin, je reçois chez moi un appel de cette permanence me demandant de venir la rejoindre rapidement au square Sainte Croix de la Bretonnerie ce que je fis promptement en enfourchant mon Solex.

Très rapidement, je fus mis au courant de la raison de mon déplacement.

 

À cette époque, les mots «  bureautique et reprographie » n’avaient pas encore franchi les portes du B.H.V. Un petit atelier de reproduction de documents comprenant une Ronéo, un massicot et l’unique photocopieuse du magasin avait été installé au Service des Stocks.

C’était les tous premiers débuts de la photocopie et notre machine de marque Rank Xerox avait la fâcheuse habitude de bourrer et de prendre feu lorsque les feuilles de  papier s’accumulaient à l’entrée d’un four, chargé de fixer le tuner sur le papier.  

Son maniement était donc délicat, mais je savais la mettre en route et surmonter ses humeurs incendiaires. J’étais donc l’homme de la situation !

Il s’agissait de  photocopier en plusieurs exemplaires,  un document faisant le point sur l’avancement des discutions entre la Direction et les délégués du personnel pour être ensuite distribué aux cadres à l’occasion d’une réunion d’informations prévue peu après, par la Direction, à la Maison de la Chimie.

 

Un accord étant passé avec les grévistes afin de m’autoriser à entrer dans le magasin pour gagner mon service.

Avec mon dossier sous le bras, je me présente donc au 15 Verrerie où m’attend une délégation chargée de m’accompagner jusqu’au Service des Stocks-Calcul des Prix situé au 7ème étage.

En pénétrant dans le magasin, j’ai la curieuse impression que le temps s’est brusquement arrêté et qu’un mauvais sort a pétrifié le magasin. Sous l’éclairage blafard des lampes de secours règne un oppressant silence. Les comptoirs sont recouverts de leurs housses ainsi qu’il était d’usage à cette époque à la fermeture des portes, pour les mettre à l’abri de la poussière et des tentations du personnel d’entretien. C’était aussi un signal, une manière de signifier aux clients retardataires qu’il était temps de prendre le chemin de la sortie !...

 Encadré de mes 2 accompagnateurs, j’emprunte les escalators alors à l’arrêt.

Au passage, à un étage, dans une semi-obscurité, je crois apercevoir quelques lits de camp recouverts de duvets et un groupe tapant la carte sur une table empruntée comme les lits et les duvets au rayon Sport-Camping. Le magasin est bien sous contrôle !

 Après avoir parcouru des couloirs déserts et obscurs, nous pénétrons dans le service. Là aussi, le mauvais sort a frappé. Sur les bureaux, à coté des machines à calculer, des petits objets familiers : photos ou bibelots ; dessous,  des paires de souliers attendant leurs propriétaires ; accrochées aux dossiers des chaises : des vestes ou des blouses.  Service figé dans l’attente du  retour…. d’une éventuelle heure de table.

Sous le regard intéressé de mes gardiens, je mets la photocopieuse en route. Indifférente aux mots d’ordre de la rue, après un temps de chauffage, la machine se met tout naturellement au travail

Une main sur l’extincteur pour répondre à un éventuel bourrage et son départ de feu, je vois défiler sans incident les rames de papier.

Dans le carton vidé du papier vierge avalé par la machine , je range les photocopies. L’opération est terminée, la machine est débranchée en attendant des jours meilleurs !

Notre petite troupe reprend le chemin du retour. Même itinéraire, même impression pénible d’un magasin à la dérive.

Pas tout à fait, car ce petit campement que j’avais observé de l’escalator à l’aller s’est transformé en une joyeuse assemblée autour d’une table où trônent quelques bouteilles.   

On se quitte sur le trottoir... Le bruit, les odeurs, le soleil…. la vie !

Je dépose mon carton dans le bureau du square Sainte Croix, mission accomplie.

Je récupère mon Solex et rentre chez moi...

 

 

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Mémoires du BHV par Michel Rat, 3éme partie

13 Juillet 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

Nous retrouvons Michel pour cette dernière partie des phrases qui ont marqué sa carrière, merci à vous aussi de nous raconter vos bons mots à partager...

Rat MichelJe pris ensuite le rayon Peinture et là un ancien collègue de mon père que beaucoup d'entre vous ont connu, Monsieur GOETTLEMAN m'a dit :" Quand tu prends un nouveau secteur c'est comme si tu achetais une nouvelle maison avec un jardin, n'arrache jamais aucune fleur la première année laisse passer une saison et quand tu verras ce qu'elles donnent, là tu pourras faire tes choix".

Cette jolie image doit pouvoir servir dans beaucoup de cas.

 

Je garde enfin une place privilégiée pour Monsieur BOMBES DE VILLIERS et un profond respect pour le professionnel qu'il était, mais surtout pour l'homme dont la gentillesse et l'humanité m'ont beaucoup soutenu au décès de mon père avec qui il avait aussi travaillé pendant plusieurs années.

Un soir, il convoqua  tous ses acheteurs pour  annoncer qu'il quittait le groupe bricolage afin de prendre la direction des Magasins Spécialisés.

Il ne fit aucun commentaire, mais nous avions le sentiment que ce poste ne le rendait pas complètement heureux.

B D VilliersQuelques temps plus tard, j’allais lui rendre visite dans l’esprit de le détendre un peu.

Sachant qu’il fallait  mettre beaucoup d'huile dans les rouages entre les Spécialisés et Rivoli, Je lui dis « qu’on ne pouvait pas trouver meilleure burette que lui connaissant  sa diplomatie et son calme légendaire ! »

Il a attendu quelques secondes et m’a répondu :

« Michel, je comprends ce que vous voulez me dire et je vous en remercie mais .... La prochaine fois que vous me traitez de burette,  je vous fiche a la porte". Nous avons bien ri et cette boutade lui changea les idées.

 

Voila, je vais m'en tenir là. J'espère que les personnes que j'ai citées ne m'en voudront pas .Ces quelque phrases m'ont accompagné tout au long de mes 33 ans de Bazar et ne me laissent que de bons souvenirs.

Merci encore à ceux qui me les ont dites et qui sont toujours parmi nous et que mon meilleur souvenir accompagne ceux qui nous ont quittés.

 

Michel, c'est avec plaisir que nous avons suivi ces 3 articles, merci d'avoir eu le courage de les écrire et de nous les avoir partagé. C'est cet esprit BHV si sincère qui a animé, si longtemps, l'encadrement BHV.

 

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Mémoires du BHV par Michel Rat 2éme partie

10 Juillet 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

Nous retrouvons Michel dans les phrases qui l'ont marquées!...

Il faut rappeler que si le langage était un peu cru,  la liberté d'action était grande, il suffisait de réussir!... Et le soutien de nos "Boss" était très sincère.

 

Rat MichelQuelques années plus tard, alors que je  venais d’être nommé chef  d'approvisionnement sous la tutelle de Monsieur Crouzette, tout semblait bien aller jusqu'au jour ou il m'a été affecté une secrétaire qui avait une réputation disons un peu sulfureuse !

Monsieur Crouzette a voulu me mettre en gard, mais pas directement cela ne se fait pas ! Mais, à sa manière,  un jour au milieu d'une conversation anodine,  il me dit : "Monsieur Rat, j'ai confiance en vous,  mais rappelez vous toujours que coucher avec sa secrétaire,  c'est comme faire dans sa valise ! Après, à chaque fois que l'on veut prendre quelque chose dedans, on s'emm !.... "

 Belle parabole à méditer !

 Nous voici quelques années plus tard! ...

Nommé au rayon téléphonie nous étions au tout début de la téléphonie mobile et nous étions avec Monsieur Bombe de Villiers en négociation avec la direction de France Telecom pour être les premiers à pouvoir vendre en dehors des circuits des PTT de l'époque, les fameux téléphones qui se connectaient directement sur des bornes dans certains quartiers de Paris les gares et les aéroports.

Lors des réunions nous étions "chapeautés" par Monsieur  André BENOIT notre secrétaire général car l'affaire était d'importance ! (Pour les abonnements, nous avions besoin des services de Cofinoga. )

Après la dernière réunion, nous avions obtenus d'être les premiers de la grande distribution à vendre ces fameux téléphones.

Monsieur Benoit me dit alors : "Si cette opération marche, vous n'aurez pas de statue mais si elle foire, je vous fais flanquer 12 balles dans la peau et je tirerais moi même le coup de grâce!".

Peu de temps après la vraie téléphonie mobile faisait son apparition et cette technologie intermédiaire ne donna pas les résultats que nous en attendions.

Je n'ai bien sûr pas de statue, mais André Benoit n'a heureusement pas mis ses menaces a exécution!...

 

Merci Michel  pour tes récits racontés avec une grande spontanéité!

A suivre!...

 

 

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Mémoires du BHV par Michel Rat, 1ere partie

28 Juin 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

Rat MichelBonjour à tous, Christine m'a demandé de réfléchir à quelques anecdotes sur le BHV j'ai bien en mémoires quelques souvenirs d'histoires arrivées au magasin mais je pense que tout le monde connait les mêmes.

J'ai plutôt pensé à vous rapporter quelques "petites phrases" qui m'ont été adressées par certains grands Personnages de notre Société.

Nous vivrons donc aujourd'hui une des quatre aventures que nous diffuserons de notre Collégue Michel.

 

Cela commence (je n'ose y penser) en 1969 je venais d'être nommé fonctionnaire second au rayon outillage. Mon premier poste de pré-cadre.

Quelques jours après mon arrivée, Gaby Yllouz chef de vente au rayon et mon supérieur direct me dit:

- «Monsieur CHARROIS veut vous voir ».

Pas plus rassuré que cela,  je vérifiais mon nœud de cravate dans le bout de miroir cassé du bureau, un coup de chiffon sur mes chaussures et je montais au 7°étage. La secrétaire me dit que je pouvais entrer.

 Je frappais donc à la porte du grand bocal de verre qui était le bureau des chefs de groupe.

Monsieur Charrois me fit signe d'entrer et avant même que je ne le salue,  sans presque lever les yeux des documents sur lequel il travaillait, il me dit:

- « Rat... l'outillage, c'est comme la planche d'un tremplin on la prend du bon coté, on saute ; on la prend du mauvais coté et on se casse la gueule. Salut mon vieux et bonne chance ! »

L’entretien était terminé, je balbutiais quelques mots de remerciements et je sortis. Voila,  j'étais parti avec ces tonnes d'encouragements pour trente trois ans de BHV !

 

Quelque temps plus tard, un soir à  la fermeture après avoir vérifié que tous les stands étaient bien bâchés et qu'il ne restait plus de clients dans les allées, je m'apprêtais à quitter le magasin avec sous le bras quelques Taverniers pour finir de passer mes commandes.

Je rencontrais à nouveau Monsieur Charrois,  qui souvent passait par le sous sol pour voir si tout allait bien. Il me demanda ce que j'avais sous le bras je lui précisais donc qu'il s'agissait des cartons de commande pour finir mon travail.

Au fond je n'étais pas mécontent, jeune  débutant qu'il remarque mon implication à mon travail. Mais la douche froide arriva aussi tôt :

 - «Mon vieux (vous êtes toujours le vieux de Monsieur Charrois) si vous ne réussissez pas à faire le boulot qu'on vous demande pendant les heures de travail, c'est qu'on vous a confié un poste au dessus de vos capacités ! »

«  Boum!!!  J’ai depuis gardé cette réflexion et essayé de la faire partager à tous ceux qui ont travaillé avec moi. »

 Merci Michel et rendez-vous, bien entendu pour les autres aventures!  à suivre.

 

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