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Le blog du Réseau Bazar BHV

bhv d'hier

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42 en 1928

14 Juin 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1928 Politique

25 juin 1928, le « franc Poincaré » est défini et stabilisé sur le cours de l’or.

La loi du 05 avril 1928, rectifiée le 30 avril  sur:

Les assurances sociales

 Le 16 mars le gouvernement Poincaré dépose un projet de loi sur les retraites, mais c'est un ensemble de lois qui va régir la vie des Français des sa signature.

Cette loi, du 5 avril 1928 sur les assurances sociales, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, est la base de notre système actuel. je vous invite à la connaître puisqu’elle revient régulièrement, comme sujet  d'actualité... (exemple : la retraite…)

Je vous livre en quelques points la quintessence de cette loi de 47 pages et 84 articles détaillés : (désolée, c'est un peu long, mais important!

Assurance obligatoire

1. Les assurances sociales couvrent les risques maladie, invalidité prématurée, vieillesse, décès et comportent une participation aux charges de famille et de maternité dans les conditions déterminées par la présente loi.

 2. Sont affiliés obligatoirement aux assurances sociales tous les salariés de l'un ou l'autre sexe dont la rémunération totale annuelle, qu'elle qu'en soit la nature, à l'exclusion des allocations familiales, ne dépasse pas 15.000 fr…..

 « 3. L'affiliation s'effectue obligatoirement et…. à la diligence de l'employeur, dans le délai de la huitaine qui suit l'embauchage de tout salarié non encore immatriculé … …Les assurances sociales qui immatricule l'assuré lui délivre une carte individuelle d'assurances sociales...

Les ressources

« 1. Les ressources des assurances sociales sont constituées, en dehors des contributions de l'Etat, par des versements pour moitié  à la charge de l'assuré et retenus lors de sa paye au moins une fois par mois, et pour moitié à la charge de l'employeur….

Art- 4.  Risque Maladie

« 1. L'assurance-maladie couvre les frais de médecine générale et spéciale, les frais pharmaceutiques et d'appareils, les frais d'hospitalisation et de traitement dans un établissement de cure et les frais de, transport, d'interventions chirurgicales nécessaires pour son conjoint, leurs enfants à charge non-salariés âgés de moins de seize ans et les pupilles de la nation remplissant les mêmes conditions dont l'assuré est tuteur, selon les modalités suivantes :

« Ne bénéficie pas des prestations prévues au présent paragraphe le conjoint d'un ou d'une assuré obligatoire, lorsque son revenu commercial déclaré dépasse le maximum prévu à l'article

 « En ce qui concerne la prothèse dentaire; l'assuré n'aura droit qu'à la prestation d'appareils fonctionnels et thérapeutiques ou nécessaires à l'exercice d'une profession. La délivrance de ces appareils sera soumise à la décision préalable d'une commission technique

« 2. L'assuré choisit librement son praticien.

 « 3. Les consultations médicales sont données au domicile du praticien, sauf lorsque l'assuré 'ne peut se déplacer en raison de son état.....

Art. 9. Maternité.

«1. Au cours de la grossesse et des six mois qui suivent l'accouchement, l'assurée et la femme de l'assuré bénéficient des prestations médicales et  pharmaceutiques,…

«2. Six semaines avant l'accouchement, six semaines après, l'assurée jouit de plein droit de l'indemnité journalière visée à l'article 5, à la condition qu’elle cesse tout travail salarié durant cette période et qu'elle ait cotisé soixante jours pendant les trois mois, ou  deux cent quarante jours pendant les douze mois qui ont précédé l'état de grossesse.

« 3. En cas de grossesse pathologique de l'assurée, entraînant application des assurances maladie, invalidité, l’assurance-maladie court à partir de la constatation de l'état morbide. Les dispositions de l'article 10 reçoivent application six mois après l'accouchement.

« 4. L'assurée qui allaite son enfant et qui remplit les conditions fixées par l'article 5, paragraphe 2, a droit, durant la période d'allaitement et pendant neuf mois au maximum, à une allocation mensuelle de 150 fr. pendant les quatre premiers mois; de 100 fr. pendant le cinquième et le sixième, et de 50 fr. du septième au neuvième.

 Art- 15. Retraite

« 1. Pour tout assuré pouvant justifier, à l'âge de soixante ans, ou jusqu'à l'âge de soixante-cinq ans, d'au moins trente années entières de versements correspondant chacune à un minimum de deux cent quarante cotisations journalières, la pension de vieillesse ne sera pas inférieure à 40 p. 100 du salaire moyen annuel de base résultant des cotisations d'assurés obligatoires payées chaque année depuis l'âge de seize ans.

« La pension est augmentée d'un dixième pour tout assuré de l'un ou de l'autre sexe ayant élevé au moins trois enfants jusqu'à l'âge de seize ans. Lorsque le père et la mère ont droit en même temps à la majoration de 10 p. 100, il n'est attribué qu'une majoration de 10 p. 100 portant sur la pension dont le montant est le plus élevé ! »

Art. 19. Risque-décès.

«1- L'assurance-décès garantit aux ayants droits de l'assuré le paiement, à son décès, d'un capital fixé à 20% de son salaire annuel moyen, …

« 2. Ce capital ne sera pas inférieur à 1.030 fr., lorsqu'il s'agit d'un assuré qui, depuis son immatriculation, a régulièrement effectué les versements annuels. Toutefois,, le capital dépasser les deux tiers ne pourra du salaire réel du décédé.

«3. Le versement du capital sera fait au conjoint survivant ou aux descendants ou, à défaut, aux ascendants, qui étaient, au jour du décès, à la charge de l'assuré.

« 4. Pour ouvrir le droit à l'assurance-décès, l'assuré doit avoir été immatriculé depuis un an au moins …

Art. 20 : Charges de famille ( allocations familiales)

«.1. Les assurances sociales: contribuent aux charges de famille de l'assuré, à l'aide d'allocations payées, par le fonds de majoration et de solidarité.

« 2. Par charges de famille, on entend les enfants de plus de six semaines et de moins de seize ans, non salariés, à la charge de l'assuré, qu'ils soient légitimes, naturels, reconnus, recueillis, adoptifs ou pupilles, de la .Nation, dont l'assuré .est tuteur et qui  sont à sa charge.

……

Commerce

Entre 1922 et 1927 se développe la Redoute. L’édition d’un premier catalogue de 15 pages  de 43 articles en octobre 1928.

Les grands magasins Parisiens :

La Samaritaine : 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42  en 1928

Le 21 février 1926 M Cognacq fondateur, décède à 82 ans (son épouse née "Jay" était décédée en 1926).

Comme Xavier Ruel, ce commerçant, homme généreux consacra au cours de sa longue carrière une partie de sa fortune au bien-être de ses employés.

Comme Xavier Ruel, Ernest Cognacq connut des débuts modestes, il ouvre d'abord une boutique, rue de Turbigo " Le petit bénéfice", qui ne marche pas. Très vite on le retrouve près du Pont neuf, avec la boutique " la Samaritaine" qui s'étendra au fil du temps, en plusieurs grandes battisses,  puis les magasins péricliteront pour fermer en 2005.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42  en 1928Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42  en 1928

Le magasin à sa mort sera géré par son neveu Gabriel et Auguste Renan.

Un des côtés moins connu de ce grand homme est sa passion pour l'Art ( Il laissera une grande collection de peintures et de sculptures)

BHV  : Pas d'information, mais des superbes affiches :

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42  en 1928

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42  en 1928

Divers 

La construction de la ligne Maginot commence par des fortifications le long des frontières de l'est : Belgique, Luxembourg Allemagne, Suisse, Italie.

1928, ouverture du Lido

Sciences

1928 Le biologiste Fleming découvre la pénicilline. Comme toutes les découvertes, il y a toujours une part de  hasard !  Fleming en partant en vacances, oublie de nettoyer une boîte; De la moisissure s'est formée, et sa culture de staphylocoques a disparu !

Cette pénicilline non seulement arrête les bactéries, mais elle les tue, venant en aide aux déficiences de notre organisme. Fleming avait fait de la pénicilline un terme scientifique qui appartenait à tous, alors que certains laboratoires voulaient en déposer la marque!   (Lutte de tous les temps !....)

Après Pasteur, voici un grand Homme de la Sciences!

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°42  en 1928
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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°41 en 1927

5 Juin 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1927 :Transports

Nous avions vu les exploits aériens de Védrines qui s’est posé sur le toit des Galeries Lafayette.

Latécoère a lancé le 1er vol aéropostal en 1919, permettant en ces années folles l’ascension de ce mode de transport.

Le 22 mai 1927 : Charles Linbergh décolle du Nord des USA, il survole l’atlantique et arrive au Bourget, 33 heures plus tard dans son monoplan : Spirit of St Louis.

En 1928 le BHV s’inspirera de cet exploit dans une affiche à Noël. « Spirit of Saint Nicolas »

C’est avec plaisir que nous retrouverons les romans de Saint-Exupéry en 1930-31 : Courrier Sud et Vol de Nuit.

1927 verra la première locomotive électrique sur le Paris-Vierzon.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°41  en 1927

1927 : Le 4 e Salon des Arts Ménagers fut une véritable propagande pour développer le bonheur des foyers.

Les stands furent installés en quatre jours  au Grand Palais, avec des fils électriques dans tous les sens, pour brancher toutes les grandes innovations. 

 

Nous avançons à pas de géant ! Le réfrigérateur et l'aspirateur sont très convoités !

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°41  en 1927

Le plaisir  et l’originalité de ce salon fut incontestablement, le concours du plus beau bébé !

 

 

Les visiteurs sont heureux , le siècle de  l’électricité est à son comble pour tous; ainsi on peut lire ce petit poème d'un homme heureux!.....

 

1927- 1928- 1929: De multiples nouveautés:

Création des premières montres à quartz, utilisation d’un insecticide Fly-Tox, le Briquet Dupont, les tapettes à souris et le couteau économique fabriqué à Thiers dont le BHV accusera des ventes record.

Bourgeois lance sa petite bouteille bleue de Parfum du Soir et le polo Lacoste prend son crocodile.

Le Lave Vaisselle est créé chez Miele, mais non commercialisé.

Et, on danse le Charleston ! ...

Voilà de quoi développer les ventes des grands magasins !

Un petit tour au BHV en affiches ! regardez ce beau camion de livraison.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°41  en 1927
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°41  en 1927
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°41  en 1927

Et comme vous l'apprécierez.... on se rue au BHV....

 

A bientôt

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°40 en 1926

29 Mai 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Bonjour et bon weekend de Pentecôte. En cette période de déconfinement où vous pouvez retrouver l'air pur, le soleil, et le ciel bleu, j'arrête nos reportages touristiques.

Nous reprenons l'Histoire du BHV, des grands magasins à travers l'Histoire .  Découvrons, ensemble, les produits qui ont permis à ces derniers de se développer.

Je vous rappelle que vous pouvez lire les articles précédents, dans la rubrique " BHV d'Hier", à droite de cet article.

Les 2 dernier article n°38 et 39 nous racontaient 1925.

Prenez le temps de vous interroger sur les différences de vie de 1926 comparées à celles d'aujourd'hui ....

Au plaisir.

CD

Installé au Grand Palais, le salon des Arts ménagers présentent plus de produits d’équipement de la maison et reçoit 145 000 visiteurs. 328 exposants sont mobilisés.

Le président de la République Gaston Doumergue visitera ce salon le 30 janvier 1926

Salon Arts Ménagers Visite Pdt Doumergue (Ag Rol)

Salon Arts Ménagers Visite Pdt Doumergue (Ag Rol)

 

Exposition d'un intérieur (Agence Rol)
la maison américaine (Agence Rol)

Peut-être ma carrière m'y rend plus sensible, mais nous allons prendre le temps d'en parler!

Voici un salon qui vient dynamiser un marché quasi-inexistant.

Analysons la situation :

-Nous sommes à six ans de la sortie de la grande guerre.

-Les femmes travaillent de plus en plus, et il faut faire gagner du temps aux ménagères; les "gens de maison" sont moins nombreux, car ils travaillent à l'extérieur.

-Nos familles "bourgeoises" savent qu'en s'équipant,  elles pourraient assumer certaines tâches domestiques. Même, s'il y a un peu de snobisme à acquérir tous ces produits! 

-Beaucoup de logements manquent de confort ! Imaginez simplement la lessive à l'époque, Tout en manuel : Trempage, lavage, chauffage, essorage.

-Tous les esprits ont été marqué par la pandémie de grippe espagnole, dont je vous ai parlé (en 1918-1919), la tuberculose fait encore des ravages et l'hygiène prend sa place dans la tête des Français.

En résumé la France, dans cette après-guerre progresse, sur l'hygiène, la propreté, l'alimentation, le sport.

Voilà que, ce salon des Arts Ménagers ( et non des Articles Ménagers) va être le premier a révélé des inventions extraordinaires! Il va aider dans les tâches domestiques les plus pénibles ou dans le Confort.

En pensant à la classification de nos rayons BHV :

1- Le nettoyage, avec l'aspirateur, la cireuse, lustreuse.

Ci-dessous les premiers aspirateurs balai ou seau.

 

2- le Petit electro : fers à repasser, grille-pain, bouilloires, moulin à café, cafetière electrique ou cafetière Salam et machine à coudre.

3- FC ou l'on découvre des fours, réchauds, cuisinières, rôtissoires.

 

4- Le froid avec les premiers réfrigérateurs et glacières

 

5 - Le lavage, on essaie les machines à laver et même un lave vaisselle! Evidemment, c'est bien loin de ce que l'on produira quelques années plus tard !

 

Sacré lave-Vaisselle !

Sacré lave-Vaisselle !

Super publicité Lave-Vaisselle

 

6- Le chauffage, avec des nouveaux poêles, radiateurs, chauffe-eau et chauffe bain

Stand Chauffe-eau

 

7 - les articles de Ménage, avec une révolution : PYREX.

Stand Pyrex

Une multitude de gadgets : anti-monte-lait, écailleur à poissons, égouttoir prendront place dans les foyers.

Ainsi ce salon de la Modernité se développera chaque année avec de nouveaux thèmes.

( En 1928: Le plus beau bébé, où les Français découvre le thème de l'enfance, la stérilisation des biberons, et le bébé Cadum, 1929 sur l'amélioration du logement etc...)

1926 verra la commercialisation des articles ci-dessus, le premier stylo plume Jif Waterman et pour les petits la divulgation des livres Winnie l’Ourson. 

Les grands magasins s'intéressant aux secteurs : maison et loisirs vont connaître des années merveilleuses!

La mode, comme nous pouvons la découvrir dans ce catalogue BHV ! (j'ai exclus les pages "maison" )

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°40  en 1926

 

1923-1929 La mode féminine se veut résolument moderne; le chapeau cloche ou la capeline, couvre des cheveux souvent courts. La ligne est fine et élancée, la longueur est raccourcie, juste en dessous du genou.

Des idées à prendre pour les futures collections des couturiers.

 

 

 

 Les collections de bas sont plus importantes. Les chaussures ont un petit talon et la forme escarpins à bride est lancée.

 

 

 

 

 

 

Accessoires assez sympathiques !mais lingerie pas très sexy!

 

Coco Chanel de son vrai nom : Gabrielle Chasnel a lancé sa nouvelle mode et le fameux parfum n°5 qu’elle a choisi  en 1921 à Grasse comme le 5e échantillon, devient certainement le parfum le plus vendu au monde en 1926.

Sur le plan médical  Les vaccins contre le tétanos et contre la coqueluche sont créés.

Une petite note finale sur le BHV .... Fermes et jardins, ainsi que cette affiche de Noël qui prête à sourire !

Angle Rivoli-Archives... et un vrai policier d'époque !

CD

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°40  en 1926

 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°39 en 1925 (2e Partie)

26 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Bonjour à tous.

En cette période de confinement, j'ai été très heureuse d'avoir de nombreux contacts avec nos retraités, bien portants, souffrants, solitaires, ou dont le conjoint est souffrant et bien sûr, nos Actifs plus disponibles que jamais. Certains ambassadeurs ou collègues du réseau ont aussi appelé des anciens et cela confirme que cette grande chaîne humaine du réseau existe à fond. Je les en remercie. Nous vous encourageons à multiplier vos contacts téléphoniques.

N'hésitez pas à me redemander la liste si vous l'avez égarée ou si vous n'arrivez pas à joindre quelqu'un, signalez le moi, j'ai peut-être un autre numéro.

Prenez bien soin de vous.

Christine D

Arts, Spectacles, Littérature

Le 5 novembre 1925 , la radio, TSF,  diffusera son 1er journal parlé .

Remarquable progression, après des balbutiements en décembre 1921 où Radio Tour Eiffel diffuse un premier concert,  puis fin 1922 des concerts de musique classique sur les ondes.

( Il faudra attendre les années 30 pour entendre des variétés.)

Lancement des disques vinyles Colombia : Une branche française de la firme britannique. - s'installe à Paris à la fin de l'année 1924. Elle adopte le procédé d'enregistrement électrique en 1925  et les premières gravures françaises datent de 1926. 

Artistique

On découvre Joséphine Baker, Mistinguett (jeanne Bourgeois) et Maurice Chevalier qui sera une véritable star de son époque ; C'est le grand succès de la "Revue Nègre" , on découvre aussi Sydney Bechet et sa clarinette.

Social :

Un problème crucial en France: La crise du logement.

A Paris par exemple 400 000 ménages vivent dans une pièce et 350 000 vivent à l'hôtel.

 

1925-L'Exposition des Arts Décoratifs de Paris et les Grands magasins

Reprenant les articles développés par notre collègue JP Franssens, ( en février 2016),nous ne citerons que l’essentiel.

« Lorsque s'ouvrit l'Exposition, les Grands Magasins pouvaient être fiers d'eux. Ils présentèrent leurs réalisations au sein de la construction de quatre superbes pavillons, Primavera, Pomone, Studium et Maîtrise, sur l'esplanade des Invalides.

 

Ils représentaient la Mode et l'Art de vivre à la française.

Le Bon Marché, Les Galeries Lafayette, le Louvre et le Printemps mirent en place des ateliers.

Une fois créés, les Ateliers d'Art prirent des directions différentes mais tous avec un seul but ; rendre accessible à toutes les couches de la population française, les objets d'Art.

 

Le Bon Marché, « Pomone », Paul Follot est en charge de sa direction  l'Art devait être répandu à profusion, il fallait industrialiser la beauté  et la mettre à la portée de tous. Pour satisfaire la clientèle aisée « Pomone » faisait illusion en notifiant « Chaque modèle est répété dans les conditions les plus avantageuses ».

 

La « Maîtrise » des Galeries Lafayette avec Maurice Dufrêne, proposa des produits accessibles à tous, mais pour se distinguer, il appliqua une patine particulière.

Le souci était de séduire une clientèle populaire tout en conservant sa clientèle huppée. Comme il fallait conserver une dimension de luxe. La « Maîtrise » créera « Rusticana » une ligne de produit avec publicité à l'appui.

 

Au Printemps, l’Atelier « Primavera » ne faisait travailler que  des Ateliers situés en France. Il avait son propre site de fabrication des meubles à Montreuil sous bois. Son but : le retour à la tradition. Il a contribué à relever bien des ateliers d'art et les industries artistiques provinciales.

Il fallait mettre à la portée du plus grand nombre, des objets, des étoffes, des meubles, des bibelots qui ne pouvaient jusque là être acquis que par des gens aisés.

 

Le « Studium » du Louvre, dont l'un des créateurs Djo Bourgeois, était un atelier d'Art de luxe qui visait « les femmes si possible riches et dépensières ».

En 1926, on parlait, « d'impérieux besoin de confort », d'une « intimité chez soi » et il était dit « nous possédons en France une élite de créateurs, élites d'artisans...à l'esprit toujours en mouvement et à l'affût des réalisations complètes et définitives »

 

Citroën utilise l'exposition des Arts Déco et surtout la Tour Eiffel pour faire connaître sa marque ! Pour l'époque, c'est révolutionnaire.

Tour_Eiffel_illuminée_Citroën Agence_de_btv

 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°38 en 1925 (1ère partie)

20 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

En 1925-1926, la France verra passer huit ministres des finances. Raymond Poincaré à nouveau président du Conseil  va mettre en place un plan de stabilisation.

Je vous emmène faire un tour au BHV par l'image !

 

 

BHV : Esprit maison!

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°38  en 1925 (1ère partie)
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°38  en 1925 (1ère partie)

Ici, le Bazar de l'Hôtel de ville communique  dans la presse sur la mode et sur la maison, le sport et les loisirs.

Et la Saga Pauline Lavau-Becker née Ruel, continue dans la Presse

Le 26 décembre 1924 , on pouvait lire dans l'écho d'Alger, journal républicain :

Le 6 novembre 1925, dans l’ »Action Française »  (article)

 

Commerce

1924, 1925  continuent sur de grands lancements que l’on retrouve en Grands magasins : Bibliothèque verte, exploitation de la fermeture Eclair (crée en 1851), le balai à franges o’Cédar, la cocotte en fonte le Creuset, le ruban adhésif Scotch, le poste TSF Philips.

1925 : La commercialisation des premières machines à coudre électriques.

 

 

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite 1925  !...

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°36 en 1923

6 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°36  en 1923

1923 : Economie :

L’économie  tarde à redémarrer. En 1923 Poincaré lance une politique de rigueur budgétaire et augmente les impôts de 20%.  Lorsque les socialistes soutenant les radicaux  veulent un impôt sur le capital, les gens retirent leur argent pour le placer à l’étranger. On ne sort pas de cette impasse le pouvoir d’achat baisse et la monnaie faiblit.

1er mars 1923 : Premières 24 h du Mans avec une vitesse très importante…

Ne riez pas : 80 km/h.

Sur le plan automobile, Renault, Citroën modernisent leurs usines pour produire davantage.

Vers 1923 Citroën invente le système de ventes par concessionnaires.

Retrouvons ces nouveautés qui ont fait l’essor des grands magasins.

Du 18 octobre au 04 novembre, par un temps froid et pluvieux, a lieu à Paris :

Le premier « Salon des Appareils Ménagers » (et non "Arts ménagers)

Il fut  créé  à l’initiative de Jules-Louis Breton pour récompenser par un concours  les meilleurs  inventeurs des meilleurs appareils ménagers.

Ce premier salon de 1923, connut de suite un grand succès .Cette manifestation regroupa  200 exposants dans deux baraquements du Champs de Mars sur 5000 m² et elle reçut 100.000 visiteurs.

L’électricité accompagne une forte mutation des modes de vie.

Pour la première fois 1923 marque un tournant dans le modernisme des tâches domestiques. Les femmes sont très intéressées, même si les prix leur paraissent élevés.

Alors on se lance à fond dans les bouilloires, fers, chauffe-plats, grille-pain, aspirateurs, sèche-cheveux, fers à friser , ventilateurs et chauffages !

Ce n’est qu’un début. Calor et Paris-Rhône seront les entreprises vedettes de ce salon. On assistera aux premières ventes de réfrigérateurs!

Quelle aubaine pour nos grands magasins ! Et pour le BHV qui deviendra dans les années 90 le plus grand point de vente de France, en terme de Chiffre d'affaires.

1923 c’est aussi le développement des plats Pyrex Chez Saint Gobain à Bagneux.

Dans le secteur Beauté :

Loréal  lance ses premières publicités sur les shampoings colorants.

 

 

Côté Saga de Pauline Ruel-Becker 

Malgré une procédure de saisie, Pauline Becker parvient à faire publier en 1923 un livre " L'Interdite" dénonçant les agissements de son gendre auquel la justice finira par retirer toute prise sur l’administration de sa fortune.

Et le feuilleton sur Pauline Becker continue, on lit  le 23 décembre 1923 dans les « petits Potins de Paris »  la sortie du Livre : « L’interdite » écrit par Madame Pauline Ruel Becker expliquant le drame qu’elle vient de vivre. Le journal "les Potins" explique que l'édition a failli être saisie .

 

A bientôt.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°35 de 1921 à 1922

28 Février 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous avançons dans le temps .....nous voici en 1921 ....

Un additif à 1920 sur  le BHV :

1920 : Création de l’Union Sportive. Elle fut déclarée au ministère de la Guerre et obtint l’agrément du gouvernement en 1954.

Dans le premier article des statuts on peut lire : « Il est fondé à paris au grand Magasin du Bazar de l’Hôtel de Ville, qui prend le titre d’Union Sportive du Bazar de l’Hôtel de Ville. Le but de cette société est de pratiquer les exercices physiques et de préparation militaire et d’entretenir entre les employés des relations d’amitié et de bonne camaraderie. ». US BHV se devait de pratiquer le sport aux couleurs du magasin. Il était ainsi précisé dans l’article 21 que : « Les couleurs de la Société sont Vert et Blanc ».

L’US BHV ne pouvait utiliser qu’une salle de musculation au 1 rue des Archives et un terrain d’athlétisme à Bourg la Reine avec une baraque comprenant : un salon de réception, un bain douche, et quelques vestiaires hommes et femmes.

US BHV s’arrangeait avec l’équipe de Football du Red Star qui lui prêtait son stade.

A ces chevaliers de l’époque : rien d’impossible, donc on louait par ci-par là des installations sportives. Les récompenses : des médailles, des coupes ou des maillots !

1921 Au BHV

Très beaux catalogues!

 

1921- 1922

Nous venons de voir, en ce début des Années Folles que la crise sociale de 1920 avec ses grèves est passée, mais que l’inflation continue de s’accélérer. Le parti socialiste a éclaté et le parti Communiste a pris vigueur

Sciences :

Découverte  du bacille de Koch par Calmette et Guérin. Les premiers enfant seront vaccinés l’été 1921  de la tuberculose par le BCG.

Le commerce :

Finissons cette année 1921 avec un moment grave dans  le commerce des grands magasins :

Un incendie a ravagé le printemps,  en 1921, un an après la mort de Monsieur Laguionie en mars 1920 à l’âge de 78 ans . Extrait de sa vie lu, dans le journal :

 
Incendie Printemps 1921 Ph agence Rol
Incendie Printemps 1921 Ph agence Rol
Incendie Printemps 1921 Ph agence Rol
Incendie Printemps 1921 Ph agence Rol
Incendie Printemps 1921 Ph agence Rol

Incendie Printemps 1921 Ph agence Rol

Il semble que l’incendie soit dû à un court-circuit.

 

Extrait du Petit Parisien

Commencé très tôt le matin «  l’incendie atteignit sa plus grande violence vers 11 h du matin.  C’est  Seulement vers 16 h , que l’on pu découvrir le spectacle de désolation.  Il ne restait que les quatre murs avec au milieu l’escalier dont le bas s’était affaissé mais dont les paliers avaient tenus et restaient suspendus au milieu du vide…. … »  Les magasins  ont pu rouvrir le 29 septembre.

 « En moins de 48 h les rayons ont été réorganisés, regroupés : deux étages des anciens magasins, jusqu’alors occupés par des services seront affectés à la vente ainsi qu’une partie de l’annexe de la rue de Provence. Les services de livraison  et d’expédition n’ont pas été interrompus. Les réserves de marchandise sont intactes et permettent de satisfaire toutes les commandes »…

Voici un exemple extraordinaire de solidarité du personnel, dans un terrible événement.

1922 le Grand Bazar de l'Hôtel de Ville,  organise une grande fête pour son personnel avec un orchestre : membres du personnel, et donne un bal.

Le nouveau portail

Les activités sont prospères, les catalogues se multiplient. On a parfois du mal à suivre ...

Tel ce courrier envoyé à certains clients.

(Document Archives de Paris)

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°35 de 1921 à 1922

 

 

Comment trouver vos jouets ... Un plan vous aidera !

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°35 de 1921 à 1922
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°35 de 1921 à 1922

Et aux Galeries Lafayette, le 22 mars, on inaugure sur la terrasse, un monument pour célébrer l’atterrissage de Jules  Védrines  sur la terrasse du magasin.

 

Littérature :

1922 va laisser paraître le livre à scandale de Victor Margueritte : la Garçonne.

Monique, indépendante, athée, mariée, trompée, chef d’entreprise, bisexuelle, avait de quoi choquer hommes, femmes, clergé… pour l’époque.

Hachette refuse de l’éditer et il sort chez Flammarion.

Automobile

1922 : Naissance du premier code de la route.

Création de passages pour piétons.

 

A bientôt !.... en 1923

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°34 La France de 1921 et la vie de Pauline Ruel Becker

21 Février 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Aujourd'hui cet article est un peu long, mais il est important de rentrer dans la vie que fut; celle de Madame Pauline Ruel. Prenez le temps de le lire jusqu'au bout! vous serez surpris !

CD

Le 8 avril 1921, le journal " l'Humanité" passe aux mains du nouveau parti communiste. jusque là, c'était un  Journal Socialiste fondé par Jaurès.

 

 

Le 8 octobre s’ouvre le 16e salon de l’automobile au Grand Palais.

agence Rol

 

Un recensement de la population française en avril dénombrera

39,210 millions habitants!

Le Procès de Landru défie toutes les chroniques, à l'automne;

Comment ce personnage a t'il pu tuer, une dizaine de femmes, pour voler leur fortune?

Il sera guillotiné le 22 février2022

 

Le 25 septembre, un incendie très important se déclare au magasin du Printemps. 

Nous en parlerons prochainement.

 

Les autres grands magasins se portent bien.

 

Le Bazar de l’Hotel de ville…

La situation du Capital fut modifiée en juin 1920 comme suit :

Le Capital de 11 millions est porté à près de 30 millions de F faisant suite à l’apport pour la somme de 19 millions, de plusieurs immeubles où sont situés les fonds de commerce et divers service du BHV.

 

Ce capital appartient à savoir aux commanditaires pour :

Mme Veuve Becker 48,8%, Mme Viguier Alice épouse Tissot Henri pour 16,8%,

M Boulot Gabriel pour 0,85%, Mme Viguier Hélène épouse de Gabriel Boulot : 15%.

Aux associés gérants : M Viguier Henri pour 16,8% et Messieurs Lillaz Henri et Paul pour 0,85% chacun.

 

Retrouvons la folle histoire de la fille de Xavier Ruel : Pauline Becker et découvrons qui est ce gendre : Henri Lillaz.

H Lillaz (Agence Mondial)

 

C’est un homme puissant politiquement, bien placé auprès des cabinets ministériels. Il a créé un journal : « Oui » devenu « l’Avenir » ; on le retrouve en 1921, dans l’industrie du sud-ouest, où il fonde, avec ses frères,  la société des forces motrices de la vallée d’Aspe, (les 3 frères avaient fait creuser entre 1908 et 1912, la partie française du tunnel du Somport.) Là aussi, on lira dans un journal industriel de l’aventure de l’hydroélectricité qu’ils ont du mal à préjuger de leurs capacités financières.

Henri Lillaz est un homme qui s’éparpille, mais ne mène jamais à bien ses projets.

Les deux frères cogérants, Paul et Henri, ont été jusqu’à faire séquestrer Pauline Ruel-Becker, leur belle mère, en février 1920. Ils souhaitaient la faire passer pour folle afin de l’empêcher d’épouser un de ses filleuls de guerre Pierre Camille Laveau et surtout garder la main sur les affaires du BHV en l’évinçant.

Pauline-Eugénie Ruel veuve Becker a 66 ans, elle habite à Auteuil au 32 rue Chardon Lagache.

 

(Source : Plaidoirie de Maitre Zevaès du 12 07 1922)

«  N’est-ce pas vraiment une chose singulière qu’à l’époque où nous vivons de tels faits aient pu se produire. Est’ il possible de s’imaginer qu’en 1920 à 11h du matin, en pleine lumière dans une ville comme Paris, dans ce quartier d’Auteuil… Une femme de 66 ans, sortant de chez elle ait pu être empoignées dans les mains de six individus, poussée dans une automobile et conduite dans une maison de santé où elle devait être séquestrée ?  Cette tentative d’enlèvement échouée a été renouvelée trois mois après en plein après-midi au Palais de Justice, sur les marches du Palais.

 Après l’avoir enfermée, les deux frères vont jusqu’à  lui voler son journal intime, violer sa maison, espionner ses conversations téléphoniques ; Ils achetaient la justice et le silence de la presse. »

 

Cette même presse qui finira par comprendre et dira de Pauline Becker :

 « L’inouï calvaire gravi par la pauvre Madame Becker est bien une des pages les plus dramatiques que pourra jamais concevoir un romancier. Car se représente-t-on l’angoisse de cette âme, seule au monde, trahie par les siens….. »

 

Enfin Henri Mornard avocat au conseil d’Etat déclama:

« Et si le père de Madame Becker possédait un établissement commercial (le Bazar de l’Hôtel de Ville à Paris) qu’il avait créé et dont le développement et la prospérité allaient croissants, il se montrait peu large, au moins au début …Toutefois, après quelques années madame Becker est entré dans le Haut-Personnel de cet établissement (aux appointements de 4000F par mois). Monsieur Ruel père est décédé en 1900, laissant outre sa fille Madame Becker, une autre fille Madame Viguier décédée en 1914… Les deux frères Lillaz sont entrés à leur tour dans l’administration du Bazar de l’Hôtel de ville.

 Madame Veuve Becker a fait usage de sa fortune dont une notable part a été consacrée aux œuvres charitables et notamment à des secours ou don, distribués aux soldats et aux blessés. »

 

Le 23 juillet 1920 passe au Tribunal, une demande en  Interdiction, afin d'empêcher son mariage avec Pierre Camille Laveau (33ans), à la demande de ses enfants et gendres.

 

Décembre 1920 : La Presse se déchaîne

Le courrier Français : Georges Anquetil écrivait :

Séquestration de leur belle-mère multimillionnaire par les Directeurs du Bazar de l’Hôtel de Ville.

 

L’infamie des Lillaz- Leur situation désespérée.

On peut y lire :

« L’émotion provoquée par nos révélations a été considérable, on le conçoit.

En vain, les misérables démasqués et traqués, ont-ils fait illégalement arrêter nos crieurs : ils ne pourront désormais arrêter aussi aisément la marche de l’immanente justice. En vain, ont-ils aussi fait acheter et rafler partout les exemplaires de notre dernier numéro…. En vain ont-ils acheté le silence de la Grande Presse, si petite par sa vénalité : ils ne sont pas maîtres des langues et l’ampleur de leur crapulerie comme l’horreur de leur crime en facilitent, en hâtent et en expliquent la rapide diffusion dans une cité comme Paris, où le scandale sensationnel éclate et se répand à la vitesse d’une « traînée de poudre »….

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°34 La France de 1921 et la vie de Pauline Ruel Becker

Voici le texte  du journal

« - en attendant, nous demandait un magistrat impartial, quelle est la situation de Madame Pauline Becker ?

Elle est dans son hôtel particulier d’Auteuil, libre de ses mouvements en principe, bien qu’espionnée sans cesse, mais Interdite, c’est-à-dire qu’Elle n’a pas plus le droit de disposer de sa personne que de sa fortune.

 

Mais alors en ce moment qui administre sa fortune ?

Les Lillaz.

Ils ont donc été nommés à cet effet par le jugement d’Interdiction ?

Nullement ! Les juges ayant oublié de désigner un tuteur !....

Mystère ! Ce qu’il y a de certain c’est que les Lillaz touchent actuellement, grâce à ce qu’ils ont fait passer leur belle-mère pour folle, ses trois millions de revenus et qu’ils ont par conséquent intérêt à ce que cela dure le plus longtemps possible…..

Au surplus pourquoi les Lillaz à qui leur part dans le BHV devrait suffire largement, veulent-ils tant d’argent ?

Parce que :

1 Les affaires de Paul vont mal….

2 Henri le Jouisseur a dû emprunter 15 millions à la Banque Nationale de Crédit, voilà où l’ont conduit les femmes, les courses, la noce et le jeu…Il ne peut plus survivre aujourd’hui que grâce à l’argent qu’il vole à sa belle-mère….La seule solution pour les Lillaz-en fleur-fanée était dans la suppression pure et simple de Me Becker, et ils l’ont envisagé.

 

-oh, il me semble que vous allez peut-être un peu fort !

Pas-assez voulez-vous dire : car ils ont froidement exécuté un plan :

Une première fois, c’était la veille du jour où me Becker fut enlevée de l’étrange maison de santé du Vésinet, par son avocat, Elle fut secrètement prévenue de ne pas se laisser faire les mystérieuses piqûres….La seconde fois, c’était à Hautefeuille dans une de ses plus belles propriétés de Seine & Marne ou Madame Becker et ses convives présentèrent des symptômes d’empoisonnement….

 

C’est simplement effroyable, répondit notre ami.

Ah ! Oui  c’est effroyable ! Et l’inouï calvaire gravi par la pauvre Madame Becker est bien une des pages les plus dramatiques que pourra jamais concevoir un romancier…. C’est avec son argent à Elle que ses sinistres bandits de gendres ont poursuivi toute leur ignoble machination, ont acheté les complicités, ont payés les certificats de complaisance (demandant aux médecins de la faire passer pour folle) et princièrement réglé l’armée de la basoche.

….. Il n’aura servi à rien de fracturer le coffre-fort de cette malheureuse, de lui voler son agenda intime, son recueil de pensées, de violer sa maison, d’espionner ses conversations mêmes téléphoniques, de tout tenter pour la rendre vraiment folle, puisque demain l’expertise va proclamer avec la parfaite lucidité d’esprit de cette martyre, l’infamie des Lillaz et des médecins qu’ils ont rencontrés, assez crapuleux …

Alors ce jour prochain, ce sera l’écroulement, car ce sera d’une part la flétrissure publique et de l’autre la constatation de la dilapidation de l’argent volé…..

Ainsi finira ce bluff de financiers à noix, de journalistes à la manque… »

 

Pauline se remariera une troisième fois, le 23 juillet 1921 avec Paul Laveau, un de ses filleuls de guerre qui la soutiendra et l’aidera dans cette période difficile. Elle écrira un livre pour expliquer ce qu’elle a vécu : « L’interdite ». en 1923.

 

 Dans une plaidoirie de juillet 1922,Albert Bourgoint déclame :

 « Mme Becker est préoccupée du bien qu’elle peut faire, elle a hérité d’une fortune considérable…. Elle a des filleuls dans les camps de prisonniers, elle en a qui sont dans les tranchées ; Elle correspond avec eux ; elle leur envoie à tous de l’argent, des lettres réconfortantes et des colis. Elle cherche, Messieurs par tous les moyens à ; leur remonter le moral et c’est ce qui va déclencher contre Madame Becker, les colères de ses enfants… »

 

Dans cette même période May Becker, une des deux filles de Pauline, May,se séparera de corps et de biens, de son mari Henry Lillaz.

 Nous venons de vivre une partie mouvementée de la fille du fondateur … et nous suivrons encore quelques rebondissements, par la suite.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°33 La France de 1920 (2e partie)

14 Février 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 1920 : Mais quelle année chargée en événements ! nous nous y attarderons encore la semaine prochaine !

(Si vous avez manqué les articles précédents " le BHV à travers l'histoire"  vous pouvez les retrouver dans la catégorie "BHV d'hier". )

 

En France,  le  11 mai : Election de la première « Miss France », appelée : « la plus belle femme de France », elle s’appelle Agnes Souret .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Y aura-t-il un événement particulier cette année pour fêter le centenaire ?

Agnes Souret (Agence Rols)

Agnes Souret (Agence Rols)

L’impératrice Eugénie, souvenez-vous, celle dont Xavier Ruel stoppa les chevaux qui s’emballaient, meurt à l’âge de 94 ans.

Du 20 août au 12 septembre se déroulent les jeux olympiques d’Anvers (les VIIe) . Ceux de 1916 à Berlin furent annulés.

Apparaît le premier drapeau Olympique avec les 5 anneaux qui représentent les 5 continents.

29 nations y participent et 22 sports seront en compétition.

 

 

La presse souligne toujours l’inflation !

L’été 1920, la population se plaint toujours de la vie chère, l’impôt sur le revenu augmente

 

 

Le 20 septembre le président Paul Deschanel souffrant démissionne.

Il est remplacé par le président du Conseil Alexandre Millerand.

 


 

C’est le 11 novembre qu’aura lieu à l’Arc de Triomphe l’inhumation du soldat inconnu.

Dans cette période dite des "années folles" : les français ont souffert.

Une envie de fête, de joies, de vie  souffle comme un vent sur le pays. Particulièrement à Paris les artistes du spectacle réinvestissent les scènes des théâtres et les chanteurs et danseurs les cabarets.

Joséphine Baker illustre bien cette époque !

L'industrie Française s'est reconvertie et André Citroën sort 100 voitures par jour de son usine.

C'est la période de création du réveil Jaz à aiguilles lumineuses, du trombone (papier),

La carte postale : vue d'un côté, texte de l'autre prend son essor : 800 millions vendues en 1 an.

Grâce à Cococo Chanel, la jupe arrive juste en dessous du genou.

Les robes sont plus décorées d'imprimé de fleurs ou de carreaux! 

1920-1930 : Le deuil est porté moins longtemps.

La femme n'est plus obligée de porter un chapeau. La femme peut avoir les cheveux courts!.... avec l'autorisation du Père ou du Mari ! Et, oui!

Dès l’automne, les premières radios sont vendues en France.

 

 

Les grands magasins se portent bien...

 

Revenons à la famille Ruel.....

En particulier à Pauline, fille de Xavier Ruel, née à Lyon et arrivée à Paris, avec ses parents à l’âge de deux ans. Elle fut placée à sept ans  avec sa sœur dans une institution à Nogent sur Marne.

 

A dix-sept ans, Pauline rejoint le « Père Ruel »  qui avait créé, (Nous citons Pauline :)

« Pierre à pierre, rayon par rayon, et constituait la grande maison qui devait devenir l’une des plus vastes, la plus populaire de la Capitale. Il était parti, de rien ; c’était un homme économe, autoritaire, têtu. Même aux plus grands jours de sa fortune qui était grande, quand aucun confort, aucun luxe ne semblait lui être interdits, il s’y déroba pour lui-même ; tandis que ma mère et nous, ses enfants, nous vivions selon notre situation acquise, dans une extrême simplicité. Il sut faire le bien. Nombreuses sont les œuvres charitables qu’il a fondées…. Et cette maison hospitalière de Cannes, dénommée « Villa Louise Ruel » en souvenir d’une de mes sœurs, morte jeune où de pauvres ouvrières parisiennes venaient au soleil du midi, rétablir leur santé. »

 

Pauline se marie à Henri Sunant en 1876 (employé d’agent de change) qui décède deux ans plus tard en 1878. Sa fille Renée voit le jour cette même année. Hélas, elle ne vivra que jusqu’à l’âge de 11 ans.

 

En 1880, Pauline se remarie avec Alfred Becker, artiste-peintre, un ami de son défunt mari. Deux filles naissent de cette union : Yvonne  en 1885 et Marguerite dit « May » en 1890.

 

Le destin s'acharne : Pauline se retrouve à nouveau veuve en 1902, à l’âge de 46 ans. ses enfants ont grandi.

 

Sa fille Yvonne était : "Brusque et autoritaire," May : "plus mondaine et plus câline. "

En 1910, Yvonne épousera Paul Lillaz, sans situation, sans profession et sans titre, il apportera quelque milliers de francs tandis qu’Yvonne apportait une dot de 2,1 millions de francs.

Le frère de Paul : Henri Lillaz après avoir conseillé le divorce, à  May Becker d’avec son mari lieutenant, lui fit la cour, et l’épousa.   « Candidat à la fortune, la gloire, la députation, à la notoriété, Henri Lillaz était sans situation personnelle importante, il apportait dans son contrat de mariage 40 000 F tandis que Mlle May Becker libérée par son divorce, avait recouvré l’intégralité de la dot, elle apporta au ménage, 2,1millions de francs »

C’est ainsi que May épousa en deuxième noces : « l’ambitieux et jouisseur » : Henri Lillaz.

En conséquence,  les deux frères Lillaz deviennent associés avec leurs épouse et leur belle-mère à la Gestion du BHV, créé par Xavier Ruel..

 

Mais voyons de plus près qui est ce Henry Lillaz ?

Henri Lillaz est né en  1881, il grandit à Paris. Il s’oriente vers la politique après avoir fait des études de droit. Il deviendra chef-adjoint de cabinet du ministre des travaux publics, puis de la justice avec Louis Barthou.

En 1913, il est nommé adjoint au maire du 16e arrondissement de Paris. Après sa mobilisation, Il crée en 1917 le journal « Oui », qui s’appellera « L’avenir » en 1919. (L’agence Havas entrera dans le capital en 1923.)

 

Henry Lillaz 30 ans et May Becker âgée de 21 ans auront un fils le 12 mars 1911 à leur domicile de la rue Galilée dans le 18éme. Cet enfant Georges, est aimé de sa grand-mère Pauline. Il la chérira, il lui sera reconnaissant. Nous en reparlerons.

 

Nous sommes en 1920 et la vie suit son cours au BHV…qui se modernise, crée des réclames et des catalogues, tout comme les Galeries Lafayette.


 

 

Cette femme, Pauline, mère d’Yvonne et May devient la victime de ses deux gendres.  Vous allez découvrir son histoire par la presse et les plaidoiries des avocats.

Maitre Albert Bourgoint audience du 5 et 11 juillet 1922 :

«  Madame Becker-Ruel, Messieurs, à la suite du mariage de ses deux filles Yvonne et May a eu l’imprudence d’installer dans ce Bazar, ses deux gendres Paul et Henri Lillaz
Depuis la guerre, la part de madame Becker dans les bénéfices du Bazar de l’Hôtel de Ville s’élève ….à 1,900 million de F…. Ce que Madame Becker voudrait, c’est reconquérir l’amour de ses enfants, qui lui ont fait ce pénible procès, si douloureux pour Elle, à entendre, si douloureux pour moi à plaider… »

 

La presse de 1920 : le « courrier Français » décrira les actions des deux frères Lillaz : invraisemblables à l’égard de leur belle-mère. … »

 

Les deux gendres,  Paul  qui a son entreprise de tunnel en faillite et Henri  noceur et joueur qui a emprunté à la Banque Nationale de Crédit,  font  tout pour la faire passer pour folle et ainsi récupérer le patrimoine et la fortune !

 

A suivre.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°32 La France de 1920

7 Février 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Si vous avez manqué les articles précédents " le BHV à travers l'histoire"  vous pouvez les retrouver dans la catégorie "BHV d'hier". 

La guerre est finie mais les stigmates sont présents : le ravitaillement est encore difficile, et des grèves éclatent en janvier dans les transports et chez les cheminots en février.

Un nouveau Président « Paul Deschanel » est élu dans ce contexte, il a battu  "le tigre" G Clémenceau.

Ce président fera un court mandat. Malade, il perd l’équilibre en ouvrant une fenêtre d’un train et tombe sur la voie. A la mi-septembre, suite à son état de santé, il démissionne et son ancien Ministre Alexandre Millerand, à la présidence du Conseil, le remplacera.

La France doit faire face à une crise économique liée à la reconversion de son industrie.

Le climat social est tendu : Inflation, Hausse des prix et perte de pouvoir d’achats.

 Le petit journal exprime en images avec un humour caustique les étrennes  1920 ! Augmentation des tramways, autobus et métro, des chemins de fer,  du timbre des télégrammes, du tissus et du cuir et surtout les impôts,

Une semaine plus tard le petit journal ajoute par quelques dessins moqueurs, des remèdes contre la vie chère!....

   Ne gaspillez pas le pain, mettez de l'eau dans votre vin, fumez moins, même plus du tout, contentez-vous d'un seul plat, faîtes retaper vos vieux vêtements, privez-vous des plaisirs superflus, renoncez aux voyages de pur agrément, faîtes ressemeler vos vieilles chaussures !

Des grèves sporadiques seront suivies par les fonctionnaires en mars, les mineurs, en avril, puis ceux du Bâtiment et de la métallurgie, du gaz et de l’électricité en mai.

Les grèves des cheminots commencées en février  paralysent les transports pendant plusieurs semaines, du 9 mai au 5 juin. Avec son caractère révolutionnaire, la CGT tentent de déclencher de nouvelles grèves avec les cheminots, mais le gouvernement ne lâche rien à Léon Jouhaux leader CGT, (Pour conduire les trains, le gouvernement Millerand fait appel à l’armée ainsi qu’aux élèves des grandes écoles et à certains citoyens.)

 La grève est brisée ;(200 000 cheminots furent révoqués).

Le 22 mai, la CGT est donne l’ordre de reprendre le travail

L’échec de ce dernier mouvement a bien affaibli le syndicalisme. Pour la confédération, cet échec est lourd de conséquences. Le nombre des adhérents va diminuer sensiblement. La CGT sera finalement scindée en 1921.

Aucune politique familiale :

Le constat est accablant, la France n’a plus assez de jeunes et le taux de natalité est descendu en dessous d’un enfant par foyer ; pourtant aucune politique de natalité sera mise en vigueur, seule une loi interdisant la vente de matériel contraceptif et sa propagande sera votée !...

Dans le monde artistique :

En littérature, on citera : Chéri de Colette, la Relève du Matin de Montherlant et Cimetière Marin de Paul Valéry et pour les enfants le journal de Lisette.

En peinture, architecture, nous sommes en plein Dadaïsme, dont Marcel Duchamp fera partie.

Dans le monde du commerce

Même si les moyens sont difficiles, les clients sont pris d’une frénésie d’achats. Les grands magasins sont là pour y répondre.

Les secteurs équipements de la personne et de la maison et loisirs se développent bien. 

Affiche atelier Jean Andres

Mais l’espace dédié à la femme  est de loin le plus diversifié. La femme affirme de plus en plus son indépendance.

Les clientes qui fréquentent ces lieux magiques deviennent des mannequins par leur élégance et poussent les femmes au foyer vers cette émancipation. Les robes sont plus courtes  et les femmes se font couper les cheveux.

 

La Samaritaine crée un rayon d’alimentation non périssable. Tous les grands magasins se lancent dans la vente par correspondance.

Pour les nouveau-nés, on arrête d’emmailloter  serré et de faire porter des robes aux filles et aux garçons jusqu’à l’âge de deux ans. On tricote… aux aiguilles…brassières, culottes… Et voilà la grande décision ! Le bleu sera pour les petits gars et le rose pour les filles !

Dans le commerce, apparaissent les premières sucettes au caramel emballées qui précéderont les premiers bonbons emballés.

Au rayon jouets, on découvre les baigneurs en celluloïd.

Il existe un écart important entre l’invention d’un produit et sa mise en vente sur le marché.

Le modernisme, l’objet industriel, l’électroménager va s’introduire que petit à petit dans la vie quotidienne des foyers. Le fer à repasser devient électrique et le moteur remplace la manivelle !

A bientôt !

CD

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