Rentrée 2025 : Super programme de visites guidées avec Didier Bouchard
Le guide-conférencier passionné Didier Bouchard nous invite à une série de visites et d'expositions riches en découvertes historiques, artistiques et architecturales. Un programme éclectique entre quartiers méconnus de Paris, chefs-d'œuvre du patrimoine et expositions prestigieuses.
Je vous laisse découvrir.
CD
Conférences Didier bouchard
Conférencier national, diplômé de l’institut d’Art et d’Archéologie de la Sorbonne, Ancien élève de l’école du Louvre
Boite 17 bât. D, 8, rue Cannebière 75012 Paris. Tel: 06 43 63 35 73.
Dimanche 31 août
15h Folies Art-Nouveau et Palais de la belle époque dans le quartier du Gros-Caillou et autour du Champ-de-Mars. (L’Hôtel de Montessuy et les immeubles Art-nouveau de jules Lavirotte, les hôtels Worth et Soutza, l’ancienne ile des cygnes et les écuries impériales).
Inscription : 0143070969
Rendez-vous : angle rues saint-Dominique et Sédillot.13€
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Lundi 1er septembre
15h : Jardins et salons des Hôtels de Varangéville et Amelot, escalier de l’Hôtel de Tavannes, promenade vers l’atelier de Gustave Doré.(une visite par an) :
Evocation de Sigmund Freud et de JM Charcot.
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Inscription au 06 43 63 35 73.
Rendez-vous : 217 boulevard Saint-Germain. 13€. Carte d’identité.
Mardi 2 septembre
15h Ménilmontant méconnu : la maison des Saint-simoniens, le pavillon carré de Beaudouin (1771, une villa palladienne en plein Paris), et quelques villas et hameaux bucoliques et fleuris.
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Sur inscription au 06 43 63 35 73.
Rendez-vous : angle des rues des Pyrénées et de Ménilmontant. 13€
Vendredi 19 septembre
15h La manufacture royale des Glaces, puis caserne de Reuilly, sa transformation, puis le village de Reuilly, ses cours artisanales, l’école boulle, le Pavillon « du duc de guise ».
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Inscription 06 43 63 35 73.
Rendez-vous : sortie du métro Reuilly-Diderot, côté boulevard Diderot. 13€
Mardi 30 septembre
14h15 (heure du Rendez-vous) la Cathédrale Notre-Dame restaurée : visite intérieure.
16€ audiophone compris.
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Sur inscription au 06 43 63 35 73. , confirmée par l’envoi du règlement.
15 pers. Il reste 10 places.
Mercredi 1er octobre (derniers jours)
14h30 exposition « Les très riches heures du duc de Berry » à chantilly : les miniatures du calendrier dé-reliées, tous les livres d’heure du duc Jean réunis, autour de son gisant de marbre, des pleurants du tombeau, d’autres sculptures venues de Bourges, et de retables peints.
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Les Très Riches Heures du duc de Berry, commencées en 1411 par les frères de Limbourg puis achevées par d’autres artistes au XVe siècle, constituent un chef-d’œuvre d’enluminure mêlant de multiples influences. Redécouvertes en 1855 et acquises par le duc d’Aumale, elles sont devenues un symbole mondial et idéalisé du Moyen Âge.
18€+entrée.
Sur inscription, au 06 43 63 35 73. (accès SNCF +bus ou taxi possible)
Lundi 6 octobre
9h30 (heure du rendez-vous.) exposition « Georges de la Tour, ombres et lumière », au musée Jacquemart-André. 10 places
L’exposition met en lumière l’originalité de Georges de La Tour, ((1593-1652) (1593-1652 peintre du Grand Siècle, à travers une trentaine d’œuvres venues de collections françaises et étrangères. Elle explore ses thèmes de prédilection — scènes de genre, figures religieuses, jeux de lumière — et replace son art dans le contexte du caravagisme européen et des influences françaises, lorraines et hollandaises.
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Sur inscription au 06 43 63 35 73 , confirmée par l’envoi du règlement.
Unique visite. 13€+entrée
Avant-programme automne-hiver
Mercredi 15 octobre
15h30 exposition Jean-Baptiste Greuze, l’enfance en lumière.
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La gestuelle, l’expressivité des visages, les mimiques constituent la dimension la plus apparente chez Greuze mais n’interdisent pas la sensualité. Jean-Baptiste Greuze, s’illustra par ses scènes de genre émouvantes et ses portraits expressifs qui touchaient un large public. Maître de la peinture sentimentale et morale, il privilégia des sujets du quotidien.
Au musée du Petit-Palais.
Date sous réserve de confirmation. 13€+entrée préinscription au 06 43 63 35 73.
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Jeudi 13 novembre
15h15 visite de l’hôtel Gaston Menier (Cour en style normand-mauresque et mosaïques vénitiennes de l’escalier. Petit musée de la pharmacie) + promenade au fil de 3 autres hôtels Menier, d’une pagode chinoise, et de vestiges méconnus des Tuileries.
L’hôtel Gaston Menier, construit en 1875 par Jules Pellechet, est un hôtel particulier de style néo-Renaissance avec une façade en brique et pierre, ornée de frises et mascarons. Son intérieur remarquable comprend un escalier en bois décoré de mosaïques représentant des scènes mythologiques, daté de 1879 et portant le monogramme “G M”.
Inscription au 06 43 63 35 73.
Rendez-vous devant le : 61 rue de Monceau. 13€.
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Mercredi 19 novembre
15h30 (heure du Rendez-vous) exposition « Cent-ans d’Art-Déco : 1925-2025 » au musée des Arts-Décoratifs.
Pour le centenaire de l’exposition internationale de 1925, mobilier, ferronnerie, objets d’art : luxe et modernité.
Rendez-vous à l’entrée des groupes du musée, côté jardin des tuileries.
13€+entrée. Inscription au 06 43 63 35 73.
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Lundi 8 décembre
15h exposition
« Soulages, une autre lumière, Peintures sur papier »
datant principalement des années 1950 et 60, les peintures sur papier, à l’huile, au brou de noix, à l’encre, révèlent un peintre abstrait qui n’a pas encore franchi le cap de l’Outrenoir et qui fait s’affronter le trait, la couleur et l’espace.
13€+entrée
Sous réserve de confirmation.
Préinscription au 06 43 63 35 73.
Mardi 9 décembre
15h30 (heure du Rendez-vous) exposition « l’Empire du Sommeil » au musée Marmottan : le sommeil (et les rêves) dans l’art, de l’antiquité au XXème siècle.
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Plongez dans « L’empire du sommeil » au musée Marmottan Monet
L’exposition vous invite à explorer le sommeil sous toutes ses facettes : rêves, cauchemars, repos, éros et mystères. L’exposition mêle XIXᵉ et XXᵉ siècles à des œuvres de l’Antiquité à nos jours, montrant comment artistes et scientifiques ont représenté cet univers fascinant. Une plongée dans la symbolique du sommeil et la magie de la chambre à coucher vous attend.
Rendez-vous 2 rue Louis Boilly. 13€+entrée. 15 pers.
Inscription au 06 43 63 35 73.
Vendredi 12 décembre
14h30 exposition « 1925 : les architectes de l’Art Déco » à la cité de l’Architecture et du Patrimoine.
« 1925, l’année où modernité et créativité se rencontrent à l’Exposition Internationale ! »
Sous réserve de confirmation : préinscription au 06 43 63 35 73.
13€+entrée
Un programme riche, des visites de qualité, et le regard éclairé de Didier Bouchard pour vous accompagner. Pensez à vous inscrire rapidement.
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°165 : 1999 -Partie 1
1999 une année inoubliable !
Quand on repense à 1999, on revoit défiler des images fortes, parfois lourdes d’histoire, parfois empreintes de magie ou de chaos.
1er semestre :
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Ce printemps là, les journaux parlaient sans cesse du Kosovo. Depuis 1998, les violences s’y multipliaient et, le 24 mars 1999, l’OTAN lançait une vaste offensive aérienne contre la Yougoslavie. Quelques 8 000 militaires français sont envoyés dans " la poudrière des Balkans", comme fut surnommée la zone à l’époque. Même à distance, on sentait bien que l’Europe vivait un tournant.
Mais 1999, c’est aussi l’année où l’euro a fait ses premiers pas. Pas encore dans nos portefeuilles, mais déjà bien présent dans les banques : virements, transactions, tout se faisait désormais dans cette monnaie unique. Il faudra patienter jusqu’en 2002 pour glisser enfin les premiers billets tout neufs dans nos poches…
Un souvenir marquant des GL !
Aux printemps 1999 les Galeries Lafayette, organisent une opération marketing provocante : des mannequins féminins défilent en lingerie Chantal Thomass dans les vitrines du magasin, aménagées en pièces d’appartement. Les jeunes femmes, en sous-vêtements, simulent des scènes de vie quotidienne sous le regard des passants, sans jamais interagir avec eux. L’objectif de l’opération est clair : attirer l’attention du public et des médias, ce qui fonctionne parfaitement. L'événement crée un buzz médiatique international.
Cependant, la mise en scène suscite rapidement une forte polémique, en particulier chez les associations féministes. L’action est dénoncée comme : Une exploitation commerciale du corps féminin ou une incitation au voyeurisme !...
Des figures comme Clémentine Autain appellent au boycott et manifestent devant le magasin. Sous la pression, la Direction des GL interrompt l’exhibition prématurément.
1999 : Le site internet « Cyberbricoleur » créé en 1998 fonctionne bien . Sa vocation est de favoriser les conseils et astuces entre internautes férus ou passionnés de Bricolage. En 2000, on parlera de 5000 visites sur l’année.
BHV 1er trimestre
Un exercice 1998 très positif : L’année 98 s’achève sur une progression de 5 % du chiffre d’affaires, une performance d’autant plus remarquable que l’inflation est restée nulle. Cette croissance témoigne de la bonne dynamique de l’ensemble de nos activités.
Dans le détail :
- La chaîne parisienne enregistre une hausse de 7 % ;
- Les magasins spécialisés progressent de 6 % ;
- Le magasin de Rivoli affiche une croissance de 3 % ;
- La vente sur entrepôt connaît une véritable envolée avec +17 % de chiffre d’affaires.
Par ailleurs, la Coupe du Monde a fortement dynamisé les secteurs Loisirs et Multimédia, qui ont connu une croissance significative.
1999 sera l’année du changement
Une transformation en profondeur
Le BHV s’engage dans l’un des plus vastes chantiers de son histoire : la rénovation complète du magasin de la rue de Rivoli, prévue sur trois ans. Cette transformation s’inscrit dans la stratégie menée par Jean-Louis Servent, président du directoire, qui s’inspire du modèle ayant permis le renouveau des grands magasins tels que le Printemps, les Galeries Lafayette ou encore le Bon Marché.
Après la rénovation des BHV de Créteil Soleil et Rosny en 1998, c’est désormais le « navire amiral » de Rivoli qui fait l’objet de toutes les attentions.
Tous les étages seront réaménagés et l’offre produits repensée. Les premiers rayons concernés seront ceux des Loisirs et de la Confection Homme.
Une ambition claire : redevenir un multi spécialiste de référence.
Jean-Louis Servent insiste sur une conviction forte :
« Le retour de l’achat-plaisir bénéficiera davantage aux grands magasins qu’aux hypermarchés. »
Le repositionnement du BHV repose sur une offre large, transversale, enrichie, et sur une politique de prix revue à la baisse. L’objectif est clair : imposer l’enseigne comme un multi spécialiste, notamment dans les Loisirs, avec une offre allant de celle de la Fnac jusqu’aux loisirs créatifs, en passant par les produits high-techs comme les téléviseurs, ordinateurs, ou encore les pochoirs...
Une évolution majeure : la modernisation des systèmes d’encaissement.
À partir du 8 mars 1999, tous les magasins seront équipés du système IBM.
Ce déploiement a débuté dès 1989 pour Rivoli (finalisé en 1992), puis s’est poursuivi en 1998 pour 11 magasins. En 1999, Belle Épine, Flandre et Montlhéry seront à leur tour équipés.
L’Euro : une transition préparée de longue date
Le projet Euro du BHV a nécessité trois années de préparation, impliquant des représentants de toutes les directions :
- Communication clientèle, Relations fournisseurs, Encaissement, Système marchandise, Ressources humaines, Comptabilité, secrétariat général, contrôle de gestion.
Depuis le 1er janvier 1999, les chèques en euros sont acceptés dans nos magasins. L’affichage des prix en francs et en euros se met progressivement en place, et l’ensemble du personnel de vente et de caisse sera formé dans les semaines à venir.
Nous traiterons dans les articles suivants :
1er semestre :
1 - L’année 1999 verra l’installation de nouveaux escalators.
2 - La convention des cadres
3 - la rénovation des étages "Loisirs & Nouveauté Homme" à Rivoli
2e semestre
4 - une communication améliorée
5- Divers dernier semestre
Décès de Gérard Bureau
Notre collègue et ami Gérard Bureau nous a quittés le 24 juillet, après deux années marquées par des problèmes de santé, à l'âge de 81 ans.
Homme discret, compétent et toujours disponible, Gérard a été un excellent collègue tout au long de sa carrière.
Il a débuté au BHV Garges, dans le secteur Drugstore, avant de devenir acheteur adjoint au SAEC, la première centrale d’achat pour les magasins périphériques. Il poursuivra ensuite comme acheteur au rayon Bâtiment, qui s’élargira rapidement pour devenir le rayon Bâtiment et Décoration. Gérard achèvera son parcours professionnel à la Direction des magasins spécialisés.
Il aimait se ressourcer en Bretagne, à Quiberon, un lieu qu’il affectionnait particulièrement.
Nous garderons de lui le souvenir d’un homme sérieux, courageux, et profondément attachant.
Les funérailles seront célébrées
le jeudi 31 juillet 2025 à 14h30.
En l’église Saint Paul –Saint Louis proche du BHV
7 Passage Saint-Paul de Paris (75004)/ (99 rue St Antoine )
Métro Saint Paul
La crémation aura lieu le jeudi 31 juillet 2025 à 17h00
à l'adresse suivante : 71 Rue Rondeaux de Paris (75020).
Tous les commentaires seront transmis à son ami et sa famille. Vous pouvez m'envoyer un mot sur mon mail perso également. Merci.
Christine D.
Nos belles régions : CREMIEU par Patrick Léault.
Le Blog va prendre quelques congés d'été, et fonctionner au ralenti. Mais avant, voici un sympathique article de détente et vacances !
Bonnes vacances à tous.
CD
Lorsque Patrick se promène, il ramène avec lui, photos et souvenirs. Voilà une belle découverte dans les environs de Lyon.( à 45 km à l'est de Lyon) Crémieu… à découvrir lors d'un weekend!
Crémieu est une charmante petite ville située dans le département de l’Isère, en région Auvergne Rhône-Alpes, dans le sud-est de la France. C’est une cité médiévale qui a su conserver un patrimoine architectural remarquable, ce qui en fait une destination prisée pour les amateurs d’histoire, de vieilles pierres et de balades pittoresques.
Crémieu était une ville fortifiée dès le Moyen Âge. On y trouve encore de nombreuses traces de cette époque, notamment les remparts :
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et le château Delphinal, ancienne résidence des dauphins du Viennois.
ainsi que les portes fortifiées (comme la Porte de la Loi),
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La tour de l'Horloge, au milieu du XVe siècle, l'horloge publique est installée, suivie en 1541 par la construction de la lanterne et l'ajout d'une cloche.
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Un petit tour en ville : L'ancien Hôtel Bouillet et la fontaine à balancier, très rare !
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La fontaine à balancier fut construite en 1823, sur un ancien puits.
Impressionnant et rare ouvrage utilisé par les les frères Augustin jusqu'à la révolution
Elle fonctionne grâce à un système de balancier en fonte qui permettait autrefois de puiser l’eau d’un puits.
Bien que le mécanisme ne soit plus actif, elle reste un bel exemple du patrimoine hydraulique du XIXe siècle.
Classée Monument Historique depuis 1980
La halle médiévale du XVe siècle, située au cœur de la ville, est l’un des symboles de Crémieu.
Elle servait autrefois de lieu de commerce pour les foires et marchés.
Découvrez les auges à grain. Exceptionnellement rares !
A l'extrémité Est de la Halle se trouve ce comptoir, avec aux 4 coins des auges en pierre taillée. Elles étaient utilisées à l'occasion des foires et des marchés au Moyen-âge, pour mesurer les quantités de grains vendues et échangées. Avant la révolution Française, le système de poids et mesure n'était pas unifié sur le territoire français. A Crémieu, la mesure unitaire était le "bichet" évalué à 19,50 l, suivaient "l'émine" (2 bichets), le "settier" (2 émines), le sac de grains était suspendu par un crochet de fer au-dessus de l'auge.
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La ville possède aussi un château, la petite chapelle ND de la Salette et une ancienne abbaye, l’Abbaye d’Augustins, fondée au XIVe siècle.
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N’hésitez pas à parcourir la ville en vous baladant dans les ruelles pavées : parfait pour ressentir l’ambiance médiévale. Puis, montez jusqu’au château, en longeant les remparts, et découvrez un super panorama.
L’église des Augustins
Elle a été construite au XIVe siècle, autour de 1315, par les frères Augustins, un ordre religieux mendiant qui s’installe à Crémieu à cette époque. C’était une période où la ville prenait de l’ampleur, notamment grâce à sa situation stratégique et ses foires.
L’église est de style gothique, sobre et élégant, typique des ordres mendiants qui privilégiaient la simplicité à la démesure. Elle a une nef unique, sans transept, ce qui renforce l’effet de verticalité et de recueillement.
L’intérieur est assez dépouillé, mais l’atmosphère y est très apaisante. On peut y voir de beaux vitraux, des voûtes ogivales.
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Le cloître des Augustins
Construit un peu après l’église, au XVe siècle, le cloître est un véritable havre de paix. Il formait le cœur de la vie monastique, autour duquel s’organisaient les salles de vie des moines : dortoir, réfectoire, bibliothèque, etc.
Le cloître de forme carrée est de style gothique flamboyant, avec des arcades fines et élégantes, souvent ornées de motifs sculptés. C’est un lieu très apprécié pour sa beauté et sa sérénité.
Le site complet de l’ancien couvent des Augustins a été classé Monument Historique, ce qui montre son importance patrimoniale.
Retrouvons nous à Pérouges très prochainement avec Patrick que nous remercions.
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°164 : 1998 -Partie 6
Voici le dernier article de 1998. Nous sommes tentés de dire: "Nos belles années"... Les années où nous avions le plaisir de faire un bon CA et de vivre encore des ouvertures de magasins.
CD
19 décembre : Ouverture du BHV au Liban.
Le BHV Terraces de Beyrouth, affilé ouvre ses portes le 19 décembre. C’est par la volonté des 3 frères Abchee : Pascal, Michel et Gaby que ce projet prend vie.
Pas facile d’adapter l’assortiment, en passant par des grossistes locaux qui ne détiennent pas comme en France les dernières nouveautés!
Effectif : 150 personnes.
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En 1997, le groupe Abchée qui travaille dans de nombreuses activités dont l’immobilier, à la volonté d’orienter son expansion vers le marché libanais, d’où la création de la société Admic.
Denise Rubino nous parle de la famille Abchée ; "
La famille Abchée est une famille française d'origine libanaise implantée à l'origine en Guyane où ils avaient la plus grande flotte de bateaux de pêche à la crevettes, ainsi que des commerces de petit et gros électroménager.
A la fin de la guerre au Liban (1995 1996) La famille a souhaité revenir et investir dans un pays qui repartait économiquement et redevenait stable politiquement parlant.
Ils ont obtenu deux Master Franchise, l'une avec le BHV l'autre avec Monoprix détenu par les GL et lancé l'implantation de leur premier centre commercial à Jnah dans le sud ouest de Beyrouth"
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Le groupe a choisi le BHV, pour son savoir-faire, dans la conception des magasins, la définition du mix-produits, son assistance et la formation du personnel .
Son merchandising : approvisionnement et profondeur de gamme .
Son marketing : sa politique de prix de vente.
Ce centre, construit sur deux étages, comprendra une surface alimentaire ainsi qu’un grand magasin BHV.
Denise précise :
" En rdc le BHV Maison, à l'étage Monoprix (pour l'anecdote Nicolas Houze fils de Philippe a participé à l'implantation du Monoprix Jnah comme chef de Rayon)
L'implantation durera un mois et demi, 30 collaborateurs du BHV se sont succédés pour ouvrir dans les délais, assurer que les calepinages soient respectés, sans oublier les fournisseurs qui se sont déplacés en masse.."
Situé au sud-ouest de la capitale méditerranéenne, entre l’aéroport international et le centre-ville, le BHV bénéficie d’un emplacement stratégique.
L’architecture du magasin reprend fidèlement le concept développé à Rosny : de larges allées circulaires, des ronds-points de présentation, des plafonds en BA13 et un code couleur identique.
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Notre nouveau magasin : les Terraces dispose d’une surface de 8000m² au RDC:
7500 m² de surface de vente, dont 2500m² destiné à l’équipement de la personne et 5000m² consacré à la maison (Bazar) : aménagement, bricolage, équipement de la maison, jardinage, loisirs intérieurs et extérieurs, habillement, accessoires, et équipement de la personne
Les deux escalators centraux mènent à Monoprix : 4000 m² qui traitera l’alimentaire.
La zone de chalandise est de 230 000 foyers.
Avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 154 millions de francs, le BHV ambitionne, à travers ce projet ambitieux, de devenir le premier grand magasin aux normes européennes ouvert au Liban avant l’an 2000.
C’est Marc Bouchacourt, qui est chargé du projet de l’ouverture à Beyrouth.
Marc est détachée pour un an, il était sous-directeur à Saint Genis Laval, depuis 11 ans.
Ensuite Jean-Claude Richer sous la coupe des Frères Abchée s’occupa de l’implantation des secteurs Bricolage, jardinage, Electricité et Décoration : Eclairage, Papiers Peints Peinture…tandis que Philippe Demezière s’occupait des Arts ménagers…
On lira dans la presse quelques mois plus tard : (Le soleil du levant)
Le seul véritable “grand magasin” à Beyrouth – au sens historique du terme – est le français BHV, ouvert depuis le 19 décembre 1998.
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Il s’agissait du premier BHV à l’étranger. «Il y avait un manque dans le paysage commercial local, celui des grands magasins. Nous avons pensé que l’enseigne BHV était la plus appropriée pour le marché libanais», raconte Michel Abchée, président de la société Admic qui détient les droits d’exploitation de BHV au Liban.
Dans un premier temps, BHV a laissé de l’espace à quelques concessions. «Nous avons testé cette formule. Mais nous avons très vite compris que les commerçants ne s’adaptaient pas au fonctionnement d’un grand magasin. Chacun avait sa logique individuelle au détriment d’une stratégie collective et d’homogénéité», explique M Abchée. Aujourd’hui, seuls deux kiosques de bijoux ont été maintenus.
La politique commerciale du BHV se base sur ses catalogues, ses campagnes publicitaires et sa puissante centrale d’achat. Le succès du BHV repose essentiellement sur ses rayons bricolages et les produits pour l’équipement de la maison (art de la table et appareils électroménagers).
Marc Bouchacourt dans son bureau et Jean-Claude Richer en action ! comme toujours !...
Le BHV est devenu rapidement un espace public et un lieu de détente appréciés des Libanais. «Au Liban, il n’y a pas assez d’endroits pour se promener et flâner. Pour cela, nous avons voulu créer plus d’ambiance en aménageant des allées plus agréables et plus spacieuses», précise Michel Abchée.
Malheureusement, ce magasin a fermé en 2020.
Denise précise : " De nombreux Monoprix ont vu le jour dans le Nord Est
Le BHV CityStars a ouvert ses portes en 2005 dans un nouveau grand Centre Commercial pour remplacer le BHV Jnah qui lui a été vendu la même année. La nouvelle situation répondait à la nécessité de toucher une clientèle plus aisée dans la zone chrétienne plus stable.
A aujourd'hui les BHV sont devenus des GL, la famille Abchée poursuit son développement avec les GL au Liban et à Dubaï.
Un grand merci à nos collègue et amis ; Denise Rubino pour les précisions et Jean-Claude Richer, pour son apport de photos souvenirs.
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°163 : 1998 -Partie 5
La joie des ouvertures de nouveaux BHV
13 novembre : Ouverture du BHV de Nantes.
C’est au cœur du quartier historique de Nantes, dans un bâtiment de 14 000 m² où se côtoient les Galeries Lafayette et son luxe et une alimentation GL que le BHV Nantes ouvre ses portes le 13 novembre .
Depuis deux ans, les Galeries Lafayette, sollicite notre collaboration, afin d’associer les compétences du BHV, spécialiste, reconnu de l’équipement de la maison, à leur savoir-faire en matière d’équipement de la personne.
Galeries Lafayette : une renaissance sans interruption
Au magasin des Galeries Lafayette de Nantes, les travaux ont duré dix-huit mois sans qu’il ne soit jamais nécessaire de fermer les portes au public – une véritable prouesse au vu de l’ampleur du chantier. Le résultat est spectaculaire : ce grand magasin, autrefois un peu désuet et seulement retouché en quinze ans par quelques travaux de climatisation et de second œuvre, s’est offert une transformation en profondeur. Aujourd’hui, un magnifique puits de lumière éclaire des escalators flambant neufs, tandis que murs et plafonds entièrement rénovés créent une atmosphère élégante et tamisée, sublimée par de somptueux rayonnages.
Avec ses 14 000 m² de surface commerciale répartis sur quatre niveaux, l’enseigne GL-BHV de Nantes se présente désormais sous son plus beau jour. Lors de l’inauguration, Philippe Houzé a affirmé : « Nous croyons à l’avenir de Nantes, d’autant que l’on observe aujourd’hui un retour vers les centres-villes et un désir croissant de proximité chez les clients. La grande consommation, portée par des besoins de base, atteint un palier. Désormais, les consommateurs recherchent davantage la qualité, ce qui correspond parfaitement à notre positionnement – à l’inverse des hypers, qui misent sur les volumes. »
C’est donc là qu’ouvre ce nouveau magasin BHV sur 2200 m² de surface. Le plus modeste des BHV ! Une simple arcade lumineuse marque la transition symbolique entre les Galeries Lafayette et le BHV, où l’on passe d’un rayon de lingerie féminine à des univers plus techniques.
Dans l’esprit du concept de Rosny et de Créteil , La première zone du BHV s’étend sur 800 m² et propose une sélection raffinée mais accessible de luminaires, téléphonie, électroménager, etc et
sur 1400 m², le BHV a installé le bricolage et la décoration au sous-sol : le client y trouve quincaillerie, plomberie, sanitaires, jardinage, carrelage et papiers peints.
Un petit souvenir : La veille , l’angoisse est là, il manque encore des gondoles, des crochets et autres... qui seront livrés à 22h30 la veille au soir. Le sourire revient, le magasin sera prêt vers 00h30 !
L'équipe d'ouverture satisfaite du résultat !...
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Après une courte nuit, tout le monde est présent à l’ouverture, à 9h, les clients sont nombreux et l’ambiance est extra ! Jean-Louis Servent est venu encourager le Directeur : Didier Chesnel et ses équipes. (30 collaborateurs)
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Quelques photos souvenirs du PEM et du GEM.
Didier Chesnel, directeur du magasin est convaincu que « la complémentarité entre le BHV et les Galeries Lafayette va créer une dynamique commerciale bénéfique aux deux enseignes ».
En 1997, le magasin Decré – alors sous l’enseigne Nouvelles Galeries – avait réalisé un chiffre d’affaires de 180 millions de francs. La direction vise désormais les 250 millions de francs pour 1999.
Panneaux routiers, article de presse, côté de bus, radio et 12 000 catalogues ont soutenu cette ouverture .
A suivre... Ouverture du Liban...
CD
Hommage en France à Nicolas Traversi par Vincent Vrinat
A propos de Nicolas Traversi
Je tiens à passer ce message d’un de ses amis : Vincent, qui est resté en contact avec la famille de Nicolas.
Comme vous le savez notre ancien collègue Nicolas Traversi qui était parti aux Galeries Lafayette de Berlin nous a quittés le 22 mars.
Bonjour à toutes et tous
Merci pour vos nombreux messages et pour les articles postés sur ce site en hommage à Nicolas Traversi, qui nous a quitté en mars dernier.
La cérémonie en France est fixée au jeudi 10 juillet à 15h à Chelles (77).
Celles et ceux qui souhaitent rejoindre la cérémonie sont invités à le signifier par mail vrinatvincent@hotmail.com.
Merci encore
Vincent VRINAT
Merci Vincent.
CD
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°162 : 1998 -Partie 4
suite de 1998, l'époque heureuse du BHV : Comme chacun le sait, la France ne manque jamais un rendez-vous avec le football. Dernièrement encore, les supporters français ont vibré au rythme du match de la Ligue des champions, entre tension, espoir et ferveur.
Impossible alors de ne pas se remémorer une époque emblématique : l’année 1998. Une année gravée à jamais dans le cœur des Français, lorsque les Bleus, portés par une génération dorée, ont soulevé la Coupe du Monde à domicile.
Imaginez l’ambiance électrique, les rues en liesse, les drapeaux tricolores flottant à chaque balcon, et les chants résonnant jusque tard dans la nuit… 1998, c’était bien plus qu’un simple tournoi, c’était un moment d’unité nationale, une explosion de fierté et d’émotion. Le BHV était bien présent ....
CD
2e semestre 1998 :
Dans le monde, on se souvient qu’à La Haye, aux Pays Bas: La Cour pénale internationale (CPI) a été créée par le Statut de Rome, adopté le 17 juillet 1998 par 120 pays.
Elle est une juridiction permanente chargée de juger les individus accusés de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et, depuis 2010, de crime d'agression.
Elle a été créée dans le sillage des tribunaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, avec l’objectif de lutter contre l’impunité et de compléter les juridictions nationales si celles-ci sont défaillantes.
Le Statut est entré en vigueur le 1er juillet 2002, après sa ratification par 60 États. Certains pays puissants, comme les États-Unis, la Chine ou la Russie, n’y participent pas.
BHV RIVOLI Eté 1998
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Rivoli est en pleine rénovation,
avec la modernisation des façades et l’arrivée des vitrines.
À l’intérieur, tous les anciens bureaux du troisième et quatrième étage, qui longent la rue de Rivoli sont détruits et remis à niveau avec le magasin.
On se souvient des 3 à 5 marches qu’il fallait emprunter pour accéder dans ces couloirs très exigus accedant aussi à des petites réserves.
Ces surfaces sont transformées en surface de vente
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Juin & juillet 1998, sont les mois de la coupe du monde.
La Coupe du Monde est lancée et au BHV Rivoli, c’est l’ambiance stade de France en plein cœur de Paris ! Pour la première fois, la rotonde sera habillée aux couleurs de l’évènement . La façade du magasin s’est transformée en terrain de jeu géant, avec drapeaux, ballon XXL et un Didier Deschamps tout sourire sur la rotonde — si, si, en vrai (ou presque).
Grâce à une belle alliance entre Braun (roi du petit électroménager Beauté) et le BHV, c’est la fiesta du foot : concours, t-shirts, ballons et même des places pour la demi-finale !
Braun a sorti l’artillerie footballistique, pendant que le BHV a sorti le grand jeu : déco immersive, messages radio, animations, et vendeurs en maillot bleu prêts à marquer des points dans les rayons.
Que l’on soit touriste, Parisien pressé ou juste coincé dans le métro, impossible de rater la fièvre du Mondial version BHV. Même les moins fans de ballon rond peuvent apprécier — parce qu’ici, on célèbre le foot avec style, humour… et une bonne dose de savoir-faire !
La preuve d'humour en image !
12 juillet 1998, une date en or pour le sport français !
Devant 85 000 supporters en feu au Stade de France et des millions de téléspectateurs, les Bleus écrivent l’histoire : victoire 3-0 contre le Brésil en finale de la Coupe du Monde !
Deux buts magiques de Zidane, un dernier coup de grâce signé Petit, et tout un pays chavire de bonheur.
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Après des décennies de rêves brisés — de Kopa à Platini, de Séville à Mexico — la France touche enfin les étoiles. Fini les défaites cruelles contre l’Allemagne ! Ce soir-là, les héros de 1998 triomphent, emmenés par un Aimé Jacquet porté en triomphe, ovationnés sur les Champs-Élysées.
Les Bleus sont champions du monde et la fête peut (enfin) commencer !
C’est un souvenir fantastique. Dans le magasin et sur Europe 1, on ne parle que de ça !
Au niveau de la Société :
Le nouveau BQS. Baromètre, qualité, service, donne de bons résultats, mais nous pouvons encore progresser, tel en témoigne le tableau suivant réalisé d'après une enquête Ipsos.
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La reconnaissance du BHV
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A propos des divers BHV :
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Les magasins de la chaîne se portent bien et Rémi Lacointa, directeur, exécutif de la chaîne, s’en réjouit.
Visiblement, magasins avec investissements nouveaux comme Rosny 2 ou sans investissement, comme Flandre ou Montlhéry, bénéficient de la nouvelle politique développée sur le thème de l’esprit Bazar.
Le BHV Rosny 2 à fêté son inauguration officielle le 12 octobre. 500 fournisseurs y étaient conviés
Créteil commencera prochainement son nouveau chantier.
Ivry : dans un article consacré à 1993, je vous parlais d’Ivry IV, et de sa transformation en boxes de stockage, destinés aux particuliers.
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À présent : les DOCKS, + de 1000 boxes, répartis sur quatre niveaux et desservis par monte-charge, sont tous loués. Ces 6900 m² ont rapportés après imputation des frais, plus de 2 millions de francs.
Automne 1998 :
POLITIQUE : le 10 septembre : Le BHV prend la forme d’une société anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance.
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Au terme d’une assemblée générale, extraordinaire des actionnaires. La société s’est dotée d’un nouveau mode d’administration : un conseil de surveillance que préside Jean-Pierre Boulot et un directoire présidé par Jean-Louis Servent.(ce dernier, par son passé de commerçant, son expérience de terrain dans la distribution moderne, ses qualités humaines et son enthousiasme et l’homme de la situation,
- Jean-Luc Plouzeau, avec plus d’ancienneté dans l’entreprise est destiné aux responsabilités, opérationnelles, étendue à la mesure de ses qualités, intellectuelles, humaines et managériales,
- Les « Sages » : André Benoit et Yann de Lambilly assisteront JL Servent.
La responsabilité opérationnelle est désormais entre les mains du directoire et de son président.
Cette période atteste d’une gestion rigoureuse, d’un CA croissant (+3,5% en 1999), d’un résultat d’exploitation en hausse (+15,5%)
Le contrôle de la gestion et la validation de la stratégie proposée par le directoire sont du domaine du conseil de surveillance. Le Conseil de Surveillance est alors composé de Jean-Pierre Boulot : Président. Philippe Houzé : Vice-Président ( Denis Brunel, Gérard de Gournay, Philippe Lemoine, Jean Lévy, Joel Mornet, Etienne Moulin et Georges Salomon)
BIENTOT LES 35 HEURES.
Encore un sujet important à traiter en cette année 1998. La loi sur les 35 heures vient d’être votée par le parlement et s’appliquera le 1er janvier 2000. Il est évident que cette réduction de la durée légale du travail à 35 heures demande des réorganisations importantes au niveau du travail des salariés par rapport à l’amplitude horaire du magasin.
Promotion des ventes et Publicités
Communication intérieure :
NOUVEAU : La promotion des ventes se chargera de mettre en scène trois nouvelles pancartes :
– le stop affaire
– Premier prix.
– Le prix carré
Communication Extérieure
Les catalogues :( Plus de photos pendant quelques temps, une partie de mes archives étant perdues)
Les six jours d’automne du BHV ont quelque peu changé .
La direction a prévu davantage de supports publicitaires.
En plus des affiches 4 X 3 du métro et du réseau routier , on découvre un affichage sur les flancs de bus.
La publicité du mois de novembre plaît beaucoup.
À l’affiche : une lampe originale et l’accroche publicitaire : « prix Intersidérants » . Pour mémoire, le rayon éclairage du BHV réalise 15 % de son chiffre d’affaires en novembre.
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A suivre !...
CD
Lu dans la Presse Médiapart :C'est ... les millions d’euros d’impayés du patron du BHV
Après l'article de Challenges, très bien réalisé, on me demande de vous faire suivre celui de Médiapart.
Frédéric Merlin, patron du grand magasin parisien, a encore accumulé des retards de paiement en 2025 auprès des marques présentes dans ses rayons : près de 30 millions d’euros au printemps, selon ses propres chiffres. Interrogé par Mediapart, il dément pourtant toute difficulté financière.
Lorsque nous l’avions rencontré en décembre 2024, le jeune patron du Bazar de l’hôtel de ville (BHV), Frédéric Merlin (34 ans), nous l’avait pourtant juré : les retards de paiement qu’il avait accumulés les mois précédents – et que nous avions révélés – auprès des enseignes qui peuplent les couloirs du grand magasin parisien de la rue de Rivoli, c’était terminé.
Ces impayés étaient, nous disait-il, dus aux lourdeurs d’un changement de logiciel de comptabilité mis en place après la reprise pour des clopinettes, en novembre 2023, du fonds de commerce du BHV aux Galeries Lafayette.
À partir de 2025, nous avait-il promis, il réglerait, certes pas rubis sur l’ongle, mais « sous quarante-cinq jours » les marques qui vendent dans les rayons du grand magasin et dont, rappelons-le, le BHV encaisse les ventes – et donc le chiffre d’affaires – avant de le leur rétrocéder, minoré d’une commission. Pour des commerçants de taille modeste dont la santé financière dépend beaucoup des ventes au BHV, l’accumulation d’impayés pouvait donc rapidement devenir mortifère.
Hélas, à peine l’année 2025 avait-elle commencé que Frédéric Merlin se montrait de nouveau incapable de régler aux enseignes les ventes encaissées par le BHV durant la période des fêtes, mettant sous tension des dizaines d’entre elles, et plus globalement les quelque 800 personnes qui travaillent dans le grand magasin de la rue de Rivoli.
« Le BHV a soldé nos factures en octobre 2024. Mais depuis, de nouveau, nous n’avons plus de règlement », déplore le patron d’une petite marque du rayon bricolage qui dit « lutter pour continuer à maintenir un savoir-faire artisanal malgré les difficultés ». Comme beaucoup d’autres, il a mis le BHV en demeure pour impayé.
Une autre cheffe de petite entreprise n’a pas perçu de règlement en 2025. Lassée, elle a décidé de partir : « Frédéric Merlin et ses équipes font peu de cas de notre situation. Alors que nous nous retrouvons contraints de licencier notre vendeur à cause des factures non réglées, ils ne montrent aucune émotion, ne décrochent même pas le téléphone malgré nos multiples relances. »
Une autre entrepreneuse dans la décoration de maison a carrément déposé le bilan. « Mon entreprise est exsangue », déplore-t-elle, totalement désabusée. Pour ces marques, les impayés grimpent jusque plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Jusque 750 000 euros de retard de paiement
Mais cela peut monter beaucoup plus haut pour les enseignes les plus importantes, jusqu’à 750 000 euros TTC pour une grande marque de luxe par exemple. Au rayon bricolage, une autre marque importante de peinture intérieure a même quitté les lieux le 4 juin, se fendant d’un mail à ses partenaires et client·es : « Nous tenions à vous informer que nos concessions BHV ferment leurs portes. Aujourd’hui est notre dernier jour au BHV Marais et demain sera le dernier au BHV Parly. » Selon nos informations, le BHV devait à cette marque 665 000 euros TTC.
Autant d’argent non rétrocédé qui vient alimenter la trésorerie du grand magasin. « Ce n’est pas difficile de faire de l’argent en étranglant ses “fournisseurs” de la sorte », peste un patron déjà cité. Par conséquent, les rayons du BHV se vident à tous les étages et beaucoup d’enseignes ne se risquent plus à renouveler leurs stocks. « On n’a jamais vu aussi peu de camions de livraison depuis le covid », déplore une salariée.
La presse s’est fait largement l’écho de ce mal-être généralisé : « “Rayons vides”, “retards de paiements”, des clients qui “ne viennent plus” : à Paris, le BHV vacille-t-il ? », a titré Le Parisien. « “On a l’impression de voir un magasin d’après-guerre” : au BHV, fournisseurs et salariés inquiets », écrivait aussi France Inter. Sur LinkedIn, une flopée de témoignages en commentaire d’un post alertant sur les retards de paiement du BHV montre l’ampleur des dégâts.
Cependant, contacté par Mediapart, Frédéric Merlin nie catégoriquement toute situation catastrophique : « Je ne peux pas laisser dire que le BHV va dans le mur et qu’il y a des fournisseurs qui n’ont pas été payés depuis six mois ou plus, alors même que j’ai au maximum quinze jours de retard de paiement en moyenne », nous a-t-il dit en guise de propos introductif.
Il ajoute : « Je ne nie absolument pas les difficultés concernant certains fournisseurs, qui sont d’ailleurs essentiellement de petits fournisseurs, mais nous avançons avec eux. Par ailleurs, j’ai toujours dit que le processus d’autonomisation des outils de comptabilité du BHV vis-à-vis des Galeries Lafayette durerait au minimum jusqu’à octobre 2025. Enfin, je veux être clair : le BHV est surcapitalisé – j’y ai investi 58 millions d’euros de mon groupe, la Société des grands magasins (SGM) –, il paie et paiera in fine ses dettes à ses fournisseurs. »
À l’inverse de l’ambiance pesante qui règne dans le grand magasin, Frédéric Merlin dit même avoir « le sentiment qu’il y a du mieux par rapport à décembre 2024 ».
Près de 30 millions d’impayés au printemps
Voulant montrer patte blanche, il a même demandé au directeur général du BHV, Karl-Stéphane Cottendin, de nous exposer l’état réel des retards de paiement du BHV au 16 juin, documents à l’appui. Un effort de transparence à saluer.
On a ainsi pu constater que le BHV présentait une ardoise auprès de plusieurs dizaines d’enseignes de taille importante – principalement dans la mode (parfum, textile…) et les équipements de maison – dépassant les 100 000 euros.
La somme totale des retards de paiement inscrite sur le document atteint 17,8 millions d’euros TTC au 16 juin (le détail précis des chiffres est à retrouver en annexe de cet article), dont près de 13 millions d’euros sont au-delà de soixante jours, c’est-à-dire au-delà du délai légal.
Mais ces montants seraient en fait très faibles, selon Frédéric Merlin, qui les met en rapport avec le chiffre d’affaires annuel de 260 millions d’euros réalisé par le BHV. « Cela n’équivaut qu’à deux semaines de chiffres d’affaires ! », répète-t-il.
Selon Karl-Stéphane Cottendin, la situation du grand magasin vis-à-vis de ses fournisseurs s’améliore même nettement : courant avril, le montant des retards de paiement était d’environ 10 millions d’euros supérieur à actuellement, soit près de 30 millions d’euros.
Mais ce volume important, précise Karl-Stéphane Cottendin, « était aussi le reflet de la saisonnalité des ventes. Pour rappel, les deux derniers mois de l’année représentent près de 30 % du chiffre d’affaires annuel du BHV, ce qui explique mécaniquement que les sommes à devoir sont plus importantes, et ne signifient pas forcément une dérive ».
Le directeur général du BHV nous jure que lui et ses équipes travaillent nuit et jour pour remédier à la situation : « On a huit personnes dédiées pour répondre au téléphone aux enseignes dont les factures n’ont pas été réglées à temps. La tâche n’est pas simple : il faut savoir que le BHV a près de 2 000 fournisseurs et prestataires, dont beaucoup ont des retards de paiement qui représentent de très faibles montants. » Mais comme son patron, Karl-Stéphane Cottendin assure être « très confiant pour l’avenir ».
Mais après vingt mois d’atermoiements de Frédéric Merlin et de ses équipes, la plupart des enseignes présentes au BHV ne croient plus aux belles paroles. « Récemment, je me suis entretenu avec le service téléphonique dédié aux fournisseurs, nous dit l’un des chefs d’entreprise déjà cité. Mais on nous ressort toujours le même discours qu’en 2024 qui, pour moi, n’est plus entendable. Je considère ce procédé comme des méthodes de “voyou”. »
Mais alors pourquoi Frédéric Merlin met-il autant de temps à payer ? Est-ce uniquement par manque d’effectifs et de compétences en interne pour faire face au flot énorme de fournisseurs et de prestataires du BHV ? Cette hypothèse n’est pas à exclure.
Mais ce serait la preuve que le BHV était une marche trop haute pour celui qui était jusqu’ici à la tête d’une foncière immobilière commerciale – la Société des grands magasins (SGM) – possédant quelques magasins dans des villes moyennes.
Un financier qui a déjà eu affaire aux équipes de Frédéric Merlin n’est pas loin de le penser : « Frédéric Merlin est dans l’entourloupe. C’est le genre de gars qui tue le commerce en France. On n’aurait jamais dû le laisser reprendre une affaire aussi importante que le BHV. »
Convaincre ses financiers
Autre question : Frédéric Merlin a-t-il volontairement fait de la rétention de paiement pour combler un manque de trésorerie, et ainsi montrer patte blanche à ses partenaires financiers dont il doit obtenir l’aval d’ici au 30 juin pour racheter les murs du BHV rue de Rivoli – pour environ 300 millions d’euros – comme promis aux Galeries Lafayette ?
« Vous vous arrachez les cheveux », nous a répondu Frédéric Merlin lorsqu’on lui a formulé cette dernière hypothèse. « Je ne retiens pas le cash par plaisir », a-t-il précisé, martelant que tous les retards de paiement depuis novembre 2023 étaient dus à son souci de logiciel de comptabilité.
Il nous a toutefois assuré que le rachat des murs du BHV, c’était pour bientôt, grâce à un accord trouvé avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC), une banque publique, qui lui sauverait donc la mise. « Je vous confirme que l’on va travailler avec la Caisse des dépôts », nous a-t-il dit. Côté Caisse des dépôts, on explique que, même si les choses avancent, rien n’est encore fait.
Un communiqué commun de la SGM et de la CDC a été envoyé à la presse le 17 juin pour annoncer que les deux parties entraient en négociation exclusive pour le rachat des murs du BHV. Mais l’accord final est encore « soumis à la mise en place d’un financement bancaire complémentaire ».
Si l’opération arrivait à son terme, il est en outre dit dans le communiqué que le futur BHV accueillerait « un marché alimentaire » haut de gamme, ainsi qu’« une salle de sport de nouvelle génération, pensée comme un espace de bien-être apaisant », tout « en préservant l’univers historique du bricolage à la maison, en passant par les arts de la table, la papeterie ou la mode ».
Selon La Lettre et CFnews, le montage financier du rachat des murs du BHV devrait comporter une grande part de dette – environ 60 % : les banques Caisse d’épargne, BNP Paribas, la Banque postale et Bpifrance pourraient être des partenaires arrivants. Une de ces banques nous a cependant précisé que le dossier « était à l’étude » et donc pas finalisé.
Au total, les banques apporteraient 200 millions d’euros de prêts et Frédéric Merlin et la Caisse des dépôts 130 millions d’euros de fonds propres. L’homme d’affaires mettrait 70 millions de sa poche pour détenir une part majoritaire, tandis que la Caisse des dépôts, via sa filiale de la Banque de territoires, apporterait le complément de 60 millions.
Mais où Frédéric Merlin a-t-il pu trouver cet argent, lui qui traîne des pieds pour payer en temps et en heure ses fournisseurs au BHV ? En empruntant au niveau de sa société mère, la SGM. Début juin, il a en effet bouclé une levée de dette hypothécaire de près de 100 millions d’euros auprès de plusieurs banques (Crédit mutuel Arkéa, Bpifrance, BNP Paribas et des Caisses d’Épargne) gagée, selon CFnews, sur six de ses centres commerciaux basés à Lille, Roubaix, Mulhouse, Kremlin-Bicêtre, Châlons-en-Champagne et Metz.
Bref, Frédéric Merlin manie la levée de dette à tous les étages. Dette qu’il faudra bien rembourser un jour. Inquiétant pour le BHV ? Pas le moins du monde, nous assure Frédéric Merlin : « Le montant de la dette de mon groupe ne représente que 43 % de l’actif total, c’est très faible. Et toutes mes dettes sont amortissables : elles se remboursent tous les ans au moyen des loyers qu’on encaisse dans nos centres commerciaux. C’est ce type de modèle qu’on va mettre en place au BHV. Donc on ne pousse pas un mur de dettes. C’est le modèle de dette le plus sain possible. »
« A tous les étages, des rayons sont vides » : dans les coulisses du BHV, la révolte des fournisseurs gronde
Lu pour vous dans la presse : Voici l'article de Challenges toujours bien documenté et analysé.
suivi des articles des Echos et du Parisien.
Bonne lecture et comme on dit : qui vivra verra.
CD
Challenges : GUILLAUME ECHELARD 19 JUIN 2025
« A tous les étages, des rayons sont vides » : dans les coulisses du BHV, la révolte des fournisseurs gronde
Alors que la Société des Grands Magasins (SGM) a annoncé cette semaine être entrée en négociation exclusive avec la Caisse des dépôts en vue d’acquérir les murs du BHV, certains fournisseurs se rebellent. Ils dénoncent les impayés qu’accumule la famille Merlin, à la tête de la SGM.
« On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. » C’est par cette phrase que Frédéric Merlin, à la tête de la Société des Grands Magasins (SGM), a commenté sur le réseau social LinkedIn une enquête de Challenges sur son difficile rachat du BHV, parue en mai dernier. Un mois plus tard, la conclusion de l’entrepreneur, 207e fortune de France, est plus que jamais d’actualité. D’un côté, il a annoncé cette semaine entrer en négociation exclusive avec la Banque des territoires (Caisse des Dépôts) afin de racheter, via une forme de joint-venture où la SGM serait majoritaire, les murs du BHV. « Une bonne nouvelle », souffle une source proche des Galeries Lafayette, l’actuel propriétaire qui, depuis 2023, cherche à les lui céder pour 300 millions d’euros. De l’autre côté, la révolte des fournisseurs, dont les impayés s’accumulent, gronde contre Frédéric Merlin.
Car il n’est pas le seul à avoir commenté l’enquête de Challenges sur LinkedIn. Marion Carrette, à la tête de la marque de laine Anny Blatt, a expliqué publiquement début juin ses difficultés à être payée par celui qui exploite depuis peu le fonds de commerce de l’emblématique grand magasin parisien. Dans son texte, elle explique : « Demain, cela fera six mois que le BHV aurait dû nous payer le chiffre d’affaires du mois de décembre 2024 réalisé chez eux lors d’une boutique éphémère. […] Si tout va si bien au BHV, qu’attendez-vous pour nous payer, Frédéric Merlin ? »
Fronde sur LinkedIn
Si la situation a depuis été résolue pour l’entrepreneuse, sa publication a fait l’effet d’un électrochoc. En réponse à son texte, une série de fournisseurs ont réagi sur le même réseau social. « Le BHV doit vite cesser ce type de comportement sous peine de perdre toute crédibilité envers ses fournisseurs », estime ainsi Bernard Vanderschooten, à la tête d’un groupe de linge de maison. « Je passe plus de temps depuis un an à courir après les règlements qu’à animer mes équipes sur le corner », rebondit Christophe Verley, à la tête de la maison Serge Lesage, spécialiste du tapis. Cédric Stirling, cofondateur de la marque de bijouterie Gemstar Brands, enfonce le clou : « Depuis novembre 2024, notre marque est présente en corner permanent au BHV, et nous n’avons à ce jour jamais reçu le moindre règlement ».
Un fournisseur de longue date du BHV constate : « Tous les fournisseurs sont en train de se réveiller. » Pour ce commerçant, présent depuis des années dans le grand magasin de la rue de Rivoli à Paris, la situation date de l’arrivée de Frédéric Merlin aux manettes. Dès l’été 2024, Mediapart avait signalé des problèmes d’impayés de la part du BHV. La source anonyme a même entamé une action en référé, pour les dizaines de milliers d’euros de préjudices que lui laisse la SGM. « On va saisir le plus vite possible les fonds qui nous manquent, parce qu’on pense qu’il n’y en aura pas pour tout le monde », reconnaît-il, constatant la prise de conscience des fournisseurs.
Situation « réglée dans les prochaines semaines »
Du côté de la SGM, on assure vouloir agir. Selon l’entreprise de Frédéric Merlin, c’est toujours la bascule difficile du système de paiement des fournisseurs des Galeries Lafayette (anciens propriétaires) vers celui du nouveau locataire des lieux qui est en cause. La SGM a aussi dû monter de toutes pièces un service d’acheteurs, qui était jusqu’ici assumé par les fonctions centrales des Galeries Lafayette. Or le choc a été rude pour mettre sur pied cette équipe au plus vite. « Cette situation sera réglée dans les prochaines semaines, estime une source proche de la SGM. Cela prend du temps, mais nous prêtons une attention particulière aux petits fournisseurs. »
Si plusieurs marques expliquent avoir reçu des virements ces derniers jours, les règlements se feraient encore de manière sporadique et désorganisée. Certains s’agacent. « Ces non-paiements sont un moyen de montrer une trésorerie suffisante à la Banque des territoires, pointe Frank Halard, à la tête de la marque de papier peint Au fil des couleurs, présente au BHV depuis dix ans. La SGM prend 100 % de notre chiffre d’affaires au lieu de prendre une commission de 20 % ! » Si la taille de son entreprise (6 millions d’euros de chiffre d’affaires) lui permet de rester à flot, l’entrepreneur explique avoir dû fermer son corner au BHV, et par conséquent licencier trois personnes, en raison d’un impayé de 80 000 euros. « Et je renonce à un demi-million de chiffre d’affaires en fermant ma concession », soupire-t-il. Chez certains gros fournisseurs, l’ardoise se chiffrerait en centaines de milliers d’euros. « Je pense que la SGM laisse les paiements en attente le temps de dealer avec la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque des territoires », espère un fournisseur qui raconte, chaque mois, recevoir une nouvelle promesse de paiement du BHV, jamais finalisée. « Une fois que le rachat des murs sera réglé, ils nous paieront », espère-t-il.
Agacement croissant du personnel
En attendant, la conséquence pour le personnel est concrète, explique un salarié : « A tous les étages, des rayons sont plus ou moins vides. Des clients viennent demander un article. On leur ment, car on ne sait pas quand on va être réapprovisionné, ce sont des situations invivables. » Et l’employé de longue date du BHV de décrire : « Au 2e étage, le rayon des cadres est vide. A la papeterie, il n’y a plus de stylos. Au 4e étage, on avait l’un des meilleurs points de vente de tringle à rideaux : il est vide ! » En mai, Frédéric Merlin assurait toutefois à Challenges que le sous-stockage n’était que de l’ordre de 4 %.
Une explication insuffisante en interne. La semaine dernière, les syndicats – CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, Sud – ont distribué un tract. Ils y dénoncent pêle-mêle : « les produits manquent et l’image du magasin s’effondre » ; « les clients s’énervent et ce sont les salariés qui subissent leur insatisfaction » ; « notre charge de travail explose » ; « certaines marques ont déjà quitté le magasin » ; « on nous pousse à bout ». Le tract s’attaque également à un projet d’extension des horaires du magasin. L’intersyndicale conclue : « Le silence n’est plus une option. L’inaction non plus. »
Vers un BHV centre commercial ?
Une source proche du dossier estime que la méthode de Frédéric Merlin serait surtout un moyen de renouveler rapidement l’offre du magasin. En poussant des marques vers la sortie (en ne les payant pas), il permet à de nouveaux acteurs de prendre leur place, notamment de plus grosses concessions, et ainsi se rapprocher de ce que la SGM connaît le mieux : les centres commerciaux. Tout l’enjeu pour le dirigeant est de renforcer sa rentabilité, alors que son excédent brut d’exploitation (hors frais de siège) est déjà revenu dans le vert en 2024.
Frédéric Merlin prévoit également d’augmenter l’offre de restauration avec la création d’un « marché alimentaire ». Il veut aussi installer une salle de sport. Les loisirs et la restauration ont été les clés du succès des centres commerciaux en province de l’entrepreneur de 33 ans. Cette fois, suffiront-ils à relancer le cargo BHV, en perte de chiffre d’affaires et déserté par certains fournisseurs ? Pour l’instant, tous les regards sont tournés vers la Caisse des dépôts. Selon une source proche du dossier, l’alliance avec la SGM est quasiment actée. A l’inverse, à la CDC, on garantit que rien n’est encore joué, les tractations battant encore leur plein. Dans tous les cas, la date de bouclage du deal avec les Galeries, prévue pour la fin juin, devrait être une nouvelle fois reportée. Elle était initialement prévue en mars 2024.
2 e article : La Caisse des Dépôts prête à aider à racheter les murs du BHV |
18/06/2025 Les échos Philippe Bertrand
La Banque des Territoires, l'une des directions de la Caisse des Dépôts et Consignations, a annoncé ce mardi être entrée en négociations exclusives avec la SGM en vue « d'un partenariat stratégique ». Ce partenariat vise « l'acquisition de l'actif immobilier du BHV Marais dans le cadre d'un ambitieux projet de transformation ». L'opération complète la vente par le groupe Galeries Lafayette du fonds de commerce du grand magasin situé face à l'Hôtel de Ville de Paris opérée mi-février 2023.
Lors de cette cession, le repreneur, la foncière Société des grands magasins (SGM) de Frédéric Merlin, devait aussi acquérir les murs du bâtiment ainsi que plusieurs immeubles des rues avoisinantes appartenant également aux Galeries Lafayette.
Marché alimentaire
La brusque remontée des taux d'intérêt avait rendu impossible l'obtention d'un financement à un prix raisonnable. Les Galeries Lafayette s'étaient alors résolus à céder les lots immobiliers situés autour du BHV à d'autres investisseurs.
Le groupe de la famille Moulin-Houzé avait accordé un délai pour les murs du magasin, délai qui arrive à échéance à la fin du mois de juin. L'opération s'élève à un montant de 300 millions d'euros. Le partenariat avec la Banque des Territoires consiste, selon nos informations, à créer une foncière qui achèterait l'immobilier du BHV.
Selon La Lettre, qui a la première évoqué ce montage, la SGM serait majoritaire dans la nouvelle structure.
Pour autant, le processus de rachat n'est pas encore achevé. Il reste « soumis à la mise en place d'un financement bancaire complémentaire », indique le communiqué. La Lettre évoquait un apport en fonds propres de 100 millions par la foncière ad hoc créée par les deux partenaires, auquel devaient s'ajouter 200 millions d'emprunts. Mais les négociations pourraient porter sur un ajustement des montants. Le nom de la Caisse d'Epargne a été évoqué pour le financement complémentaire. Dans son communiqué commun avec la Banque des Territoires, la SGM précise aussi son projet commercial. « Ce 'nouveau' BHV accueillera un marché alimentaire permanent au cœur du bâtiment, véritable vitrine du savoir-faire gastronomique français. Ce marché réunira les sept métiers de bouche emblématiques - boucherie, poissonnerie, boulangerie, fromagerie, épicerie, primeur et cave », indique le texte qui rappelle que les rayons bricolage historiques seront préservés. « Nous voyons dans ce projet […] une opportunité unique de faire de ce lieu emblématique un moteur du dynamisme commercial du coeur de Paris », a déclaré François Wohrer, directeur de l'Investissement de la Banque des Territoires.
3e article
Le BHV en plein Bazar
2025 06 18 Le Parisien : Paul Abran
« Bonjour, avez-vous des patins pour mettre sous les pieds d’un meuble ? » À la question de cette cliente, une salariée du BHV répond : « Oui, ça, nous avons. » Moins de chance pour ce Parisien qui refait sa douche. « Je n’ai pas trouvé de flexible », souffle-t-il. « Les gros fournisseurs en robinetterie n’approvisionnent plus », explique une vendeuse au sous-sol.
Cette semaine, nous avons déambulé dans les étages du célèbre grand magasin de la rue de Rivoli (IVe) qui connaît une période tumultueuse. Au bricolage, des rayons sont clairsemés. Un corner de décoration d’intérieur plie bagage. « Je me rends au BHV pour des besoins spécifiques, en électricité, ainsi qu’aux beaux-arts. Mais l’offre diminue », observe cette habituée.
« Situation intenable »
Ce fleuron du commerce parisien vacille-t-il ? Cédé par le groupe Galeries Lafayette à la Société des grands magasins (SGM) présidée par Frédéric Merlin fin 2023, le site fondé au XIXe siècle fait face à une « situation intenable », selon l’intersyndicale. Cette dernière ne veut pas voir le beau bazar des passionnés et ses 38 000 m2 de surface commerciale « mourir en silence ».
. De nombreuses références manquent dans certains rayons, notamment au sous-sol.
Car « les clients ne viennent plus », observent plusieurs salariés rencontrés ce début de semaine — certains comptant plusieurs décennies d’ancienneté et réclamant l’anonymat. « Des collègues n’ont pas été payés depuis des mois, des corners quittent les lieux… Ces départs se comptent en dizaines », poursuivent-ils, illustrant un climat social tendu.
« Courir après les règlements »
La patronne d’une enseigne française de pulls a récemment partagé sa situation sur le réseau LinkedIn. « Ça fait six mois que le BHV aurait dû nous payer le chiffre d’affaires de décembre 2024 réalisé chez eux lors d’une boutique éphémère. Notre contrat prévoyait un paiement sous dix jours, (…) nous en sommes à 180 », écrit-elle.
Alors « après moult relances auprès de la comptabilité, envois de lettre recommandée, messages au patron, je me suis décidée à déposer une injonction de payer auprès du tribunal de commerce de Paris », annonce-t-elle. Un gérant d’une marque de tapis d’ajouter : « Je passe plus de temps à courir après les règlements qu’à animer mes équipes sur le corner ».
Équilibre économique
Des retards de paiement avaient déjà été observés au cours de l’été dernier. À l’époque, la direction reconnaissait des « perturbations » et assurait qu’il ne s’agissait que d’une « période transitoire » marquée par la mise en place d’un nouveau mode de gestion comptable. Rappelant au passage que l’enseigne enregistrait, avant la reprise, des pertes de 15 millions d’euros annuels.
La SGM a récemment évoqué un « retour à la rentabilité » sur l’année 2024 et le rétablissement de « l’équilibre économique » communiqué en avril 2025. Alors la situation tend-elle à se résoudre ? Les syndicats, eux, déplorent toujours des « rayons vides ». « Les produits manquent et l’image du magasin s’effondre », alertent-ils dans un récent tract.
Des enseignes vendant des produits au BHV déplorent des impayés depuis plusieurs mois.
Des clients du BHV lui sont pour autant toujours fidèles. « J’ai préféré venir ici, comme dans les années 1990, au lieu d’aller à Leroy Merlin pour acheter un judas de porte », commente Martine, la soixantaine. « La situation évolue dans le bon sens et aucun élément nouveau ou aggravant n’est à signaler », rassurait il y a quelques jours la direction dans un communiqué, tout en assumant « pleinement cette situation temporaire liée au passage progressif de l’ancien exploitant vers notre autonomie complète en matière de gestion administrative et financière. »
Quid des ruptures dans certains rayons ? Celles-ci « résultent d’une réorganisation stratégique profonde de notre assortiment », assure la direction dans cette même déclaration. Et de rappeler ses ambitions à court et moyen termes avec « de nouvelles marques, l’ouverture prochaine d’espaces de restauration, de halles alimentaires et d’espaces sportifs ». Une démarche impliquant « d’écouler certains stocks », justifie-t-elle.
« Transformation en profondeur »
La SGM veut-elle rassurer quant à la santé économique du BHV ? Elle annonce en tout cas ce mardi engager avec la Banque des territoires (filiale de la Caisse des dépôts) « des négociations exclusives en vue de l’acquisition des murs du BHV Marais » auprès des Galeries Lafayette, ancien propriétaire de la marque et du fonds de commerce, et aujourd’hui encore propriétaire du bâti. L’opération de rachat serait estimée à 300 millions d’euros.
Ce partenariat « a pour objectif une réhabilitation patrimoniale et commerciale », et « prévoit une transformation en profondeur pour répondre aux nouveaux usages urbains et modes de consommation », tout en préservant « l’univers du bricolage à la maison, les arts, la papeterie et la mode ».
« Le BHV est un commerce très ancien avec une identité forte, commente Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint (PCF) d’Anne Hidalgo en charge du commerce qui a reçu l’intersyndicale l’an passé. La Ville y est très attachée. Dans une récente étude sur la rue de Rivoli, le BHV est le deuxième lieu d’attractivité derrière les Halles. Tous les commerces alentour profitent aussi de leur clientèle.
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