2 A: Le BHV de sa naissance à nos jours : 1900-1929
2 : Le BHV de sa naissance à nos jours : 1900-1929
1900 Janvier : après 47 ans d’une activité
commerciale très active, Xavier Ruel meurt. On fonde alors une Société au Capital de 12 millions de F : La société Veuve Ruel et Cie, qui sera, elle-même transformée en Société anonyme en
janvier 1931.
Que devient le Bazar ?
Dès 1901, l’organisation intérieure de la maison se transforme et aux rayons typiquement Bazar furent ajoutés des rayons nouveautés, ayant à leur tête pour la première fois des Chefs de Rayon.
A partir de 1901 également, le personnel est guelté et travaille tous les jours, dimanche compris de 9h à 19h30 avec un jour de congés par roulement tous les 10 jours ; à l’approche des fêtes : Pâques et Noël, notamment, l’heure de la fermeture du magasin est retardée jusqu’à 22h. Le magasin commence à vendre de la Mode
1904 -1911 : Travaux importants.
Calendrier 1912
1912 le 15 janvier commencent les travaux de sous sol, en avril le terrain est nu sauf, sur la rue de Rivoli où la vente continue. 13 m ont été creusé au dessous du niveau de la chaussée. Difficile de mettre hors d’eau et chacun se rappelle des inondations de 1910. Il faut drainer l’eau, la conduire dans des puisards, il faut éviter toute infiltration.
Le 1er décembre : le rayon jouet prend sa place au
rez-de-chaussée et les premiers rayons s’installent dans les sous-sols.
1913 le 6 janvier, alors que la charpente en fer sur et la toiture avait été conçue dans les mois précédents, on ferme une partie du magasin jusqu’au 6 octobre, les murs sont alors montés.
Le BHV a été réaménagé, la superbe rotonde apparait !
Le développement du Bazar de l’Hôtel de Ville permet en 1915 de construire l’angle de la façade qui donne sur la place de l’Hôtel de Ville, puis de surélever en 1932 la partie centrale du magasin.
1920 : Création de l’Union Sportive. Elle fut déclarée au ministère de la Guerre et obtint l’agrément du gouvernement en 1954.
Dans le premier article des statuts on peut lire : « Il est fondé à paris au grand Magasin du Bazar de l’Hôtel de Ville, qui prend le titre d’Union Sportive du Bazar de l’Hôtel de Ville. Le but de cette société est de pratiquer les exercices physiques et de préparation militaire et d’entretenir entre les employés des relations d’amitié et de bonne camaraderie. ». US BHV se devait de pratiquer le sport aux couleurs du magasin. Il était ainsi précisé dans l’article 21 que : « Les couleurs de la Société sont Vert et Blanc ».
L’US BHV ne pouvait utiliser qu’une salle de musculation au 1 rue des Archives et un terrain d’athlétisme à Bourg la Reine avec une baraque comprenant : un salon de réception, un bain douche, et quelques vestiaires hommes et femmes.
US BHV s’arrangeait avec l’équipe de Football du Red Star qui lui prêtait son stade.
A ces chevaliers de l’époque : rien d’impossible, donc on louait par ci-par là des installations sportives. Les récompenses : des médailles, des coupes ou des maillots !
1922 le Magasin organise une grande fête pour son personnel avec un orchestre : membres du personnel, et donne un bal.
Le BHV par l'image.... Affiches illustrant la période :
1922 et 1924
1925
1926 et 1927
1927
1928
1929 : C’est la crise ! Dès
1930 se met en place au BHV une législation du travail et des accidents du travail.
1930
A suivre...
CD
1 : Le BHV de sa naissance à nos jours: 1850- 1900
1 : Le BHV de sa naissance à nos jours : 1850- 1900
Le grand magasin a vu le jour en France vers 1850 à Paris avec Monsieur Aristide Boucicaut, au plus grand bonheur de ces dames !... Le Bon Marché s’apprête à fêter ses 160 ans.
Aux USA, il verra le jour à Philadelphie avec John Wanamaker.
Xavier Ruel vint à Paris en 1853 et un autre marchand forain M Godard créa en 1860 une petite centrale d’Achats (future Nouvelles Galeries) pour ses collègues. En bref … la vie du BHV dont je vais vous raconter l’histoire a été une fabuleuse épopée. Son mariage de raison en 1968 avec les Nouvelles galeries créa les bases d’un partenariat aux relations cordiales.
Le fondateur :
Xavier Ruel, vint à Paris en 1853. né le 13 novembre 1822, dans une famille pauvre d’Annonay, il fut très jeune colporteur sur les routes de l’Ardèche. A 14 ans il vendait des allumettes et des cartes sur les ponts de Lyon.
En 1849 il épouse une jeune Brodeuse : Marie Madeleine Poncerry. Cet homme d’origine Lyonnaise débuta comme commerçant ambulant, vendant sur les marchés et dans les passages fréquentés, de la mercerie, de la bonneterie et de la bimbeloterie. Puis il achète un commerce à Lyon qu’il transformera en quincaillerie. Il a 30 ans lorsqu’il arrive à Paris, avec son épouse et ses deux enfants. Il loge au 12 rue de la rue du Bourg Tibourg. C’est là qu’il achète un stock de bonneterie et recrute des camelots pour vendre la marchandise. Au bout de quelques mois, désirant accroître son activité, il chargea cinq à six vendeurs « au panier » ou au « parapluie » d’écouler la marchandise qu’il se procurait lui-même chez des fabricants de la région parisienne. Il fut rapidement amené à augmenter le nombre de camelots et pensa alors à s’établir d’une façon définitive. C’est alors qu’il tenta une expérience originale qui devait lui permettre de savoir où se fixer.
Une surprenante étude de marché :
Réunissant ses vendeurs ambulants, il leur remit à chacun une quantité semblable de marchandise, de qualité identique, puis il leur assigna un emplacement déterminé de vente dans chaque quartier de Paris.
Au bout de quelques temps, il remarqua que le vendeur placé près de l’hôtel de ville au coin de la rue des archives et de la rue de Rivoli revenait s’approvisionner beaucoup plus souvent que les autres. Voulant s’assurer que c’était la place qui était bonne et non l’habileté du vendeur qui le faisait surclasser ses concurrents, il changea ses camelots de place et les fit passer tour à tour à l’angle Rivoli-Archives. Confirmation fut faîte que l’endroit était remarquable.
rue des archives, à droite diligence Bazar : pour livraison
… du camelot… au Commerçant
Fort de la certitude acquise sur la valeur de l’emplacement, Xavier Ruel acheta en 1856 l’échoppe qui se trouvait à l’angle des deux rues et y installe son commerce. La petite boutique fut très vite trop petite et il fallut agrandir. La légende raconte que pour la bonne fortune du fondateur, les chevaux de la voiture de l’impératrice Eugénie s’étaient emballés, rue de Rivoli et ils auraient été maitrisés par Xavier Ruel. A titre de récompense, l’impératrice lui aurait fait remettre une forte somme d’argent qui lui aurait permis de donner à son affaire un essor plus rapide. Le fait est en tout cas que le Bazar s’appela « BAZAR NAPOLEON », ce qui semble accréditer cette légende.
En 1866, il prend le bail du 54 rue de Rivoli.
Le premier Restau du cœur !
1877 :
le 5 novembre. Se souvenant des difficultés qu’il avait connues, Xavier Ruel décide d’ouvrir une pension alimentaire au 18 rue de la verrerie : « L’établissement est un vaste hangar, à couverture vitrée, aux murs ornés de cartes géographiques, et où quatre cents consommateurs peuvent prendre place ensemble…. Il n’y a pas de garçon de salle et chaque consommateur va chercher son assiette et sa consommation… ». Un repas « substantiel et abondant » coutait 40 à 50 cts.
Les commerçants du quartier soucieux de protéger leur commerce se manifestèrent et Xavier Ruel dut fermer la pension quelques mois plus tard.
1884 : Xavier Ruel est élu conseiller municipal dans le quartier Notre-Dame.
1893, le 23 juin Xavier Ruel demande l’autorisation de construire un bâtiment au 6 ter rue du cloître Notre-Dame, sur 800 m². Le projet prévoit : un abri pour les voitures de livraison, les écuries, la grange pour le fourrage et enfin au RDC une salle des fêtes et un dispensaire à l’étage.
Dans cette même période et petit à petit, le pâté de maisons longeant la rue de Rivoli fut acheté par Xavier Ruel, mais il devint nécessaire de coordonner et d’aménager ces locaux disparates. Vers 1900, fut entreprise la transformation de la façade. Sur la rue de Rivoli, la vente continuait encore sur le trottoir à l’aide des comptoirs qui étaient rentrés chaque soir....Encore existants de nos jours !
En même temps qu’il étendait son magasin, Xavier Ruel avait lancé l’idée des comptoirs à prix fixe, où tous les articles présentés étaient vendus à 0.05F…0,10 F etc… Il avait remarqué que la clientèle faisait partie des classes laborieuses et il voulut ainsi proposer à cette clientèle des articles courants, à la portée de tous et qu’on pouvait avoir pour 1 sou, 2 sous… L’idée des comptoirs à prix fixes fut géniale et fit fortune. L’idée sera reprise bien plus tard par les Prisunic et les Monoprix.
Affiche 1896.
A suivre....
CD
L’histoire du BHV : Chronologie d’un Bazar inoubliable !
Pendant quelques semaines vont paraître sur ce blog, des articles qui seront décrits comme un résumé chronologique de l’histoire du BHV, de 1850 à nos jours.
Chacun y retrouvera : un peu de la mémoire de cette entreprise et une période de son passage.
Difficile à reconstituer et avant de classer définitivement cet article dans la base de ce blog, je remercie ceux qui m’enverront des informations ou des photos, pour compléter ou corriger ce texte.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Christine Douchet
Affiche 1895
Ce poème illustre bien ce Grand Magasin

C'est un bazar, au bout des faubourgs rouges :
Etalages toujours montants, toujours accrus,
Tumulte et cris jetés, gestes vifs et bourrus
Et lettres d'or, qui soudain bougent,
En torsades, sur la façade.
C'est un bazar, avec des murs géants
Et des balcons et des sous-sols béants
Et des tympans montés sur des corniches
Et des drapeaux et des affiches
Où deux clowns noirs plument un ange.
On y étale à certains jours,
En de vaines et frivoles boutiques,
Ce que l'humanité des temps antiques
Croyait divinement être l'amour ;
Aussi les Dieux et leur beauté
Et l'effrayant aspect de leur éternité
Et leurs yeux d'or et leurs mythes et leurs emblèmes
Et les livres qui les blasphèment.
Toutes ardeurs, tous souvenirs, toutes prières
Sont là, sur des étaux et s'empoussièrent ;
Des mots qui renfermaient l'âme du monde
Et que les prêtres seuls disaient au nom de tous
Sont charriés et ballottés, dans la faconde
Des camelots et des voyous.
L'immensité se serre en des armoires
Dérisoires et rayonne de plaies ;
Et le sens même de la gloire
Se définit par des monnaies.......
........
C'est un bazar tout en vertiges
Que bat, continûment, la foule, avec ses houles
Et ses vagues d'argent et d'or ;
C'est un bazar tout en décors,
Avec des tours, avec des rampes de lumières ;
C'est un bazar bâti si haut que, dans la nuit,
Il apparaît la bête et de flamme et de bruit
Qui monte épouvanter le silence stellaire.
A suivre .....
Découvrir Paris et ses secrets...(1)
Découvrir Paris, dans ses moindres secrets, en semaine, mais aussi le samedi ou le dimanche avec un conférencier hors pair, recommandé par Martine Mallein.
Je vous suggère de participer aux sorties ci-dessous.
Au plaisir de lire vos impressions!
CONFÉRENCES DIDIER BOUCHARD
Conférencier national, diplômé de l’Institut d’Art et d’Archéologie de la Sorbonne
Ancien Élève de l’École du Louvre
Boite 17, Bât. D. 8, rue Cannebière. 75012 Paris.
Tel: 01.43.07.09.69.
SAMEDI 12 NOVEMBRE
14h30 L’ABBAYE ROYALE DU VAL DE GRACE, CHEF-D’ŒUVRE BAROQUE.
Bâtiments 17e :Cloître, salle capitulaire, majoliques de la Renaissance, chapelle du St Sacrement et église conventuelle.
R.V. 1 pl. Alphonse Laveran. 10€+entrée. Carte d’identité.
Inscr. 0143070969
DIMANCHE 13 NOVEMBRE
10h BAIGNOIRE D’ARGENT, ESCALIER D’ONYX : SALONS NAPOLEON III DE L’HOTEL PAIVA. DÉCORS DE CARRIER-BELLEUSE, DALOU, BAUDRY, ÉVOCATION DU FABULEUX DESTIN D’UNE COURTISANE.
R.V. 25 av des Champs-Elysées. 10€+entrée (25 pers.)
Inscr. au 01 43 07 09 69
JEUDI 17 NOVEMBRE
14h30 LA CHAPELLE N.D. DE LA CONSOLATION, LE CLOITRE-MEMORIAL DU BAZAR DE LA CHARITE, ET LA CATHEDRALE APOSTOLIQUE ARMENIENNE, SPECIALEMENT OUVERTS.
R.V. 23 Rue Jean Goujon. Sur inscription au 01 43 07 09 69.
10€+entrée
VENDREDI 18 NOVEMBRE
14h30 LE PALAIS DU LUXEMBOURG, SIEGE DU SENAT.
GRAND DÉCOR 17e ET 19e .HISTOIRE DU PALAIS DEPUIS MARIE DE MEDICIS.Sur inscription au 01 43 07 09 69
R.V. devant le 15 rue de Vaugirard.10€.Carte d’identité
SAMEDI 3 DECEMBRE
15h PARTIES FERMEES AU PUBLIC DE LA SORBONNE : SALONS DU RECTORAT, CHAPELLE 17e,TOMBEAU DE RICHELIEU
Histoire de l’Université. R.V. 46 rue
Saint-Jacques.10€+entrée.
MERCREDI 7 DECEMBRE(Visite supplémentaire)
15h EXPOSITION « POMPEI, UN ART DE VIVRE » AU MUSEE MAILLOL.
Plus de 200 Objets des fouilles de Pompéi prêtés par le Musée Archéologique National de Naples : Mosaïques, fresques, sculptures, bronzes et orfèvrerie. Le luxe des maisons pompéiennes. R.V. 61 rue de Grenelle. 10€+entrée.
Quelques places, sur inscription au 0143070969. confirmée par l’envoi du règlement
EN AVANT-PROGRAMME : 2012,
VENDREDI 3 FEVRIER
15h30 EXPOSITION L’HOTEL PARTICULIER PARISIEN, A LA CITE DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE. R.V. dans le hall, 1 place du Trocadéro.
10€+entrée. Quelques places sur inscription. au 0143070969
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ADHESION |
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1 an = 15 €. Envoi gratuit des programmes. Réduction de 1 € sur le droit de conférence Règlement : chèque à l’ordre de Didier Bouchard. Nom : ………………………………………...Prénom : ..……………………………………. |
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VOYAGES (agence Intermèdes) RENSEIGNEMENTS ET PRE-INSCRIPTION AU 01 43 07 09 69 |
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15-10 au 23-10 : NAPLES, CAPRI, LES CITES ENFOUIES DU VESUVE, 27 au 30-10 : VENISE, LA BIENNALE, LA FONDATION PINAULT, LE MUSEE DE L’ACCADEMIA, LA SCUOLA DI SAN ROCCO, LA CA PESARO… 29-12 au 1er-01-2012 : REVEILLON: TRESORS D’ART DE BRUGES, ANVERS, ET GAND. |
Au « has’ART »,un week-end d’Art : «d’Anvers aux Abbesses »
DU 18 AU 20
NOVEMBRE 2011, c'est à Paris!
à découvrir… absolument!
réservez un moment de votre week-end!
Notez le de suite sur votre agenda!
Portes Ouvertes « d’Anvers aux Abbesses »
- Entrée Libre
Le vendredi 18 novembre 2011 de 18 h à 21 h
Le samedi 19 2011 de 11 h à 20 h
et le dimanche 20 novembre de 11 h à 20 h
118 artistes ouvriront les portes de leurs 70 ateliers répartis entre les 18e et 9e arrondissements.
En étudiant les prémices de cette exposition, j’ai eu envie de vous présenter quelques œuvres d'artistes qui méritent votre attention.
Nous avons interviewé pour vous Emmanuelle Gutierres Requenne Peintre et Plasticienne.
Elle est née à Paris en 1963, Maman de cinq enfants, elle s’est formée à l’Art de 1983 à 1989. Diplômée des Beaux Arts de Paris, Emmanuelle expose pour la première fois, hors collectif, en 1989.
"Mon atelier que j'aime...."
Bonjour Emmanuelle, parlez-nous de cette passion qui vous anime
Je suis pour la 2ème année, présidente de l’association d’Anvers Aux Abbesses. (Le 9ème y est associé depuis 5 ans) Et j’ai eu à cœur de prendre le relais afin de prolonger cette belle initiative! Le travail d’artiste est souvent solitaire et c’est un évènement essentiel de pouvoir ouvrir son atelier pour soumettre ses créations aux visiteurs ....C’est souvent l’occasion d’échanges riches et émouvants. »
« Actuellement et depuis plusieurs années
je travaille sur ce thème des portes et des fenêtres, le rapport intérieur/extérieur, lumières et ombres ; J’explore le thème avec différents matériaux : le bois et le métal peint en
volume.
Quelques oeuvres d'Emmanuelle:
Je travaille parallèlement l’argile de façon ludique. »
D’Anvers aux Abbesses : c’est 118 participants et comme au parcours d’Art du Père Lachaise, dont nous vous avions parlé, sur ce blog, c’est la joie de découvrir des techniques différentes. Vous allez adorer !....
Les artistes vous proposent 6 « parcours techniques » :
- Peinture
- Sculpture
- Photographie, vidéo et Infographie !
- Céramique, mosaïque, vitrail, émail
- Gravure, illustration, dessin, graphisme !
- Techniques mixtes, installation, arts plastiques, collage et…..
Pour le plaisir des yeux, je vous ai sélectionné quelques artistes représentatifs:
- Stéphanie Wezemaël: Des créations en volume, très fines et poétiques, en fil de fer .
- Félicité Lefoulon : Aquarelle et collage, une nouvelle participante.
- Quentin Morain, un beau travail de sculpture de métal.
- Vika Olivier: Une belle peinture inspirée.
-Marie Françoise Henri qui fait des collages, la doyenne de l’association.
- Maud Chazeau pour ses photos de nus masculins
et
- Martine Rabbath en gravure

Pour trouver le chemin des ateliers :
Une affiche/plan est remise gratuitement dans chaque atelier ou sera téléchargeable sur le site de l’Association. www.anversauxabbesses.fr
Chaque lieu d’exposition est signalé par une bannière rouge qui porte le logo de
la manifestation.
Point Accueil : 12, rue Hippolyte Lebas – 75009 Paris
Renseignements pour le public au 01.40.23.02.92
Bien sûr, il ne s'agit là que d'un clin d'œil, un aperçu!....
La réalité étant tellement plus belle.....
Vous qui avez la chance d'habiter en région parisienne, quand l'ART frappe à votre porte, profitez-en, découvrez, faîtes découvrir à vos enfants, petits-enfants et amis.
Vous m'en direz des nouvelles.
CD
Antoine Eminian : Exit le fantôme
"Les choses les plus utiles sont les choses les plus évidentes ". Citation de Philip Roth
Antoine nous présente un roman .... un héros qui affronte la dernière partie de sa vie. Excellente analyse.... à lire.
Philip Roth : Exit le fantôme
Philip Roth est né à Newark, aux Etats-Unis, en 1933 aujourd’hui il vit dans le Connecticut. Son œuvre a été couronnée de multiples prix à travers le monde, en France il a reçu le Médicis étranger en 2002 pour son roman La tache.
La première fois que j’ai lu un roman de Philip Roth, j’ai
bien aimé mais sans plus, heureusement je ne me suis pas arrêté à cette première impression et j’ai poursuivi mon exploration avec un plaisir plus intense à chaque fois. Une fois encore je ne
suis pas déçu par cet Exit le fantôme paru en 2009 en France.
Nous retrouvons le héros emblématique de Philip Roth, son double littéraire, Zuckerman. Désormais âgé, il a plus de soixante-dix ans et s’est fait opéré d’un cancer de la prostate avec les conséquences qui en découlent, perte du désir sexuel et incontinence. Après onze ans de solitude dans sa maison perdue dans la campagne du Massachusetts, il revient à New York pour une intervention bénigne devant soulager son incontinence.
Plusieurs rencontres vont remettre en cause son choix de vie et son exil.
Il y a Richard Kliman, un jeune homme enthousiaste décidé à écrire une biographie de Lonoff, l’écrivain décédé depuis quarante ans, qui fut un modèle et un mentor pour Zuckerman dans sa jeunesse, sauf que ce bouquin va révéler des faits cachés de la vie de cet écrivain, à savoir un inceste.
Il y a aussi Amy Belette, aujourd’hui mourante d’une tumeur au cerveau, c’était la muse de Lonoff et Zuckerman la trouvait particulièrement attractive lui aussi. Enfin, il y a un couple de jeunes écrivains, Jamie Logan et Billy Davidoff avec lesquels il envisage un échange de logement pour une durée déterminée.
Philip Roth fait feu de tous bois, après son long exil, le retour à New York est déstabilisant comme on peut l’imaginer et sa critique de la société américaine plutôt acerbe. George W. Bush vient d’être réélu à la Maison Blanche au grand désespoir de l’intelligentsia qui voit en lui « Des aptitudes intellectuelles déficientes. Dogmatique. Un illettré notoire qui allait ruiner quelque chose de grand » ; dans les rues, c’est nouveau, tout le monde est pendu à son téléphone portable, ce qui nous vaut des pages savoureuses d’humour.
Mais ce retour dans « sa » ville est aussi l’occasion de ranimer les forces qui lui manquent. La colère et l’indignation face à Kliman qui voudrait détruire la réputation d’un écrivain qui ne peut plus se défendre puisqu’il est décédé. Tout le monde a un cadavre dans son placard, doit-on pour autant tout révéler, l’écrivain Lonoff qui est aussi Zuckerman et donc Roth lui-même, subira-t-il le même traitement après sa mort ? Le vieil homme sent son sang bouillir une fois encore « Quand avais-je connu pour la dernière fois l’excitation de m’en prendre à quelqu’un ? ».
Mais ce sursaut de vitalité n’est pas qu’intellectuel, sa rencontre avec Jamie Logan réveille la pauvre chose qui pendouille entre ses jambes depuis si longtemps, « les pulsions sexuelles stimulées par la rencontre avec Jamie avaient follement ressurgi comme puissant moteur ». Une dernière fois le vieux Casanova tentera de séduire une jeune femme et il y parviendra mais sous une forme que je vous laisse découvrir.
Roman sur la vieillesse et le délabrement
des corps, le sexe en berne, la vessie qui fuit, la mémoire qui fait défaut, on dirait une chanson d’Ouvrard, Philip Roth nous décrit sans complaisance, mais non sans humour, la décrépitude de
Zuckerman, autant dire qu’il nous livre sa propre vie en pâture, consciemment afin de couper l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient plus tard, le faire à sa
place ?
Un très beau livre, magistralement écrit, qui nous met face à nos destins à venir.
« Comme si l’incontinence, ça ne suffisait pas, en tant qu’humiliation, il fallait maintenant qu’on s’adresse à vous comme si vous étiez un gosse de huit ans récalcitrant qui refuse de prendre son huile de foie de morue. C’est comme ça que ça se passe, quand un patient âgé refuse de se résigner aux épreuves inévitables et de trottiner bien poliment jusqu’à sa tombe. Les médecins et les infirmières ont sur les bras un enfant qu’il faut calmer et embrigader pour qu’il défende la cause perdue qui est la sienne. C’est en tout cas l’idée que je me faisais quand j’ai raccroché, lessivé de tout orgueil et conscient des limites de mes forces, l’image même de l’homme qui échoue quoi qu’il fasse, soit qu’il résiste, soit qu’il se soumette. »
Philip Roth Exit le fantôme Folio
"Un très beau livre, magistralement écrit, qui nous met face à nos destins à venir" :
Peut-être un peu sévère cette phrase d'Antoine, mais après-tout.... Vous pouvez saisir la rubrique commentaire pour en discuter.
En tout cas, Antoine nous analyse ce roman d'une manière remarquable. le style est excellent et... je crois qu'on peut lui faire confiance... A lire absolument.
Merci Antoine
Rencontre Parisienne du Reseau-Bazar
Vous êtes membre du réseau BHV, vous avez reçu ce mail.
Vous avez répondu et nous vous en remercions.
Vous n'avez pas encore répondu:
merci de nous faire part de votre intention sur rezobazar@gmail.com
Au plaisir de vous revoir
Lundi 14 novembre 2011
De 17h 45 à 20h15.
Restaurant Le GRAND BLEU
Port de l’Arsenal
Face au 46 Boulevard de la Bastille
Métro Bastille
Parking Bastille
Consommation individuelle à régler sur Place.
Afin de nous aider dans l’organisation, nous vous remercions de nous faire part de votre intention d’y participer ou non. Vous nous éviterez ainsi des relances inutiles.
(Réponse à votre ambassadeur de votre département.)
20h15 : Facultatif : Dîner complet (Entrée, plat, dessert et boisson) pour 25€ par personne.
Réservation : Le règlement par chèque sera libellé à l’ordre de Philippe Benadiner
Vous l’adresserez au plus tard pour le 26 octobre à :
Philippe BENADINER
1 bis rue Boileau
92500 Rueil-Malmaison
14h30 : Pré- rencontre : Rassemblement pour tous ceux qui sont libres l’après-midi.
Croisière commentée du Vieux Paris Canal St Martin
14h45 : départ à l’heure u bateau ! Au Bassin de la Villette
Adresse : 13 quai de la Loire 75019 Paris
Métro Jaurès à 100m.
Arrivée : Port de l’Arsenal sur le lieu de rencontre.
Tarif : 11€ par personne.
Chèque à l’ordre de Philippe Benadiner à envoyer à :
Philippe Benadiner 1 bis rue Boileau 92500 Rueil-Malmaison
Au plus tard le 26 octobre.
Tout le monde connait la place de la Bastille, mais savez-vous que 504 victimes des trois glorieuses reposent sous cette place et que la momie que Bonaparte ramena d’Egypte s’y trouve également…..
N'hésitez pas à contacter votre ambassadeur.
Mémoire du BHV : Mai 68 par Jean de Nerville
La France paralysée par les grèves, le magasin Rivoli occupé par le personnel et son accès contrôlé par des piquets de grève.
Depuis quelques jours, on sentait monter une certaine tension dans le magasin.
Des cortèges de vendeurs grévistes parcouraient bruyamment les couloirs du 7ème étage et l’écho de leurs revendications me parvenait à travers la cloison qui séparait mon bureau du couloir.
Un matin, en arrivant à la porte du 15 Verrerie, porte d’entrée
des services à cette époque, nous avons été accueillis par un piquet de grève.
On apprenait que le magasin était sous le contrôle du personnel et que le mieux que nous avions à faire, était de retourner chez nous et d’attendre la suite.
Ce jour là, pour la même raison, la Direction s’était vue interdire l’accès de ses bureaux du 7ème étage. Elle s’était alors repliée dans un local situé dans un bâtiment annexe dont l’entrée donnait sur le square Sainte Croix de la Bretonnerie, là où se trouve actuellement le Département médical, car personnel gréviste campait dans le magasin.
Pour garder le contact avec ses cadres, la Direction avait organisé dans cette pièce une permanence tenue par des cadres supérieurs. Chacun pouvant venir s’informer sur l’avancement des discutions sur les revendications du personnel gréviste et aussi, pour ceux qui pouvaient se trouver en difficulté financière, toucher une avance sur salaire en espèces.
Un beau matin, je reçois chez moi un appel de cette permanence me demandant de venir la rejoindre rapidement au square Sainte Croix de la Bretonnerie ce que je fis promptement en enfourchant mon Solex.
Très rapidement, je fus mis au courant de la raison de mon déplacement.
À cette époque, les mots « bureautique et reprographie » n’avaient pas encore franchi les portes du B.H.V. Un petit atelier de reproduction de documents comprenant une Ronéo, un massicot et l’unique photocopieuse du magasin avait été installé au Service des Stocks.
C’était les tous premiers débuts de la photocopie et notre machine de marque Rank Xerox avait la fâcheuse habitude de bourrer et de prendre feu lorsque les feuilles de papier s’accumulaient à l’entrée d’un four, chargé de fixer le tuner sur le papier.
Son maniement était donc délicat, mais je savais la mettre en route et surmonter ses humeurs incendiaires. J’étais donc l’homme de la situation !
Il s’agissait de photocopier en plusieurs exemplaires, un document faisant le point sur l’avancement des discutions entre la Direction et les délégués du personnel pour être ensuite distribué aux cadres à l’occasion d’une réunion d’informations prévue peu après, par la Direction, à la Maison de la Chimie.
Un accord étant passé avec les grévistes afin de m’autoriser à entrer dans le magasin pour gagner mon service.
Avec mon dossier sous le bras, je me présente donc au 15 Verrerie où m’attend une délégation chargée de m’accompagner jusqu’au Service des Stocks-Calcul des Prix situé au 7ème étage.
En pénétrant dans le magasin, j’ai la curieuse impression que le temps s’est brusquement arrêté et qu’un mauvais sort a pétrifié le magasin. Sous l’éclairage blafard des lampes de secours règne un oppressant silence. Les comptoirs sont recouverts de leurs housses ainsi qu’il était d’usage à cette époque à la fermeture des portes, pour les mettre à l’abri de la poussière et des tentations du personnel d’entretien. C’était aussi un signal, une manière de signifier aux clients retardataires qu’il était temps de prendre le chemin de la sortie !...
Encadré de mes 2 accompagnateurs, j’emprunte les escalators alors à l’arrêt.
Au passage, à un étage, dans une semi-obscurité, je crois apercevoir quelques lits de camp recouverts de duvets et un groupe tapant la carte sur une table empruntée comme les lits et les duvets au rayon Sport-Camping. Le magasin est bien sous contrôle !
Après avoir parcouru des couloirs déserts et obscurs, nous pénétrons dans le service. Là aussi, le mauvais sort a frappé. Sur les bureaux, à coté des machines à calculer, des petits objets familiers : photos ou bibelots ; dessous, des paires de souliers attendant leurs propriétaires ; accrochées aux dossiers des chaises : des vestes ou des blouses. Service figé dans l’attente du retour…. d’une éventuelle heure de table.
Sous le regard intéressé de mes gardiens, je mets la photocopieuse en route. Indifférente aux mots d’ordre de la rue, après un temps de chauffage, la machine se met tout naturellement au travail
Une main sur l’extincteur pour répondre à un éventuel bourrage et son départ de feu, je vois défiler sans incident les rames de papier.
Dans le carton vidé du papier vierge avalé par la machine , je range les photocopies. L’opération est terminée, la machine est débranchée en attendant des jours meilleurs !
Notre petite troupe reprend le chemin du retour. Même itinéraire, même impression pénible d’un magasin à la dérive.
Pas tout à fait, car ce petit campement que j’avais observé de l’escalator à l’aller s’est transformé en une joyeuse assemblée autour d’une table où trônent quelques bouteilles.
On se quitte sur le trottoir... Le bruit, les odeurs, le soleil…. la vie !
Je dépose mon carton dans le bureau du square Sainte Croix, mission accomplie.
Je récupère mon Solex et rentre chez moi...
Culture pour tous : ROSH HASHANAH
Les communautés juives vont fêter le 8 octobre prochain, la journée du Pardon (Yom Kippur) par lequel se termine une période de 10 jours de repentir et de retour vers l’Eternel, ouverts par la fête du nouvel an Juif :
Ce soir et demain: 29 & 30 septembre :
ROSH HASHANAH.
Ces moments exceptionnels dans la vie religieuse juive permet aussi au peuple Chrétien de prendre conscience de l’importance pour leur foi, de la relation au peuple juif et au judaïsme.
Le pape Jean-Paul II et le pape Benoît XVI se sont inscrits dans cette dimension profonde de relation avec la communauté Juive.
Je citerai simplement le site de l’AJClibac : « Le début de l'année juive célèbre l'anniversaire de la création et plus précisément de la création de l'homme. La fête du nouvel an juif dure 2 jours qui sont chômés. On n'y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine » pour en savoir plus :
http://ajclibac.over-blog.com/article-chana-tova-bonne-annee-5772-85150836.html
Bonne année à nos collègues ou amis Juifs.
Michel Papet : Un petit tour à l'Ile Maurice
Un petit coucou de Chantale Dautrey et Michel Papet!....
Une des plus grandes richesses de l’île Maurice réside dans son peuple : sa mixité ethnique lui confère une identité culturelle unique
Située au sud-ouest de l’océan Indien, au cœur de l’archipel des Mascareignes entre La Réunion à l’ouest et l’île Rodrigues à l’est, elle a appartenu jusqu’en 1968 à la France : année de son
indépendance.
La population : plus de 1,2 million d’habitants est le résultat de plusieurs vagues d’immigrations : d’abord les colons français et les esclaves venus d’Afrique, ensuite les Britanniques, puis les Chinois et les Indiens venus d’Inde pour travailler dans les champs de canne à sucre. Les Indo-Mauriciens sont majoritaires : hindous, musulmans.
Bienvenue!....
L’arrivée à Port Louis, île Maurice (photo DSC05103)
La capitale : Port-Louis.
Nous étions chez l’habitant
près de l’aéroport Plaisance (dans le sud) et près de la ville de Mahébourg.
Géographie : L’île Maurice mesure tout au plus 65 km de longueur et 45 km de largeur. Le point culminant est le Piton de la Petite Rivière Noire, à 828 mètres.
D’origine volcanique, l’île ne compte cependant plus de volcan en activité.
Le climat y est agréable et la température varie entre 20 et 35 degrés.
Comparée à la Réunion, l’île Maurice a un relief peu accidenté.
Culture : la canne à sucre et du
thé.
Les langues parlées: principalement : l’anglais, le français, le créole mauricien.
Tradition :
le rhum
Le Dodo
et les tortues géantes importées des Maldives

Le Dodo est l’animal emblématique de l’île Maurice. L’île abritait un animal aujourd’hui disparu : le dodo. C’était un oiseau coureur de la taille d’un dindon, pesant environ 20 kg et mesurant à peu prés 1 mètre. Découvert par les marins Hollandais au XVIème siècle, ils crurent voir des cygnes et nommèrent l’ile « l’île des cygnes ». Cet échassier n’arrivait pas à voler et devint un gibier facile à chasser. Très vite, il disparut.
Jouets en peluche, décoration en bois ou souvenir en porcelaine, en impression sur les vêtements, le dodo plait…car pour les grands et les petits, il se conte comme une légende et est décrit comme nos oursons : doux et gentils
A Voir :
Dans
le sud de l'île, il faut s’arrêter pour voir les 7 couleurs de Chamarel
et son excellent restaurant à Chamarel où j’ai fêté mes 69 ans avec la langouste du Pays
Musique (mélange d’Afrique et d’Amérique latine) et danse : le Séga est celle que vous danserez sur l’île.
La
monnaie est la Roupie
qui n’a qu’une très faible valeur par rapport à l’euro, on peut facilement changer dans les grandes villes.
La cuisine Créole, Hindou et un peu musulmane est délicieuse et pas cher hors des circuits touristiques, où l’on retrouve la cuisine Européenne, sinon il reste les Punchs Créoles délicieux pas trop chers.
Avant Maurice, nous avions passé 10 jours chez mon fils à la Réunion, bananiers dans son jardin et caméléon (l'endormi).
nous y avons fait le cirque de Cilaos
( case où l’on a couché),
puis sommes partis pour Maurice par
bateau pour 10 jours.
Besoin de conseils… Précautions à prendre... c’est avec plaisir que je vous conseillerais.
Chantal et moi, envoyons notre bon souvenir à tous ceux qui nous ont connus.
Merci Michel et Chantal pour ce partage culturel et vos jolies photos.
Voilà, un guide tout trouvé ....pour votre prochain voyage hivernal.
Au plaisir de vous lire!....