Quand Cabourg rime avec toujours
Se préparer un week-end à Cabourg, en réel ou en rêve
Difficile de classer cet article entre le tourisme, la littérature, la poésie et même la peinture. Antoine Eminian nous fait vivre des instants sublimes. Vous allez adorer ! Surtout prenez le temps de le lire jusqu’au bout….
Quand la question du voyage de printemps s’est posée, Cabourg s’est imposée, comme une évidence. Nous n’allons pas faire la visite pas à pas, d’ailleurs il y a si peu à voir ici. Je parle de « voir » dans le sens où l’entend le touriste lambda, pas de monuments incontournables où de lieux dits époustouflants, les cartes postales de la Maison de la Presse en témoignent, le Grand Hôtel et les jardins fleuris devant la porte d’entrée à tambour, la Promenade Marcel Proust le long de la mer, le Casino qui s’appuie sur le Grand Hôtel et c’est tout….
Je vais régulièrement à Cabourg et j’écris qu’il n’y a rien à voir… Justement, c’est exactement ça l’intérêt du séjour ! Une expérience mystique, en plus modeste, comme une retraite laïque dans un monastère, un long arrêt dans un jardin minéral zen tel que ceux que vous trouvez au Japon…
Imaginez que vous êtes à Cabourg : voici le programme de votre journée idéale. Après une bonne nuit au calme – tout est calme ici, c’est même le maître mot – vous allez chez Dupont « avec un thé » prendre un petit-déjeuner complet, chocolat onctueux, viennoiseries et tartines, confitures et jus d’oranges pressées, tout est fait maison et dire que c’est fameux n’est rien dire. Comme vous êtes dans la rue de la Mer, la seule rue commerçante de Cabourg vous en profitez pour flâner devant les boutiques de souvenirs ringards et les restaurants pour vous faire une idée des menus avant de faire votre choix à midi.
Vous descendez la rue jusqu’à la mairie, ses jardins et l’église (Citant Marcel Proust dans Balbec ouCabourg) - Selon Swann « L’église du XIIème et XIIIème siècle, encore à moitié romane, est peut-être le plus curieux échantillon du gothique normand, et si singulière ! On dirait de l’art persan. » - sur un trottoir ; Et vous la remontez en sens inverse jusqu’au Grand Hôtel par l’autre trottoir.
Ici une pause, pour admirer les belles demeures à colombages qui ceinturent la place et l’hôtel lui-même, d’un blanc immaculé. D’un pas hardi vous y entrez, un œil désabusé sur les salons aux baies vitrées immenses donnant sur la mer puis vous ressortez par l’autre côté, directement sur la Promenade Marcel Proust.
La mer s’étale sous vos yeux éblouis par le soleil, le port de lunettes est recommandé. Si vous empruntez la Promenade par la droite, vos pas vous mèneront vers l’estuaire de la Dives ; la Promenade Proust s’arrête là mais vous pouvez continuez dans les dunes jusqu’à la pointe de Cabourg et la Dives, au-delà c’est Houlgate.
Inversement, si vous aviez décidé de partir à bâbord, en sortant du Grand Hôtel, la Promenade est plus longue et s’achève abruptement. Au loin Ouistreham et certainement à quai, un monstrueux navire blanc, le car-ferry pour l’Angleterre qui attend la marée haute pour s’éloigner de la côte. Il est alors bien temps de retourner en ville.
Je vous conseille pour ceux qui aiment, le Casino ouvert toute l’année et l’hippodrome en saison.
Chaque jour ce même rituel se répétera plus ou moins, mais chaque jour inévitablement vous arpenterez la Promenade Proust, car Cabourg c’est cela, le bord de la plage et les longues marches aller et retour qu’on y fait à longueur de journées.
Les yeux rivés sur l’étendue à trois bandes, le sable, la mer et le ciel. Selon les heures la largeur des bandes, évolue, selon les heures les éléments se mêlent et s’emmêlent en une fresque impressionniste faite de nuances de bleus, de verts et de gris doux.
Parfois il m’est difficile de distinguer la ligne d’horizon, confondant un nuage avec la côte ou m’étonnant de percevoir une voile dans ce qui me paraissait le ciel. Le spectacle ne s’interrompt jamais et comme de nombreux bancs sont semés sur la Promenade, vous vous asseyez de l’un à l’autre, le temps de vous rassasier de cette vue, pensiez-vous avant de reprendre votre marche ; Mais bien vite, vous succombez : une forme nuageuse, un dégradé de couleurs sur la mer étale, un navire qui passe au large, un rien qui attire votre regard et à nouveau, une pause.
Une longue plage de sable quasiment déserte de monde, une mer toujours calme quand je suis de passage au printemps. Les vagues modestes s’échouent langoureusement sur le sable. Mêmes les mouettes ne se font pas nombreuses et restent discrètes, quelques groupes à marée basse qui picorent à la lisière de l’eau et de la terre. L’oiseau marin ne vit pas à Cabourg, il y passe. Un peu comme la majorité de ses habitants semblerait-il quand je constate la quantité impressionnante de logements ou maisons fermés. Parfois des immeubles entiers paraissent inhabités ! Pour en revenir aux oiseaux, vous verrez quelques mouettes et aussi des cormorans près de l’estuaire de la Dives où le limon et le flux marin sont plus propices à leur alimentation. Les seuls volatiles réellement en grand nombre, ce sont les merles et les moineaux auxquels j’ajouterai quelques pies et tourterelles...
Sur la plage, toujours aux époques de printemps, quelques inconditionnels du bronzage, des enfants en bas âge qui barbotent dans les flaques sous le regard des parents attendris, mais jamais de baigneurs, l’eau étant trop froide. A marée basse, les pêcheurs de crevettes s’activent dans les vagues, poussant leur filet comme les techniciennes de surface leur balai-éponge. De la Promenade, assis sur les bancs, nous les contemplons d’un œil amusé, tandis que de l’autre nous lorgnons un couple de jeunes amoureux accotés à la rambarde de pierre.
Le plus souvent pourtant, le paysage seul suffit à mon bonheur simple ! Couleurs changeantes de l’eau et du ciel, alternance de plein soleil et de nuages blancs créant des ombres mystérieuses sur les flots, curiosité éveillée par une voile ou un petit bateau qui passe à l’horizon. Une douce brise agite les drapeaux en haut de leurs mâts plantés sur la Promenade, juste assez forte pour que l’effet esthétique soit parfait.
Mais ce que j’attends avec impatience, c’est la sortie du
matin le long de la plage avec l’espoir de voir des chevaux courir sur la grève. Ils entrent sur la plage par l’extrémité de la Promenade Marcel Proust – vers Ouistreham – le plus souvent des
chevaux attelés d’un sulky, mais parfois simplement montés d’un cavalier, pour de longues chevauchées sur le sable humide et dur de la plage ou bien dans les premières vagues pour se muscler les
jambes. Le spectacle est magnifique, les bêtes sont superbes lancées dans un trot régulier sans excès de vitesse. Tout le monde les regarde passer, comme on ne peut s’empêcher d’admirer une
Ferrari qui circule en ville même quand on n’est pas connaisseur.
La beauté pure n’a que faire des mots ou des appréciations : Elle est, c’est tout.
Plusieurs allers-retours sur la plage et les purs sangs rejoindront leurs écuries, sans un regard sur nous, la piétaille des badauds admiratifs.
Les heures s’égrènent et les vacances se terminent sans qu’on sache très bien ce qui s’est passé durant ce séjour dans la quatrième dimension. Un matin, on se réveille, il faut faire ses valises et partir… C’est dans l’ordre des choses ! Mais Cabourg rimant avec toujours, on sait qu’on y reviendra un jour.
Merci Antoine pour ce week-end à Cabourg, l'analyse du paysage est si belle que nous ressentons les couleurs... Une fresque se projette dans notre esprit et nous sentons presque l'air marin! Bravo!
Caroline Kerlau vous propose....
Tout d'abord, bonne rentrée à toutes et tous!
Les Fédérateurs espèrent que cette période estivale vous a permis de vous reposer et que vous avez tous pris une réserve de soleil et de santé pour affronter les prochains mois. Bon courage à tous!!!
Bonjour, me revoilà, c'est moi, Caroline
Kerlau,
Certains se souviennent de moi en tant que chef de rayon à Villeneuve la Garenne, à Parly et à Rivoli. Ma vie privée un peu difficile, m’a obligée à m’arrêter quelques années pour élever mes 2 enfants, Lukas 10 ans et Telmo : 6 ans.
Je travaille à présent comme Commerciale dans une jeune société de signalétique publicitaire, tenue par des amis, depuis février 2011.
Aujourd’hui, je serais heureuse de retrouver des Anciens et toujours actifs afin de m’aider à développer l’activité. Vous connaissez mon sérieux et rassurez-vous : j’ai toujours le sourire !...
Notre société implantée dans la vallée de Montmorency(95) est spécialisée dans l’impression numérique et le marquage adhésif.
Nous proposons nos services dans différents domaines : tous types de panneaux, enseignes, bâches, stands, flyers, Cartes de visite, plaquettes, marquage des véhicules......
Nos principaux clients sont des références sérieuses et nous les remercions de nous avoir fait confiance : Petit Bateau, Groupe Colas Aximum, agence de Communication Venise, Mondadori, CNRS...
C’est pourquoi, je me propose avec plaisir, si certains d’entre-vous ont besoin de ce type de services de me contacter, afin de vous présenter plus en détail notre activité et j’espère de travailler ensemble.
Société 2DK
9 Bd de l’orangerie 95160 Montmorency
Tel: 06.75.22.54.52
Site : http://www.2dk.fr
Quelques exemples:
Et pour conclure quand même quelques nouvelles de Mr Kerlau Christian:
Apres 3 ans passés à Nice, il est revenu vivre en région parisienne pour être plus proche de ses petits enfants et de sa fille. En bonne santé et toujours “nounours”, il profite avec maman de sa retraite pour visiter nos belles régions de France, prochaine destination en septembre : La Dordogne.
Merci à tous ceux qui pourront aider Caroline, n'hésitez pas à faire appel à Elle.
Michel Bindault :Voyages à Dresde 1991-2006 et 2011 ou la renaissance d'une ville prestigieuse...
Michel vient nous inviter à découvrir Dresde, « La Florence de l’Elbe » nous dit-il. Célèbre pour sa culture et ses Arts, Michel a parcouru avec Doris cette capitale de la Saxe. (Il faut se souvenir que la ville détruite en février 45 avait laissé 300 000 morts par les bombardements sur une population de 630 000 habitants)
Dresde ( Dresden ), ville martyre, anéantie par les bombardements de février 1945, sous domination soviétique ( D.D.R ), jusqu'à la chute du mur de Berlin fin 1989, progressivement renaissante, reconstruite à l'identique et à nouveau joyau baroque du Land de Saxe dans l'Allemagne réunifiée.
Des liens anciens nous relient à Dresde. A la fin des années 1950 Doris, mon épouse, qui
à l'époque habitait Cologne, avait une amie à Dresde.
Elles se rencontrèrent fréquemment lorsque la liberté de circuler entre les deux Allemagnes était tolérée. L'édification du mur en 1961 mit fin à ces contacts.
Cependant les deux amies ne cessèrent de correspondre par courriers et photos.
Aussi lorsque la réunification de l'Allemagne fut effective, elles purent se revoir, la première visite eut lieu à Dresde en septembre 1991.
Voici la ville telle que nous l'avons découverte encore meurtrie et partiellement reconstruite 46 ans après le terrible bombardement.
L'influence russe est encore présente car des troupes sont toujours stationnées
Les bâtiments et monuments sont imprégnés du style et des symboles de l'Est.
Les véhicules sont d'une autre époque...
Retrouvailles avec nos sympathiques amis allemands.

En 2006 nous sommes revenus à Dresde puis tout récemment en mai 2011. La ville s'est métamorphosée et retrouvé son lustre d'antan, comme l'illustrent les photos qui suivent :

A-travers ces quelques commentaires et photos, j'ai eu plaisir à vous faire partager le renouveau d'une cité détruite puis occupée et enfin délivrée.
De longues années ont été nécessaires pour parvenir à ce redressement mais aujourd'hui Dresde a retrouvé son rayonnement culturel et économique.
Très proche de Berlin et Prague, elle symbolise l'ouverture entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe continentale, l'espoir de temps meilleurs.
Aussi c'est à bord de la mytique " Trabi " que je vous dis au revoir et à bientôt.
Avis aux amateurs de tourisme d'Art, y aviez-vous pensé?
Merci Michel et à bientôt
Pierre-Gérard Desprez : Voyager avec Télémaque
Notre collègue Pierre Gérard Desprez qui a oeuvré bien
longtemps dans la sphère financière du BHV, a pris goût, pour l'aventure, depuis son départ du BHV.
Dans quelques jours, au moment où beaucoup d'entre-vous auront repris le travail : Gérard et son épouse partiront avec leur Camping-car pour visiter l’Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie.
Pierre nous raconte... comment il en est arrivé là!
Tout est parti de là
Au printemps 2006, nous avons sommairement équipé notre X-Trail pour partir comme des jeunes, camper en Sardaigne. Le voyage fut beau ... et le confort spartiate. Un orage nous fit comprendre que nous avions deux fois l’âge de ce genre d’équipée ! Surtout, lorsqu’à deux pas de nous, un camping-car autrichien est venu se ranger. En dix minutes les occupants prenaient l’apéritif confortablement installés, alors que nous faisions réchauffer des haricots sur le bleuet, le hayon du 4x4 ouvert !
Avec un « pourquoi pas ? » l’idée pleine de promesses était en train d’éclore.
Au retour, la Foire de Bordeaux fut un irrésistible attrait. Nous avons trouvé et finalement pas trop mal choisi, un véhicule HYMER de 6m30, que nous avons immédiatement baptisé TELEMAQUE.
Pourquoi TELEMAQUE ?
Référence à la mythologie grecque, le fils d’Ulysse et de Pénélope, inspira FENELON noble Périgourdin qui trouva là sujet d’éducation pour le grand Dauphin, fils de Louis XIV. Ce dernier, vit plutôt dans cet ouvrage une critique acerbe de son règne !
Mais TELEMAQUE fit des voyages et connut maintes aventures.
Le ton était donné, ce serait TELEMAQUE.
Et depuis ?
2007
Janvier L’Andalousie
Avril L’Irlande
Septembre/octobre La Tchéquie
2008
Mars/avril Le Portugal
Septembre/octobre La Grèce
2009
Mars L’Extremadura
Septembre/octobre La Turquie
2010
Février Le Maroc
Septembre/ janvier 2012 Hongrie Roumanie Bulgarie Turquie Syrie Jordanie
Et maintenant 2011
Télémaque a changé de look. Nous avons désormais un Land Rover 130 avec une cellule pourvue de tout le confort mais plus spartiate que l’Hymer.
Nous embarquerons avec le 29 août à bord du « Grande Amburgo » destination Buenos Aires pour visiter l’Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie.
Le retour est prévu en juin 2012
Si vous désirez suivre notre périple voici l’adresse du blog commencé avec le Proche Orient.
http://telemaquevoyage.canalblog.com/
En vous inscrivant à la « Newsletter » vous pourrez recevoir les messages détaillés au fur et à mesure de l’avancée du voyage.
Merci Pierre, nous sommes de tout coeur avec vous deux, ramenez-nous de votre voyage quelques beaux récits et comme d'habitude de superbes photos.
Rendez-vous sur le blog à Noël pour un petit mot à ceux qui seront frileusement installé au coin de la cheminée. Toute notre amitié vous accompagne!
Beau et bon voyage!!!!!
Antoine Eminian :Avant d’aller dormir
Voila un nouveau roman présenté par Antoine.
Vous l'aimerez, c'est sûr... Un thriller assez exceptionnel qui vous distraira en roman de rentrée ou de fin de congés. L’intrigue est bonne, c’est un livre que l’on dévore….Courez vite chez votre libraire !
Ce livre a été traduit en 30 langues à travers le monde et devrait être tourné au cinéma.
S.J. Watson : Avant d’aller dormir
L'auteur :S.J. Watson a 39 ans, natif de Grande-Bretagne il y a travaillé durant de longues années pour le Ministère de la Santé avant de
faire paraître ce premier roman.

Le thème : A la suite d’un accident survenu vingt ans plus tôt, Christine est devenue amnésique, une forme particulière de cette pathologie puisque chaque matin elle se réveille en s’imaginant avoir vingt ans et être encore étudiante, alors qu’elle en a quarante-sept et qu’elle est mariée. Son neuropsychologue lui conseille alors de rédiger un journal intime pour y consigner tous ses maigres souvenirs ce qui lui permet à chaque relecture, le matin au réveil, de ne plus repartir de zéro.
Cette mise au propre de ses souvenirs va bientôt déclencher une série de questions restant sans réponse, avait-elle un enfant et qu’est-il devenu, où est passée son amie Claire, de quel accident a-t-elle été victime, pourquoi son mari Ben semble-t-il si réticent à lui fournir des explications, pourquoi le docteur Nash lui a-t-il conseillé d’écrire son journal intime à l’insu de son mari ? « Le Dr Nash marque une pause puis enchaîne, « je ne suis pas certain que Ben sache que nous nous voyons. »
Les questions se succèdent, des réponses surgissent puis vient le temps des contradictions, donc des suspicions ce qui engendre de nouvelles questions encore plus angoissantes, Ben lui ment-il, mais pourquoi ? « Mon mari me raconte une version de la manière dont j’en suis arrivée à ne plus avoir de mémoire, mon intuition m’en souffle une autre. »
La critique :Je ne peux décemment pas vous en dire plus de l’intrigue, mais ce qui est certain c’est que ce roman est un magistral thriller. L’histoire avance paradoxalement à un rythme posé qui met encore plus les nerfs à cran, tout est banal dans le récit, une vie tranquille dans un quartier de Londres, excepté que Christine ne sait plus rien de sa vie passée et qu’elle commence à subodorer qu’on lui cache sciemment des choses. Tout est parfait dans ce roman, au-delà d’un « simple » thriller, il s’agit de littérature, le livre est superbement écrit, l’intrigue monte crescendo jusqu’à la fin – le dernier chapitre doit être lu d’une traite pour ne pas devenir fou d’impatience -, les personnages gravitant autour de Christine passent du camp « amis » au camp « ennemis » et inversement au fur et à mesure qu’on progresse dans la lecture.
Comment peut-on écrire un si bon premier livre ? Mr Watson réalise un sans faute avec cet Avant d’aller dormir que je vous recommande vivement pour vos vacances d’été, et il paraît que Ridley Scott en a déjà acheté les droits pour le porter à l’écran. Par contre n’ouvrez pas ce bouquin avant d’aller dormir, nuit blanche assurée. La chute était facile, je sais, mais je n’ai pas pu résister.
« La boîte était à l’endroit que j’avais décrit dans mon journal, fermée à clé, comme je l’avais soupçonné. Je n’en étais pas contrariée. J’ai commencé à regarder. Je me suis dit que je ne m’arrêterais pas tant que je n’aurais pas trouvé la clé. J’ai d’abord fouillé le bureau. Les autres tiroirs. Je l’ai fait méthodiquement. J’ai tout replacé là où je l’avais trouvé, et après, je suis allée dans la chambre. J’ai ouvert les tiroirs, fouillant entre ses slips, ses mouchoirs, soigneusement repassés, les maillots de corps et les t-shirts. Rien, et rien dans mes affaires non plus. Les tables de nuit avaient des tiroirs. J’avais l’intention de fouiller chacun d’eux, en commençant par le côté du lit où je n’avais pas dormi. J’ai ouvert le tiroir du haut et fouillé son contenu – des crayons, une montre qui ne marchait plus, une plaquette de pilules que je ne reconnaissais pas – avant d’ouvrir le tiroir du bas. Au départ j’ai cru qu’il était vide. Je l’ai refermé doucement, mais en le poussant, j’ai perçu un tout petit bruit, de métal frottant contre du bois. Je l’ai ouvert à nouveau, mon cœur battant à tout rompre. C’était une clé. »
S.J. Watson Avant d’aller dormir editionSonatine
Merci Antoine pour cette excellente critique et à bientôt !....
15 août… l’Assomption! Et ancienne fête nationale
Pour des millions de personnes :15 août rimera avec un week-end prolongé.
Nous aimons vous rappeler de temps à autre que le plan culturel, historique est aussi important que le plan religieux.
Un peu d'histoire : Louis XIII reconnaissant d’avoir été guéri après avoir été gravement malade et heureux d’avoir enfin un enfant au bout de 22ans de mariage fit de la vierge Marie, la patronne du Royaume. (1638).
C’est ainsi que le 15 août, jusqu’en 1880 fut la fête Nationale de la France.
Pour les Chrétiens le 15 août est la célébration de la fête de l’Assomption.
Cette fête évoque Marie, mère de Jésus, figure féminine, qui protège, guide, aide ; Elle est perçue comme une maman douce et qui sait consoler. Beaucoup d’églises sont dédiées à Marie dans le monde entier : Notre Dame etc. Et de nombreux pèlerinages lui sont consacrés : Lourdes en France, Fatima au Portugal …
Elle met en valeur une dimension essentielle de la foi chrétienne :
Par Marie, Mère de Jésus : accueillir le don de Dieu dans sa vie.
L'Assomption, est un des quatre dogmes liés à la Vierge (Un dogme étant une vérité de foi par voie Magistère de l’église)
-1) Marie mère de Dieu (Theotokos), par le concile d'Éphèse (431)
-2) Virginité de Marie, par le concile du Latran de 649
-3) Immaculée Conception de Marie, par Pie IX (1854)
- 4) Assomption de Marie, par le pape Pie XII (1950): Marie Mère de Dieu, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, « a été élevée en corps et en âme à la vie
céleste. »
On ne peut parler de l’Assomption, sans évoquer les apparitions de la vierge Marie.(Presque toujours à de jeunes enfants, à l'exception des 2 femmes de 24 et 33 ans)
1830 à Paris à Catherine labouré, 24 ans (Médaille miraculeuse : rue du Bac)
1846 à la Salette près de Grenoble.
1858 à Lourdes à Bernadette Soubirous.
1871 à Pontmain en Mayenne
1876 à Pellevoisin près de Chateauroux (Estelle : 33 ans)
1917 au Portugal à Fatima à Jacinta, François et Lucie.
1932 à Beauraing en Belgique près de Namur.
1933 à Banneux en Belgique près de Liège.
Les chrétiens d’Orient (orthodoxes) parlent de la Dormition de Marie, un doux sommeil qui révèle un mystère.
Sur le plan
historique et religieux, l’évangile de Luc raconte que Marie «Vierge, fiancée à un homme Joseph» reçoit la visite de l’archange Gabriel, qui lui annonce la venue d’un enfant en ces
termes : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre …».
Elle rencontre sa cousine Elisabeth, qui pourtant âgée, réussira à enfanter de celui qui deviendra Jean le Baptiste; Marie dit « oui » à la volonté de Dieu « qu’il me soit fait selon ta parole » répond-elle à l’Archange et là elle exprimera avec joie et force le Magnificat bien connu des Chrétiens.
« Mon âme exalte le Seigneur... » (Lc 1,46).

Nous vous souhaitons un excellent week-end ensoleillé!
Jean de Nerville:La libellule et le colimaçon!
Belle période pour les libellules avec le soleil et aussi .... pour les escargots avec la pluie qui est tombée depuis quelques jours en France.
Notre fabuliste Jean nous donne encore une leçon de morale ou de philosophie!
Vraiment, c'est toujours avec beaucoup de plaisir que nous le retrouvons.
Où l’on retrouve la gracile libellule et l’ingénieux colimaçon.
A peine révolue la dernière volute
De sa coquille neuve, encore à l’état brut
Un jeune limaçon, toutes cornes brandies
Sur la rive risquait sa première sortie.
Cette espèce est craintive et lente à se mouvoir,
Prompte à se rétracter. Glissant son nonchaloir
En sillage argenté sur les pierres mouillées,
Limitant son étape à quinze ou vingt coudées.
Un éclat d’émeraude aux ailes de cristal
Raya soudain le ciel d’un vol horizontal.
« Si j’étais libellule, envia le limaçon,
Au dos, j’aurais des ailes et pas une maison.
En un piqué vorace, un martin-pêcheur bleu
Pinça la demoiselle et ternit ses grands yeux.
Les airs sont dangereux pensa le limaçon
Qui prudent fit retraite en son logis profond.
Tortillé sur lui-même, il rêvait d’ascension.
On peut, à ras de terre, avoir de l’ambition.
Il a vu le danger ; les grandes envolées,
Sans ailes et sans pattes, le condamnent à ramper.
Contemplant son plafond, il eut l’idée géniale
D’un long plan incliné, mais hélicoïdal,
Enlaçant, chaque tour, un fort pilier central
Assurant le rampant, soutenant son moral.
Au projet initial, des bipèdes pressés
Ajoutèrent des marches par commodité.
Ce n’était que justice que de donner son nom
A l’escalier conçu par le colimaçon.
Moralité
Dans l’escalier en vis, on pourra se hisser
Mais c’est par la vertu que l’on doit se hisser
Merci Jean et au plaisir de te lire.
Jean-Claude Charmoy : Escapade dans le « Cotentin Est »
de Barneville-Carteret à Tatihou
Après un passage par les Haras Nationaux de St-Lô et de La Hay du Puit : Longer la côte ouest de la Manche (côté Granville), direction la « Route des Caps », avec une vue superbe sur l’Anse de Vauville face à l’Ile d’Aurigny, spécialisée dans la pêche au homard, entre Flamanville et la pointe de La Hague.
Puis, direction le Nez de Jobourg situé tout au bout de la presqu’île du Cotentin, là où la Manche apparaît à perte de vue, où les vagues viennent mourir sur les rochers : le site est magnifique.
Emprunter ensuite une petite route entre les bocages, séparés chacun par de petits murets très bas de granit plat, qui mène vers le hameau du bout du monde : le vieux village d’Auderville où hortensias, mimosas, magnolias sont maîtres près des maisons de granit rose qui résistent au vent du large.
Poursuivre cette visite par le petit port de Goury, dernière station de sauvetage du « Cross Jobourg », à la pointe extrême de La Hague, qui tente de résister aux violents courants du Raz de Blanchard, tout prêt des pâtures où des moutons de « Pré salé » se nourrissent de l’herbe caressée par les embruns.
Continuer cette balade en direction
du plus petit port de pêche de France: Port- Racine avec une vue magnifique sur l’Anse St Martin. Une dizaine à peine de barques sont là, attendant la prochaine marée.
Prendre ensuite
la route en direction de la rade de Cherbourg-Octeville, base stratégique de la Marine Nationale, par la route côtière très pittoresque, pour arriver au phare de Gatteville -2ème
d’Europe - qui protège du haut de ses 75 m (365 marches), avec son faisceau à 53kms, une partie des côtes les plus dangereuses de France, l’extrême « Ouest » annonçant l’entrée du rail
d’Ouessant.
La balade se poursuit en direction de Barfleur (IX-Xe siècle), magnifique port de pêche, riche en histoire et port préféré des Ducs de Normandie, et rois d’Angleterre...

Durant la seconde guerre mondiale, Barfleur fut libéré le 24 Juin pratiquement sans combat. Le port sera utilisé pour débarquer du matériel et des vivres. La ville aujourd’hui est gratifiée du label des plus beaux villages de France et connue pour ses moules dites « Blonde de Barfleur. »
Ensuite, visite de St-Vaast la Hougue, port de pêche et de plaisance, connu pour ses fortifications dites « de Vauban» construites en 1694 par Benjamin de Combes, élève du célèbre architecte Le Fort. Les troupes de Louis XIV y furent hébergées, puis ce fort sera transformé en maison de rééducation, ainsi qu’en bagne pour enfants jusqu’en 1984, date de sa fermeture. Depuis, les locaux y présentent des expositions diverses sur l’histoire de la mer.
Au sud du fort, on distingue les parcs à huîtres ; St-Vaast est le plus ancien bassin ostréicole de Normandie.
Bonne route et…. à une autre balade …
Gérard Peyroux: Une deuxième vie...Oui, mais théatrale!
On a changé de décors! Fini les grandes scènes théatrales d'un artiste au Secteur des Achats ou auparavant sur le terrain.
Gérard a tourné la page et avec son talent, nous fait vivre sa nouvelle aventure!
Les cours de chant lyrique que je prenais au conservatoire de musique de ma ville, il y a 8 ans maintenant, m’ont entrainé grâce à mon professeur de chant passionné de mise en scène de spectacle, à faire de la scène :
Gérard dans la Veuve Joyeuse
Expérience inattendue, mais complètement envoutante .
C’est un travail important : apprendre le texte, les chants et la mise en scène tout cela en même temps est une dure épreuve pour le débutant que j’étais, mais j’avais accepté le challenge et ne pouvais que faire face à mon engagement !
L’investissement personnel dans une telle aventure est très important. Outre le temps réservé aux répétitions qui est assez accaparant, nous participons à toute la mise en œuvre du spectacle jusqu' au plan décor : costumes et accessoires.
Le baptême du feu eut lieu, il y a 6 ans avec la Veuve Joyeuse de Frantz Lear ou j’ai eu le rôle de l’ambassadeur Popov.
Ce premier rôle fut une expérience extrêmement riche en émotion et en stress, mais très satisfaisante sur le plan personnel.
La notion de groupe dans le spectacle prend une autre dimension, tout le monde doit pouvoir compter sur les autres pour aboutir au succès, une seule défaillance de l’un d’entre nous un soir de représentation et tout peu basculer.
Il y a une cohésion incroyable car nous sommes 27 comédiens amateurs de 23 à 75 ans pour le vétéran, et la barrière de l’âge n’existe pas entre nous.
Quelle expérience sympathique et fédératrice qui tisse des liens d’amitié très forts !
Cela nous donne aussi bien évidemment l’occasion de nous retrouver en dehors des périodes de spectacles autour d’une table ou d’une sortie.
Le virus du spectacle m’avait atteint.
Aussi, un an et demi après, j’ai continué avec une œuvre d’Offenbach « La Belle Hélène » opérette dans la quelle je tenais le rôle d'un des rois : « Ajax 2 ».
Opérette légère ou notre metteur en scène, notre professeur, s’est complètement laissé aller à son imagination tant dans les costumes que dans les jeux de scène.
L’année dernière la barre fut beaucoup plus haute car nous nous sommes embarqués dans l’Opéra de Carmen de Bizet.
Ce fut une autre affaire car la difficulté des chants et la rigueur de la mise en scène d’un Opéra ne permettait pas de fantaisie
Pour mars 2012 une nouvelle aventure démarre car nous préparons : La Vie Parisienne d’Offenbach. Opérette plus légère ou la mise en scène risque d’être surprenante et drôle à vivre !
Gérard, nous avons attendu longtemps cet article... Mais tu as tenu parôle.
Nous sommes heureux de découvrir ton don, ton talent caché que tu as pu développé, comme bien d'autres, une fois parti du BHV.
En fait, cette entreprise était une réserve de talents artistiques en tous genres!
Peut-être que l'expression libre que nous avions dans notre travail a favorisé le sens de la création artistique!
En tout cas, Bravo Gérard!
Préviens-nous de la sortie de la vie Parisienne!
Mémoires du BHV par Michel Rat, 3éme partie
Nous retrouvons Michel pour cette dernière partie des phrases qui ont marqué sa carrière, merci à vous aussi de nous raconter vos bons mots à partager...
Je pris ensuite le rayon Peinture et là un ancien collègue de mon
père que beaucoup d'entre vous ont connu, Monsieur GOETTLEMAN m'a dit :" Quand tu prends un nouveau secteur c'est comme si tu achetais une
nouvelle maison avec un jardin, n'arrache jamais aucune fleur la première année laisse passer une saison et quand tu verras ce qu'elles donnent, là tu pourras faire tes
choix".
Cette jolie image doit pouvoir servir dans beaucoup de cas.
Je garde enfin une place privilégiée pour Monsieur BOMBES DE VILLIERS et un profond respect pour le professionnel qu'il était, mais surtout pour l'homme dont la gentillesse et l'humanité m'ont beaucoup soutenu au décès de mon père avec qui il avait aussi travaillé pendant plusieurs années.
Un soir, il convoqua tous ses acheteurs pour annoncer qu'il quittait le groupe bricolage afin de prendre la direction des Magasins Spécialisés.
Il ne fit aucun commentaire, mais nous avions le sentiment que ce poste ne le rendait pas complètement heureux.
Quelques temps plus tard, j’allais lui
rendre visite dans l’esprit de le détendre un peu.
Sachant qu’il fallait mettre beaucoup d'huile dans les rouages entre les Spécialisés et Rivoli, Je lui dis « qu’on ne pouvait pas trouver meilleure burette que lui connaissant sa diplomatie et son calme légendaire ! »
Il a attendu quelques secondes et m’a répondu :
« Michel, je comprends ce que vous voulez me dire et je vous en remercie mais .... La prochaine fois que vous me traitez de burette, je vous fiche a la porte". Nous avons bien ri et cette boutade lui changea les idées.
Voila, je vais m'en tenir là. J'espère que les personnes que j'ai citées ne m'en voudront pas .Ces quelque phrases m'ont accompagné tout au long de mes 33 ans de Bazar et ne me laissent que de bons souvenirs.
Merci encore à ceux qui me les ont dites et qui sont toujours parmi nous et que mon meilleur souvenir accompagne ceux qui nous ont quittés.
Michel, c'est avec plaisir que nous avons suivi ces 3 articles, merci d'avoir eu le courage de les écrire et de nous les avoir partagé. C'est cet esprit BHV si sincère qui a animé, si longtemps, l'encadrement BHV.