BHV : 160 ans… en 2016
Vous avez l’occasion de participer à la préparation de l’anniversaire des 160 ans du BHV.
Vous êtes un ancien collaborateur, employé, cadre, démonstrateur et vous détenez chez vous des objets souvenirs avec le logo BHV, des photos du BHV, des gadgets publicitaires, des tee-shirts 6 jours et autres, les broches BHV, les blouses, les sacs des années 1960-1970 ….
Vous pouvez aider à l’exposition des 160 ans du BHV en 2016, en prêtant ou donnant, vos objets ou même en racontant vos anecdotes.
Une question ? Vous connaissez mes coordonnées ou vous utiliserez la zone commentaire de cet article ou le formulaire de ce blog
Ci-dessous le communiqué de la Direction du Patrimoine et ses coordonnées.
Remerciements
Christine D
Communiqué du BHV
La direction du Patrimoine et des Archives historiques initie une grande enquête fondée sur la mémoire orale de l'entreprise qui vise à retracer l'histoire du magasin BHV/MARAIS depuis la seconde moitié du XIXe siècle.
Du Grand Bazar de l’Hôtel de Ville au BHV/MARAIS, l’héritage de notre magasin et de ses transformations est riche et pluriel. Au moment de fêter ensemble les 160 ans de l’enseigne, son histoire reste à écrire. Les personnes l’ayant vécue et souhaitant apporter leur témoignage sont invitées à prendre contact avec le département Patrimoine.
Vos souvenirs et vos anecdotes enrichiront l’histoire du magasin en lui donnant toute sa dimension humaine. N’hésitez pas à en parler autour de vous, à vos collègues, à vos anciens collègues...
Les enregistrements seront conservés aux archives historiques du BHV/MARAIS, dans le respect de la confidentialité.
Nous recherchons aussi des documents (photographies, catalogues commerciaux, journaux du personnel, objets, etc.) pour matérialiser ce récit, et, peut-être les exposer.
CONTACT
patrimoine_bhv@bhv.fr
Tel: 01 42 74 91 36
Antoine Eminian a lu : 2084 La fin du monde de Boualem Sansal
Nous avons demandé à Antoine de nous conseiller dans le choix d’un livre, à ajouter à la liste des Cadeaux de Noël. Un roman a porté toute notre attention. Ce n’est bien sûr qu’un roman… mais, il a quelque chose de plus !...
L’écrivain Boualem Sansal, vous l’avez certainement vu à la TV, sur BFM TV avec Ruth Elkrieff ou à la Grande Librairie sur FR5, fin septembre.
Place à Antoine qui nous présente toujours merveilleusement et avec grand intérêt le livre et sa critique. Merci Antoine.
Boualem Sansal, né en 1949 dans un petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien d'expression française, principalement romancier mais aussi essayiste, censuré dans son pays d'origine à cause de sa position très critique envers le pouvoir en place. Il habite néanmoins toujours en Algérie, considérant que son pays a besoin des artistes pour ouvrir la voie à la paix et à la démocratie. Ses ouvrages, en France et en Allemagne particulièrement, ont reçu de nombreux prix. Son dernier roman, 2084 La fin du monde, vient de paraître et a obtenu le Grand prix du roman de l'Académie française.
L’Abistan est un immense empire, au cœur d’un désert, dont le système politique – en fait une dictature religieuse - est fondé sur l’amnésie et la soumission à un dieu unique. Toute pensée personnelle est interdite et un système de surveillance pointu permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, la population vit dans un bonheur serein. Un homme pourtant va s’interroger. Ati, le héros de ce roman, revenu dans la capitale après deux ans d’absence, exilé au loin pour soigner une tuberculose, a rencontré lors de son périlleux voyage, Nas, un ethnologue qui vient de découvrir un village antique parfaitement intact mais qui risque de remettre en cause les fondements de la religion dominante…
Le titre du roman n’est pas un clin d’œil discret à celui de George Orwell (1984) mais une référence carrément assumée et complétée par différents éléments éparpillés dans le texte. Ici aussi nous avons, dans un avenir pas si lointain, une utopie qui vire au cauchemar. Boualem Sansal entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie ou d’une pratique religieuse radicale présente à notre époque. Pas une seule fois dans ce roman, vous ne lirez les termes : Coran, Allah et Mohamed son prophète, pourtant ils sont là partout présents mais sous d’autres noms, Gkabul, « Yölah le tout-puissant et Abi son Délégué ».
L’intrigue est assez complexe à suivre si on s’attache aux détails mais dans ses grandes lignes disons qu’Ati, poussé par une saine curiosité intellectuelle qui l’amène à penser qu’il y aurait une autre vie, hors des règles et des lois en vigueur en Abistan, va se retrouver impliqué dans une conspiration entre membres de l’élite gouvernante.
Le roman est magnifique, répondant parfaitement aux critères qualifiant un bon livre pour Bernard Pivot (notre maître à tous) que je cite approximativement de mémoire, « Une histoire, une écriture, une ambition ». J’ai rapidement évoqué le scénario, je ne manquerai pas de signaler la qualité de l’écriture qui joue sur une contradiction, une « douceur » dans la narration qui pourtant nous peint un monde épouvantable. Des mots choisis, un rythme empreint d’une certaine langueur, une écriture particulièrement travaillée qui s’accommodera assez mal d’une lecture dans le métro ou de ruptures trop fréquentes. Quant à l’ambition, elle n’est pas mince, puisqu’il s’agit de dénoncer les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. Je ne vous fais pas un dessin.
Roman ou pamphlet, on y trouvera aussi une réflexion sur le lien croyant/croyance « Le croyant doit continûment être maintenu en ce point où la soumission et la révolte sont dans un rapport amoureux » et sur la religion, « la religion s’appauvrit et perd de sa virulence si rien ne vient la malmener. » Enfin j’ai adoré cette idée romanesque d’un musée du XXème siècle qu’Ati aura l’occasion de visiter et vous avec lui, ce que je souhaite.
« Il découvrit aussi, perçues par tous très tôt, mais minimisées, relativisées par lourdeur, peur, calcul, porosité de l’air ou simplement parce que les alerteurs manquaient d’acuité et de voix, les prémices de ce que serait le monde avant peu, si rien n’était fait pour remettre les choses à l’endroit. Il avait vu arriver 2084, et suivre les Guerres saintes et les holocaustes nucléaires ; plus fort, il vit naître l’arme absolue qu’il n’est besoin ni d’acheter ni se fabriquer, l’embrasement de peuples entiers chargés d’une violence d’épouvante. Tout était visible de chez prévisible mais ceux qui disaient « Jamais ça » et ceux qui répétaient « Plus jamais ça » n’étaient pas entendus. Comme en 14, comme en 39, comme en 2014, 2022 et 2050, c’était reparti. Cette fois, en 2084, c’était la bonne. L’ancien monde avait cessé d’exister et le nouveau, l’Abistan, ouvrait son règne éternel sur la planète. »
Anecdote au BHV par Michel Bindault
Voici bien longtemps que nous n'avons pas raconté une ancienne anecdote du BHV Dans cette période difficile, un peu d'humour nous fera du bien!
Michel Bindault nous conte cette petite anecdote des années 1970, bien sympathique et innocente,qui l'a bien fait rire, en connaissant la personnalité de la démonstratrice dont nous taisons le nom.
Samedi, veille de la fête des Mères, intense activité au rayon ménage où j'étais acheteur.
Le stand Mélitta réputé pour son café, ses cafetières et sa démonstratrice Melle M... était à la limite de la rupture en fin d'après-midi.
Melle M... régnait, dans une enceinte fermée appelée " bergerie ", sur plusieurs " extras " débordées par la clientèle du moment.
Une cliente achète à Melle M... une cafetière et lui demande un bel emballage cadeau " c'est pour ma Mère ".
Pendant que la cliente munie de son ticket se dirige vers la caisse pour régler son achat Melle M... missionne une extra pour confectionner le paquet cadeau.
Celle-ci apporte grand soin à son travail qu'elle agrémente d'un admirable bolduc aux multiples volutes !
Son paiement effectué, la cliente revient au stand. La démonstratrice lui remet son achat avec force remerciements.
A la fermeture du magasin un cri fort et angoissé émane du stand Mélitta : " où sont mes chaussures " ?
Je reconnais sans peine la voix de Melle M... et je savais que pour travailler confortablement, elle avait l’habitude d'échanger dans la journée ses chaussures contre de douillettes charentaises, la bergerie fermée cachant cela.
Eh bien dans sa précipitation et l'exaltation de l'activité Fête des Mères, l'extra avait emballé par erreur
les chaussures de sa collègue au lieu de la cafetière !
Il faut dire que Melle M... était bien imprudente de ranger dans la journée ses chaussures dans un carton de cafetière !
Imaginez la surprise de la Maman lors du déballage du cadeau " Fête des Mères " !
Je ne me souviens plus de la suite mais je suppose que le lundi suivant on a dû procéder à l’échange insolite d'une paire de chaussures contre une cafetière !
Vous avez, enfoui, au fond de votre mémoire d'autres petites histoires... à partager, j'en suis sûre. Racontez-les nous.
Il est évident que l'on ne peut imaginer le BHV Marais d'aujourd'hui avec de telles péripéties, pourtant, combien de cuisinières ont été livrés avec des blouses ou des chaussures!...dans leur tiroir!... Mais ça, c'était hier!
La Haine : poème de Monique Lahoste
Voici un poème très bien écrit par Monique en 2011. Au fil de l'actualité, il nous semble tout à fait intéressant de le publier . Chapeau Monique! Il est superbe ce poème.
LA HAINE
Dans les plaines arides des cœurs en souffrance,
Brûlées par le vent de vives pulsions malignes,
Dans ce jardin en friche où l'amour se résigne,
Fleurit sournoisement une étrange semence.
Dans l'ombre le grain hostile croit et s'élance,
Se gorgeant de rancœur et, tel pampre de vigne,
Répand ses fruits fielleux et ses provins indignes,
Bien insidieusement sur des murs de silence.
Un jour, jaillit la haine en toute démesure,
Comme un geyser brûlant, comme un abcès trop mûr
Sur un monde étonné, ébahi, sans méfiance.
Il est déjà bien tard, mais est-il toujours temps,
De juguler le mal ou d’agir autrement
Pour que ne germent plus les graines de violence
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La première occasion de porter un tel vêtement, c’est bien entendu, lors du baptême. De tradition, la parure : robe et bonnet est soigneusement rangée car elle servira à tous les enfants d’une même famille.
La robe était portée indifféremment par les filles et les garçons. A ce sujet, il faut préciser qu’on mettait une robe aux garçons jusqu’à l’âge de cinq ans. On pensait ainsi conjurer le mauvais sort : la mortalité infantile des garçons étant plus importante que celle des filles, on croyait qu’une robe de fille les protégerait……
La seconde, c’est la communion. Là encore, les croyances et les traditions sont bien présentes. Ne disait-on pas que les tenues de communion marquaient la fin de l’éducation des enfants (c’est vrai qu’ils partaient travailler très tôt) préfigurant les tenues de mariage .
La robe de mousseline blanche pour les jeunes filles et le costume trois pièces pour les garçons.
C’est encore le mariage avec plus ou moins de tissus précieux et de dentelles selon la richesse et la classe sociale des parents, avec omni présentes, les fleurs d’oranger naturelles ou artificielles, symboles par excellence de la virginité et de fécondité ; lesquelles étaient mises ensuite sous globe. La symbolique véhiculée est fonction des divers objets, motifs qui y trouvent place.
Le miroir, c’est le reflet de l’âme, la vérité et selon le nombre et la forme est significatif. Pour exemple : le nombre de miroirs rectangulaires indique les années qui ont séparé les fiançailles des noces- le triangulaire est porteur de fécondité- Les miroirs ovales sont des porte- bonheur offerts par les demoiselles d’honneur- Les losanges symbolisent l’union des deux sexes – Le miroir trapèze symbolise l’entente parfaite.
Pour les motifs en métal doré : La feuille de chêne symbolise la longévité du couple, la feuille de tilleul, la fidélité, la feuille de lierre, l’attachement « je m’attache ou je meurs » la grappe de raisin, l’abondance et la prospérité – La colombe qui tient une couronne de laurier dans son bec , la paix dans le foyer- Le couple de martin –pêcheur, la fidélité conjugale- L’oiseau était comparé à la femme « comme l’oiseau fait son nid la femme fonde la famille »
Enfin, quand une femme accouchait d’un enfant mort –né, elle ajoutait un ange en porcelaine dans son globe.
Le deuil
Beaucoup de femmes portaient des habits noirs, qui les faisaient paraître « vieilles « même si ce n’était pas le cas. Il faut dire que les règles du deuil étaient strictes : voile de crêpe, vêtements sans aucun élément de couleur pendant la période de grand deuil, plus ou moins longue suivant le degré de parenté, et pouvant aller jusqu’à un an. Le deuil de la veuve dit « de grand deuil » dure un an et six semaines. Les hommes portaient un crêpe.
Pour les hommes, la pièce la plus répandue était la blouse ou blaude vêtement plus ou moins court, mais ample, en toile de lin bleue, tissée très serrée, et traitée de manière à être imperméabilisée.
Le nettoyage se faisait dans une décoction de lierre ou dans une dilution de fiel de bœuf qui avait la réputation d’entretenir l’apprêt.
La blaude bleue sera remplacée par la noire, sans motifs, broderies qui deviendra la tenue de maquignons, reconnaissables sur les marchés. Le mouchoir de cou, souvent de couleur rouge complétait la mise, de même que la casquette à pont soie.
Pour les dames certains accessoires sont à mentionner qui ne les quittaient guère dans leurs déplacements, à savoir : le parapluie noir qui, à l’occasion faisait office d’ombrelle. Les crosses et pommeaux pouvaient être des plus simples aux plus ouvragés et travaillés dans des matières plus ou moins onéreux comme l’argent, l’ivoire par exemple.
Et le panier noir en rotin appelé : « le rustique « qui fit son apparition sous Napoléon III. Il s’est avéré si pratique, qu’il a été utilisé bien longtemps Il en existait de différentes tailles les activités liées à l’habillement parmi celles –ci
La lingère à la fois blanchisseuse et repasseuse qui entretenaient les belles pièces de linge qui étaient souvent amidonnées.
Elles utilisaient de nombreux fers à braise ou à tuyauter, pour les coiffes, cols, volants, bonnets mais encore des fers à plats pour les chemises des hommes, les plastrons, et les cols qui étaient glacés.
La modiste qui fabriquait et vendait des coiffures féminines et le chapelier plutôt des masculines en feutre, paille ou tissu, hauts de forme et chapeau claque
Le sabotier : Il fabriquait les sabots portés à la campagne car le bois était omniprésent et pas onéreux. Leur solidité et rigidité s’imposaient pour certain travaux de la terre (la semelle permet d’enfoncer la bêche par exemple) et l’hiver c’était chaud.
Par contre, les sabots avaient pour désagréments d’être lourds, de se fendre facilement et de provoquer des blessures sur le coup de pied.
Le Cordonnier
Il réparait les galoches usées et fabriquait des chaussures sur mesure. Les galoches présentaient un avantage sur les sabots car elles étaient à la fois en bois et en cuir : elles étaient donc plus souples plus légères, ne blessaient pas le coup de pied et étaient plus élégantes. De ce fait, on les chaussait pour la maison et la ville.
La poterie constituait l’essentiel des objets de la vie quotidienne dans nos campagnes alors très peuplées. Sa fabrication avec la matière première locale, la terre argileuse, en faisait un accessoire accessible ;
Les fors de cuisson des potiers étant alimentés par le bois trouvé lui aussi à proximité.
Elle servait à la préparation et à la conservation des aliments et des boisons tout comme à leur transport.
Les objets spécifiques aux boissons étaient les bouteilles, les cruches et les cruchons, les pichets et buires, les dames jeanne, les fontaines, les brocs, les réservoirs les pots ansés et les moques.
L’élément indispensable était le charnier, il servait au stockage de morceau de viande de porc qui séjournaient dans la saumure (mélange de sel et d’eau) c’était le principal moyen de conservation avec la graisse.
Le saloir, autre contenant de conservation est lui en bois et le sel recouvre directement les aliments.
Le mahon par contre est un saloir plus ou moins grand, utilisé pour le transport du beurre.
Au nombre des poteries utilisées on peut encore citer les vinaigriers, les pots à café de plusieurs tailles selon les besoins, ou bien de la famille ou bien de la clientèle.
Pour les aliments, on se servait de terrines et pots, de toutes sortes de plats, d’écuelles de tripières (surtout faits à Malicorne)
Les cruchons à calvados spécialité de Noron.
La poterie de Ger de couleur grise ou rougeâtre en surface mais noire en épaisseur était très présente en Sud-Manche, car la plus proche.
Les villages potiers de Ger ont cessé leur activité en 1926. On y trouve maintenant un musée établi au cœur de ces villages :mémoire de ce temps où l’artisanat était florissant.
Les principaux autres centres potiers de la Manche étaient : Vindefontain – Néhou – Sauxemesnil (partie nord du département.)
Le calvados comme le cidre étaient présents sur la table au quotidien.
Les étains
L’âge d’or se situe au 17 ème siècle ils servaient de mesures aux liquides et jusqu’au début du 20 ème siècle.
Ils étaient utilisés dans les estaminets pour le cidre et le vin ou le calvados.
Une série d’étain se composait : du double litre, du litre, du pot, du petit pot, de la demoiselle et du misérable. Moins utilisé que les poteries on trouvait malgré tout, des pichets, des écuelles mais aussi d’autres objets, en cuivre par exemple étamés à l’intérieur, l’étain résistant à la corrosion.
REHABILITATION
Nostalgie,Nostalgie,
Certains objets de l’ancien temps s’empilent dans un coin du grenier. Ils sont moches, rouillés et ne servent plus à rien. Il faudrait les jeter mais ………on ne peut s’y résoudre une solution : la réhabilitation pour une nouvelle vie.
Encore bravo à Georges pour ce reportage très précis et très illustré. Merci.
Réseau et Blog en deuil !
RECTIFICATIF : En ce 17 novembre, nous tenons à rectifier cet article :
Aucune personne travaillant au BHV n’est décédée et nous en sommes soulagés.
Les propos rapportés par notre collègue sont ceux d’une jeune personne travaillant au BHV qui aurait du être présente, avec ses amis au Bataclan ce soir-là. Dans les pleurs et l’émotion, elle s’est très mal exprimée… en racontant la perte de ses amis.
Dans cette période de deuil et de recueillement, nous exprimons toute notre compassion aux familles des victimes, nous espérons qu’elles puissent trouver réconfort et espérance. Que Dieu leur vienne en aide.
Prions pour la paix, pour Paris, pour la France.
Christine D
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
Georges vient nous faire vivre, ici, la Normandie su XIXéme siècle, à travers ce reportage sur une exposition où il participa à SAINT HILAIRE DU HARCOUET.... Etonnant! passionnant! ....
Les costumes comme ceux présentés sont pour la majeure partie apparus au 19 éme siècle
C’est en effet à cette période (vers 1825) que les habits de base se différencieront par régions, hormis les vêtements de travail qui resteront sensiblement les mêmes.
La composition du costume reste cependant la même partout avec jupe, corsage, tablier, fichu de cou.
En Basse-Normandie, le droguet est le tissu le plus courant, uni ou rayé avec la couleur rouge dominante.
L’indienne plus légère se porte l’été.
Très répandu le châle est tissé en indienne, en cretonne en soie, où en toile. C’était le cadeau traditionnel offert par le fiancé à sa promise. Il est de taille variable et peut être imprimé ou broché de fleurs.
En ce qui concerne les grands châles en cachemire, inconnus avant la campagne d’Egypte, et qui étaient portés en cape leur mode est apparue vers 1830 – 1840.
Aux débuts réservés aux dames de l’aristocratie de par leur coût (la première à le porter fût l’impératrice Joséphine), celui–ci devint plus abordable quand il fût fabriqué en série à Reins et Amiens notamment.
La Normandie porte aussi un tablier, avec ou sans bavette appelé « devantier » ou « devanteau ».
L’accessoire le plus symbolique de la tenue est la coiffe qui varie d’une région à l’autre.
Avant elle, donc avant la révolution, le bonnet porté au niveau national s’appelait : la Cornette.
La façon dont la coiffe est ornée, avec plus ou moins de dentelle, de broderie, de bijou, indique le rang social de la femme qui la porte.
La coiffe de notre région (d’Avranches) était « le Papillon d’Avranches.
Les coiffes
Les formes de base sont les mêmes pour toutes les coiffes : Pour certaines, un fond monté sur une passe avec des barbes (pans qui retombent de haut de la coiffe) qui peuvent, parfois être repliées sur le dessus ce sont alors des coiffes dites « à rencontres » ou bien, fond et passe avec des ailes pour d’autres.
Les matériaux employés sont : La toile, le carton,
Le fil de cuivre, avec suivant le modèle : de la mousseline brodée ou non, du velours, de la dentelle, des rubans, du tulle.
S’ajoutent à cela : des fleurs en bouquets, en guirlandes, des bijoux : broches au milieu des rencontres et épingles, parfois elles aussi, ont parfois la forme de fleurs (souvent des pensées)
Après le deuil national de la guerre de 1870 pendant lequel on a porté des vêtements austères, le plus souvent noirs, tout a changé.
En effet, les coiffes ont été remplacées par des bonnettes.
C’est Colbert, alors ministre des Bâtiments, Arts et Manufactures qui dès 1664 fait venir des dentellières vénitiennes à Alençon, Argentan, Bayeux- Venise étant considéré comme le berceau de la première véritable dentelle.
Sous Louis XV le dentelle est toujours très en vogue et s’améliore pour devenir plus fine et plus légère notamment avec l’utilisation du tulle.
A la révolution beaucoup de manufactures devront fermer, mais la dentelle réapparaît sous Napoléon. Le point d’Angleterre est de plus en plus utilisé de même que le point « Blonde de Caen » pour la confection des grands châles très à la mode à cette époque.
Au 19 ème siècle, les machines apparaissent au détriment de la dentelle à main qui subsiste cependant dans certaines villes comme Bayeux.
La dentelle au fuseau : Elle apparaîtrait pour la première fois au Puy en Velay et on la doit à Isabelle Mamour, jeune brodeuse, qui sollicitée pour le grand jubilé du 25 mars 1407, à (l’idée d’attacher à des épingles plusieurs navettes de fils d’où finesse et transparence.
Au 17 éme siècle la dentelle connait un succès considérable. On la trouve sur les vêtements, sur les meubles, dans les carrosses etc…. et son usage est tel que Louis XIII le réglemente par édits en 10 ans (de 1629 à 1639) peu respectés mais repris par le parlement de Toulouse.
Les dentellières s’en plaignent auprès du père Jean François REGIS DES PLAS qui les prend sous sa protection. Lors de sa canonisation, les dentellières le prennent pour Saint Patron.
La Blonde, dentelle au fuseau du 18 ème siècle, réalisée de fils de soie écrue ou de fils d’or ou d’argent très fins pour donner de la brillance aux fleurs et aux feuilles.
Elles étaient destinées à la confection de cols et de châles.
Le Chantilly, dentelle noire ou blanche faite au fuseau à fils continus avec un fil de soie dont les motifs représentent des corbeilles, des vases ou des fleurs Le Cluny fils continus aux dessins géométriques.
C’est la dentelle la plus connue.
La dentelle chimique, apparue au XIX ème siècle par brûlure de certaines fils à la soude caustique imite la dentelle à l’aiguille.
Régions françaises connues pour les dentelles : Dentelle d’Alençon, d’Argentan, de Bayeux. Blonde de Caen. Dentelle de Calais, Chantilly, Luxeuil, Lunéville, Mirecourt. Neuchâtel, du Queyras, Sedan, Valenciennes, du Puy en Velay où deCluny.
A suivre pour la deuxième partie de cet article , impressionnant par sa richesse et ses photos.
" Chapeau! Georges"
Les gougères bourguignonnes de Gérard ...
Au cas où vous auriez trouvé que l'article sur les verrines, manquait de consistance!... Ne restez pas sur votre faim et exercez vous ce week-end avec les gougères!
Gérard nous revient avec une recette attendue et délicieuse pour vos soirées apéritives...
Ingrédients (pour 60 gougères)
¼ l d’eau ou de lait
75g de beurre
150g g de farine
Sel poivre et muscade
5 Œufs
150g de fromage (gruyère, comté, cantal jeune)
- - - - - - - - -
Porter à ébullition le liquide, le beurre et les épices.
Retirer du feu et ajouter la farine d’un seul coup.
Remuer fortement avec une spatule. Vous séchez la pâte pour qu’elle devienne lisse et forme une boule qui se détache bien de la casserole (sur feux très doux).
Vous incorporez les œufs, un à un en travaillant toujours à l’aide de la spatule.
Ajouter le fromage coupé en très petit dès dans la pâte encore tiède.
Laissez reposer au réfrigérateur.
Beurrer une plaque, puis à l’aide de deux cuillères à café, vous déposez des petits tas.
Cuire à four chaud (180°) de 15 à 20 mn. Ne pas ouvrir la porte du four avant la fin de la cuisson
Faire revenir des échalotes coupées finement dans du beurre, (sans les colorer).
Vous ajoutez du lait et vous laissez infuser.
Passer le lait au chinois.
Faire une béchamel avec beurre, farine, lait, sel, poivre et quelques morceaux de truffe.
Après cuisson vous incorporer de la mousse de foie gras dans la béchamel et vous passez le tout au mixeur.
Farcir les gougères tièdes avec cette préparation à l’aide d’une poche à douille et servir
Les petites verrines de Gérard Bonnimond...
Voilà bien longtemps que nous n'avons pas parlé "Cuisine"!...
Gérard Bonnimond est fin cuisinier; Il vient nous donner quelques idées de cuisine facile, aujourd’hui : les verrines, bientôt les Gougères etc...
Recette sympa entre amis !
Faire une béchamel :
Faire fondre des échalotes coupées très fin dans du beurre et de l’huile. Ne pas laisser colorer.
Mettre la farine, puis le lait, laissez cuire doucement.
Vous avez ainsi la base pour élaborer vos verrines.
Dans votre bol à mixer, vous incorporez :
1/3 de béchamel,
1/3 de crème fraiche,
1/3 de purée de petits pois,
Ou
De purée de ragout de fève,
De purée de poivron rouge, jaune ou vert
De purée de tomate + ail
De saumon fumé
De purée de fines herbes.
Bien mixer, remplir vos verrines et mettre au frais.
Les visites guidées de D. Bouchard pour vous distraire.
Quelques idées de sorties remarquables pour vous distraire en cette fin d'année.
Bonnes visites !
Ci-dessous les visites de l' automne- hiver 2015 organisées par notre guide
DIDIER BOUCHARD que nous remercions.
Vendredi 30 octobre
11h15 (visite à 11h30) : Exposition « Fragonard amoureux » au musée du Luxembourg l’amour au siècle des lumières, dans les tableaux et les dessins de l’auteur du verrou, prêtés par les plus grands musées européens et américains. (20pers.) (Autre visite : le 7-12 à 16h)
Rdv. 19 rue de Vaugirard. 11€+entrée. Sur inscription au 01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.
Samedi 31 octobre
10h50 (visite à 11h) : Exposition de Manet et Van Gogh à Bonnard et Matisse : la collection privée Hahnloser-bühler, au musée Marmottan.
Les chefs-d’œuvre d’une grande collection suisse de Winterthur, exceptionnellement prêtés au musée Marmottan-Monet.
Rdv. 2 rue louis Boilly. 11€+entrée (20 pers)
Sur inscription au 01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.
15h : visite intérieure de l’hôtel de Lauzun (1660), plafonds peints et lambris
Dorés. Le plus beau décor du grand-siècle dans une demeure parisienne, histoire de Lauzun et de la grande-mademoiselle, de Baudelaire et du club des Haschischins.
Rdv. 17 quai d’Anjou. 11€+entrée. (15 personnes maximum) .sur inscription au 01.43.07.09.69
Lundi 9 novembre
15h45 (visite à 16h) : exposition « Florence, splendeur des portraits à la cour des Médicis ». Au musée Jacquemart-André. Bronzino, Pontormo : le 16e siècle florentin. Groupe complet : 2e visite le 8-12 à 15h15(rdv. A 15h). Inscription au 01.43.07.09.69
Jeudi 12 novembre
14h30 : la chapelle expiatoire, spécialement ouverte.
Le chef-d’œuvre néo-classique de P.F. Fontaine, et son histoire.
Rdv. 29 rue Pasquier (square louis xvi). 11€+entrée. Sur inscription au 01.43.07.09.69
Vendredi 13 novembre
14h30 (rdv. A 14h15) : le château d’Anet, chef-d’œuvre de Philibert de l’Orme (1550).
Chapelle du château, appartements meublés. Puis chapelle funéraire de Diane de Poitiers, et tombeau de la favorite d’Henri II.
15€+entrée. Quelques places, sur inscription au 01.43.07.09.69 confirmée par l’envoi du règlement.
Samedi 14 novembre
14h30 : le Panthéon, chef-d’œuvre de Soufflot et miroir des querelles françaises.
Rdv. Place du Panthéon, coté façade, devant la grille.
11€+entrée. Sur inscription au 01.43.07.09.69
Jeudi 19 novembre
14h30 le château d’Asnières et ses récentes restaurations.
Quelques places seulement. Sur inscription au 01.43.07.09.69, 11€+entrée
Lundi 7 décembre
16h (visite à 16h15) exposition « Fragonard amoureux » au musée du Luxembourg l’amour au siècle des lumières, dans les tableaux et les dessins de l’auteur du verrou, prêtés par les plus grands musées européens et américains. (20pers.) Quelques places disponibles.
Rdv. 19 rue de Vaugirard. 11€+entrée. Sur inscriptionau 01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.
Mardi 8 décembre
Visite supplémentaire
15h (visite à 15h15) exposition « Florence, splendeur des portraits a la cour des Médicis ». Au musée Jacquemart-André. Bronzino, Pontormo : le 16e siècle florentin.
Rdv au 158 Boulevard Haussmann. (20 personnes.)
Inscription au 01.43.07.09.69 confirmée par l’envoi du règlement 11€+entrée.
Jeudi 17 décembre
14h15 le Pavillon des Indes de l’exposition de 1878 (visite intérieure), et le pavillon de Suède & Norvège, avec les collections du musée Roybet-Fould.
Quelques places seulement, rdv. Sur inscription au 01.43.07.09.69. (11€)
(Accès possibles par les transports en commun)
Avant-programme 2016
Mercredi 27 janvier 2016
Visite supplémentaire : quelques places
15h40 (rdv. A 15h30) exposition de Manet et van Gogh à bonnard et Matisse : la collection privée Hahnloser-Bühler, au musée Marmottan.
Les chefs-d’œuvre d’une grande collection suisse de Winterthur, exceptionnellement prêtés au musée
Marmottan-Monet. Rdv. 2 rue louis Boilly. 11€+entrée (20 pers)
Sur inscription au 01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.
Coordonnées : Didier Bouchard
Conférencier national, diplômé de l’Institut d’Art et d’Archéologie de la Sorbonne
Ancien Élève de l’École du Louvre
Boite 17 Bât. D, 8, rue Cannebière
75012 Paris. Tel: 01.43.07.09.69




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