2010 11 Les Galeries Lafayette s'installent en Chine
Lu dans CHINE aujourd’hui le monde
Le groupe Galeries Lafayette, propriétaire de l'emblématique grand magasin Galeries Lafayette à Paris et exploitant plus de 63 établissements dans le monde a créé une joint-venture stratégique avec IT Limited, un important groupe hongkongais qui distribue plusieurs marques internationales et sous diverses enseignes à Hong Kong et en Chine, selon le journal chinois anglophone Global Times
L'objectif de la joint-venture est de mettre en place, d’exploiter et de gérer des grands magasins sous l'enseigne « Galeries Lafayette » dans les principales villes de Chine telles que Pékin, Shanghai, Tianjin et Chengdu.
La joint-venture devrait ouvrir son premier grand magasin à Pékin en 2014.
La Chine devrait, d'ici à 2012, devenir le deuxième marché de ventes au détail le plus important dans le monde (derrière les Etats-Unis), devançant le Japon
2013 04 26 Toulouse : Lafayette Maison : c'est bientôt fini
Publié le 25/04/2013 à 07:36 | La dépech.fr
C'est une institution toulousaine qui pourrait changer d'occupant dans les mois qui viennent : le groupe Galeries Lafayette envisage de fermer Lafayette Maison pour commercialiser le bail de cet immeuble classé, plus connu sous le nom de «Capitole».

Après Virgin, Castéla et peut-être Privat, c'est une nouvelle enseigne en vue au centre de Toulouse qui pourrait changer de mains. Selon nos informations, Citynove, la branche immobilière du groupe Galeries Lafayette, envisage de commercialiser le bail de l'immeuble historique du «Capitole» qui abrite actuellement à l'entrée de la rue de Rémusat le grand magasin Lafayette Maison. Une annonce pourrait même être faite aux salariés dans le courant du mois de mai, consécutivement au déplacement à Toulouse de représentants de la direction générale, le 2 mai prochain. «Aucune décision n'a encore été prise» assure-t-on pourtant au siège parisien du groupe. Pour les salariés toulousains des Galeries Lafayette, il ne fait aucun doute que les jours de Lafayette Maison sont comptés : «ça fait un moment que la direction cherche à se débarrasser de cet immeuble mais on nous parlait plutôt de début 2014, explique Gwenaël Lagadec, délégué CGT et membre du comité central d'entreprise. Nous sommes dans l'attente d'un nouveau projet ; ça fait six mois qu'on nous en parle et on ne voit rien venir».
Le coût du loyer (environ 1,2 million d'euros par an pour un espace de 6 000 m2) qui plombe les comptes et la baisse du chiffre d'affaires, sur le secteur très concurrentiel de la décoration d'intérieur, aurait achevé de convaincre la direction du groupe. «Cet immeuble, c'est une institution, considère Gwenaël Lagadec. Mais il a fait les frais d'une stratégie boiteuse et à partir de là, sa situation s'est dégradée. C'est dommage parce que c'est un magasin magnifique avec un fort potentiel.» Si la cession devait se confirmer, ce sont cinquante employés qui pourraient être transférés vers le magasin de la rue Lapeyrouse et cinquante démonstratrices qui se retrouveraient sans emploi. Parmi les enseignes intéressées, les noms d'Accor et de Décathlon reviennent le plus souvent.
De son côté, la mairie de Toulouse a déjà fait savoir qu'elle resterait vigilante au maintien d'une activité de commerce.
C'était le «Capitole»
Sa façade est classée à l'inventaire des monuments historiques ainsi que l'escalier d'honneur qui dessert les étages. Le «Capitole» (les Dames de France puis les Galeries Lafayette en 1985) fut le premier grand magasin de Toulouse. On y dénichait les marques «parisiennes», vêtements, bonneterie, linge de maison… C'était l'époque où la semaine du blanc et les animations de Noël attiraient le tout-Toulouse, qui se prenait pour Rockefeller en arpentant le feutre rouge du grand escalier…
Sébastien Marti
Paris : L’Art … à votre porte!
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année consécutive, vous pouvez rencontrer les artistes dans leur atelier ou leur galerie. Posez-leur mille et une
questions, ils vous répondront.
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C’est le moment de découvrir leurs astuces de création, avec tel ou tel matériau, ainsi que les outils qu’ils utilisent.
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Entrée Libre, Renseignements au 06 11 20 77 06
Pour vous donner une idée, voici 2 exemples et interviews avec des artistes d’exception qui nous ont impressionnés.
Mehrzad NAJAND, il est né en Iran 1958 et vit en France depuis 1977.
Formation : Diplôme d’Arts plastiques de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris- 1982
Prix : 1987 -1 er prix de dessin de l’académie des Beaux-arts “ Fondation Pierre David Weil ”
Mehrzad Najand expose (avec Françoise Trotabas dont les peintures s'inspirent de la Nature) : «Rouge Grenade», 85 bis, rue de Bagnolet.
Bonjour Mehrzad, pourriez-vous me dire un mot sur votre peinture ?
« Un mot sur ma peinture … La poésie du quotidien donne envie de peindre. Contempler la ville, observer son activité d'un regard attentif, me permet de créer une composition. Le va-et-vient d'ombre et de lumière parvient à drainer une infinie diversité dont j'essaye de témoigner à travers mes œuvres. »
Quelques exemples de peintures à la tempera sur toile. Un petit faible pour les tableaux de rue vus du 3e étage.
Promenade ou SMS !


Et puis il y a Christine Gendre-Bergère : de la gravure en taille douce ! Vous connaissez ? Pour nous, cette technique ancienne remise au goût du jour, c’est nouveau !
Christine Gendre Bergère a suivi des études universitaires, responsable de formation, puis consultante, elle dessine depuis quinze ans des illustrations à l’encre. Elle expose au 35 rue du repos.
"Une gravure en taille-douce est l'empreinte que laisse sur une feuille de papier une plaque de métal creusée et encrée".
Et voici
l’explication que nous livre l’artiste :
« Le travail de graveur consiste à graver (dessiner sur) une plaque de métal (cuivre, zinc, acier) qui sera la matrice pour
l'impression. »
Christine, comment devient-on Graveur Contemporain ?
« Le trait noir. C’est par le trait noir de l’encre de Chine que je suis venue à la gravure. Ce trait noir, fil d’Ariane de
ma recherche, s’est trouvé démultiplié tant il existe de déclinaisons d’épaisseurs et de valeurs. L’éventail des lignes passe du ruban épais et dense des tailles profondes aux brindilles légères des incisions
superficielles.
Et, j’aime l’odeur de l’encre, le toucher du papier, le bruit de l’outil sur la plaque, la sensibilité du cuivre, la
morsure de l’acide, et surtout j’aime l’ampleur du processus, du croquis préparatoire à la numérotation de la gravure imprimée.
Mes sources d’inspiration essentielles sont le cinéma, la littérature et l’air du temps. »
« Si, comme le dit Giorgio Agamben «le contemporain est celui qui perçoit l’obscurité de son temps comme une
affaire qui le regarde», alors je suis un «graveur contemporain».

Merci à Mehrzad et Christine d’avoir participé à l’élaboration de cet article.
Les Parisiens…. Profitez de ce week-end d’exception. Ceux qui ont déjà eu l’occasion de suivre ce parcours sont revenus « enchantés », je vous souhaite beaucoup de plaisir.
Un poème "Pluie d’avril" de Jean de Nerville
Poème apaisant, magnifique.
Lisez-le doucement et vous vivrez intensément cet instant décrit. Merci Jean.
Pluie d’avril
C’est une averse d’avril
Crépitant sur la feuillée,
Où la fraicheur réveillée,
Avec un parfum subtil,
Monte de l’herbe mouillée ;
Les chants d’oiseau se sont tus
Et seuls le vent et la pluie,
Sous le ciel couleur de suie,
Bercent de sanglots confus
La nature qui s’ennuie ;
Et nos cœurs se sentent pris
De cette langueur perverse,
Quand, se jouant de l’averse
Entre deux nuages gris
Un rayon de soleil perce ;
Viens t’en flâner à pas lents
Par le jardin qui s’égoutte ;
Le soleil crevant la voûte
Met des reflets aveuglants
Dans les flaques de la route ;
Les fleurs relèvent le front ;
Au ciel qui se rassérène
Un vol de pigeons s’égrène.
Et s’exhalant du gazon,
Une molle vapeur traîne ;
Ainsi nos larmes d’un jour
Et sur nos douleurs d’une année
Se dissolvent en fumée :
Du premier chagrin d’amour.
Souviens-toi ma bien aimée…
Mémoire du BHV, 1966 lettre conseil d'une cliente
Curieuse lettre d’une cliente qui donne des conseils à un acheteur !
Merci Jean Delefosse pour ce souvenir !
1er juin 1966
"Monsieur Le Directeur,
Je suis allé voir Monsieur D.. au rayon Meubles au 5éme étage. J’ai constaté qu’il perdait ses cheveux à la suite d’eczéma. Je me permets de lui donner l’adresse d’une Doctoresse soignant les maladies de la peau. Ne tardez pas.
Voici son adresse : N… Docteur Médecin, rue Galilée 8é, tel ELY 25 64. Elle est très honnête, j’ai eu un petit ennui en 1944 à la suite d’une décoloration à 30 volumes faite par le coiffeur Fernand A… 5 rue du Cirque paris 8eme à la suite d’une teinture. J’ai failli perdre la vue, en quittant F.A., après l’avoir fait constater par le directeur. Il m’a dit d’aller voir ce docteur, notre assurance vous remboursera.
J’ai eu la chance de trouver le docteur N…un samedi veille de Pentecôte. Elle m’a conseillé comme shampooing un jaune d’œuf et ensuite une crème à la lanoline. En 1944, il n’y avait pas de lanoline. Docteur N… m’a remis un échantillon de Lanoline. J’ai exécuté son ordonnance en rentrant chez moi. Toutes les douleurs sont disparues immédiatement.
J’espère que Monsieur D… me comprendra et ne jugera pas cette lettre comme une indiscrétion…..
Recevez, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.
Mademoiselle ML P "
Vous imaginez ce courrier en 2013?!
Il est vrai que la chevelure a toujours été un sujet important, comme cette publicité de 1940 en témoigne. Mais de mémoire, les préparations magiques n'ont pas eu d'effet sur notre collègue et acheteur.
Racontez-nous vos anecdotes, ce sera un plaisir de les partager.
Sortir,découvrir Paris grace à notre conférencier Didier Bouchard
Découvrir Paris, avec notre guide Didier Bouchard, en semaine, ou aussi le samedi voici donc le sixième programme.
Bonnes découvertes et merci Didier .
Conférences Didier Bouchard
Conférencier national, diplômé
de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne
Ancien élève de l’école du Louvre
Boite 17 bât. D, 8, rue cannebière
75012 paris. Tel: 01.43.07.09.69.
Vendredi 12 avril

11h Neuilly : les salons de l’hôtel Arturo Lopez (visite intérieure) et le jardin de la folie saint-James.
Rdv. devant le 14 rue du centre (arrêt de bus : rue du centre). 10€.quelques places sur inscription : au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement.
15h les salons de l’hôtel de Bourrienne spécialement ouverts
(Dernière visite) et (sous réserve), l’hôtel Botterel-Quintin. (Les visites de l’hôtel de Bourrienne sont désormais suspendues, ouverture exceptionnelle)
Rdv. 58 rue d’Hauteville. 20 pers.
Sur inscription, au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement.
Samedi 13 avril
14h30 l’abbaye royale du val de Grace, chef-d’œuvre baroque.
Bâtiments 17e : cloître, salle capitulaire, majoliques de la renaissance, chapelle du st sacrement et église conventuelle.
Rdv. 1 pl. Alphonse Laveran. 10€+entrée. Carte d’identité. (25pers.)
Inscription : 0143070969
Mardi 16 avril

14h30 exposition « Napoléon et l’Europe » aux invalides (nouvelle mouture de l’exposition de Berlin de 2012, plus de 300 œuvres et objets d’art: tableaux d’Ingres, David, Goya, Turner, sculptures de Canova, manuscrits de Goethe et Beethoven ; prêts des collections autrichiennes, russes, anglaises…)
Rdv. accueil nord (entrée cour d’honneur côté esplanade, à droite)
10€+entrée. (20pers.)Sur inscription au 0143070969
Mercredi 24 avril

15h la fondation Eugene Napoléon et le collier d’Eugénie. (par Hittorff 1853 : une fondation de l’impératrice Eugénie : salon impérial –décor, mobilier, portraits des souverains- chapelle, jardins et cours).
Rdv. 254 rue du faubourg Saint-Antoine.
12 places sur inscription, au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement : 10€+entrée
Mercredi 8 mai

10h45 exposition Eugene Boudin, au fil de ses voyages, au musée Jacquemart-André.
Vers l’impressionnisme : le maitre de Claude Monet, peintre des plages, des ciels et des ports…
Rdv. 158 boul. Haussmann. 10€+entrée. (20 pers.)
Inscription au 0143070969
jeudi 16 mai

15hexposition Eugene Boudin, au fil de ses voyages, au musée Jacquemart- André.
Vers l’impressionnisme : le maitre de Claude Monet, peintre des plages, des ciels et des ports…
Rdv. 158 boul. Haussmann. 10€+entrée. (20 pers.)
Inscription. Au 0143070969

jeudi 28 mai
15hexposition Eugene Boudin, au fil de ses voyages, au musée Jacquemart- André.
Vers l’impressionnisme : le maitre de Claude Monet, peintre des plages, des ciels et des ports…
Rdv. 158 boul. Haussmann. 10€+entrée. (20 pers.)
Inscription. Au 0143070969
Vendredi 31 mai
13h50 le Louvre Lens, visite de la galerie du temps (exposition 2013 : 300 œuvres
Et objets d’art) et possibilité de visiter en visite libre l’exposition Rubens.
Quelques places sur inscription au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement.
15€+ droit de parole (et + droit d’entrée si exposition Rubens)
Jeudi 6 juin
14h30 exposition « Napoléon et l’Europe » aux invalides (nouvelle mouture de l’exposition de Berlin de 2012, plus de 300 œuvres et objets d’art: tableaux d’Ingres, David, Goya, Turner, sculptures de Canova, manuscrits de Goethe et Beethoven ; prêts des collections autrichiennes, russes, anglaises…)
Rdv. accueil nord (entrée cour d’honneur côté esplanade, à droite)
10€+entrée.
Quelques places seulement, sur inscription au 0143070969 confirmée par l’envoi du règlement
Mardi 11 juin
11h Exposition Murano au musée Maillol, verres d'art de la Renaissance aux années 2000.
Sur inscription au 01 43 07 09 69. 10€+entrée. R.V. 61 rue Grenelle,
15h Exposition: L'Art-Nouveau à la Pinacothèque de Paris.
Sur inscription au 01 43 07 09 69, 10€+entrée. R.V. 8 rue Vignon
Mercredi 12 juin
15h la fondation Eugene Napoléon et le collier d’Eugénie. (Par Hittorff 1853 : une fondation de l’impératrice Eugénie : salon impérial –décor, mobilier, portraits des souverains- chapelle, jardins et cours).
Rdv. 254 rue du faubourg Saint-Antoine.
Quelques places sur inscription, au 0143070969, confirmée par l’envoi du règlement : 10€+entrée
Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....4/4
Voici le dernier épisode de notre client Monsieur Grandjean et il va nous manquer, on s'habitue!...C'est bien écrit, le style est réaliste et spontané.
1974
Mes visites au BHV étaient maintenant bien régulières. Chaque samedi, ou peu s'en faut, direction, le Drug'B. C'était devenu ma base, ma maison. Après le repas, fouiner dans les livres, les disques, avant de rentrer. Eviter la foule de ce jour-là était facile : il suffisait de manger tôt, dès l'ouverture de la cafétéria. C'est ainsi que je trouvais mes trésors ! Dès qu'il y avait trop de monde, allez, zou !, dehors : Je n'aime pas la foule. Le rayon photo, lui aussi, me vit souvent. Il était placé juste devant les premiers téléviseurs, avant les bacs à disques… Je le dévaliserai pas mal, lors de la préparation du voyage en Islande, tant pour les pellicules que pour les films, la caméra… Le gars de la photo apprécia, lorsque je le prévins : attention à la rupture de stock, j'arrive !
1975
Samedi midi, seul ou avec Pierre, je faisais visite au Drug'B, cette si sympathique cafétéria de style Western du BHV. J'y avais pris la carte d'abonnement, rouge et noire. Un repas = un ticket gris, à coller. Carte pleine = repas gratuit ! J'en usais pas mal, de ces cartes, au fil des années ! Repas de bonne heure, pour éviter la foule, suivi d'un long séjour parmi les livres et les disques, avant que de rentrer, vers 13-14 heures…

La carte de fidélité du Drug'B en 1975
A Arnouville, le champ du Croult vers Bonneuil, et bien sûr, le Rond-Point du Christ. Dans mon cerveau, la statue était toujours là, sur la grande croix marron, telle que je l'avais vue jadis. A la place, une pub dissimulait l'arrière du BHV et des autres magasins du centre commercial, à savoir, dans l'ordre, le restaurant vietnamien, celui de tissu, le passage voûté, la pharmacie, le Conforama…
Le même lieu en mars 1976, avec le BHV peu visible, sur la gauche, mais avec l'anneau, couvert de matériel de camping;et au fond, un concurrent, Conforama
La fin
… Las, la bonne époque prendra fin dans les années 85, suite aux attentats terroristes, et aux vols, de plus en plus fréquents, car le quartier se détériorait…
Ainsi,
- les attentats à la bombe, à Rivoli, le 26 juin 1978, puis le 12 décembre, menèrent à la fermeture de la terrasse du Drug'B, où il était si agréable de manger et prendre le café, devant le parking et, au loin, les champs et les pistes du Bourget. De plus, presque toutes les portes de verre du magasin devinrent closes, elles aussi : il fallait entrer par une seule !
- vers 85-86, la caisse centrale, ainsi que les petites caisses par rayon, furent remplacées par une ligne de caisses, comme dans les hypermarchés. Ce qui obligeait désormais à faire la queue, et devint fort ennuyeux, moins pratique ! Exemple, pour les photos, il fallait faire trois fois la queue : une pour donner le talon et qu'on prépare le paquet, une pour payer, et une ensuite pour aller chercher lesdites photos ! Ce qui fit qu'on oublia le rayon photos !!
- le coup de grâce fut, toujours à cause de ce que les commerciaux nomment la démarque inconnue, lorsque le rayon disque migra, vers 87, dans un simple carré, avec portillon. Du coup, moins de choix, moins de conseils. Le "BH" devenait un simple hyper… Eh oui ! Le BHV, avant de devoir fermer, perdait son âme, peu à peu…
Je compte sur vous tous pour m'aider, en rassemblant vos souvenirs à m'écrire quelques lignes!
Merci encore Monsieur, pour votre récit.
Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....3/4
Retrouvons notre client pour la suite de son étonnant récit
Le Drug'B
Traversant les livres et les disques, on arrivait enfin à la troisième partie du magasin. De là, on n'avait pas accès à l'arrière. Le devant, c'était le Drug'B, et la cafétéria. Qu'on prononçait d'ailleurs cafétéria... Le Drug'B était de style Western, avec des chaises en bois sculptées, des tables de bois sombre, et des panneaux coupant la salle, en lattes semblables...
Pour aller déjeuner, on suivait la file. Sur la gauche, le long d'un mur d'images, par des vitrines présentant des "beaux livres". On prenait les plateaux, devant, et la file tournait à droite, longeant les cuisines. Plateaux, pains, et couverts; puis, gondoles avec les entrées; la commande des plats; les desserts, les verres. L'eau et le vin étaient aussi à l'entrée, avec les boissons. La caissière était tout au bout, avec une grosse machine enregistreuse vert foncé.
La caisse ici était tenue par une grande femme sévère, une brune à petites boucles, la quarantaine. Parmi les filles qui servaient et mettaient les produits, une toute jeune, coupée court, le visage souriant. Longeant la file, on voyait le cuistot, un petit râblé avec toque, petit nez souriant, petite voix grave, et grand sourire... Et puis un gros noir affable, qui riait tout le temps... Tous forts sympathiques, d'ailleurs. On finit vite par se connaître, et se saluer...
Après la caisse, le long du mur de droite, on trouvait le comptoir du café, comme dans un vrai café. Mais là, que du café, du thé, et semblables ! . Devant, quelques petites tables, et aussi des chaises "trépieds", hautes... Le comptoir repartait ensuite sur la gauche, pour finir sur le mur. C'était là que se tenaient les piliers ! Entre autres, un grand Gitan moustachu... La serveuse du café était spécialisée : une petite vieille parfois grincheuse, la cinquantaine aux cheveux gris... Plus loin, on arrivait vite à la première des deux grandes portes vitrées. Juste avant, deux flippers clignotaient...
On pouvait déjeuner dehors, quelques tables accueillaient nos plateaux. Sur le devant de la cafét', on pouvait, aux beaux jours, grignoter en regardant le parking, un peu en contre-bas, puis les champs, derrière la haie de peupliers des bords du Croult… Au fond, le terrain du Bourget, tout au loin, avec quelques gentils avions qui passaient… C'était chouette !
A l'étage
L'étage était différent. C'était, dans la première partie du magasin, comme une simple mezzanine. Seules les parties de droite étaient complètes. La mezzanine commençait par des petits box, partant du mur de gauche : zones clients, prêts, réclamations, etc... La partie devant les escalateurs donnait à gauche sur les papiers peints, devant puis à droite vers plomberie et peinture, non plus de loisir, mais pour la maison et le jardin.
Tout à droite, on avait trois rangées de gondoles : une pour la voiture, une pour les gros outils, perceuses et autres, puis les scies, sur le mur... Ensuite, desservies par une allée centrale remontant vers le mur du parking, le tout sans aucune fenêtre, les outils, les clous, les vis. Tandis qu'à droite, le long du "vide" de la mezzanine, étaient disposés les meubles en kit, les portes, les étagères.
Après, c'était la passementerie, le bois, les carrelages... On arrivait au fond. Dans le coin gauche, les baguettes et les planches. Au milieu, un comptoir, et, dans un carré protégé, la machine pour la découpe du bois. Ici aussi, c'était très complet, et le personnel, aimable et compétent.
La télé, et autres achats
Depuis quelques temps, l'image de la télé se mettait à sauter, et les coups sur le poste, ou les changements d'orientation de l'antenne intérieure n'y faisaient rien ! Souvent même, l'image se dédoublait ! M'enfin !?
Je passais au BHV, pour avoir une explication. Le vendeur du rayon TV, un grand mince, me parla d'ondes trop puissantes, de saturation... Et aussi des interférences, dues aux grues de la Tour Montparnasse, alors en construction ! Pour démonstration, il retira le câble antenne de l'une des télés du mur d'images. Elle fonctionna presque pareil, sans antenne : il tenait le câble en bout de bras, et jouait de l'orientation. Il fallait un "atténuateur". J'achetai donc ce petit appareil rouge, cylindrique et crénelé, sorte de tube caoutchouté.
… Du coup, quelques années plus tard, je prendrai au "BH" tout mon matériel : télé, radio, aspirateur, machine à laver, et même ce joli tableau représentant une petite fille sur fond bleu avec étoiles et prairie en fleurs… Qu'est-ce que je pourrai acheter ici ! Et les livres, et les disques ! Ce que j'appréciais bien, c'était aussi l'éventail des produits : les bouquins de science, d'histoire, de philo ou de littérature, pas celle des "bons halls de gare" ! Quant aux disques, le présentoir du kiosque regorgeait de classiques : plus de la moitié de ce que j'ai vient de chez eux ! Et pas seulement les grands, les plus connus : j'y trouvais la musique médiévale, Renaissance, Baroque… Bien, bien… Idem pour la variété, pas que les grands; et la vendeuse était si compétente ! A une époque, j'y retrouvais même Joelle, une ancienne voisine ! Pour la maison, ce seront nos lits, nos fauteuils… Les valises, pas mal de produits d'entretien, l'aspirateur, le petit chauffage d'appoint, la machine à laver… Leur marque, Nogamatic… Et chaque hiver, le sapin…
Le BHV Garges, en 1972 : le BHV est à gauche; au fond, un hyper, Mammouth
Imaginez que d'autres clients... nous content aussi bien la mémoire du BHV!...
A suivre....
A suivre....
Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....2/4
Retrouvons notre sympathique client : Monsieur Grandjean
1972
L'aménagement du BH
On se retrouvait avec le copain Pierre assez souvent, le samedi midi puis au début de l'après-midi, dans mon véritable fief qu'était devenu le BHV. D'abord, repas au Drug'B, puis café, au comptoir au fond de ce drugstore de style Far-West... Bien agréable, je vous dis ! Ensuite, farfouille aux rayons disques et librairie. On y restait des heures ! Pierre aimait bien visiter les autres parties du magasin, moi un peu moins. Lui appréciait tout particulièrement la partie située derrière les livres : peinture et dessin. Ce dernier endroit l'interpellait pas mal !...
Ah, le BHV ! Mon BHV !... J'aimais bien m'y promener. Les livres, les disques et la cafétéria recevaient bien sûr, plus volontiers mes visites ! C'était un de mes points d'ancrage, à Garges... Repas, culture... Rappelons-nous. L'aménagement de 1969 durera longtemps...
Le "BH".
Le BHV était un immeuble bas, rectangulaire, d'un étage. Peint en blanc, avec quelques parements vert clair, la couleur de l'enseigne. Il était placé le long de la route de Gonesse, du côté de l'école Jean Jaurès. Une petite rue, qui venait des bords de la rivière, un champ, tranquille, qui demeurait encore. Puis un échangeur, un vaste parking. Le "BH", comme on l'appelait, était là.
Depuis le nouveau pont, sur lequel la grande route passait, on avait un escalier de ciment, à la rambarde verte. En voiture, et à pieds aussi, les gens allaient par dessous le pont. On suivait alors au pied de cet escalier, longeant le bas du talus de la route, par la voie réservée aux fournisseurs.
En auto, on faisait tout un grand cercle, autour d'un terre-plein où étaient vendues des tentes et des caravanes... Ceux qui venait de l'autre côté, d'Arnouville, devait faire tout le tour. Ceux qui venait du Vieux-Garges, ou de la rue Carnot, l'amorçaient juste, mais tournaient vite à gauche, pour rejoindre le parking, sur le devant.
La devanture du B.H.V. justement, était en vitrage, du sol au plafond, à part quelques forts piliers de soutien. Sur celui du centre, une boîte à lettres jaune. Un large trottoir, un auvent plat, qui protégeait les abords des intempéries. Avec le temps, une voie pompiers sera créée, qui séparera par des plots allongés rouge et blanc le parking du trottoir. Il ne fallait pas se tromper. Le parking était double : un vaste, au fond, vers les rivières et la haie de peupliers, puis une montée, brève mais sèche, pour rejoindre un second, plus petit, juste devant le magasin. Les deux séparés par un petit peu d'herbe.
Rien qu'à l'œil, le magasin était accueillant !
Dans l'ordre, on y trouvait, en arrivant, d'abord une jardinerie, grillagée. Sur le devant, des brouettes, des pots, des rouleaux de fil de fer, de grillages, des échelles... A l'arrière, c'était une sorte de serre, ouverte au public, avec des plantes, des paquets, des engrais...
A l'approche de Noël, le devant était complètement noyé de sapins de toutes tailles, certains avec des racines, et de bonhommes en blouse bleue chargés de couper les liens, de préparer les arbres, qui s'affairaient dans le noir du jour tombé...
Après, c'était le magasin lui-même. De dehors, on ne voyait pas tout : vaisselles et bazar, balais, éponges, puis, très vite, aspirateurs. Ce qui était caché était derrière le grand mur blanc, au coin du bâtiment. Là, c'étaient les "gros blancs" : cuisines, machines à laver, frigos, alignés, côte à côte... Au fond, côté jardinerie, on trouvait une oisellerie, puis les rayons des jeux, des jouets, et du sport.
Au milieu du magasin, une grande caisse centrale, à côté de deux escalateurs. Montant à droite, descendant à gauche, face à une large allée. C'était ensuite, sur la droite, matérialisée par des murs vitrés, sur le devant, et par une simple ligne de raccord sur le sol, sur l'arrière, une nouvelle partie.
Devant, un grand kiosque, à deux côtés, au centre d'une pièce. Ce là, on ne voyait plus rien du dehors, les quatre murs étant occupés. L'un des côtés du kiosque avait des présentoirs de disques 33 tours. Juste avant, un passage, puis la succession : classique, variétés. Dans le renfoncement, côté parking, des vitrines avec des postes de radio, tandis qu'un mur d'images occupait tout le fond : les téléviseurs. La fille aux disques était une brunette de vingt-cinq-trente ans, calme et souriante, avec juste l'autorité qui sied, et aussi de grandes connaissances musicologiques !...
Derrière nous, donc maintenant vers le milieu du magasin, étaient les livres, en petits rayons bien rangés. Histoire au bout, poches le long des murs, best-sellers sur les gondoles centrales, le long de l'allée principale. Ici, l'allée principale avait changé de sens. Dans la première partie du magasin, elle s'enfonçait à l'intérieur. Dans celle-ci, elle était perpendiculaire, et longeait le tout "en long", traversant depuis la vaisselle et verrerie, jusqu'à cette partie-ci : livres d'un côté, audio-tv de l'autre... Le gars qui s'occupait des bouquins était un grand mince, cheveux courts châtains, plein d'allant...
Parmi les rayons le long du mur intérieur, vers les livres de poche, Gallimard et autre Folio, on avait un passage, vers le fond. C'était d'ailleurs amusant : on nommait "fond du magasin" des lieux totalement différents, selon l'endroit où on se trouvait... On avait ainsi... trois "fonds de magasin" !... Donc, disons, vers l'arrière de la seconde partie, à gauche la papeterie, la peinture à droite, ainsi que quelques tableaux. Puis, des classeurs, des gadgets, des bougies, carterie et Noëls à gauche, sacs et valises à droite, sur de grands présentoirs, jusqu'au plafond. Enfin, tout au bout, la literie, avec, au fond, les luminaires à droite, la miroiterie à gauche... Tout était vraiment bien placé, bien organisé...
A suivre....
Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....1/4
Article retrouvé : Nous sommes en 1969. Le centre commercial du Pont de Pierre à Garges lès Gonesse ouvre ses portes :
« Une nouvelle révolution commerciale est déjà en marche, avec la naissance des supermarchés en France en 1954, puis celle des hypermarchés en 1964. La grande distribution cherche en banlieue des terrains bon marché pour créer de vastes surfaces de vente et d’immenses parkings. Croissance de l’automobile, diffusion du réfrigérateur conservant les courses de la semaine, augmentation de l’activité professionnelle des femmes, moins disponibles pour effectuer des achats quotidiens…
Garges voit ainsi s’implanter en 1969 le premier hypermarché Cora de France, ainsi qu’un hypermarché Mammouth et un grand magasin BHV, de part et d’autre de la route. Cette zone commerciale d’une quinzaine d’hectares ne manque pas de faire de l’ombre aux centres secondaires et de nuire au démarrage des centres principaux. Lors de l’inauguration, les petits commerçants ont protesté en semant des clous sur le parking, pour crever les pneus des voitures des invités… »
Enfin Monsieur Grandjean, client du BHV nous fait part de ce descriptif, de cemagasin où il aimait se rendre. Encore merci Monsieur de votre participation spontanée. Les anciens Gargeois vont être étonnés de revivre ce texte. Quelle mémoire!
1968
La construction du BHV à Garges.

Avril ! Les travaux pour Carrefour et pour le BHV débutèrent, le long de la route d'Arnouville. Du côté de l'ancien terrain de vol à voile, à l'ouest donc, une seconde route se créait, parallèle à l'ancienne, qui allait bientôt jusqu'à s'abaisser de dix mètres, en son milieu. Pourquoi ? Qu'était-ce donc là ? Nous l'ignorions.
Mais ce que nous savions, c'est que... s'en serait bientôt fini, le matin, de passer avec le bus entre les champs. De voir les bords du Croult, au loin, dans la vallée, noyés dans un brouillard qui semblait rouler doucement le long de la pente, en laissant émerger les silhouettes fantomatiques des cimes et des bosquets...
Fini de voir, l'été, l'astre du jour se cacher parmi les blés ou les maïs, ou plus simplement jouer avec les ondulations de terrain... Dans le vert des feuilles des betteraves, ou dans les bruns des récents labours, ne laissant de lui que des irisations dans les nuages, symphonie de jaunes, d'oranges, de pourpre et d'or, de bleus tendres, de violet, et même de verts, au-dessus des chaumes, ou des herbes rases... La ville, une fois de plus, arrivait !
Un samedi, rentrant du lycée, où nous étions en 2nde, nous empruntâmes cette nouvelle route, encore à l'état de simple sable. Ça faisait drôle. Elle descendait, on était au fond d'une sorte de trou, puis remontait, sur une pente assez raide, pour tomber juste au coin du chemin de la Justice, et des Baticoop. Quelques temps plus tard, elle fut revêtue de ballots de paille, posés sur les bords, et sur le milieu. La vieille route, la vraie, bordée de ses petits pavés et de son chemin herbeux, fut défoncée. Et un pont fut édifié. Voilà la cause de cette dénivellation ! Ce n'est qu'après que la route fut élargie, portée à quatre voies. Plus tard encore, le BHV surgit, sur la partie droite, dans le champ tombant sur la rivière... A gauche de la grande route, un autre cube surgissait, le Carrefour, qui deviendra plus tard Cora.
1969
Le BHV est ouvert !
Avec des copains de lycée, nous allâmes plusieurs fois au B.H.V. Pas à Paris, mais à Garges, chez nous ! Quand je pense que, étant encore en CM1, en fin 1961, il était déjà question qu'un grand magasin parisien s'installât à Garges, entre le Croult et la route de Gonesse. Il avait mis le temps !... Enfin, il était là ! Il ouvrit ainsi quelques mois après Carrefour. Mais il était bien mieux servi en livres, et en disques, ce qui nous intéressait bien plus !
à suivre.....