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Le blog du Réseau Bazar BHV
Articles récents

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°14 1900 à Paris

31 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1900 :

C'est nouveau ! L’observatoire de Paris décide que le jour doit se compter de 0 à 24 h.

Un siècle s’achève, témoin d’une activité créatrice et puissante il vit l’embellissement et l’assainissement de la capitale, le nouveau commencera en 1901.

Après les agitations et les luttes de cette période, les Français aspirent à des années de bonheur et d'apaisement.

L’analyse de ce XIXe siècle, à travers ce que nous venons de vous décrire, nous oblige à  constater qu'il fut une succession de progrès.

 Le niveau intellectuel s’est élevé grâce à l’instruction et l’accès aux universités pour les classes populaires.

Cette année,  on compte 2 millions et demi d’habitants à Paris.

1900 voit un événement important en l’exposition universelle.

Elle ouvrira ses portes le 14 avril et les refermera le 12 novembre. (48 millions de visiteurs)

76 000 exposants pour 55 000 en 1889.

Jamais et nulle part, on ne réussit un spectacle aussi somptueux, merveilleux, grandiose !

Des éléments marquants… demeurent encore aujourd’hui :

Le petit Palais des Beaux-Arts (6 500 m²) où sont exposés les chefs d’œuvre d’Art Français : meubles, ivoires, bijoux, bronzes, émaux, tissus, vitraux etc….

En face, le grand Palais 35 000 m²où se trouvent les expositions centennales (comme les moyens de transport) et décennales des Beaux-Arts Français et étrangers.

Face au nouveau « Pont Alexandre III », d’une seule arche, l’esplanade des invalides avec de superbes jardins entourent le palais des manufactures.

Vous admirez le Trocadéro et ses expositions coloniales, le Palais de l’électricité, le champ de Mars avec le château d’eau et les expositions le long des berges de la Seine....

Les organisateurs réussissent à faire vivre la féerie de la vie avec le spectacle de l’électricité, la décoration et mouvements lumineux, les lumières et le son !

Le XXe siècle sera le siècle de la Physique !

Petit Palais et grand Palais             (Photos BNASP ainsi que celles du diaporama)

Petit Palais et grand Palais (Photos BNASP ainsi que celles du diaporama)

Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...

Quelques photos valent mieux que des mots...

On notera quelques éléments importants en cette année 1900 :

Au Théâtre Sarah Bernhardt joue l’Aiglon ; le cinéma est diffusé sur des écrans géants et  la grande roue est présente ! Cette année-là, Monsieur Rudolf Diesel expose son moteur révolutionnaire fonctionnant à l’huile d’arachide. Enfin, la ligne de métro n °1 Maillot-Vincennes ouvre en juillet.

 

Parlons un peu du fondateur du BHV : Xavier Ruel

 

Le prochain article  sera destiné exclusivement à Xavier Ruel, les éloges sur sa vie politique et son décès le 31 janvier 1900.

Je reviendrai quand même, aujourd'hui, sur un moment de sa vie , dont nous n'avions jamais parlé

Rappelons-nous, en mai 1884, il bat Monsieur Guyot comme conseiller municipal pour le quartier de Notre-Dame. Mais, quand on est un homme politique, les querelles vont bon train et il y a toujours des gens prêts à vous salir !...

C’est alors que le journal ", la lanterne", en février 1886 l’accuse ...

Article  : « Fumisterie Philanthropique

L'industriel-philanthrope de la rue de Rivoli, le propriétaire du Bazar de l'Hôtel-de-Ville, le fondateur du plus grand fourneau de l'univers, vient encore d'être pris en flagrant délit, de fumisterie philanthropique. Tout le monde se rappelle la réclame qui précéda l'ouverture des nouvelles galeries de cet industriel en tous genres. On devait trouver, dans les nouveaux rayons, un vaste assortiment d'objets de bijouterie, à des prix extraordinaires de bon marché. Alléchés par l'espoir d'une grosse commande, les petits fabricants du Marais vinrent, en grand nombre, offrir leurs articles!

A l'étonnement de tous, il ne fut donné que quelques maigres commissions et, encore, ne concernaient-elles que des objets de fantaisie ou de doublé. Le jour de l'ouverture du magasin-annexe, les fabricants déçus se portèrent, en foule, au grand bazar pour voir la vente des quelques articles objets achetés à l'industrie parisienne. Mais. ô surprise! Le pèlerin du bazar avait renouvelé le miracle des noces de Cana.

Au lieu et place des bijoux doublés s'étalaient quantité de montres, de pendules, de candélabres, etc. Plus fort que son maître, qui ne multipliait que des pains, le père de la cuisine industrielle avait changé du zinc en argent, du cuivre en or, des boucles d'oreilles en pendules!

Mystifiés et abattus, les fabricants du Marais s'éloignèrent et le camelot-philanthrope, du haut de sa marmite, a dû rire de leur confusion. Mais attendons la fin. Il advint, un jour, que des employés du contrôle, auxquels les miracles renouvelés du Christ n'en imposaient pas, tentèrent quelques questions touchant l'origine miraculeuse des objets exposés. Et, ils constatèrent qu'ils étaient en présence de bijoux FOURRÉS( titre inférieur au titre légal), de provenance Allemande! Ils en opérèrent la saisie et mirent également sous scellés de nombreuses caisses miraculeuses qui, venant directement d'Allemagne, attendaient, en douane, le moment de faire leur apparition….

 Nous dirons aussi au propriétaire du grand  bazar: La philanthropie ne consiste pas à distribuer des écuelles de soupe; car un grand, nombre de ceux qui viennent goûter à votre bouillon démocratique n'en seraient pas réduits à cette extrémité, si vous ne les aviez obligés à quitter leurs ateliers, fermés par les fabricants que vous ruinez par votre concurrencé déloyale, à l'aide de produits allemands. La philanthropie ne  consiste pas, en résumé, à affamer un individu pour avoir le plaisir de le gratifier d'une soupe. Il est plus humanitaire de lui donner du travail ou de lui laisser celui qui le fait vivre que de le réduire à la mendicité pour avoir la gloire de lui faire l'aumône. »

Propos violents,  diffamatoires, scandaleux!

Xavier Ruel, préfère démissionner, car pour lui un élu ne doit pas être soupçonné.

Après un procès, sa bonne foi est reconnue  et « la lanterne » est condamnée à une amende et des dommages et intérêts. D’autres attaques suivront !...

Il se présente quand même en 1887 et gagnera avec un peu plus de 1000 voix sur son adversaire.

Il restera conseiller jusqu’à sa mort.

On notera au passage qu’il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 1893 pour ses œuvres philanthropiques.

A suivre...

CD

 

 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°13 1897-1899

24 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Xavier Ruel

Le rythme des acquisitions s’accélère vivement, sur deux ans :

En 1897 : rue de la Verrerie : le n°43 en février, le n°53 en avril et le n°51 en mai.

En 1898 : Entre janvier et avril : n°33, 35, 55 Verrerie,

En janvier les, n° 6 et 8  de la rue du Temple ; les numéros : 8 et 10 impasse du Coq st Jean, ainsi que le n° 49 Rue de la Verrerie,

En mars, le n° 47 de la rue de la Verrerie et le n° 3 de la rue des Archives.

Je vous laisse imaginer!....

Le 2 novembre 1899, sera construit sur 575 m² un bâtiment à usage commercial.

 Xavier Ruel avait une autre face moins connue de sa personnalité : la Politique.

Le 4 mai 1884, il fut élu conseiller municipal de Paris pour le quartier de Notre-Dame comme Républicain indépendant contre un Monsieur Guyot.

Il fut élevé « Chevalier de la Légion d’honneur » en 1893.

Grands magasins :

Les galeries Lafayette s’agrandissent, les deux créateurs Kahn et Bader achètent l’immeuble  dont il louait une partie.

En 1899 Les Galeries Lafayette deviendront Société Anonyme.

Le Printemps : Alors que le magasin fut reconstruit après l’incendie de 1881, en utilisant les nouvelles techniques du fer et du verre, il est superbe en 1884. Son créateur est élu député de la Nièvre (terre de son enfance) de 1889 à 1902. Il se diversifie dans la Nièvre (Chaussures, passementerie, cimenterie).

La mode est présente, dans toutes les grandes enseignes de Paris. Les produits de beauté bénéficient de publicité.

mode 1897
mode 1898

 

Félix Faure décède brutalement à l’Elysée en 1899.

C’est Emile Loubet qui lui succède et  deviendra président, jusqu’en 1906.  Il reçoit le tsar Nicolas II de Russie en 1901.

Paris progresse ... 

Les travaux de la ligne de métro n°1  que vous avez fréquentée, commenceront en octobre 1898 pour s'achever en juillet 1900. Quelle aubaine pour le BHV.

De 1897 à 1900 est élevé le Grand palais, ainsi que le Petit Palais  de style néoclassique.

Les grands magasins agissent sur le plan social.

 

Comment se déplacer à Paris! Vous avez le choix!...

La triplette.......ou les patins Bicyclette ,

 

 

 

 

 

 

 


 

Préférez-vous l'omnibus ?

 

Ou l'automobile ?

 

La pratique du sport s'élargit :

 

Escrime: Poule d'honneur de la société l’Epée au Lycée  Condorcet

Escrime: Poule d'honneur de la société l’Epée au Lycée Condorcet

Terminons cette fin d'année 1999 par cette superbe affiche du BHV

 

A suivre...

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75e Anniversaire du Débarquement 6 Juin 1944, par JC Charmoy

18 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

C'est notre histoire!... l'histoire de notre pays , n'oublions jamais!...

Jean-Claude Charmoy, vient ici nous rappeler la commémoration animée qui se déroulera prochainement à Franceville-Merville.

Je vous en parle dès à présent  car pour ceux qui voudraient y assister, il est temps de réserver votre spectacle et votre hébergement.

Pour les autres ce 75e anniversaire du débarquement sera à suivre de près sur les différents médias.

Merci Jean-Claude.

75e Anniversaire du Débarquement 6 Juin 1944

 

Les 6, 7, 8 et 9 juin :

20h00 : Concert gratuit de cornemuses par le groupe Auld Alliance Pipe Band Normandy.

22h00 : Grande fresque historique en 4 tableaux :

"Ils ne savaient pas que c'était impossible..."

Revivez en immersion totale (son digital surround spatial, effets spéciaux pyrotechniques) le drame qui s'est déroulé à Merville à l'aube du 6 juin.

Plus de 150 acteurs et figurants au service du devoir de mémoire.

Billets disponibles au musée et sur notre site internet. Tarif unique 15 €.

Vous pourrez voir aussi la reconstitution de campements britanniques et allemands. 

Et vous pourrez pénétrer dans le C47 DAKOTA dont Jean-claude vous a déjà parlé.

 

Dimanche 2 et 9 juin : Marche des Héros

9h30 : Départ de l’église de Gonneville-en-Auge.

 Réservation jusqu’au 31 mai au musée ou au départ de la marche. 

Place du 9ème Bataillon 14810 Merville-Franceville-Plage -

Tél. 02 31 91 47 53

musee@batterie-merville.com - www.batterie-merville.com

Mémorial de Caen

Mémorial de Caen

On attendait les messages à la Radio !....

75e Anniversaire du Débarquement 6 Juin 1944, par JC Charmoy
Mémorial de Caen

Mémorial de Caen

Pour mémoire :

 

LES PREPARATIFS : Angleterre Novembre 1943

 

Pendant 6 mois les troupes du Général Gale, commandant la 6ème Division Aéroportée Britannique, s’entraînent dans un « Camp secret » dans la campagne Anglaise.  Leur mission, détruire « à tout prix » la Batterie de Merville qui menace les côtes de « Sword-Beach * », déclarée « site prioritaire » pour le jour J. 

                                                                                                           

L’ASSAUT « Ils ne savaient pas que c’était impossible »

 

 Le 5 juin 1944, à 22h, départ d’Angleterre pour les côtes  Normandes.

Après les bombardements des Halifax et  Lancaster, des centaines de C47-Dakota qui larguent leurs 750 parachutistes, du 9ème Bataillon commandé par le Lieutenant Colonel Terence Otway.

 

Mission :

  • Neutraliser la Batterie de Merville  équipée de 4 canons de 150 mm, ayant une portée de 60 km.
  • Détruire tous les Ponts sur la Dives de Troarn à Caen pour stopper tout renfort allemand.

En pleine nuit, avec une météo désastreuse, sans repères, les pilotes confondent la Dives et l’Orne… Ce sera un massacre avec la perte de tout le gros matériel. 

Les paras pris au piège dans les marais de Varaville et de Troarn périrent pour la plupart noyés. Sur 750 hommes parachutés, 150 s’en sortirent.

 

4h30 Le Major Parry réorganise 4 « Groupes d’Assaut ». Le Lieutenant-Colonel Otway après avoir regroupé ses hommes et récupéré une mitrailleuse Wickers et 2 Torpilles Bagalore, décide de donné l’ASSAUT.

Avec une grenade offensive Sid Capon détruira la porte d’accès de la Casemate N°1….Ce fut un carnage au corps à corps…

 

5h00 les canons sont neutralisés.Les corps jonchent le sol, 50 combattants répondent à l’appel. 

 

6h30 l’Opération OVERLORD a commencé sur les plages de Saint-Aubin à Ouistreham.

 

Lu au mémorial de Caen

Lu au mémorial de Caen

Merville-Franceville fut libéré 2 mois plus tard, le 17 Aout 1944.

 

75 ans après, reste 5 vétérans du 9ème Bataillon, dont Léon Gautier, 97 ans qui faisait partie du Commando N°4 du « Groupe Kieffer ».

La Batterie de Merville « dite aveugle » est située à 2,5 km dans les terres et non visible de la côte ; en réalité les bunkers, sont équipés de 4 canons Skoda de 100 mm, datant de 1914 avec une portée de 10 km.

 

Journal Le Matin 7 juin 1944, Mémorial de Caen.

Journal Le Matin 7 juin 1944, Mémorial de Caen.

Si vous voulez en savoir plus, Jean-Claude vous suggère ces 2 petits livres.

 

Nous sommes à la veille des élections européennes. Les pères fondateurs de la construction européenne : R Schuman, A de Gaspéri, K Adenauer et J Monnet ont pensé que la collaboration entre les peuples des pays européens qui étaient entrés en guerre, et qui voulaient se réconcilier, seraient une image forte aux yeux du Monde. 

Ces commémorations doivent nous rappeler que pour donner une âme à l'Europe, il faut privilégier l'Homme avec ses racines culturelles : sciences, Musique, Art, littérature et aussi religieuses.

CD

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Nouvelles découvertes avec notre guide Didier Bouchard

13 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France Ile de France, #Randonnée-Week-end

Il va faire beau... C'est le moment de découvrir notre superbe patrimoine d'Ile de France avec Didier Bouchard. C'est avec plaisir qu'il vous guidera...

Conferences.bouchard@orange.fr

Conférencier national, diplômé de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne

Ancien élève de l’école du Louvre

Boite 17 bât. D, 8, rue Cannebière 75012 Paris.

Tel: 06 43 63 35 73

 

Jeudi 16 mai

11h30 :  exposition Franz Marc et August Macke, l’aventure du cavalier bleu, au musée de l’orangerie. Pour 6 personnes seulement.

Sur inscription au 01 43 07 09 69 , et sous réserve de confirmation. 12€+entrée.

 

Mardi 21 mai

14h30 : Décor classé d’une ancienne maison close, hôtel de Saint-Chamond, passage du Caire, maison égyptienne.

Rendez-vous : 2 place du Caire.

Sur inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée

 

Mardi 28 mai

15h : Les Joyaux de la couronne de France au musée de Minéralogie de l’école des Mines (+nouvelle vitrine de gemmes)

puis le décor peint de l’escalier, et

la façade 18e, côté jardin, de l’hôtel de Vendôme.

Sur inscription au 01 43 07 09 69 : 11€+entrée.

Rendez-vous : 60 boulevard  Saint-Michel.

 

Lundi 3 juin

14h30 : Exposition Henri II au château de Saint-Germain en Laye, puis architecture et histoire du château.

Henri II et sa cour : tableaux, sculptures, objets d’art, exposés dans les salles renaissance et la chapelle gothique.

Puis l’histoire du château, de François Ier à Napoléon III.

Unique visite.

13€+entrée. Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.. Rendez-vous : sortie du RER, côté château.

 

 

Mercredi 5 juin

13h45 : la collégiale de Mantes, petite sœur de Notre Dame de paris, puis aux Andelys : le Château-Gaillard, le petit-Andelys, et le musée Nicolas Poussin.

Quelques places sur inscription (et sous réserve de confirmation) au 01 43 07 09 69.

16€+entrées.

 

Vendredi 7 juin

15h : Parties fermées au public de Bicêtre : grand-puits, réservoir et manège de Boffrand (18ème siècle). Puis, la force et les loges de Pinel.

L’hôpital du grand renfermement (1656) et le complexe hydraulique spectaculaire créé par Germain Boffrand sous le règne de louis xv. La force et son histoire révolutionnaire.

Rendez-vous : au métro Kremlin-Bicêtre.

Sous réserve de confirmation et sur inscription au 01 43 07 09 69 , 11€+entrée

 

Samedi 8 juin

15h : Le château de Saint-Ouen : une villa Palladienne aux portes de Paris (1821, décor intérieur). Evocation de Zoé du Cayla, la dernière favorite royale.

L’affaire Favras : un secret de louis XVIII

Rendez-vous : sortie du métro mairie de Saint-Ouen.

11€. Sur inscription au 01 43 07 09 69, et sous réserve de confirmation

 

Jeudi 13 juin

14h : après-midi à Auvers sur Oise : sur les pas de Daubigny, Corot et Van Gogh.

Visite de l’atelier de Daubigny (décor intérieur), de l’exposition Corot , du musée Daubigny (les Corot du musée des Beaux-arts de Reims), puis de la maison et du jardin du docteur Gachet, ainsi que les lieux de Vincent van Gogh : la mairie et l’église d’Auvers, et de Cézanne : la maison du pendu.

16€+entrées. Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Vendredi 14 juin

15h30 : l’Arc de Triomphe et la place de l’Etoile.

Sous réserve de confirmation.et sur inscription au 01 43 07 09 69.

11€+entrée

 

Lundi 17 juin

15 h : Exposition les Nabis et le décor, au musée du Luxembourg..

(Unique visite).

Ensembles décoratifs cloisonistes et japoniants  (paravents, panneaux muraux, plafonds peints) de Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, KX Roussel etc...

Rendez-vous : 19 rue de Vaugirard.

20 pers. Maximum.

Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée

 

 

Avant-programme :

 

Vendredi 5 juillet

15h  :hôtels particuliers, ateliers d’artistes et maisons closes du quartier de l’Europe, sur les traces de Manet, Caillebotte, et Zola.

Rendez-vous : Métro Europe.11€

 

Samedi 6 juillet

15 h : le village des Batignolles, et la cité des fleurs, sur les traces des peintres impressionnistes et des écrivains: (Mallarmé, Zola, Manet, Sisley, Bazille). Rendez-vous : métro Rome.11€.

 

Lundi 8 juillet

15h : salon impérial, chapelle et jardin de la fondation Eugène-Napoléon, ou « le collier d’Eugénie ». Et cour de l’industrie restaurée

Architecture d’Hittorff (1856), mobilier, portraits de Napoléon III et Eugénie, fresque de Barrias, histoire de la « maison du collier ».

 Rendez-vous. 254 rue du faubourg-Saint-Antoine. 11€+entrée. Carte d’identité. Inscription. Au 01 43 07 09 69 .

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Roman d'été : Un Silence brutal de Ron Rash présenté par Antoine Eminian

10 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Un roman à lire : Un Silence brutal de Ron Rash présenté par notre critique littéraire Antoine Eminian.

Merci Antoine pour cet article, comme toujours remarquable.

Bonne lecture à tous!

 

Ron Rash, né en Caroline du Sud en 1953, titulaire d’une chaire à l’Université, écrit des poèmes, des nouvelles et des romans. Son premier roman paru en France en 2009, Un pied au paradis, avait fait forte impression et Serena en 2011, l’imposera comme l’un des grands écrivains américains contemporains. Son nouveau roman, Un Silence brutal, vient tout juste de paraître.

Une bourgade dans les Appalaches, un coin perdu de Caroline du Nord entre rivière et montagnes, qui fut certainement jadis une imitation du Paradis. Ici tout le monde se connait depuis l’enfance. Les, le shérif n’est plus qu’à quelques semaines de la retraite mais ses derniers jours vont être bien difficiles à gérer quand Tucker, propriétaire d’un relais Nature et Pêche attirant de riches touristes en quête de truites mouchetées, accuse Gerald d’avoir empoisonné la rivière pour couler son entreprise. Le vieux Gerald, malade du cœur, un peu braconnier certes mais amoureux fou de ces poissons pleins de vie, aurait commis ce crime ? Becky, la poétesse, garde forestière éprise de nature, n’y croit pas et Les ne semble pas vraiment convaincu non plus…

Ron Rash est de retour avec un roman franchement superbe offrant de multiples motifs de satisfaction. Vous aimez la nature, vous serez comblé, la faune, la flore, l’air ambiant, les décors sont des cartes postales à rendre écologistes les plus réfractaires. Vous aimez les polars, celui-ci tient la route sans être particulièrement démoniaque non plus et pouvant convenir à tous les publics. Vous aimez les romans avec des personnages dont on s’entiche immédiatement, vous allez être servi car c’est le point fort de ce bouquin.

Roman à deux voix, Les et Becky en sont les protagonistes principaux. Elle et lui ont des passés chargés : Becky, l’homme de sa vie, terroriste écolo est décédé ; Les, sa femme l’a quitté avant de mourir. Chacun évoquera avec ses mots, ses moments de leurs vies d’hier ou de la timide idylle qui faillit les unir autrefois. Ron Rash associe à ces voix, un style d’écriture distinct, à l’identique de ces groupes de rock où les deux guitaristes jouant d’instruments de modèles différents peuvent mêler leurs solos tout en restant bien identifiable l’un de l’autre.

J’ai parlé de nature et de Paradis jadis, mais aujourd’hui, même en ces contrées reculées la drogue (la meth) fait des ravages. Un jeune adjoint du shérif écœuré rendra son insigne après un épisode sordide. Pourtant, Rash ne voulant pas noircir le tableau, en tire une belle image : sur un bout de terrain jonché d’immondices de drogués, seringues et autres joyeusetés, pousse une fleur rare… Le monde va de mal en pis, « Je vous jure, Les, c’est devenu tellement moche que je trouve pas les mots pour le dire, pas vous ? » Si Les n’en dit rien, lui le flic pragmatique et adepte du compromis, on devine que le monde d’hier n’est déjà plus sa préoccupation : il va boucler l’affaire d’une manière toute personnelle, favorisant le bon sens plutôt que la loi, et après… une autre vie commencera.

Un roman dont je me suis régalé, lu lentement pour ne pas arriver trop vite à l’épilogue. Un rythme légèrement traînant, des personnages très humains, c'est-à-dire fragiles et forts, hantés par le doute, des mauvais mais pas trop, des gentils mais pas complètement innocents, tous très attachants néanmoins.

« - On a tué des truites au sommet de la cascade, Les, des truites mouchetées, reprit Becky, dont la voix trahissait à présent davantage d’émotion. « Je suis montée là-haut avec Gerald pour les observer, cet automne. Si tu nous avais accompagnés, ce matin-là… oui, tu saurais que ça ne peut pas être lui. Ces truites mouchetées, Gerald ne voulait pas les prendre pour les manger. Il voulait tout simplement qu’elles soient là, et qu’elles y restent, poursuivit-elle d’une voix qui se brisait. Si tu avais vu comment il les regardait, Les, il les aimait. »

 

Ron Rash   Un Silence brutal   Gallimard La Noire - 257 pages –

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Reinharez

POLAR

COUP DE CŒUR

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Jeanne vous invite à l'expo de son époux LIBERTO ROSIñOL dit LLIBERT

3 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture, #Echos des membres

Jeanne Rossinol qui a travaillé longtemps au Bhv, nous envoie  ce mail d'invitation pour  l'expo de 75 tableaux de son mari . Elle serait heureuse que cette invitation soit  diffusée au réseau. Elle vous remercie de votre passage.

 

11 au 31 MAI 2019

CENTRE D'ART LES EGLISES

Esplanade de La Légion d'Honneur 77500 Chelles

Mercredi, jeudi, vendredi 10h à 12h30 / 14h à 17h

Samedi, dimanche et jours fériés 15h à 18h

LIBERTO ROSIñOL dit LLIBERT 1931 - 2005

Le Centre d’Art Les Eglises accueille le travail du peintre Liberto Rosiñol, pour une exposition monographique. A la fois inspiré et passionné, Liberto Rosiñol dit Llibert s’inscrit dans une pratique entière et généreuse. Ses peintures que l’on pourrait qualifier d’influence postimpressionniste sont également proches des mouvements pointilliste ou fauviste sans jamais se laisser aller jusqu’à l’abstraction.

Son travail est reconnaissable par les traits épais qui se confondent avec les touches.

L’ensemble se superpose et ne se mélange jamais tout à fait. Permettant par là une dominante de la couleur sur la forme, il laisse une large place à l’émotion.

La lumière qu’il génère, inonde et irrigue chacun de ses tableaux.

À une époque où les avant-gardes font rage, Liberto s’installe dans une approche sincère et constante de la représentation. Il ne se résoudra pas à délaisser la figuration et continuera de proposer une touche picturale singulière, honnête. Ne débordant jamais du cadre, il peint en se focalisant sur ce qu’il ressent, et tente de nous transmettre cette intensité par son medium de prédilection.

La peinture devient son message : « Jo pinto i prou » comme disait Isidre Nonell, « je peins et puis c’est tout ». D’abord comme une évidence Liberto s’essaie à l’art, ensuite comme une réponse il finit par s’engager totalement dans la carrière artistique. Comme dans une quête il poursuit un cheminement autant esthétique, spirituel que symbolique.

En perpétuelle recherche Llibert entamera un voyage initiatique à travers l’Europe d’après-guerre afin de goûter à l’effervescence artistique. Dans son approche il n’a eu de cesse de continuer à créer jusqu’à la fin. Ce n’est peut-être pas un hasard, s’il porta le prénom « Llibert » et qu’il nous rappelle par-là, à quel point l’art relève d’une pratique de la liberté.

Vernissage le vendredi 10 mai à 19h

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°12 1894-1896

26 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1894

BHV :  le 23 janvier, Xavier Ruel achète le n°45 de la rue de la Verrerie et en fin d’année le n° 5 de l’impasse du Coq St jean.

Grands magasins :

1894 Alphonse Kahn et son cousin Théophile Bader exploitent une petite boutique de frivolités pour la mode, d’une dizaine de m² : « les Galeries Lafayette ».

Les futurs magasins réunis :

Antoine Corbin qui a créé de nombreux magasins dans l’Est de la France, ouvre « le Bazar du Château d’eau " place de la république".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La mode de 1891 à 1894 a peu évolué. Taille serrée et hanches galbées.

En France:

Le soir du 12 février 1894, un anarchiste Emile Henry lance une bombe dans l’Hôtel Terminus près de la gare Saint Lazare. Une vingtaine de personnes furent blessées.

1894, le 25 juin, le Président Sadi Carnot tombe sous le couteau d’un assassin anarchiste italien : Sante Geronimo Caserio. La France pleure ce président consciencieux, laborieux, digne, aimable et ferme. Des funérailles nationales sont organisées, il sera inhumé au panthéon.

Jean Casimir Périer sera élu Président, le 27 juin 1894, il démissionnera 6 mois plus tard le 16 janvier 1895.

1895 : Paris prend l’aspect d’une capitale cosmopolite. Les parisiens délaissent leur ville, le weekend ou l’été et s’évadent à la campagne ou les bords de l’eau ou des voyages au bord de la mer !

1895 Quelques Publicités BHV !

1895 :  

Félix Faure est élu en 1895, il se rapproche de la Russie, il reçoit le Tsar Nicolas .

1895 Loisirs  : Paris prend l’aspect d’une capitale cosmopolite. Les parisiens délaissent leur ville, le weekend ou l’été et s’évadent à la campagne,  les bords de l’eau ou des voyages au bord de la mer !

Les frères Lumière ont créé le cinématographe (aux deux fonctions de caméra prise de vue et projection). La première séance cinématographique publique ! C’est exceptionnel !  

Le propriétaire du Grand Café, 14 Bd des Capucines  céda son sous-sol  à raison de 30 F par jour. La période de Noël avait été choisie à raison d’1 F la place. Une dizaine de courts métrages, était projetée pendant une vingtaine de minutes. Le succès fut tel qu’on comptait 2000 à 2500 clients par jour. Quel étonnement de voir ces tableaux en mouvement, les spectateurs hallucinaient ! Le cinéma était né !

Les écrivains de l’époque  continuent d’écrire, Emile Zola, Pierre Loti, Alphonse Daudet, Sully Prudhomme. Anatole France, Georges Sand…

Alexandre Dumas fils meurt (La Dame aux Camélias),

Le 5 octobre sont célébrées les funérailles nationales de Pasteur. Grace à lui, l'hygiène est devenu un point plus important au quotidien.

1896 :

1896, Félix Faure  est confronté au développement de l'affaire Dreyfus, officier juif de l’armée française condamné fin 1894 à la déportation en Guyane.

Les  jeux Olympiques eurent lieu à Athènes grâce à Pierre de Coubertin.

Soucieux de promouvoir la Paix dans le monde par le sport, P de Coubertin  développe le sport et l’athlétisme. L’ouverture  des jeux olympiques eut lieu un 25 mars et les épreuves durèrent une dizaine de jours sous les yeux de 80 000 spectateurs.

1896 –1898  Années scientifiques!

Fantastiques découvertes de la physique fondamentale

En Allemagne M Roetgen découvre les rayons X.

le Français Antoine Henri Becquerel  découvre la radioactivité

Pierre et Marie Curie, découvre le radium,

les rayons X seront utilisés en médecine dès 1897.

1897 : Un anglais : Joseph John Thomson, découvre l’électron.

1898 : Pierre et Marie Curie découvre le  polonium.

1896 :Développement de l'automobile.

Exceptionnel, l’automobile se développe et l’on assiste à la première course organisée par "l’Automobile Club de France" : Paris-Marseille-Paris soit 1744 km qui se déroule sur dix jours du 24 septembre au 3 octobre. Les étapes successives, les progrès des automobiles, la qualification des concurrents  exaltent la population. Il faut braver, la chaleur, le mauvais temps le vent, le Mistral... La grande aventure !

Les voitures de Classe A 1ère série de 2 à 4 places, 2éme série : + de 4 places, et les motocycles

38 voitures, (4 à vapeur et 34 à pétrole) et 14 véhicules divers( à pétrole) prirent le départ.

La vitesse moyenne des automobiles fut de 22 à 30 km/h selon les étapes! Panhard et Levassor furent les grands gagnants. 

 

 

Les représentants, des véhicules à moteur à vapeur, eurent de très faibles résultats  et ce moyen de locomotion sur route fut définitivement abandonné.

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°11 1889-1893

19 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

PARIS : 1889,

Le 6 mai, le président Carnot inaugure l’Exposition Universelle pour fêter le centenaire de la révolution. Elle reçoit d’innombrables visiteurs et la Tour Eiffel achevée, attire la foule.

« Un représentant des ouvriers de la Tour Eiffel prononce une allocution au Président Carnot « Le centenaire que vous célébrez aujourd’hui…montre combien le gouvernement de la république est soucieux des intérêts des travailleurs et prouve que la France sera toujours le berceau de la civilisation et du progrès…Ce gigantesque travail est presque achevé et c’est avec un sentiment d’orgueil que nous sommes fiers de cette présentation… Car nous montrons que l’industrie française sait surmonter tous les obstacles, quelques périlleux qu’ils puissent paraître, dès qu’il s’agit de la gloire du pays !... »

Imaginez …. En regardant la tour Eiffel, l’exposition d’horticulture à sa droite et d’arboriculture à sa gauche. Par delà du champ de Mars : les 3 palais couronnés de dômes. Au dernier plan, le palais des machines et au premier plan l’Histoire de l’habitation Humaine. … les galeries de l’agriculture…

Ainsi l’exposition est découpée par genre et rien n’est oublié :

- Les œuvres d’Art,

- L’éducation et enseignement matériel (de l’éducation du petit enfant , en passant par l’imprimerie, la librairie, la photographie, la musique, la médecine, la géographie et la topographie…

- Le mobilier et accessoires (meubles, cristaux, verrerie, bronzes, tapis, horlogerie, chauffage, maroquinerie, vannerie, brosserie…)

- Les Tissus, vêtements et accessoires

- L’industrie Extractive

- L’outillage et procédés des industries mécaniques. Electricité.

- Les produits alimentaires.

- L’agriculture, viticulture et pisciculture.

- L’Horticulture

Cette multi- exposition nécessite beaucoup de temps pour la visiter

Les moyens de locomotion dans l’enceinte de l’exposition diffèrent : un petit chemin de fer de 6 km, des fauteuils roulants élégants et légers  et des ânes égyptiens, très beaux tout blancs de poil, conduits par des âniers d’Egypte, en costume national !

L’éclairage électrique est présent dans de nombreuses parties de l’exposition et cela… c’est le progrès !

La clôture de l’Exposition eut lieu le 6 novembre. Tout, fut succès, mais l’exposition Habitation, en particulier Coloniale où une véritable ville orientale avec ses fines tours et ses minarets brillaient sur l’esplanade des Invalides, fit l’admiration de tous.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893

N’oublions pas que durant la période 1874 à 1900, la politique coloniale de la France se poursuit  et atteint son apogée. Sous forme de colonies, ou sous forme de Protectorat. Des pays d’Afrique passe sous la tutelle française  (après l’Algérie, ce fut la Tunisie, le Maroc, le Congo, Soudan, Gabon, Tchad, Madagascar etc…En Asie, le Cambodge et le Laos passe sous contrôle français. La France renforce ses positions dans certaines provinces chinoises.

Les Loisirs : Parmi les distractions  proposées, le cirque, apparu en Angleterre à la fin du XVIIe siècle, connaît dans les années 1890 un grand succès dans la capitale.

Les spectacles et numéros attirent un public de plus en plus nombreux dans des lieux comme l’Hippodrome ou encore les Folies-Bergère.

1890 : Paris qui vient de fêter le nouvel an se réveille dans la panique;  la grippe contagieuse appelée  « influenza » que l’on croyait disparue, fait des centaines de morts. Les employés des Grands magasins du Louvre et leurs clients sont les premières victimes.

Cette année compte d’autres défunts dans le monde politique : le Baron Haussmann, l’ancien président Jules Grévy , le général Boulanger…

BHV :

1890 en décembre, Xavier Ruel acquiert auprès de M Gerbéron le n°58 rue de Rivoli.

 

1891 : L’hiver fut très rigoureux

 

BHV :

En Mars 1891, Xavier Ruel obtient un permis de construire pour un nouvel immeuble : moderne et fonctionnel.

Le 9 rue du Plâtre qui deviendra service des comparaisons, service Formation et Fondation d'Art des Galeries Lafayette de nos jours.

Cette année là, la  tension monte contre les Grands Magasins :

Tout le monde n’apprécie pas l’ascension des grands magasins !La preuve en est, dans ce livre argumenté qui dénonce le nouveau type de commerce : Un fléau national :  les grands magasins de Paris et les moyens de les combattre par Alexandre Weill (1891).

Nous vous en livrons quelques extraits un peu sévères :

"…Dans un de mes derniers numéros de Paris, j'ai promis une enquête sérieuse sur les grands magasins d'accaparement de Paris, que tout le monde (propriétaires, fabricants, ouvriers, employés, marchands de gros et de détail, industriels) attaque, chacun en particulier, sans qu'un journal, jusqu’à ce jour, ait osé leur servir d'interprète, je ne dis pas par un article, mais pas même par une ligne ou un simple mot! 

 Les grands magasins font pour des centaines de mille francs d'annonces dans tout les journaux de France et de l'étranger, et comme la presse la meilleure, dans notre organisation sociale, n'est plus qu'une spéculation d'argent, en mettant au second et même au troisième rang les principes et le talent, et cela sous tous les rapports… il sera toujours impossible à un journal français de signaler les abus et les dangers de ces maisons d'accaparement; abus et dangers qui vont croissants, corrompant non seulement la famille, le commerce, l'industrie, le bien-être de la grande majorité des Français, mais compromettant la moralité, la réputation de l'industrie nationale, et réagissant forcément, en augmentant le déficit, sur le budget général de la France. La presse n'est pas vendue, elle est rendue!

Cette intervention de l'État, qui est urgente, sera considérée comme nécessaire, inévitable, indispensable quand j'aurai prouvé :

Premièrement : que les grands magasins sont la ruine de la famille, de la morale publique et de la population;

Deuxièmement : qu'ils sont la ruine de la propriété grande et petite;

Troisièmement : qu'ils sont la ruine du petit commerce de toute la France;

Quatrièmement : qu'ils sont la ruine, non seulement du petit commerce de détail, mais même du grand commerce en gros;

Cinquièmement : qu'ils sont la ruine des fabricants et des ouvriers qu'ils emploient;

Sixièmement : qu'ils sont la ruine de l'industrie nationale;

Septièmement : qu'ils sont la cause première de la décadence de toutes les industries françaises et de l'infériorité de leurs produits;

Huitièmement : qu'ils sont et qu'ils seront de plus en plus la ruine du budget.

Enfin, que tôt ou tard, maîtres absolus et des producteurs et des consommateurs, s'ils ne sont pas enrayés par des lois, ils empiéteront forcément, isolés ou réunis et fusionnés, sur le domaine politique et deviendront, s'ils ne le sont pas déjà, un danger politique et social.

Je viens d'ouvrir une discussion sur une question vitale et brûlante. Impossible de l'éviter, car j'ai dit tout haut ce que tout le monde se dit tout bas…..

Il faut qu’on trouve les moyens pour faire disparaître ces maisons d’accaparement car il faut absolument qu’elles disparaissent !!!"

Malgré cet avis, les publicités continuent pour les grands magasins et pour les nouveaux produits du quotidien : machine à coudre appelées aussi couseuses, filtre à eau : ancêtre du Brita !outillages, appareils médicaux, appareils photos.

1892 Le BHV

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893

1892-1893  Une série d’attentats sanglants marquent l’histoire de Paris.

Explosions du 27 mars, rue de  Clichy et Saint-Germain ; un anarchiste Ravachol est arrêté. 

La police multiplie les perquisitions, expulse des étrangers suspects. Paris présente un visage de ville assiégée. Sa prospérité s’en ressent : Plus de promeneurs dans les rues, des boutiques, musées et théâtres sont fermés. Bien sûr, les recettes des magasins s’effondrent. Alors que le calme revenait, on découvre de la dynamite à la préfecture et une autre bombe explose  rue des Bons Enfants.

Des étrangers affolés prennent la fuite…Certains commerçants voyant la baisse de clientèle et de chiffre d’affaires pensent à s’installer en Province. Au milieu de cette tourmente des orateurs se font connaître : jean Jaurès, Sébastien Faure ou Jean Grave, l’un des pionniers de l’anarchisme !

Le 9 décembre 1893, une bombe explose à la chambre des députés, elle fut déposée par un certain Vaillant.

Le BHV

1893 Le BHV rénove, agrandit ses baies sur la rue de Rivoli.

En 1893  Xavier Ruel réalise rue du Cloître Notre-Dame une salle des fêtes et un abri pour les voitures de livraison, les écuries et le fourrage.

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893
la salle des Fêtes

Le plus important est le dispensaire, il reçoit chaque jour plus 100 enfants, sans distinction, ceux qui s’offrent, et à  qui à l’aide de médecins dévoués et de soins assidu, il rend la santé et quelques fois la vie, pendant qu’il rend aux familles l’espérance et le courage. Et tous ceux qu’il a secourus pendant ces 12 années témoignent de leur reconnaissance pour cette œuvre maîtresse, à laquelle la ville de Paris a rendu hommage.

Mais ce n’est pas assez. Ruel qui avait dès la guerre de 1870 commençait des distributions de secours en nature et en argent, les continuera infatigablement chaque année pour tous ceux qui s’adressent à lui ou que sa sollicitude découvre.

En  1893,  Xavier Ruel est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Son personnel fête cet événement à la Salle des fêtes : le Casino Notre-Dame. La joie de tous, lui fut certainement plus sensible que le ruban de sa boutonnière.

Et c’est ainsi que, pendant 20 ans, les élus du 4e arrondissement marche au côté de  cet homme de bien, resté humble dans la fortune et la personnalité.

 

 

A bientôt en 1894, puis nous alternerons  par d'autres thèmes....

 Nous parlerons du nouveau restaurant Eataly ...

Notre ami Jean-Pierre nous parlera de Saintes..

Et Antoine nous proposera un livre. 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°10 1887-1889

13 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

En France :

Entre 1887 et 1889, un grand nombre d'opposants au régime participèrent  à un mouvement politique : «  le Boulangisme » qui rassemblait les adversaires du régime en place au point de le menacer. (Réuni sous le nom du général Boulanger)

Cette période de la IIIe République développait l'idéal patriotique d'alors, d'une gauche jacobine à une droite nationaliste. Aucune figure populaire n'incarnait plus, ni le gouvernement, ni l'opposition.

Pour mémoire : Avant 1880, se manifestait une renaissance patriotique. Jules Ferry voulait que les instituteurs puissent façonner l’âme des petits écoliers; il fit distribuer dans les écoles des chants militaires. Il encouragea les sociétés de gymnastique, des bataillons scolaires. La France,  rêvait de revanche sans vouloir la guerre. Dans les villes dominait le désir de la revanche et dans les campagnes la crainte de la guerre.

A partir de 1881, une dépression mondiale atteignit la France. Elle affectait surtout le monde agricole. Le prix du blé baissa de 30%. Les vignobles furent détruits par le phylloxéra. La valeur de la terre s'effondra. Une crise financière frappa l'épargne paysanne.

La bourse baissa. Le portefeuille d'escompte de la Banque de France perdit environ ¼ de sa valeur  entre 1881 et 1885. Le commerce général perdit 30% de son chiffre d’affaires.

Le commerce:

Les petits commerçants étaient particulièrement touchés, car, malgré cette crise, les Grands Magasins développaient leur clientèle. (publicité Mars 1888)

Cette année est favorable aux grands magasins du Louvre.

Le Louvre a absorbé l'Hôtel du Louvre avec ses splendides salles des fêtes . Les clients découvrent un véritable palais : " Coupoles de glaces et d'or, escaliers royaux...  Les comptoirs sont élargis...Air, lumière, ascenseurs..."

Grands magasins du Louvre Le grand Hall, rayon des soieries. (Le monde Illustré 1888)

Dans ce ralentissement de l'activité économique, le budget de l'État creusait son déficit, et la dette publique s'accroissait.

Les ouvriers touchaient des salaires de 5 à 6 francs par jour à Paris, de 3 à 4 francs en province, pour des journées de travail de onze à douze heures. Des grèves éclataient, ici et là.

L'opinion n’appréciait pas l'instabilité gouvernementale.

Les radicaux apparaissaient comme de dangereux théoriciens et non pas comme des hommes de gouvernement.

La France dans les élections avait dit ce qu'elle ne voulait pas mais, les candidats sans attrait, ne lui permettait pas de dire ce qu'elle souhaitait. La France voulait autre chose !

Après la réélection de Jules Grévy, celui-ci demanda à C de Freycinet de former un nouveau ministère qui groupait : opportunistes et radicaux. Le 7 janvier 1886, le portefeuille de la Guerre fut confié à un jeune général républicain du nom de Boulanger.

Georges Boulanger est décrit comme un bel homme, élégant. Il possédait de beaux états de services, brillant soldat et officier politicien, il arriva au gouvernement poussé par Clemenceau Il dépose un projet de réorganisation de l'armée qui fait sortir les officiers du rang et établit le service militaire obligatoire pour tous. Il se dresse contre les réactionnaires, et aussi contre les opportunistes. Boulanger très doué sait se faire aimer des troupes en améliorant le sort du soldat et du sous-officier.

On le voit partout ; les parisiens se déplacent pour l’apercevoir, il préside, inaugure, fait des discours où le républicain se mêle au patriotique ; on ne cesse de parler de lui. Il monte un beau cheval noir ; sa barbe est blonde, son uniforme étincelant. On l’aime comme le héros de la revanche. Il fait peur à Bismark.

Ce général, ministre de la Guerre donne confiance dans un avenir de gloire

Dans le pays, des manifestations révèlent l'évolution du boulangisme.

Manifestations . (Le Monde Illustré 1888)

On a acclamé Boulanger, homme de gouvernement, puis, on l'acclame contre le gouvernement (députés et les sénateurs.) Tous ces sentiments vont se terminer en une formidable révolte de l'opinion publique contre le parlementarisme.

 Nous sommes donc en 1888.  Élu député du Nord en avril, Boulanger devient le chef du camp nationaliste à la Chambre. Il mène alors une campagne vigoureuse contre le gouvernement. Il exige la révision de la Constitution, prône la dissolution de l’assemblée parlementaire.

On n'ignorait pas la popularité de Boulanger, mais personne n’imaginait qu’il puisse réussir. Deux sentiments avaient eu raison de lui : l'antiparlementarisme et sa popularité.

Devenu l’homme le plus populaire de France, il était acclamé dans toutes les rues de Paris !

Après certaines agitations les grèves commencent : celle des terrassiers qui œuvrent pour la future exposition universelle, les violences contre les personnes furent réprimées, pourtant on vit des tombereaux renversés, des cafés saccagés sans que des sanctions soient prises.

Grève des coiffeurs(le Monde Illustré 1888)
grève des terrassiers (le monde Illustré 1888)

Le gouvernement commit l'erreur de chasser le Général Boulanger de l’armée. Le général Boulanger dépouillé de son grade et de son uniforme devenait pour le gouvernement un adversaire redoutable car il n’était plus retenu par les liens de la discipline

 

Boulanger se présenta à toutes les élections partielles où il avait des chances. Il fut élu cinq fois député au cours de l'année 1888.

Le 12 juillet, le Président du Conseil, Charles Floquet et Boulanger vont se battre en duel : Boulanger est blessé…


C'est le 27 janvier 1889 que le boulangisme atteignit son apogée. Ce jour-là, Boulanger fut élu député de la Seine par 245 000 voix contre 162 000 à son adversaire républicain. L'élection avait pris le caractère d'un choix entre Boulanger et le régime. Ce fut un triomphe éclatant

La police était boulangiste ; l’armée était boulangiste, à Paris la foule débordait d'enthousiasme : Boulanger n'avait qu'un geste à faire pour être porté à l'Elysée. Ce geste, il ne le fit pas. Boulanger démissionne de sa charge de député, se fait à nouveau plébisciter à l’occasion de nouvelles élections partielles.

Dans le pays, l’agitation est à son comble. Le gouvernement réagit en dénonçant le "complot boulangiste", et lance un mandat d’arrêt contre le général, en avril 1889. 
Boulanger s’exile alors à Bruxelles avec sa maîtresse. Il est condamné par contumace. Les élections législatives de septembre 1889 ne lui sont pas favorables.

En mai 1889  s'ouvrit l'Exposition universelle. (Nous en parlerons plus tard).Les boulangistes n'avaient pas osé troubler son ouverture. Quelques mois plus tard, les boulangistes perdirent les élections. Et ce fut la fin du Boulangisme.

Georges Boulanger est mort en Belgique en septembre 1891, bouleversé par la disparition de sa maîtresse, il se suicidera sur sa tombe.
Même sans Boulanger, on peut penser que le boulangisme existait déjà d'une certaine manière. Il a exprimé, au cours de son évolution, une déception profonde de ce qui était, et une aspiration confuse vers quelque chose d'autre, mais quoi?

Le boulangisme est né d’une volonté d'un grand pays vaincu de prendre sa revanche, de retrouver sa foi en l'avenir ; de l’écœurement d'un régime instable qui piétinait et de la crise économique, 

Il y a toujours, dans notre démocratie, un boulangisme latent qui, suivant les circonstances, demeurent endormi ou se  réveille.

BHV :

En 1889 Xavier Ruel acquiert le 9 rue du Plâtre. Futur service formation.

Le BHV communique : on peut lire cette annonce dans la presse de l’exposition universelle.

 

 

 

 

   En témoigne aussi cette affiche.

 

Paris :1889, il y a 130 ans

L'Exposition « universelle et internationale » de Paris a été saluée par tous les contemporains comme un gigantesque succès de la France, triomphe de l'intelligence, du sens de l'organisation et du goût français.

Elle a été l'avènement du métal comme matériau avec la construction de deux édifices impressionnants : la Tour de 300 m de M. Eiffel et la Galerie des Machines de M. Formigé.

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°10 1887-1889

Nous reviendrons prochainement sur cette exposition.

CD

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Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.

5 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #Livres et poésies

« Petite histoire illustrée

de l’ancienne principauté

de Boisbelle-Henrichemont »

Vous allez adorer ce livre de notre historienne, Martine Mallein Leguédois, bien connue des écrivains locaux.  Martine, dans ce livre a innové, en ajoutant de nombreuses photos des lieux et bâtiments.

Cet ouvrage très illustré en couleur, format paysage sur beau papier brillant de 200 g, est  très plaisant. Il illustre bien cette histoire locale du Berry qu’Elle accompagne par un texte sobre et des documents d’archives.

CD : Martine tu viens d’éditer un nouvel ouvrage intitulé « Petite histoire illustrée de l’ancienne Principauté de Boisbelle-Henrichemont, peux-tu nous le présenter.

MM : Une fois encore c’est le Berry qui est mon centre d’intérêt. Voilà douze ans que c’est mon sujet de prédilection. L’histoire de cette ancienne province française composée depuis la Révolution de deux départements, le Cher et l’Indre, me passionne. J’y trouve un patrimoine historique et culturel exceptionnel, à commencer par le petit village de mes ancêtres où nous possédons une petite maison. 

CD : D’où l'idée de ce nouvel écrit?

MM : Effectivement, voilà une bonne douzaine d’années que j’essaie de découvrir l’origine de cette petite principauté située « près Berry ».

CD : J’aimerais comprendre pourquoi représenter ton village en première de couverture par un Chêne, cela m’intrigue et mettre en 4ème de couverture une photo de sa place centrale ?

Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.
Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.

MM : Le chêne est tout d’abord le symbole de majesté, de force, de longévité, de solidité, ce qui est le cas de notre petit village dont on trouve l’origine depuis l’an mille et qui connut son apogée au XVIIème siècle avec Sully.

Par ailleurs, si l’on se réfère aux Grecs, le chêne est le temple où demeuraient les nymphes, vivant ainsi en harmonie avec la nature. Or la cité de Sully se cache au milieu des forêts qui l’entourent et selon le folklore berrichon, notre terre est pays d’un certain occultisme. On parle de « birettes » c’est-à-dire de sorcières mais aussi de fées, de jeteurs de sort mais aussi de leveurs de sorts. Ne l’oublions pas qui mieux que George Sand raconta ce pays berrichon dans ses romans champêtres.

CD : Je comprends mieux maintenant pourquoi tu évoques un Chêne. Quelle est la raison qui t’a amenée à mettre au dos de ton ouvrage la photo de la place centrale ?

MM : Car c’est un joyau de l’architecture et de l’urbanisme du XVIIè siècle, on en reparlera plus loin.

 CD : J’en reviens au terme que tu as évoqué une principauté « près Berry » Qu’entends-tu par ce terme de « près Berry » ?

 

Borne limite de la principauté et de la courronne de France

MM : Il s’agit d’un très petit Etat, indépendant du royaume de France, très pauvre, ne couvrant que de 15000 ha seulement. Ma curiosité m’a conduite à remonter le temps, jusqu’à son origine possible vers l’an 1000 et à essayer de connaître ses princes, cousins des rois de France, qui gouvernèrent la Principauté dite de Boisbelle, en toute autonomie.

CD : Tu nous racontes par conséquent l’histoire de cette Principauté de Boisbelle, mais d’où vient ce nom d’ Henrichemont que tu y associes ?

MM : Sully, le grand ministre de Henri IV est passé par là. Voulant se constituer un territoire au cœur de la France, il acheta la Principauté au prince Charles de Gonzague en 1605 et on ne sait pas exactement pourquoi, il décida d’y construire ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien, sa capitale à laquelle il donna le nom de son souverain Henrici Mons d’où Henrichemont.

 

CD : Il a donc construit sa ville ou plutôt sa capitale, c’est incroyable. Il a réussi cette gageure ? Mais comment, avec quels deniers ?

MM : Avec la générosité du Roi. Ainsi la construction de la ville commença-t-elle en 1609 avec un architecte exceptionnel, Salomon de Brosse, qui plus tard construira le palais du Luxembourg et le grand urbaniste, Claude de Chastillon, pour ne citer que les plus célèbres de ces bâtisseurs.

 

Henrichemont pavillon dessin de Salomon de Brosse  biblio de l'institut

Henrichemont pavillon dessin de Salomon de Brosse biblio de l'institut

Henrichemont plan de l'urbaniste Claude de Chastillon

Henrichemont plan de l'urbaniste Claude de Chastillon

CD : Que du beau monde! 

MM : Sully a fait appel au gratin parisien pour construire sa ville et pour faire acheter les belles maisons par les mêmes propriétaires que ceux de la place des Vosges.

Hotel de Sully

Hotel de Sully

CD : Cette cité ne figure pas, me semble-t-il, dans les guides touristiques

MM : Ou si peu, car trois fois hélas, Henri IV était assassiné en 1610 et le chantier de la ville n’allait pas être achevé. Tu comprends maintenant tout l’intérêt que je porte à Boisbelle et à Henrichemont. Beaucoup d’écrivains du XIXème siècle se sont plongés dans l’histoire de cette petite principauté. Les écrits se sont multipliés encore au XXème siècle. J’ai donc souhaité faire connaître la vie de la petite principauté « près Berry » en accordant une primauté à l’image. A l’époque actuelle on croit beaucoup à la culture de l’image. C’est ce que j’ai essayé de faire en adoptant pour l’ouvrage un format original à l’italienne, ce qui m’a permis de mieux mettre en valeur mes nombreuses photos.

 

 

Henrichemont la place Henri IV et le puit
Porche hôtel du boeuf

 

Plus vielle maison de Boisbelle 16e s

Plus vielle maison de Boisbelle 16e s

CD : Je comprends, c'est un beau travail , bravo Martine. Combien de pages ?

MM : Ce livre possède 76 pages avec une centaine de photos, le tout sur un beau papier glacé et une couverture cartonnée. Je le vends 20 € plus frais d’expédition.

CD : Merci Martine pour cette conversation qui nous a permis de découvrir, avec beaucoup d'intrêt « ta principauté »

MM : J’ai oublié de te dire qu’on n’y payait pas d’impôt !

 

Prix 20 € +6.60 de port et emballage.

En vente par correspondance à l’association : «  Maintenir la Mémoire locale/Martine Mallein –Leguédois »

 mail : amml180@yahoo.fr

Photo aérienne Henrichemont 2009 ph  jp Gilbert

Photo aérienne Henrichemont 2009 ph jp Gilbert

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